Expeditions: Samurai veut révolutionner le RPG tactique avec une aventure entièrement jouable en coop
J´ai déjà exposé le pourquoi dans mon principal post. Et ça n´a rien de puéril.
Quand tu enlèves toutes les publicités pour alcool dans un match de foot, la censure est bel et bien totale. La proportionner voudrait dire: mettre un message d´avertissement, un logo. Idem pour le mot qui pose problème dans ton bouquin.
La chose en elle même est trés intéréssante. La censure est elle nécéssaire ?
Dans quel cas l´utilisé, quand, pourquoi??
Reprenons la définition :
Censure veut dire interdiction, condamnation, réprobation. Dans mon cas je pense que certains ouvrages, jeux vidéos , films devraient être interdits, car certains représentent un danger pour la société mais c´est un cas a examiner.
Le problème je le vois ainsi
--> On constate la présence de dangers. Impossible de les éliminer.
--> Deux solutions se présentent:
- estimer que l´homme est trop fragile, incapable de les rencontrer sans être perverti. Alors on cache ce qui lui nuit.
- faire confiance à l´homme, le laisser prendre conscience des dangers et les identifier lui-même comme tels.
Je préfère la deuxième solution car après tout, ce sont des dangers qui émanent de l´homme lui-même, se cacher soi-même n´a pas beaucoup de sens.
En gros: Homo homini lupus --> le loup ça s´apprivoise, l´éloigner le ferait revenir encore plus vite.
A nouveau, c´est de la théorie car la société occidentale a choisi la première solution et c´est presque impossible de revenir en arrière. Le mélange des deux me semblant impossible et incohérent. Voilà mon résumé.
Mettre un message d´avertissement, ce n´est plus de la censure (et "proportionné", c´est ne pas aller au delà de ce qui est nécessaire pour atteindre l´objectif poursuivi).
"estimer que l´homme est trop fragile, incapable de les rencontrer sans être perverti. Alors on cache ce qui lui nuit."
L´enjeu n´est pas toujours là, loin de là.^^
ex : protection de la vie privée ou d´informations confidentielles.
Voilà les faits (fictifs, je précise) : Everlasting, par son réseau d´espions, apprend que trois revues vont être publiées.
-> Le "Voilà" de la semaine prochaine titre en une "Exclusif : everlasting trompe lolli !! "
-> Le Bali match, lui, va titrer "Everlasting est un con !" (=diffamation)
-> Thierry A., qui n´aime pas beaucoup Everlasting, s´apprête à diffuser dans son émission télé la vidéo des nuits de noce de ce dernier, qui était planquée dans un coffre fort à Lausanne.
-> Un livre va sortir dans deux semaines, exposant en détail tous les plans de la nouvelle invention que l´entreprise d´Everlasting développe en ce moment. Par ailleurs, il indique aussi de nombreuses autres informations confidentielles relatives au fonctionnement de la société.
Les concurrents sont ravis à l´idée d´avoir ce livre entre leurs mains.
Est-ce qu´une éventuelle censure serait justifiée par l´idée que "l´homme est trop fragile, incapable de les rencontrer sans être perverti ?"
Est-ce que le simple fait de mettre des avertissements serait suffisant pour éviter des préjudices irréparables pour Everlasting (atteinte à son honneur, à sa vie privée, etc...) ?
A mon avis, Everlasting va bénir la possibilité de censure...^^
Autre exemple :
La chaîne de télévision MAJ TV ("mort aux juifs télévision") diffuse 24 H/24 des programmes d´insultes.
La communauté juive de France commence à se révolter et de nombreux troubles éclatent partout en France, l´affaire risquant de se terminer en guerre civile...
-> Que peut faire l´autorité administrative ?
La censure n´apparaît-elle pas nécessaire, comme seule apte à mettre fin aux troubles à l´ordre public ?
mdr j´adore tes exemples pasfou.
En principe je parlais de censure pour protéger la communauté et pas un seul individu. Tandis que là ce serait une censure envers tous les autres mais pour lui-même.
Si j´extrapole un peu, c´est: est-ce qu´il faut censurer la diffamation et la violation de l´intimité? La loi interdit ces pratiques mais je ne sais pas si c´est de la censure. D´un côté oui mais c´est pour protéger chaque individu. Il faudrait que je nuance ma position sur le tout ou rien. N´empêche que ça me chiffone car la publication de tels faits n´a de sens que si la censure n´est pas totale. Les conditions de départ sont déjà données. En effet il n´y aucun sens à dévoiler la vie d´une personne, le scandale n´a pas lieu d´être si celui-ci ne brise pas la censure. Je sais pas si je me fais bien comprendre.
Dévoiler ma nuit de noce n´a d´intérêt que si cette information est normalement cachée, censurée. Si rien n´est censuré, cela n´a plus rien d´un scoop, c´en devient totalement inutile. Donc si la censure est totale, ou si elle est inexistante, dans les deux cas ces informations n´auraient pas lieu d´être.
Le deuxième cas, celui des juifs, est sensiblement le même. L´insulte n´en est une qu´en mesure ou elle brise un code moral de langage. A nouveau, si la censure était totale, l´insulte serait systématiquement effacée, si elle était inexistante, l´usage de l´insulte ne serait plus "choc" et donc inutile.
[Par rapport au match de foot, tu n´as pas totalement tort.
Mais le problème va se poser en d´autres termes :
ex : - La loi française interdit la publicité pour l´alcool (il s´agit d´une interdiction a priori, et non d´une censure a posteriori).
- Canal +, diffuseur de matchs de foot, s´apprête à retransmettre le match de coupe d´Europe Troie/Newcastle, qui a lieu à Newcastle. Les pourtours du stade sont truffés de publicité pour les alcools Bacardi (la publicité pour l´alcool étant légale en Anleterre).
-> Canal + n´a pas le choix : la censure est absolument nécessaire, car un simple affichage d´avertissements le ferait passer dans l´illégalité.
= Le contrôle de la proportionnalité ne va s´apprécier que dans l´intensité de la censure (doit-il refuser de diffuser le match, du fait des publicités ? Peut-il employer d´autres moyens de censure, plus doux ?) .
Pour les livres, cela sera pareil (obligation de censurer a posteriori, sous peine de tomber dans l´illégalité du fait de législations préexistantes).
en fait on a un problème avec le mot proportionner. Pour moi il s´agit d´une simple modération, une interdiction incomplète
Pour toi il s´agit d´une interdiction adéquate et bien ciblée.
Oui, mais qu´il y ait censure ou pas, la diffusion de ce genre d´informations va causer un préjudice.
Ton entreprise finance pour plusieurs milliards un projet : les détails de ce projet s´apprêtent à être diffusés sans ton autorisation.
Si tu laisses faire, les concurrents vont profiter de l´invention sans avoir effectué les lourds investissements.
= Cela te place en difficulté d´un point de vue concurrentiel et ton entreprise pourra peut-être fermer de ce fait (car ne retirant aucun bénéfice des investissements consentis).
Sinon, pour la nuit de noce, disons que toi, au préalable, tu n´as pas censuré, tu t´es contenté de ne pas divulguer.
Si quelqu´un divulgue à ta place et que l´on ne peut pas le censurer, cela te portera atteinte (car telle n´était pas ta volonté).
Dans le cas des juifs, le problème est que cela cause des troubles (car la communauté juive n´aime pas être insultée à tout bout de champ, que ce soit un choc ou pas).
Il y a des blessés, voir des morts, et les dégats se chiffrent en milliers d´euros...
= On ne censure pas au nom de la morale, mais parce que l´émission cause des dégats.
"en fait on a un problème avec le mot proportionner. Pour moi il s´agit d´une simple modération, une interdiction incomplète
Pour toi il s´agit d´une interdiction adéquate et bien ciblée."
Oui, tout à fait !^ ^
Enfin, j´ai surtout pris ces exemples pour tenter de montrer le caractère parfois nécessaire de la censure... ![]()
Chaque fois que l´on interdit quelque chose qui cause un trouble, est-ce de la censure?
si oui, alors elle est évidemment nécessaire
mais perso j´avais pas prévu une définition si large.
J´ai repris l´idée de censure telle qu´elle figure par exemple dans l´article 10 de la déclaration européenne des droits de l´Homme (qui permet bien évidemment la censure).
"Article 10 – Liberté d´expression :
1) Toute personne a droit à la liberté d´expression. Ce droit comprend la liberté d´opinion et la liberté de recevoir ou de communiquer des informations ou des idées sans qu´il puisse y avoir ingérence d´autorités publiques et sans considération de frontière. Le présent article n´empêche pas les Etats de soumettre les entreprises de radiodiffusion, de cinéma ou de télévision à un régime d´autorisations.
2) L´exercice de ces libertés comportant des devoirs et des responsabilités peut être soumis à certaines formalités, conditions, restrictions ou sanctions prévues par la loi, qui constituent des mesures nécessaires, dans une société démocratique, à la sécurité nationale, à l´intégrité territoriale ou à la sûreté publique, à la défense de l´ordre et à la prévention du crime, à la protection de la santé ou de la morale, à la protection de la réputation ou des droits d´autrui, pour empêcher la divulgation d´informations confidentielles ou pour garantir l´autorité et l´impartialité du pouvoir judiciaire."
Pour moi, la censure ne touche pas que l´atteinte à la morale...
Le petit larousse n´est d´aucune aide, ne précisant pas quel domaine touche l´interdiction ou la limitation.
Mais pour moi si, la censure est toujours l´echo d´une morale.
Oui, mais la censure en temps de guerre (des lettres de prisonniers, ou des journalistes (censure surtout si l´etat en cause est partie à la guerre)), ce n´est pas au nom de la morale.
Ca serait plutôt pour préserver la sécurité nationale (éviter d´ébruiter des informations) et la défense de l´ordre (ne pas démoraliser la population).
C´est très net, par exemple, si l´on compare la guerre du Vietnam et la guerre du Golfe :
dans la première, des images de soldats américains morts étaient diffusés dans tous les journaux tv, ce qui avait de fortes conséquences dans l´opinion publique.
Dans la seconde, en réaction, les journalistes sur le terrain étaient très encadrés et les chaînes américaines évitaient de montrer des images de soldats américains morts...
"--> Deux solutions se présentent:
- estimer que l´homme est trop fragile, incapable de les rencontrer sans être perverti. Alors on cache ce qui lui nuit.
- faire confiance à l´homme, le laisser prendre conscience des dangers et les identifier lui-même comme tels."
Sinon, la censure (pour la protection de la jeunesse) essaie de concilier ces deux aspects :
Une oeuvre choquante ne sera pas interdite globalement, ni coupée au montage, mais seulement réservée à un public d´un certain âge et jugé apte à faire la part des choses (-12, -16, -18 ans).
[ex : petit logo à la télé, ou sur les jeux vidéo]
C´est là, la proportionnalité (selon ma définition).
C´est bien ainsi que je l´entendais, et pour moi elle est incomplète. Restreindre l´âge me semble dépourvu de sens. On protège une personne puis on la jette dans la gueule du loup dès qu´il atteint un certain âge, c´est cela qu´il faudrait censurer. Les jeunes sont perdus parce que d´abord on interdit puis PAF c´est permis. Aucun sens.
Et tout ce qui est basé sur l´âge est stupide d´ailleurs, cette grandeur ne mesure rien.
Protéger les hommes des horreurs de la guerre était à but manipulateur. Mais cela aurait très bien pu être fait pour éviter de les choquer. Et le choc est par définition, moral. On peut rien choquer d´autre. Dans l´exemple, la vue des cadavres brise le tabou sur la mort que la morale sacralise. La morale chrétienne pour être plus précis.
Si l´homme n´est pas capable de voir lui même là ou est le mal, si il a besoin de mille interdictions pour l´empêcher de faire des bêtises, alors c´est grave
Néanmoins il y a aussi pas mal d´exemples qui démontrent le contraire. Par exemple les naturistes qui vivent constamment à poil dans leur maison. Apparemment ce sont eux qui développent le plus le sens de la pudeur. Comme quoi, pas besoin de censure.
Cacher seulement les corps des amis morts, pour moi c´est justement plus de la censure car y´a plus de référence à la morale. Sinon fallait tout cacher. Là c´est de la simple manipulation, comment la justifier autrement d´ailleurs.
Mais tu sais, si on est pas d´accord sur le terme censure, on peut pas s´en sortir.
Ben, je vais donner mon avis sur la censure partielle telle que tu l´entends. Personnellement, je la trouve utile, car elle fournit une information au public :
- Il y a des films que j´ai été voir où le cinéma n´indiquait pas la limite d´âge : et bien, plusieurs fois, si j´avais su au préalable que le film était interdit aux moins de 18 ans (ce qui était le cas, mais ce n´était pas indiqué), je n´aurais pas été le voir.
Parce que, par exemple, entre un film sur la prostitution "tous publics" (ex : Pretty woman) et un film sur le même thème interdit aux moins de 18 ans, tu peux être assuré que le traitement du sujet ne sera pas le même.
De même pour un film violent -12 (ex : Terminator), et un film violent -18 (ex : irréversible (que je n´ai pas été voir, car je savais que c´était interdit aux moins de 18 ans, même si j´avais l´âge légal).
Et bien, là, n´ayant pas su (j´avais lu le résumé, mais c´est tout), les quelques fois où je me suis fait avoir par manque d´information, je me suis senti comme pris en otage une fois au cinéma, d´images que je n´aurais pas forcément aimé voir...
- Par ailleurs, ce genre d´interdiction est facile à détourner, et celui qui veut y échapper, ou éduquer ses enfants de manière originale le pourra toujours.
Bref, tout le monde est content.^^
= Pour résumer, ce genre de signalétique permet une meilleure information du public, qui pourra faire son choix (de regarder ou pas) en toute connaissance de cause.
Cela participe paradoxalement à la responsabilisation des gens (libres de tenir compte ou pas de la signalétique).