Expeditions: Samurai veut révolutionner le RPG tactique avec une aventure entièrement jouable en coop
qui veu parler de truc hot ( meuf de preference)
Il en fallait bien un qui dise une connerie.
Solipsiste attitude ^^
Solid, tu as exactement la même attitude que moi
L´art n´est pas forcément du pur divertissement. Ca dépend des conceptions. Pour certains c´est créer le beau (encore faut-il le définir) Pour d´autres c´est créer le "sublime" (l´élévation de l´ame, par exemple à la vue des tableaux de ruines d´Hubert Robert par exemple).
Bon, la question reste entière. Quant à Zola, on a le droit de l´apprécier, ou de ne pas l´apprécier (perso je suis fan hein ^^). Cepandant, il y´a une communauté d´écrivains, de critiques, de théoriciens qui s´accordent à dire (intersubjectivité oblige) que ce bouqin là, c´est une oeuvre d´art.
On a la même chose en Science. La communauté scientifique s´accorde à dire que le big bang, c´est le modèle théorique, et bien qu´à celà ne tienne ce sera celui là, quand bien même il est faut ou bien juste. Pour l´instant ça ressemble plus à un délire cosmogonique qu´à autre chose.
En ce moment y´a exactement la même chose avec l´espèce de lutte entre le darwinisme et l´Intelligence Design. (fausse lutte, parce que la seconde théorie n´en est pas vraiment une ^^).
Il n´empêche, que le débat a bien lieu (sans pour autant que les participants soient ceux qui seraient le plus aptes...)
On va voir si la théorie de la révolution kuhnienne va marcher
Ca sent le roussi pour Darwin, surtout que les positions se sont cristallisées autours de lui, en tentant de l´admettre comme LE modèle de l´évolution (comme si aucune autre solution n´était possible...)
Bon là c´est la même chose, le monde littéraire s´accorde à dire que non, Tolkien n´a pas produit ce qu´on apelle une "grande" oeuvre d´art. Que si y´a la technique, il n´y a pas le talent etc...
Finalement c´est le problème Proustien de la création. Y´a ceux qui y arrivent(Proust/le narrateur), ceux qui n´y arriveront jamais (Swann) même si ils ont tout pour réeussir.
Quant on lit un texte, y´a pas que la sensibilité qui compte (C´est faux de dire que tout ce qui est art est subjectif, parce que basé sur des sentiments. De même que c´est faux de dire que la philo est basée sur l´opinion...)
Par exemple, Malraux. Personellement je ne l´aime pas. Je ne me sent aucune affinités pour lui, ni aucune sensations particulière (comme celles que je peux éprouver en lisant Camus par exemple) en le lisant.
Pourtant, je trouve que c´est quand même un géni, qu´il y´a un quelque chose chez lui, bien que je ne l´aime pas.
De même avec la poésie. Je deteste la poésie. Vraiment c´est au plus haut point. Pourtant, quand je lis un poème de Hugo dans les contemplations (celui que j´ai eu à ma colle par exemple). Même si je manque d´outils d´analyse pour la poésie, ou bien que le thème abordé ne soit pas passionant (en fait il l´est
) ou encore que je n´aime pas l´écriture. Je dois convenir que le poème est génial (au sens du génie), qu´il me plaise ou non...et ça je dois en convenir (grace aux maigres outils que j´ai ...)
Voila voila, la bonne littérature ça se reconnait, ça se sent. Et quand ça ne se sent pas, il suffit d´adopter une attitude objective (analyse complète du style, les métaphores, les reprises etc..) pour se rendre compte de la valeur réelle du texte. On nous a fait faire un exercice y´a deux semaines. On nous a filé quelques textes sans titre, et il fallait s´interroger sur la qualité littéraire des extraits proposés.
Y´a toujours un truc qui fait qu´un auteur est grand, qu´un autre pas. Duchamps ne sera jamais un grand cubiste, Picasso si.
Maintenant si tu veux l´image inverse, prenons DuBellay et ... (là c´est le trou de mémoire, j´arrive pas à me rapeller de son nom).
... a été reconnu comme un immense auteur, DuBellay lui, a toujours été considéré comme inférieur. Pourtant les deux sont à égalité (et sans doute un petit avantage pour le premier..)
Ronsard j´imagine.
Voilà, tu touches le point sensible du problème, cette communauté de spécialistes. Elle est bien gentille, mais dois-je te rappeller l´incommensurables proprotion de génies qui ne furent pas reconnus de leur temps? Cette communauté maîtrise parfaitement la litterature et ses arcanes, mais il est absurde de croire que l´art se définit selon leurs goûts. D´ailleurs, on passe à côté de nombre de génies, parce que la communauté fait l´impasse sur eux. Cependant, c´est une fatalité, il faut accepter qu´à un moment ou à un autre, il va falloir trier dans les créations artistiques et il vaut mieux que ce soit une communauté de spécialistes qui choisissent (indirectement) les meilleurs que des non-initiés.
Seulement, le problème vient de ce qui ets contemporain. Là, les spécialistes n´ont pas primauté de jugement. Ils se sont trompés des milliers de fois durant l´histoire de l´art. Un temps, le cinéma n´était pas un art. Un temps, les impressionnistes étaient de vulgaires charlatans "tachistes".C´est une constante de l´esprit humain, l´idolâtrie de l´état antérieur, la décadece du temps présent. Aujourd´hui, on fête les symbolistes zutistes et autres décadents autrefois déchus. Aujourd´hui on fête les impressionnistes. Peut-être dans cent ans fêtera-t-on Tolkien.
M´est avis que tu te fourvoies dans ta considération du génie. Ce que tu reconnais en malraux, c´est le talent. Si tu considères quelqu´un comem un génie, c´est qu´il y´a forcément touché, qu´il transcende ta vision. Qualifier malraux de génie sans aimer ses livres, c´est osé, c´est même un peu un moyen d´attaquer le subjectivisme, façon de dire "tiens la preuve que l´art est objectif, je considère malraux comme un génie et je n´aime pas ses bouquins" ^^
Tu affirmes que la bonne litterature ça se sent et qu´on peut la determiner rationnellement (genre en analysant le style et les métaphores). J´en doute. N´importe qui peut pondre un texte avec des dizaines de figures de style, – L´enseignement scolaire qui analyse le contenu des poèmes selon les figures de style est un peu restrictif. Le poète n´a pas écrit son poème en se disant : tiens ici je vais mettre une métaphore ça sera stylé. La métaphore n´est pas une fin en soi, elle tend à quelque chose, elle doit exprimer ce quelque chose, cet indicible qui constitue le but de l´art. L´implicite ne doit pas être analysé comme un moyen (la poésie c´est pas un jeu de codes secrets, si le poète pouvait exprimer ses pensées sans implicite il le ferait, il s´amuse pas à cacher des éléments pour jouer avec le lecteur) mais comme ce qui est nécessaire dans un poésie, parce que l´indicible, par définition, se trouve dans l´entre-ligne. – donc pour revenir à l´analyse, il va bien falloir après avoir caractérisé le style et compté (o_O) les figures de style, donner son avis. Est-ce que c´est génial? Ca va toucher certains, pas d´autres.
D´ailleurs la litterature n´est pas le meilleur exemple parce que c´est l´art du langage donc un art qui passe par un support non-neutre et non-systématique. Prends la musique, moi, le jazz, ça me fait ni chaud ni froid. Schubert j´adore. Parce que l´un me touche plus que l´autre. Les deux sont des créations artistiques, mais le génie reste Schubert selon moi. Pas selon tout le monde. Or tu n´as STRICTEMENT aucun moyen de prouver que Schubert est un génie et Duke Elligton non. Il suffit de considérer que les deux maîtrisent leur art, que les deux ont incontestablement du talent. Après, le génie, c´est ta préférence.
Le génie est celui qui créé, invente, conçoit des choses extraordinaires. (c´est pas de moi la définition mais du dico de l´académie) .Peut-on être à même de determiner ce qui est véritablement extra-ordinaire et ce qui l´est moins? (c´est pourquoi par exemple ceux qui sont une rupture dans l´histoire de l´art sont considérés par la plupart et presque unanimement comme des génies, style Baudelaire Monet Mozart...).
En effet ronsart
C´est pas ma journée aujourd´hui.
Je sais très bien que la communauté de spécialiste ne reconnait jamais les génies de leur temps. C´est là qu´arrive le parallèle avec Thomas Kuhn.
Le bonhomme a imaginé un système à propos des révolutions scientifiques.
Imaginons une théorie A qui fasse le consensus complet. Tout le monde est d´accord avec son contenu. C´est une institution
Maintenant, il arrive un, ou plusieurs chercheurs qui débarquent avec une théorie B qui conteste soit les expérimentation de la théorie A, soit son contenu.
Hop, cristallisation des théories. Les partisans de la théorie A lèvent les boucliers. Un petit groupe de chercheurs, avides de réeussite, se positionnent pour la théorie B. Il y´a alors débat.
Le reste se joue de façon démographique. Les tenants de A, sont généralement ceux que l´institution a établi : des vieux. Il arrive que les vieux partent à la retraite, ou qu´ils meurent. Finalement, quand il y´a plus de tenants de la théorie A (ou très peu) c´est la théorie B qui est intronisée en tant qu´institution. Ses tenants les plus brillants seront ceux qui seront reconnus par tous.
Il me semble tout de même que Tolkien est assez vieux pour qu´on le juge quant à sa qualité réelle. C´est à dire celle d´un divertissement, sans plus. Y´a tout un effet de mode autours (et ça n´est sans doute que ça) d´autant plus qu´on vient d´en faire un film. Par contre, quand l´effet retombera, peut-être pourra-ton le considérer justement.
Y´a eu pleins d´auteurs qui ont eu un très fort succès de leur vivant, et dans les années qui ont suivi leurs mort. Par exemple à l´époque de la Pléiade, les poètes qui refaisaient du médiéval étaient adulés. Puis la pléiade est arrivée, et patatra, on ne retiendra qu´eux dans la postérité.
De même, Voltaire, qui pensait qu´on se souviendrai de lui pour son théatre... pourtant le théatre de voltaire...
On peut en effet déterminer à peu près rationellement (bon pas tout à fait) ce qui fait un bon texte, et ce qui ne fait pas un bon texte. C´est pas une simple énumération. Chez Zola dans La curée, par exemple, il suffit de voir comment se constitue un monde implicite (alors que l´auteur se dit réaliste... paradoxe) comment les thèmes sont repris la complexité du style.
Par contre, chez Zola, parfois ça "sent la fiche" dès fois (quand il énumère toute les caractéristique de telle ou telle plante...).
C´est vrai que leur preter le génie, ça dépend surtout du contexte extérieur. Par contre, en eux tu peux en effet voir le talent (tu le dit toi même). Ce qui est sans doute la première étape vers le génie.
Pour être talentueux, il ne suffit pas d´être un technicien, y´a autre chose (qui fait que Proust est auteur, que Swann ne le sera jamais). Alors qu´est-ce, l´inspiration ? J´en sais rien, mais à l´analyse, ce coté ressort.
Pour reprendre le cas précis de Tolkien... y´a rien qui ressort d´une analyse, c´est plat (du moins aussi bien que je m´en souvienne).
Tien, juge ce poème que j´ai trouvé sur le net (mais va pas le chercher hein ^^
)
Las, où est maintenant ce mépris de Fortune ?
Où est ce cœur vainqueur de toute adversité,
Cet honnête désir de l´immortalité,
Et cette honnête flamme au peuple non commune ?
Où sont ces doux plaisirs qu´au soir sous la nuit brune
Les Muses me donnaient, alors qu´en liberté
Dessus le vert tapis d´un rivage écarté
Je les menais danser aux rayons de la Lune ?
Maintenant la Fortune est maîtresse de moi,
Et mon cœur, qui soulait être maître de soi,
Est serf de mille maux et regrets qui m´ennuient.
De la postérité je n´ai plus de souci,
Cette divine ardeur, je ne l´ai plus aussi,
Et les Muses de moi, comme étranges, s´enfuient.
Je suis désolé mais pour que deux avis soient si fondamentalement différents quant à un bouquin, c´est bien que le statut d´oeuvre d´art, ou non, c´est d´abord une affaire de goût. Je ne crois pas à l´art en toute objectivité, dans l´absolu en tout cas.
Objectivement, un objet / une oeuvre d´art ce n´est qu´un produit du réel. Rien de plus. C´est subjectivement qu´il devient, en valeur, bien plus qu´un simple objet. Et c´est bien par la sensibilité et la faculté de concevoir et d´imaginer que cette métamorphose du statut de l´objet, pour le sujet, passe.
Je suis pas sur que solid tienne Le seigneur des Annaeaux pour une grande oeuvre d´art quant même
Si on avait aucun outil pour juger de la qualité d´un art (art ancien, le nouveau n´est jamais jugé à sa juste valeur) vous imaginez le bazard ?
Si il y´a des avis divergents, c´est que bien justement derrière l´art il y´a quelque chose de fixe, et non pas de fluctuant comme on le pense souvent.
Si on cherche à prouver que tout est subjectif, ou que tout est relatif, c´est qu´il y´a problème quant à la nature de l´art, non pas que tout est subjectif.
Si certains ont remis en cause la théorie de Gallilée, c´est qu´elle n´était pas un modèle assez précis, non pas parce qu´elle était à coté de la plaque.
Théorie de Newton, qui sera aussi un jour (Einstein non ?) remise en cause parce que pas assez précise.
Les fondements sont généralement devant nous, on ne fait que les améliorer
"Je suis pas sur que solid tienne Le seigneur des Annaeaux pour une grande oeuvre d´art quant même "
=> En effet, et il n´a jamais dit une telle chose. Je parlais de la notion plus globale de divertissement.
Les oeuvres que tu admets comme art sans aimer (genre ton exemple de Victor Hugo), c´est la preuve qu´il y a étiquetage. Le côté vicieux, c´est que cet étiquetage tendrait à s´imposer comme vérité universelle. Ce ne sont pas tes moyens (fournis par autrui de toute façon) qui te permettent d´évaluer le poème Hugo comme de l´art. C´est la doxa élitiste, le groupe de mecs et de femmes qui sont passés avant toi et qui ont dit : bon, regardez, objectivement c´est de l´art.
Les malheureux ! Ils ont oublié de prononcer le "selon moi, après mon étude, mon regard si bien formé aux choses de l´esthétique, il me semble, à moi, jugeur revendiqué, que... blablablablabla".
Nanan que ce soit Hugo, je ne l´ai su qu´à la fin de ma colle ( On me donne un texte sans rien dessus pendant 30 min, puis je parle de ce texte durant 15 Minute) J´aime toujours pas Hugo, j´ai pas aimé le poème, cepandant j´ai convenu que y´avait du talent, une réelle création, du jamais vu presque etc...
La doxa élitiste, en art, y´a que ça
l´art pour les incultes ça n´existe plus vraiment depuis que Brecht a disparu.
D´ailleurs la doxa, c´est le dogme de l´opinion commune, les élites c´est les spécialistes. En général, je suis plus enclin à croire un spécialiste (un mec qui a passé ses diplomes quoi) qu´un monsieur tout le monde, qui lui par contre, m´exposera la doxa. Bien que le dernier puisse avoir raison. Mais généralement, ceux qui sont dans le vrai, et ceux chez qui le vrai se débat, ce sont le spécialistes.
Ca serait comme demander à un enfant ce qu´il sait du moyen age, alors qu´à coté tu as Jacque Le Goff (qui est en mauvaise passe en ce moment :s )
Pas du tout. L´histoire, c´est un domaine de connaissance culturelle. L´art aussi, mais en tant que ressenti, n´importe quel spectateur est à même de pouvoir juger comme non-art ce qu´un monsieur plus expérimenté aura déclaré comme tel. Pourquoi ? Parce que, pour peu qu´il possède une culture de l´analyse et une méthode du sens, l´individu lambda est le premier destinataire de l´oeuvre d´art.
Si ça ne le touche pas, ne l´étonne pas, ne le surprend pas, si ça ne fait pas tilt en lui, même après analyse symbolique etc, il a le droit de déclarer que ce qu´il voit n´est pas de l´art.
Faire un raisonnement par analogie entre art et histoire, dans une telle conversation, enfin voyons, gijoe
!!
N´importe quel spectateur, comme n´importe quel humain, est capable de juger. La question c´est juge-t´il bien, ou pas !
C´est la que la question de mode entre en compte. A l´époque de Proust, la petite bourgeoisie (celle qui a triomphé ensuite) écoutait Wagner. Non pas parce que lui aussi c´est un grand artiste, mais parce que ça faisait bien d´écouter ce que les autres n´écoutent pas.
L´individu est le destinataire, mais est-il capable de le recevoir, ou même d´en avoir envie. Apparament non, tout le monde ne fréquente pas les livres, ou les musées, aussi assiduement que les salles de cinéma.
Sa sensibilité fait partie du tout, mais elle est elle même conditionée par sa culture. Un néophyte n´appréciera sans doute pas le cubisme (j´en fais partie) tandis qu´un érudit trouvera quelque chose que moi je ne voit pas, et que je ne peux pas voir, par manque de culture; non pas de sensibilité.
Fait lire à un ouvrier Nadja de Breton, je ne suis pas sur qu´il l´apprécie. Fait le lire à quelqu´un de "versé dans les arts et les lettres", il lui trouvera quelque chose d´autre. C´est de là que vient le décalage entre l´art et la population.
L´homme érudit, voit toujours plus de chose, que l´individu lambda, qui ne peut pas voir aveuglé par sa non conaissance. On est parfaitement dans l´allégorie de la caverne de Platon là
Il incombe à ceux qui savent de faire part de leur savoir aux autres.
Est-ce que ça empêche pour autant l´individu non-aussi-connaissant que le
super-connaissant-sur-tous-les-trucs-géniaux-du-cu
bisme de ne pas apprécier à sa juste valeur ? Et encore, je parle de "juste" valeur et tu parles de juger "bien" ? Mais qui déterminera ce qui est juste et bien de juger ? Qui ?
En outre, dans les musées, il y a des explications qui peuvent permettre au néophyte de s´y retrouver et, à partir de la thématique de l´oeuvre d´art revendiquée, une fois sue comme thématique, la juger selon son système de valeur.
Ca ne les empêche pas de juger (toi moi, et la plupart nous en faisont partie) mais ça les réduit dans la portée du jugement.
La plupart, devant un tableau diront "J´aime" ou "j´aime pas".Imagine par exemple, un carré rouge, sur un fond tout aussi rouge mais différend. Quelqu´un d´érudit en la matière pourra te parler des couleurs, de l´impact qu´a le rouge. De la teinte particulière de ce rouge, qui produit (aussi désagréable soit-elle) son effet sur toi( tu vibre avec ce tableau, il est fascinant mais incompréhensible).
Etc etc etc...
C´est pas un hasard, si généralement on aime l´art qui représente quelque chose de concrèt. On est capable de parler de certains tableaux, mais pas de tous. Mais sans culture, tu n´apprécie pas ce qu´un tableau a de complexe, de compliqué, voire parfois de beau. Tu passe à coté, ton esprit n´étant pas assez éduqué en la matière.
Par exemple, les oeuvres de P. Soulage qui a travaillé sur le noir et sur les ombres, ou les couleurs ont quelque chose de particulier qui produit quelque chose sur tout le monde (un bleu particulièrement ^^, et pour ça faut voir l´oeuvre en vrai
)
Mais c´est pas une maladie hein
suffit de se cultiver et tout de suite on comprend des choses en plus, on est capable d´avancer. Un mec en 6° ne fera pas un commentaire de texte aussi complet qu´un mec en T°L
Les explications sont justement un de ces éléments (m´enfin généralement, ils parlent plus de l´auteur ou du contexte du tableau. C´est à dire de ce qu´il y´a autour, aussi influent et interessant que ça soit, mais pas au sujet de l´art).
Et après évidemment tout le monde peut juger. Mais malgrès ça, tout le monde va pas au musée ^^ Ou ne le fait pas "correctement"
Y´a qu´à voire les japonais au louvre, qui font une tournée éclair. moi je vois pas comment ils peuvent en profiter
gijoe080288 >
Le parallèle entre la théorie scientifique et l´évolution de l´art tient seulement pour ce qui est d´analyser les réactions face à la modernité. Sinon, c´est surfait, on peut vérifier la véracité d´une théorie scientifique bien plus facilement que le génie d´une oeuvre d´art (aïe je sens que le "espece de scientiste" va tomber ^^). Et c´est tout le problème. Il y a une constante, c´est la réaction conservatrice, archaïsante, pulsion de l´antérieur (référence – symbolique bien sûr – au génie que tu détestes : Sigmund Freud ^^), que ce soit dans les arts ou dans les sciences. Mais le problème reste que le spécialistes ne sont pas aptes à décider de ce qui est beau ou pas, il faut cependant accepter (pis-aller) qu´ils sont plus érudits et qu´il y a plus de chances qu´ils choisissent les meilleurs (par rapport à des ignorants en la matière). C´est d´ailleurs pour cette raison même qu´on ne doit pas aimer tout ce qu´ils choisissent et que l´art reste une question de goût. Flaubert j´adore, Zola j´aime pas. Sisley j´adore, Michel-ange j´aime pas. Mallarmé j´adore, Lamartine j´aime pas. Bach j´adore, Wagner j´aime pas. Tu ne peux pas dire qu´objectivement, on peut considérer que tout est super. Il faut bien accepter que l´art est une création de l´homme, destiné à l´homme, et que de ce fait on est en droit de trouver médiocre certains et d´en aimer d´autre, même si l´idée reçue est que tout ce qu´on te présente est génial.
L´art est une catégorie. Ce n´est pas un jugement mélioratif, contrairement à ce qu´on a tendance à penser d´une création. Il y a des jeux, des sports, des loisirs divers... et il y a l´art. Donc quand vous portez un jugement sur une oeuvre, il est idiot de dire "c´est de l´art" ou "c´est pas de l´art c´est du divertissement" (doublement idiot puisque l´art est un divertissement). Il y a simplement du bon art, du mauvais art. Tolkien écrit des livres, c´est de la littérature. La littérature est un art (bon on admet ça, y´en a certains qui chicaneront là-dessus), donc tolkien exerce une activité qui rentre dans l´art. Seulement, peut-être, selon toi, ce qu´il fait n´est pas du grand art dans la mesure ou : il n´y a pas de travail sur l´évocation de la beauté / il n´y a pas d´originalité dans l´univers créé / c´est une lecture qui ne touche pas l´âme humaine et qui est donc superficiel etc.
C´est donc de l´art superficiel.
N´oublions jamais que la contemplation de l´art n´apporte pas la vérité. C´est un loisir, qui touche l´âme et suscite des émotions, qui étonne et qui est création personnelle.
" Il me semble tout de même que Tolkien est assez vieux pour qu´on le juge quant à sa qualité réelle. C´est à dire celle d´un divertissement, sans plus. Y´a tout un effet de mode autours (et ça n´est sans doute que ça) d´autant plus qu´on vient d´en faire un film. Par contre, quand l´effet retombera, peut-être pourra-ton le considérer justement. "
Oui, il serait plus juste de juger d´une oeuvre après les effets de mode, je suis entièrement d´accord. Or ce n´est pas ce que tu fais, puisque tu la juges par rapport à ces effets de mode dont il faudrait se détacher, en considérant que ses bouquins ne sont appréciés que par cet effet de mode et donc qu´il n´y a pas grand art derrière.
" On peut en effet déterminer à peu près rationellement (bon pas tout à fait) ce qui fait un bon texte, et ce qui ne fait pas un bon texte. C´est pas une simple énumération. Chez Zola dans La curée, par exemple, il suffit de voir comment se constitue un monde implicite (alors que l´auteur se dit réaliste... paradoxe) comment les thèmes sont repris la complexité du style.
Par contre, chez Zola, parfois ça "sent la fiche" dès fois (quand il énumère toute les caractéristique de telle ou telle plante...). "
Alors là franchement... ça me laisse sans voix. Determiner rationnellement ce qui fait un bon texte ?! T´es ouf, il y a des textes qui sont beau par leur simplicité, d´autre par la complexité du style, des textes qui usent de nombreuses figures de styles, d´autres pas, des textes dont le vocabulaire est extrêmement riche et varié, d´autre qui joue sur la redondance.
Le truc qui permet de juger d´un texte, c´est quand il créé une atmosphère, une ambiance, un univers etc. (c´est d´ailleurs pour ça qu´il y a un part de sensibilité personnelle, car tlm n´est pas sensibles aux mêmes atmosphères), or il n´y a rien de rationnel là-dedans, il y a plein de moyens d´y arriver, il faut juste avoir le talent (plus avec le génie). Si on pouvait déterminer ce qui fait d´un texte un bon texte, hé bien tlm pourrait écrire comme mallarmé ou flaubert, puisqu´il suffirait de se calquer sur le schème rationnel déterminé.
" C´est vrai que leur preter le génie, ça dépend surtout du contexte extérieur. Par contre, en eux tu peux en effet voir le talent (tu le dit toi même). Ce qui est sans doute la première étape vers le génie.
Pour être talentueux, il ne suffit pas d´être un technicien, y´a autre chose (qui fait que Proust est auteur, que Swann ne le sera jamais). Alors qu´est-ce, l´inspiration ? J´en sais rien, mais à l´analyse, ce coté ressort. "
Mhh. La différence entre le talent et le génie, c´est la différence entre un violoniste surdoué qui fait ses gammes à une vitesse phénoménale et un violoniste (souvent surdoué il faut le dire) qui joue de manière à émouvoir le public, qui fait pleurer son violon, qui installe un climat de peur à l´aide de la vivacité perçante des sons les plus aigus du violon etc.
Tous les écrivains qu´on étudie ont du talent, c´est incontestable (maîtrise de la langue et de ses procédés). Reste à savoir si tous ont du génie (ça vaut pour les peintres et les musiciens aussi évidemment).
" Pour reprendre le cas précis de Tolkien... y´a rien qui ressort d´une analyse, c´est plat (du moins aussi bien que je m´en souvienne). "
bon c´est un cas particulier je sais pas faudrait qu´on fasse une analyse comparée du "seigneur des anneaux" et de "la fortune des rougons" et ça c´est long (et quasimment impossible rationnellement pour les raisons expliquées ci-dessus).
" Tien, juge ce poème que j´ai trouvé sur le net (mais va pas le chercher hein ^^ )
Las, où est maintenant ce mépris de Fortune ?
Où est ce cœur vainqueur de toute adversité,
Cet honnête désir de l´immortalité,
Et cette honnête flamme au peuple non commune ?
Où sont ces doux plaisirs qu´au soir sous la nuit brune
Les Muses me donnaient, alors qu´en liberté
Dessus le vert tapis d´un rivage écarté
Je les menais danser aux rayons de la Lune ?
Maintenant la Fortune est maîtresse de moi,
Et mon cœur, qui soulait être maître de soi,
Est serf de mille maux et regrets qui m´ennuient.
De la postérité je n´ai plus de souci,
Cette divine ardeur, je ne l´ai plus aussi,
Et les Muses de moi, comme étranges, s´enfuient. "
Tu veux que je fasse quoi exactement, une explication de texte?
"Je suis pas sur que solid tienne Le seigneur des Annaeaux pour une grande oeuvre d´art quant même "
Non pas du tout lol, je m´en fous du seigneur des anneaux ^^
Allé puisque fallait que je réponde je uppe le topic, avec une citation de Sartres (comme ça vous pouvez vous amuser à répondre à ça ...)
"Florence est ville et fleur et femme, elle est ville-fleur et ville-femme et fille-fleur tout à la fois. Et l´étrange objet qui paraît ainsi possède la liquidité du fleuve, la douce ardeur fauve de l´or et, pour finir, s´abandonne avec décence et prolonge indéfiniment par l´affaiblissement continu de l´e muet son épanouissement plein de réserves. A cela s´ajoute l´effort insidieux de la biographie. Pour moi, Florence est aussi une certaine femme, une actrice américaine qui jouait dans les films muets de mon enfance et dont j´ai tout oublié sauf qu´elle était longue comme un long gant de bal et toujours chaste, et toujours mariée et incomprise, et que je l´aimais, et qu´elle s´appelait Florence. Car le mot qui arrache le prosateur à lui même et le jette au milieu du monde, renvoie au poête, comme un miroir de sa propre image"
la question étant : "Cette analyse de Sartre vous paraît-elle définir de façon satisfaisante le langage poétique ?
ça vous tente ?( c´est pour demain donc c´est pas la peine de chercher à m´aider ^^)