Tanguy> 1. On prend sa petite volonté et on fait l´effort de comprendre son interlocuteur qui essaye d´être le plus précis dans son langage. 2. On lit tout ce que dit son interlocuteur et on remarque que ce n´est pas qu´un titillage sur le vocabulaire. J´ai déjà expliqué les enjeux de la réflexion, je n´y reviendrai pas.
Quant à la remarque "ça te ressemble bien", je ne me rappelle pas qu´on ait souvent discuté ensemble pour te permettre une familiarité aussi touchante
. En outre, les 4 pages ne se forment que par rapport aux réactions de ceux qui sont intéressés par le sujet, dont tu as fait visiblement partie ^^. Et s´en tenir à un sens qu´on veut définitivement admettre comme ce qu´il est pour un mot, en philosophie, ça s´appelle de la paresse intellectuelle
.
Enfin, ton explication sur l´inconscient fait étrangement montre soit 1. d´une absence de lecture soit 2. d´une absence de compréhension. Relis bien tout ce que j´ai dit avant d´avancer à nouveau des postulats que nous avons, avec les précédents interlocuteurs, déjà essayé de dépasser.
Pooni> Une argumentation s´impose quand on avance ses idées. Au nom de quoi un "inconscient" serait "essence" et "existence". Trop de réfutable dans tes termes si tu ne les développes pas. Je ne vois pas en quoi un "inconscient", terme formé à partir du mot "conscient" pourrait précéder la notion même de conscient. Tu envisages le problème avec une théorie des contraires (le bien n´existe que par rapport à la présence du mal, le chaud n´existe que par rapport à la présence du froid, etc) comme si tu admettais que toute chose connaît son contraire. Quel est ton contraire, pooni ? On ne peut envisager de rapport entre ce qui ne peut absolument pas être pour la conscience et la conscience elle-même, ce ne serait même pas établir un rapport entre le zéro et l´infini.
Je reprendrais à cet effet une récente phrase très juste de Wankh pour cesser de s´aveugler dans la théorie "insurmontable" des contraires réciproques : "dessubstancialise la force". Ce sont des notions qui s´envisagent sous la forme d´un rapport, mais tout n´est pas rapport. Il y a être et non-être.
Quant à toutes les philosophies que tu as citées, aucune n´a parlé de la notion d´inconscient. Le terme comme notion n´apparaît véritablement qu´avec les travaux de Freud.
Enfin, s´il faudrait s´éviter toute tentative non pas de réfutation mais d´approfondissement et d´éclaircissement d´une terme qui renvoie à une idée plus globale, celle de la notion, en vertu du fait que beaucoup trop de philosophes ont débattu sur le sujet, on n´aurait pas fini de ne plus faire de philosophie.