Expeditions: Samurai veut révolutionner le RPG tactique avec une aventure entièrement jouable en coop
La mise au monde est-elle une forme de meurtre ?
voila, je me posais cette question car ineluctablement, toute vie finit par la mort et je me demandais si (etant donné que tout le monde sait que l´on meurt un jour) mettre au monde un bébé n´etait pas une forme de meurtre psq a plus ou moins longue echeance, il mourra obligatoirement.
Non, car le meurtre, c´est donner volontairement la mort à quelqu´un. Cela suppose une action positive (et voulue) provoquant directement la mort (ou tout du moins à brêve échéance).
Lorsque l´on donne naissance à quelqu´un :
- 1) ce n´est pas une action positive qui tue (ce n´est pas la naissance qui tue (un être immortel nait, mais ne meurt pas) ; c´est le vieillissement, la maladie, les accidents, etc...).
- 2) il n´y a pas volonté de tuer (on ne donne pas naissance dans le but de tuer).
- 3) Même si les autres conditions étaient remplies, le lien de causalité est trop distendu (il y a plein d´évènements entre la naissance et la mort, qui viennent rompre le lien de causalité).
-> Aucune condition constitutive du meurtre n´est remplie : ce n´en est pas un.
nan, en fait je me suis mal exprimé, j´aurais plutot du dire
"est ce un homicide involontaire ?? "
la il y a matiere a reflechir non ??
Disons que c´est un meutre à retardement
comme un poison dont l´effet se ferait sentir aléatoirement entre 0 et 120 ans.
Dans le cadre d´un homicide volontaire, tu retires mon 2) et ma réponse reste valable.
1) Donner naissance ne tue pas (un être immortel naît, mais ne meurt pas).
2) Même si c´était le cas, le lien de causalité est trop distendu pour pouvoir l´imputer à la naissance.
Ce n´est pas comme l´empoisonnement : dans l´empoisonnement, c´est le poison qui tue (et la mort est directement dûe à l´effet du poison, quelque soit le temps que cela prenne).
Or, donner la vie ne tue pas.
Et la mort n´est pas directement dûe à la naissance (elle est directement dûe à la maladie, au vieillissement, à l´accident, etc...).
Edit : "homicide volontaire"-> "homicide involontaire"
La mort est liée à la vie de manière logique et chronologique. Tout ce qui vit meurt. Celui qui donne la vie ne la retire pas, c´est la vie elle-même qui s´effacera. Mais si l´individu n´était pas né, il ne mourrait pas, donc indirectement celui qui donne la vie a une responsabilité.
L´image du poison pour la vie est correcte, sauf que le poison n´apporte rien de bénéfique avant de tuer. Alors changeons le mot poison pour celui d´une drogue, l´héroïne par exemple. Quelques heures de joie avant la décadence et l´overdose. Quelques années avant la décadence et le trépas. Ce qui change c´est l´unité de temps.
"Tout ce qui vit meurt."
-> Pas Dieu (tout du moins dans son concept).
"Celui qui donne la vie ne la retire pas"
-> La clé est là : le meurtre ou l´homicide supposent l´acte de retirer la vie.
C´est pourquoi l´exemple du poison ou de la drogue ne sont pas de même nature, car ces substances tuent en elles-mêmes (ou tout du moins, préjudicient).
Pas l´acte de donner naissance, comme tu l´as toi-même dit....
Et puis :
- L´individu meurt par lui-même (hypothèse de mort naturelle), pas du fait d´une intervention extérieure.
- Les parents ne donnent pas directement la vie. Ils ne contribuent qu´à créer un cadre favorable (acte reproductif, matrice).
Ce ne sont pas les parents qui guident les spermatozoïdes à la rencontre de l´ovule.
Ce ne sont pas les parents qui modèlent l´enfant : l´embryon, le foetus, se constitue par lui-même (c´est par lui-même qu´il multiplie ses cellules, qu´il créé des organes différenciés, qu´il se développe).
Dans un instant tu me diras que c´est totalement par hasard que les enfants naissent
D´après moi les parents sont très conscients de ce qu´ils font quand ils décident d´avoir un gamin. Et si c´est pas eux qui créent la vie j´aimerais bien savoir d´ou elle tombe... du bec d´une cigogne?
indirectement, les parents sont complices de la mort, car la mort a pour origine la vie qui a pour origine les parents. Homicide donc.
"Dans un instant tu me diras que c´est totalement par hasard que les enfants naissent"
Ce n´est pas cela que je veux dire. Ce que je tiens à souligner, c´est que les parents ne maîtrisent pas le processus de ton existence (ils ne fournissent qu´un cadre favorable).
Ils peuvent influer sur ce processus (en décidant d´avoir un enfant), mais le reste leur échappe (il ne suffit pas de le décider pour avoir un enfant).
Et la vie, c´est l´enfant lui-même qui se la créé (la mère ne fait que nourrir le foetus dans le ventre, comme plus tard tant qu´il n´aura pas de travail pour subvenir lui-même à ses besoins (jusqu´à 18 ans environ) ; mais ce n´est pas elle qui construit l´enfant (tout comme, par la suite, quand tu grandis, tu grandis par toi-même)).
"indirectement, les parents sont complices de la mort, car la mort a pour origine la vie qui a pour origine les parents. Homicide donc."
Non, pas du tout !
La complicité, c´est le fait d´aider (activement) un autre à faire quelque chose.
L´homicide, c´est le fait de tuer une autre personne que soi.
Le fils qui meurt par lui-même ne commet pas un homicide (vu qu´il ne tue personne d´autre que lui).
Et les parents, si tant est qu´ils soient complices de cette mort (ce qui n´est pas le cas, car les parents aident à vivre, pas à mourir), qui n´est pas un homicide, ne peuvent pas plus être complices d´homicide.
Et ils ne sont pas plus coupables d´homicide, car ils n´ont pas tué directement (vu que c´est le fils/fille qui est mort par lui-même).
Mais bon... "meurtre", "homicide", "suicide", etc..., ça a un sens précis.
Si tu te mets à considérer que dès lors que l´on aide quelqu´un à vivre (comme les parents, ou n´importe qui d´autre (ex : la personne qui te donne un sandwich, qui partage sa boisson avec toi, etc...)), on commet un homicide, tu prives ces mots de toute portée, de toute signification.
A moins que tu veuilles jouer sur l´absurde :
A chaque minute de sa vie, on participe à la vie de la société, société nous permettant de vivre : par conséquent, à chaque minute, on commet un meurtre.
Et ce meurtre, on continuera à la commettre même après notre mort (car le grand père, coupable de la naissance de son fils, est complice même après sa mort de la naissance du petit fils et ainsi de suite).
Finalement, le simple fait de vivre nous rend coupable de meurtres... Que dis-je, de génocides !! (puisque dès lors que l´on contribue à la vie d´un autre, même de façon très indirecte, on acquiert une part de responsabilité dans sa mort (aussi mince soit elle (mais l´on s´en moque, car votre raisonnement ne prend pas en compte le lien de causalité))) et donc on se rend coupable d´un meurtre).
Mais je te laisserai jouer à ce petit jeu seul.^^
Croyez vous au fait que nous sommes constamment entrain de mourir, peu à peu ?
C´est de la métaphysique de bas étage. Limite de la sophistique.
Ce que je veux te montrer Pasfou c´est que le cadre qui nous fait vivre est aussi celui qui nous fera mourir. Autant faible soit l´influence des parents dans la conception, ils ont une responsabilité dans notre vie et de manière fatale dans notre mort. Vie et mort ne peuvent être séparées, l´un est le prolongement de l´autre. Et à chaque fois qu´on fait avancer la vie, on l´amène un peu plus près de sa fin.
Ce qui est absurde au final c´est le mot meurtre. Enfoncer un couteau dans la poitrine d´un homme est considéré comme un meurtre car on précipite la mort. Mais imagine que je prenne 3 ans pour l´enfoncer dans ton coeur, de quelques micromètres par jour. Est-ce encore un meurtre? si oui, tout ce qui tue en 3 ans également. Si tu continues le raisonnement, chaque frôlement est une usure qui nous brûle. Donc oui, on meurt constamment d´une certaine manière. La vie s´effiloche et s´entremêle à la mort, mais il n´y a pas de distincition noir blanc. A part si on veut faire le métaphysicien mais ça m´intéresse pas.
Et tu poses la juste question de la responsabilité: eh bien elle n´est que très relative. La causalité le veut ainsi.
Même le suidié n´échappe pas à la règle.
Oui, mais le problème, c´est que responsabilité et culpabilité, ce n´est pas la même chose.
Je ne nie pas qu´il y ait une responsabilité très infime et indirecte.
Mais pour qu´il y ait "meurtre", "homicide" (termes employés à la base de la réflexion), il faut qu´il y ait beaucoup plus (il faut qu´il y ait une culpabilité).
Car sinon, tout est meurtre, ainsi que je l´ai dit (en raisonnant par l´absurde).
Et là, on ne peut en aucun cas dire qu´il y a meurtre (car justement, il n´y a qu´une responsabilité très infime et indirecte).
explique moi la différence entre culpabilité et responsabilité please
Dans la culpabilité, il y a une notion de faute qu´il n´y a pas nécessairement dans celle de responsabilité.
D´où l´expression "responsable, mais pas coupable"...
Pour prendre un exemple, si tu tues quelqu´un alors que tu es dans un état de folie mentale, tu seras responsable de la mort de cette personne, mais pas coupable de meurtre.
Alors que veut-on dire lorsqu´on dit un fou n´était pas dans la pleine responsabilité de ses actes ? On voudrait dire par le fait qu´il n´est pas responsable qu´il n´est pas coupable ?