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somes ns responsable de nos actes?

News jeu

Expeditions: Samurai veut révolutionner le RPG tactique avec une aventure entièrement jouable en coop

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Pierrot082
Pierrot082
Niveau 6
23 novembre 2005 à 22:25:14

sommes nous toujours responsables de nos actes??

et comment comprenez vous cette phrase :
"il aurait du ne pas l´accomplir quelles qu´aient été les circonstances temporelles et les connexions dans lesquelles il a pu se trouver " ?

merci d´avance si vous trouvez quelque chose pour moi

Carnavale
Carnavale
Niveau 10
23 novembre 2005 à 22:57:47

La notion de responsabilité est inhérente à la notion plus large de volonté.

Réfléchis à la question : l´erreur est-elle une faute ? (cf. le topic suivant : https://www.jeuxvideo.com/forums/1-68-42757-1-0-1-0-0.htm )

Car une erreur est involontaire alors qu´une faute présuppose la connaissance du bien et du mal, du vrai et du faux, etc... donc elle est volontaire. Comme une faute est un acte contraire au bien, au vrai, ou plus précisément à un système de valeurs morales (et/ou religieux particulier), et qu´elle présuppose la CONSCIENCE du mal et du faux, alors elle est condamnable parce que le fait de faire la faute implique notre responsabilité.

Notre responsabilité implique également notre liberté. Si nous sommes gouvernés dans nos actes par une présence transcendante, autre que nous-même, nous sommes prédéterminés, donc nous sommes excusables dans tous nos actes puisque nous n´en sommes pas responsables, c´est-à-dire que notre volonté n´en est pas à l´origine et n´en est pas le fondement (l´origine est le point de départ chronologique d´une chose, tu peux le rapprocher de la cause, c´est-à-dire de ce qui explique pourquoi la chose existe, et le fondement est le point de départ thématique, ce qui est inhérent de façon essentielle à la chose).

Donc question? Dans quels cas suis-je responsable de ce que je fais? Soit, dans quels cas ai-je conscient de ce que je fais? Et dans quels cas ne le suis-je pas? Et même si je ne le suis pas, n´ai-je pas les moyens de ne pas l´être? Si je dispose des moyens pour être conscient de ma responsabilité, et que je n´en use pas, alors je suis responsable de cette ignorance, car je n´ai rien fait ou je ne fais rien pour y remédier.

La question est de savoir si ce que nous faisons dépend toujours de notre décision, de notre choix (qui définit le principe de la liberté : le libre arbitre, pour reprendre la manière dont Descartes définit la notion de volonté).

Il faut examiner les cas où nous ne sommes pas guidés par notre volonté, soit notre raison, mais par autre chose : l´instinct, la passion, la sensibilité, l´inconscient, l´illusion...

Donc, en définitive :

1. Quand on décide de nos actes, on en est responsable, car on en est la cause volontaire.

2. Quand on est guidés par des facultés autres que la raison, animée par la volonté, nous sommes susceptibles d´agir et de penser sans le vouloir. (actes manqués, lapsus, erreurs de jugement, etc...)

3. Quand on a l´impression de faire des actes non volontaires, donc qu´on a l´impression qu´on n´en est pas responsable, il faut se demander si on ne dispose pas des moyens pour avoir conscience de notre responsabilité et de fait si l´on n´est pas responsable de notre état d´ignorance, sachant qu´on peut y remédier.

L´essentiel est de se fixer, avec la volonté, un projet clairement défini : chercher le vrai, chercher le bien, ou chercher le faux, chercher le mal.

Problème : les couples bien/mal, vrai/faux, sont relatifs à qui les conçoit et il est difficile d´en faire une définition objective. Peut-on condamner quelqu´un pour un acte qu´il considérait comme juste et qui, à ses yeux, n´est pas une faute ?

Et inversement : comment ne pas condamner quelqu´un qui agit en étant conscience d´un acte qu´il juge bon mais qui aux yeux de la collectivité humaine est contre-nature ET inhumain ?

Méditation à suivre...

p1k
p1k
Niveau 5
23 novembre 2005 à 23:11:28

La phrase exemple induit que nous ne sommes pas responsable de nos actes.

Carnavale
Carnavale
Niveau 10
23 novembre 2005 à 23:13:47

Le "toujours" est important. Elle présuppose plus précisément que nous ne sommes pas TOUJOURS responsables de nos actes.

Il faut donc examiner dans quels cas nous le sommes, dans quels cas nous ne le sommes pas, et dans quelle mesure même quand on JUGE qu´on ne l´est pas, pourquoi on peut estimer qu´on l´est tout de même.

Carnavale
Carnavale
Niveau 10
23 novembre 2005 à 23:16:39

La phrase exemple est un jugement postérieur à l´acte qui le détermine plus comme une erreur, qu´on regrette actuellement, c´est-à-dire une privation de connaissance, une tromperie, qui ne pouvait se savoir tromperie avant qu´elle soit faite et reconnue comme telle.

Mais cette erreur, malgré les facteurs qui peuvent l´expliquer, se justifie-t-elle ? Ses conséquences semblent irréparables ou du moins graves à en croire l´émetteur. En d´autres termes, cette erreur était-elle, même involontaire, à considérer comme une faute ? Doit-on responsabiliser "celui qui n´aurait pas dû" ?

p1k
p1k
Niveau 5
23 novembre 2005 à 23:24:13

Je pense qu´il ne faut pas responsabiliser celui qui n´aurait pas dû. Ta réfléxion me semble aller dans ce sens, me trompe-je?

Carnavale
Carnavale
Niveau 10
23 novembre 2005 à 23:52:21

"Celui qui n´aurait pas dû" est un jugement extérieur sur l´acte de celui qui est appelé "celui qui n´aurait pas dû".

Donc, difficile de juger si oui ou non il faut le responsabiliser.

ppaauulleettaa
ppaauulleettaa
Niveau 10
30 novembre 2005 à 07:44:24

j´ai que 13ans 1/2 mais je vais essayer de m´en méler!

- a mon avis pas tant que sa car il ya des cause... si tel ou tel chose ne c´étais pas passé dans ma vie, alors je n´aurais pas fait tel ou tel truc... une simple paroles, insultes ou compliments change la donne!

Carnavale
Carnavale
Niveau 10
30 novembre 2005 à 07:55:47

Non, il ne faut pas croire à sa dépendance aux actes d´autrui. D´abord parce que le "je" est un "autre" pour quelqu´un qui n´est pas ce "je".

Ensuite, parce que même si les événements qui surgissent dans notre environnement influencent nos décisions, nous en restons maîtres. Nous ne sommes dépendants ni d´un destin, ni d´autrui puisque notre volonté est la nôtre précisément. "Je", c´est l´affirmation d´un moi qui peut maîtriser ses pensées, ses représentations, et de fait, ses choix.

La force, c´est justement d´éviter de se laisser guider par ce que la confrontation direct avec le réel (actes ou paroles d´autrui, accidents, injustices, etc...) pourrait amener à faire : faire preuve de violence, ne pas songer en premier lieu au dialogue ou ne pas songer d´abord carrément à l´indifférence, qui est la meilleure solution face aux agressions extérieures.

Nous pouvons rester maître de nous si nous faisons usage de notre raison, dans les cas qui le demandent particulièrement. Se dire "incontrôlable" si quelqu´un dit une connerie méchante ou une insulte qui nous plaît pas, c´est faire état d´une faiblesse de caractère qui, en outre, donne raison à celui qui dit la connerie méchante.

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