Non, il ne s´agit pas d´imposer une loi : "Hola, manants, le premier que je vois pas rire de tout, je lui colle une raclée". Lis bien la conversation depuis le début. Il s´agit de se demander si pour la nature humaine il n´est pas préférable au fond (et c´est ce qu´implique le "faut-il") pour tous les gens qui demeurent trop dans le sérieux de se pencher plus dans une vision positive de la vie, pas nécessairement optimiste (ce qui tendrait à ne voir en la vie QUE des côtés positifs) mais bien une vision positive, c´est-à-dire qui se concentre davantage sur les bons aspects de la réalité tout en n´oubliant pas, tout en ayant conscience donc, également des mauvais aspects de cette réalité.
Il ne s´agit donc pas de l´interrogation sur une contrainte (ce qui annulerait la spontanéité qui caractérise le rire et la nécessité de voir bien les choses) mais sur une aptitude que l´on pourrait estimer nécessaire pour améliorer une paix intérieure à chaque être.
Quand on dramatise tout, on est sujet davantage à nos passions et l´on peut rapidement s´enflammer. Alors que si on est plus insouciant, plus détaché, tout en étant averti, vis-à-vis de la vie, peut-être que dans nos relations à autrui, nous serions plus enclins à une paix intérieure à chacun et universelle à tous.