Bonjour à tous !
Malgré le délai supplémentaire accordé aux éventuels participants retardataires, aucun nouveau testament n´a été envoyé.
De fait, nous allons pouvoir procéder ce soir, au verdict final, un classement des 5 oeuvres que nous avons reçues, appréciées, jugées, et assorties d´un commentaire mettant en valeur, à notre humble sens, tous les aspects positifs et tous les éventuels points améliorables, selon, je le repète, NOTRE conception de juges, pauvres humains que nous sommes ^^.
Avant de rendre compte des résultats ce soir, nous allons publier les 5 testaments dans l´ordre où nous les avons reçus.
Au préalable, nous rappelons ci-dessous les termes du sujet et nous y ajoutons, une version personnelle du testament qui, à l´instar des lettres de Zech et Fleur-de-Jade sur le précédent concours, avait servi d´indication hors-concours évidemment ^^.
Le Sujet : "Le thème : Folie, Mégalomanie, et Cruauté.
Vous rédigerez votre testament. Vous êtes un personnage inattendu, sur le point de mourir. Etrange testament que le vôtre.
Vous dresserez le bilan de votre existence, vécue comme pensée, et vous exposerez un point de vue singulier sur un aspect particulier du monde qui vous révolte. De votre écrit devra se dégager les trois caractères qui forment le thème, suivant un caractère progressif. Il est souhaitable que la fin du testament soit un paroxysme de ces trois caractères. Une fin qui sera appréciée pour sa brutalité, que ce soit sur la forme ou le fond, ou les deux."
Ca, c’est une nouvelle qui va faire plaisir, ça, ça, oh ça, je vous le dirai, mon cher, vous êtes un vrai farceur, vous alors, oh, ça, ça, oh ça, vous êtes un farceur comme je ne m’y connais pas. J’ai une passion dans la vie : votre femme. Je n’ai eu que celle là, oh moi le trublion, le clown qui dans un cirque faisait rire les enfants, aspergé de lait fraise, humilié de grosses lèvres rouges et bien portantes. J’étais le gentil bouffon d’une bouffonnerie organisée gigantesquement en société ! Oh la société magicienne ! Je n’ai de ma vie eu aucun plaisir si ce n’est la satisfaction de me complaire, oh moi si heureux, dans le rire de ces petites boules de graisse gamines, charmantes boules odieuses qui riaient de mes plaisanteries finement inventée et ridicules ! Mon dieu, mais par ma foi, ces petites brioches en jupettes et salopettes, ils ignoraient tout du savant sous-entendu que je glissais, content, dans les gags à sucette, sucettes explosives à sucer en six secondes sous peine de sevrer sa langue de salsepareille. Et les fillettes du public aimaient sucer les sucettes que savamment je suçotais avant de proposer ! Ma vie est très drôle car toute sa vie ma vie a sucé la vie des autres sans que ces autres ne sachent vraiment ce qu’on leur suçait ? Suc intestinal ? Jus cérébral ? Allez savoir ! Longtemps je n’ai vécu mentalement que dans la perspective, angoissante perspective, de faire rire mon prochain ! Eh bien, ma pensée s’arrête là car moi aussi je veux rire à présent. Je vous l’ai dit, j’ai une passion dans la vie, une seule – et de taille ! – : votre femme. Savez-vous que ses gémissements quand je l’envahis le soir, quand vous dormez dans la chambre à côté, savez-vous que ses gémissements sont semblables au cri de la baleine quand le harpon lui perfore le crâne ? Pardon, oh ça, pardon, vous ne comprenez goutte, et c’est tout naturel, à la biologie marine – comme je vous comprends ! C’est d’un ennui tenaillant, réellement, une génuflexion d’ennui boursouflé et dieu que c’est usant de regarder un poisson, pendant des heures, attendre, espérer le moment, le tant attendu moment où il ouvrira la bouche, oh la petite bouche replète et ronde et rouge écrevisse, comme mes veines, bientôt éclatées et répandues sur ce charmant, charmant, oh ça, si charmant papier, que j’aime aimer comme moi je m’aime de m’aimer autant. Bon, je vais mourir, admettons. Mais je sais, mon ami, mon cher, mon nerf, ma vie, que vous êtes notaire et déjà, vos yeux se stigmatisent d’un malaise que j’aime et je m’aime de m’aimer autant pour aimer ainsi le malaise, oh votre malaise, le tendre malaise qui fissure vos yeux de petits canaux écarlates. Allons, ne pleurez pas mon cher, je suis déjà mort puisque vos yeux – oh la la vos yeux au mauvais goût de chèvre – vos yeux, vos yeux tendres et soumis, vos yeux, mon cher, mon nerf, lisent calmement le reflet de ma dernière inspiration. Ah ! Voilà ! Comme ça, j’aime ! J’aime souffler et cracher comme on entend la mer ! Et sur ce papier, oh le charitable papier, papier de ma chair écrite qui s’écrit, se condense, se broie sous mes doigts, méchants doigts ! Oui les voilà mes doigts, ils annoncent au monde que je vais mourir, oh les vilains doigts qui vont tuer leur propriétaire, c’est d’un gothique !! Oui, j’aime le gothique ! Pas vous, cher notaire ? Dommage, je vous aurai pourtant bien fait prendre conscience que, de vous à moi, je suis tout, vous n’êtes que partie, rien de bien important, et nous dansons ensemble sur une valse hongroise, main dans la main, torse contre torse, grotesques et fiers de nos corps nus sous les lustres, oh les lustres flamboyants ! Mais au fond, vous le savez, vous n’êtes que partie, et je suis le tout. Ah moi, oui, le tout, et, vous savez quoi ? Non, c’est vrai, vous ne savez rien, ou du moins, pas grand-chose. A vrai dire, mon bon, mon cher amant, mon petit clown personnel, je vais vous dire un grand secret. Je suis mort peut-être mais votre femme, devinez quoi votre femme, eh bien oui, votre femme, elle est sodomite ! Quoi ? Vos yeux, tout cramoisis ! Mon cher, reprenez-vous ! Quoi ? Vous êtes tout colère parce que vous n’avez jamais pu obtenir de sa part un envahissement postérieur digne de ce nom ? Enfin, digne de ce nom… Laissez-moi rire mon cher, vous êtes vraiment de ces hommes qui mettent un curieux plaisir à se croire les Musclor du coït, les hoplites de la jouissance, les Vikings de la performance ! Rassurez-vous, ils sont des millions à se prétendre heureux et elles sont des millions d’autres à leur faire croire. Oh ce magnifique système, complexe et bien ficelé, je te séduis, tu me séduis, fais voir ton torse, sois protecteur, aime ton aimée, et sois fidèle, ne pense qu’à moi, ne jouis qu’en moi, sois moi, je serai tu. Oh la belle fable ! Je suis un aficionado de la poésie, et en général, je verse quelques larmes sur les petits cacas nerveux de mon ami Baudelaire, de sa sœur Apollinaire, de son homosexuel de Rimbaud, le petit salopard qui a contribué à propager le virus avec son petit homosexuel de Verlaine. Oui, je suis un fanatique de cette poésie-là qui corrompt avec amour toutes les œuvres qu’un grand manitou pleupleu et anonyme – oh le lâche – a déclaré art ! Art ! Quel mot ridiculement petit ! C’est drôle comme on s’attache à des petites choses comme ça. Tenez ! Verlaine, verre laine, comme c’est moche ! Et pourtant, ça fait pleurer la veuve sur l’orphelin, ça donne envie de faire l’amour, oh oui et de pleurer la sève de mes cuisses au creux des cuisses à toi ! Mais allez, ne boudons pas notre plaisir, et la vulgarité ne sied pas aux jolis testaments comme le mien. Car enfin, ce n’est pas tous les jours qu’on rédige une lettre de ce genre avec son propre sperme. Quoi ? Vous vous étonnez ? Pardon, j’aurais dû dire semence. Je vous l’accorde : écrire avec son sang eût été plus gothique, et puis, plus beau en somme. Mais je vais vous le dire, je suis au-dessus du sang ! La preuve, quand votre membre génital s’érige d’illusion, le sang afflue mais reste en bas, tandis que la semence, elle, oui, elle grimpe, jaillit vers le ciel, et parsème le ciel nocturne – mon ciel préféré – d’étoiles multicolores, oh les petites bavures dégoulinantes d’encre procréatrice ! J’en vomirais de plaisir, mais vous accorder le privilège de goûter mon vomi, je ne me le pardonnerais pas ! Même mort, cette image me resterait, bien gravée dans les sinus, et tous les pores de mon corps pourrissant me répèteraient sans cesse : oh petit misérable, tu as partagé ton vomi avec une crapule de bureaucrate, un gros myope cocu plein de sueur, oh la sueur de cocu ! La sueur de cocu ! L’odeur du cocu ! L’odeur du cocu ! C’est d’un exquis ! Oh, hm, une agréable flagrance qui parcoure toute la risible surface de ta peau dégoûtante, semblable à toutes les peaux humaines, triste et grasse, puante et délicieuse ! Oui, mon respectable notable, mon calvaire de notaire, j’aime ton odeur de sueur – cocu ! – de fin de journée harassante, la journée du cocu qui embrasse – cocu ! – sa femme, cuisinière adultère, dont le fessier moulé dans une jupe mauve cache l’ignominie – cocu ! – de sa tromperie infâme. Voilà la vérité que je vais assener, avec cette encre si spéciale issue de mon corps, si sublime corps, encre mêlée à l’encre de la bile, noire la bile, coulante comme on coule un homme à la mer, en faisant passer le cargo sur sa tête. La vérité, la vérité, la vérité, ah je vais vous la dire, moi la vérité, jeune cocu coq coquin cochon porc pourriture soporifique et poreuse ! Lorsque Dieu vomit le monde il S’écria la bouche toute immaculée de vert émeraude : « Sois cent fois maudite, mauvaise digestion ! » Ainsi donc, nous, gens, verdâtres et puants, sommes, ô nous, peu. Grouillant dans les oripeaux alimentaires de notre céleste Vomisseur, nous nous grumelons, allons, venons, croyons penser, pensons, de vérités vivons vivaces avides dévoreurs. Vermine vitupérée voyeuse et vilaine. Pourquoi moi si pessimiste ? L’homme est malade. Guéri, reprend la massue les poings les uppercuts. Verres et musique, cassés et faussée, en deux temps tout dégénère le sang s’invite sur les murs. Rêve de la tête d’autrui servie sur un balcon. Rêve de toi qui sues, oh le porc, le porc, le porc, le méchant porc tout grognant de son groin ridicule ! Tu sues car il est de ton devoir de savoir que moi je vais mourir et que toi tu vas devoir t’occuper de mes descendants et que c’est moi, tralalalalère, c’est moi qui ait culbuté ta respectable épouse, épouse porcine d’un porc cocu débonnaire et généreux, donc stupide. Oh le vilain stupide, tu ne sais rien de moi, ni mon âge, ni mon nom, enfin, tu le devines, mais déjà, tu en as peur, oh il a peur le cocu ! La vérité mon cher est que je t’écris déjà du Ciel, Nocturne, Mon Préféré ! C’est évident, puisque tu lis ces lignes ! Je suis mort et je ris, oh oui, je ris parce que j’écris dans ton passé mais moi c’est mon présent et dans mon présent je vis, je vis, et je ris, je ris, j’écris, j’écris, car mon futur à moi c’est d’être mort mais pourtant bien vivant, bien riant, sous tes yeux vermillons qui lisent mes sermons ! Et tu voudrais me cracher que je ne suis qu’une immondice, un fatras d’excréments, un rebus, une mouche, un loukoum, un verdâtre relent, un crachat insidieux, une urine surannée, mais éternelle urine éjectée hors de moi, injectée dans ton moi, qui devient tout mon moi, et toi, toi, toi, n’existes plus, tout autant que les hommes, dont tu es la figure ! Je m’élève du Ciel Nocturne Mon Préféré, et je vois, ahuri, les humains démodés heureux de leurs jouissances, infernales jouissances, je vous en rendrai compte, lors du Jugement Dernier ! Car je serai le Juge ! Oui, le Dernier Juge de Votre Dernier Serment ! Oh les hypocrites qui se croient heureux d’être heureux de se sentir heureux ! Je reçois chaque jour vos bavures de semence, vos étoiles filantes dégoulinantes d’encre, oh l’encre procréatrice, ma propre substance, ma propre surexistence ! Sais-tu à qui je livre tous mes dons, toute ma vie, tous mon cœur et ma foi, ma richesse et ma terre, mon esprit et ma voix ?? Sais-tu ? Sais-tu ? Allons, petite vermine notariée, cancrelat cocufié ! Réponds-moi ! Le sais-tu ? Le sais-tu ?? Non, oh ça, ça ! Ah l’aubaine ! Tu ne sauras jamais le nom de mon héritier ! Oh ça, tu ne sauras jamais, tralalalalère, tout petit ver de terre ! Tu ne sauras jamais ! MAIS C’EST MOI !! !!!!!
Post intermédiaire pour bien séparer les lectures.
Le premier testament envoyé était celui de Sardine.
Eh bien... Moi qui croyais, plus qu´un autre Homme, avoir réussi à franchir le cape de l´immortalité, moi qui pensais m´être débarrassée si aisément de cette faiblesse qu´est la mort, je m´apprête aujourd´hui à rendre l´âme... Oui... Déjà. Mes recherches m´avaient amenées si loin... Le corps seul mourrait, l´âme persistait au-delà du temps et de l´espace... Mais comment ? La réponse métait essentielle. La force de l´esprit peut-être ? La volonté de vivre ?! Oui, c´est cela. La volonté, la force. N´ai-je pas moi-même fais preuves maintes et maintes fois de ces qualités dans n´importes quelles circonstances ? Ne me suis-je pas moi-même extirpé de cette "Fatalité", avec force et courage ? Et pourtant...
Une autre fatalité me frappe de plein fouet aujourd´hui.. Oui... Je ne suis qu´un mortel, suivant le cycle de vie propre à toute Homme, un début, et irrémédiablement, une fin... Oui cette fin, que j´ai tant redouté, que j´ai tant combattu, dont j´ai essayé de percer les mystères... Pourquoi ? Ai-je écouhé lamentablement dans mes recherches ? Oui... Sans doute... Mais... ne dit-on pas que la plus puissantes des volontés nous permet d´accomplir l´impossible ? Où ai-je commis l´erreur... Là est la question. Moi qui est tant travaillé... De longues années de recherches, de solitude, de malheur et pour en arriver où ? A une nouvelle fatalité qui m´est insupportable... Comme eux, je suis soumis aux lois de la vie, qui est de mourir à sa fin, comme eux lorsque mon corps succombera, je n´existerais plus... Cette fin qui m´horrifie, l´ai-je mérité ? Je n´avais pourtant rien demander... Rien pris... Et très certainement, rien donner... Là est peut-être ma faute ? Serai-ce le châtiment de mon avarice ?
Le temps s´écoule, le rythme des battements de mon corps ralentis de plus en plus... La vie me quitte, je le sens, je le vois, mes mains se contractent, ma vision se trouble... Mais il me reste encore la force... la force d´écrire...Et de comprendre... Pourquoi...? Cette vie, ne fût que recherche, solitude et désarroi, je ne faisais que chercher à combattre l´invincible, l´imparable, mais dans quel but ? Les souvenirs s´effacent... mais laissent toujours une trace, ils restent encrés dans mon âme... Je les cherche... je les cherche... Il me faut les trouver... Peut-être, sont-ils la clé de mes tourments ? L´oublie est telle la cause de ma défaite ?
Où est-ce seulement parce que je ne suis qu´une Homme ?. ..
NON ! Cela ne se peut ! Qu´un Homme, moi ? Quel autre Homme en ce monde pourrait se vanter d´avoir découvert c´est que j´ai découvert ?! D´avoir vu tout ce que j´ai vu ? Oh grand dieu, personne ! Oui personne ! Car j´ai bravé milles dangers, percé milles mystères qu´aucun Homme ne soupçonnaient ne serai-ce que leur existence ! Et pourtant aujourd´hui je meurs ! Pourquoi que diable ? Qu´ai-je fais pour mérité cela ? A moins... Que cela ne vienne point de mes actes ? Ne serai-je, moi aussi, qu´un pantin du grand dessein ? Mon destin était-il de mourir moi aussi, comme tout autre Homme ? Je n´ai pas commis d´erreurs ! Pas moi ! Pas après autant de sacrifice, pas après autant de recherches ! Je refuse d´y croire, je refuse de l´entendre, jamais !. .. Mais... Ils... Eux... Ces Hommes... Pas n´importe quel Homme... Ceux qui... Autrefois... non... Serai-ce possible ? Oui... Je revois ces visages... Ou plutôt des images... Des pensées, des paroles... En seraient-ils la cause alors ? Aurai-je été, à nouveau, détruits par ces Démons ?! Démons... L´indifférence... D´où me vient se sentiment ? Je le ressens de loin... De très loin... Mais je ne l´ai pas ressentis moi-même... Scélérat ! Infâmes traîtres ! Je vous hais... Vous... Vous qui m´avez traité ainsi ! Moi qui vous aimais tant... Et vous... Vous... Vermines sans scrupules... Maudits soyez-vous! Je sais à présent pourquoi... Je ne le pense pas, je le sais. Vous, oui vous, qui autrefois... faisiez partis de... mes amis... m´avez trahis, lâchement abandonné, après m´avoir fais subir tous les tourments qu´un Homme puisse déplorer !! Et pourtant que vous ai-je fais ?
Vous recouvrir de mon amour le plus sincère ! De mon coeur ! Peut-être ai-je fais des erreurs ?! Oui, je le sais, j´en suis conscient mais je n´étais qu´un Homme après tout... Un Homme prompt à faire des erreurs... Un Homme pardonnable... Qui mérite qu´on lui pardonne... Oui je méritais cela ! Je me souviens, de ce jour, non que dis-je, de tous ces jours où vous m´aviez laissé seul ! Au milieu de ces fauves, qui se déchaînant sans relâche sur mon âme meurtris par votre indifférence... Votre insouciance envers moi... Moi qui ai tant fais pour vous ! Qui ai voulu tant accomplir pour le ravissement de vos yeux ! Pour faire renaître le bonheur en vous... Vous m´avez rejeté... Laissez tomber... Je tombais... Oui je tombais... Encore... Encore, je regardais autour de moi... Attendant qu´une main me rattrape, mais en vain... Aucune ne vint à mon secours... J´étais seul... Non !
Jamais je ne vous laisserai me vaincre ! Jamais ! La colère, la haine, la rancune... Firent de moi un être nouveau... Je m´élevais soudain, de plus en plus haut...Oui toujours plus haut, les années passèrent, je continuais de monter, aujourd´hui, j´ai atteint la perfection !! J´ai dépassé l´Homme ! Je ne suis plus un Homme... Mais un sur-Homme ! Oui un sur-Homme ! Pauvre créature, sans moi, ce monde n´est plus ! Vous périrez pour votre ignorance, votre indifférence à l´égard de ce qui vous entourent mais que vous ne voyez pas...... Mais eux... oui eux...vous voie ! Cette faiblesse qui vous constitue vous mènera à votre perte, pathétique Homme...
Je vous méprise tous autant que vous êtes, là à craindre ce qui n´existe pas, à ignorer les richesses qui vous entoure, que ne voyez pas... Je fus l´une d´entre elles mais je ne suis guère le seul... Vous qui préférez la médiocrité à l´intelligence ! Soit ! La mort vous entraînera dans les limbes les plus profonds, votre âme y sera détruite ! Oui détruite ! Vous n´existerez plus ! Ah ah ah ! Que cela vous serve de leçon, pitoyable vermine ! Peut-être que la mort me guette ! Mais soyez certains que je ne cesserai jamais d´exister ! Ca non ! Ma force et ma volonté continuerons d´exister, par de là le temps et l´espace, je renaîtrais de mes cendres, telle un Phénix et je continuerai mon oeuvre : détruire l´Homme, en le surpassant !
Vous, abject pantin du destin, j´y laisserai mes corps, mais mon âme est invincible ! Oui invincible ! Imparable, tout comme cette fin qui m´horrifiais tant ! Ces souvenirs me garantissent l´existence perpétuelle ! Car je sais, je suis conscient, de cette médiocrité dont vous faites preuves, tous ! Ne vous rendez-vous donc pas compte, que c´est cette dernière qui vous tue ?! Lâche que êtes, vous ne cherchez pas à la comprendre, à la combattre, car vous n´en avez pas la force ! Je viens de prouver moi, à quel point je l´avais, à quel point je l´ai mérité ! Je pars oui, mais je reviendrais ! Toujours ! Car je ne suis pas un Homme.... Je suis plus... Beaucoup plus...
A bientôt, cher Homme, guettez ma venue, car cela pourrait bien être la dernière chose que vous verrez dans votre minable existence.
Par Sardine.
Le deuxième participant à avoir envoyer son testament est Ghryll !
Le troisième participant à avoir envoyé son testament est Clemanga !
Ah !! Enfin c´est fini cette sale vie !! 76 ans a glander et a seulement travailler sans aucune gratitude...
Toute ma famille est une bande d´hypocrites, entre ma nièce sandrine et mes petits enfants, ils sont tous pareils... Leur seul souhait est de me voir mourrir afin de récupérer mon héritage !!
Remarque, cette argent, je l´ai récupéré par chance on peut dire. A l´age des 20 ans de mon fils, il meurt dans un accident de voiture alors qu´il venaitd de gagner le loto. Et hop 2 millions d´euros !!
Ensuite c´est ma vieille tante qui meurs de vieillesse, je vends son véritable "Van gogh" et empoche une noivelle fois 500 francs... AH !! Quel bon souvenir !! Mais ma famille n´était jamais présente...
Mais depuis que j´ai dévelopé mon cancer, toute le monde vient jouer ses enfants ou neveux attentionnés !! J´ai beau leur expose mes problèmes, rien a faire, ils ne font que m´entendre, ils ne m´écoutent pas !!
Ainsi est l´homme, ils exposent ses idées mais n´écoutent pas le point de vue des autres et restes bloquer sur leurs idées sans écouter les arguments de l´autre. l´homme a pour principal défaut d´être égoiste, de toute les facons qui soit, on préfère sa vie a celle d´un autre.
Voila pourquoi mon héritage n´ira pas a ma famille qui n´attendent que ça, ne croyez pas non plus que je les mettrais aux encheres pour le bien d´une association caricative ou autre chose.*
Ca finira avec moi !! Je viens de supprimer mes comptes en banque, et j´ai fais bruler tout ça dans un bois.
Ma collection de Pierre précieuse : je le lègue a ..................... personne !! Jeté dans l´océan a partir d´un hélicoptère!!
Mon appartement :je le lègue a ..................... personne !! !! Je l´ai fait détruire!!
Ma maison de campagne :je le lègue a ..................... personne !! ! idem !! !
Mon piano a queue :je le lègue a ..................... personne !! ! Cassé avec une batte de base-ball!!!!
Mon matériel hifi :je le lègue a ..................... personne !! démonté et éparpillé aux quatres coins de la terre !! !
Mes meubles Louis XIV :je le lègue a ..................... personne !! ! Vendu, transformer en argent et bruler avec le reste !!
Voila comme vous l´avez déja compris, personne n´aura rien et tout finira poussière.
Par Clemanga.
Le quatrième à avoir envoyer son testament est Ostramus !
« Notre technologie a dépassé notre humanité » Albert Einstein
« Notre économie a annihilé notre humanité » Juréméride Camporellon
Les citations que j’ai spécifié ici ne sont pas là par hasard : je suis décédé et voilà mon testament qui transcende la mort et me fait parler par le truchement du papier et d’un notaire. Cela permet à ma volonté de s’exercer même si je suis à présent définitivement absent de ce sinistre et si méprisable monde.
Je me nomme Juréméride Aburanis Camporellon. Mon nom est inconnu du monde entier car j’ai toujours vécu à l’écart de l’agitation humaine, incessante et exaspérante, dans mon domaine du fait de ma grande misanthropie. Cependant, ce que je possède et dirige à une réputation bien plus étendue : le groupe Camporex … Oui, vous savez, la fameuse multinationale implantée partout dans le monde, tel un parasite hématophage, et dont nul ne connaît l’identité de celui qui gère dans l’ombre ce monstre financier. L’entreprise est tristement connue pour son propriétaire et son machiavélisme, ou son « camporisme » comme l’adore le préciser les médias, en l’occurrence MON machiavélisme, il convient de le rappeler.
A présent que j’ai capté votre attention, je vais pouvoir expliquer en profondeur ce que l’être que je suis désire après la mort. Mais avant toute chose, laissez moi me présenter. Je suis un des hommes les plus riches de la planète et j’ai établi, en l’espace d’un demi siècle, un empire financier des plus solides si ce n’est le plus puissant de tous. Malheureusement, la providence, qui m’avait doté d’une longévité insolente, semble avoir décidée de mettre un terme à mon existence. En effet, je suis atteint d’un cancer des os depuis 1994, d’où mon décès malgré les nombreux traitements auxquels je suis soumis depuis. Je suis également plus malencontreusement renommé pour mes industries lourdes et les nombreuses pollutions dont je suis responsable comme l’assèchement total de la Mer d’Aral ou la disparition de certaines espèces protégées. Ces bestioles n’existent plus et le monde continue pourtant à tourner, d’où leur incontestable inutilité. De même, il est inutile de rappeler les nombreux démêlés avec la justice, mais l’argent permet de taire toutes âmes et de supprimer les plus grandes menaces. C’est le moteur mais aussi le frein de notre monde. Bref, si l’on devait établir un compte avec au crédit mes actions bienveillantes et au débit mes turpitudes, on aurait une balance avec un déficit abyssal.
En fait, je suis originaire de Bosnie-Herzégovine, et je n’ai eu aucune instruction et n’est suivi aucun enseignement, toutefois j’ai su devenir l’homme le plus habile en affaire et le plus malin en psychologie sociale. La plupart des gens ont tendances à dire qu’il faut être issu d’un milieu privilégié pour réussir, et bien ma vie et mon œuvre, en sont la criante démonstration que c’est faux. Moi, j’ai créé mon propre milieu, et seule la logique absolue et le sens pratique des choses servent à avancer dans la vie et suffisent comme éducation. Tout autre enseignement n’est que futilité, ne servant qu’à brouiller l’esprit des gens et à corrompre les choix.
J’ignore l’identité des personnes réunies car je n’ai pas spécifié qui devrait venir lors de la lecture de mon testament. Je suppose que le même notaire a réuni toutes personnes ayant un lien de parenté avec moi ou bien mes collaborateurs dont leur seul préoccupation est de savoir quel part d’actions ils recevront. Néanmoins, je préfère que les choses soient claires dès le départ, si mon fils est présent, et je ne fais aucune illusion quant à sa présence vue les nombreuses fois où il m’a réclamé mon terrain près de Londres. Je parie par delà l’au-delà qu’il se tortille sur sa chaise en attendant de savoir s’il va enfin l’avoir. Et bien il peut d’ores et déjà se retirer céans car il aura quelquechose qui est mieux que Dieu et pire que le Diable. C´est-à-dire rien, ou ma personne, mais je ne me lègue pas moi-même cela irait contre toute logique et je ne le permettrai pas, même mort. Je l’entends crier à la calomnie, à la falsification et je me gausse. Mais en y pensant, je l’ai adopté, et simplement pour améliorer mon image afin de me faire élire sénateur, alors il ne fait pas véritablement partie de ma famille donc il n’a rien. Sadique certes, mais logique. Mon verdict est bien entendu irrévocable.
J’ai été aussi riche que je fus égoïste, c´est-à-dire immensément, d’où la complexité que j’ai eu à répartir mes biens sachant que je voulais que le moins de personnes ne puissent jouir de ce que j’ai pu m’approprier durant ma longue et extraordinaire vie. Alors débutons sans plus tarder la liste de ce que je donne et confisque.
Dans la mesure où l’entreprise n’était pas cotée en bourse et où j’en étais le seul et unique propriétaire, je décide de façon posthume de fermer mon entreprise et de la sorte de licencier les 70 000 employés de ma société. Son rôle était uniquement de m’enrichir de mon vivant en exploitant les uns et profitant des autres. Du moment que je suis passé à trépas, l’argent ne plus d’une grande utilité. Nul besoin de passer outre mes volontés en estimant que la vie économique des salariés vaut plus que mes décisions, comme je savais que quelqu’un essayerait de le reprendre, notamment l’Etat, ma mort a stoppé le fonctionnement de mon pacemaker. Quel rapport me direz-vous ? Et bien simplement qu’il était relié à une machine dans mon bureau qui a lancé dès mon décès un puissant virus informatique dans le but de réduire à néant tout l’installation informatique et rendre inefficace l’activité de ma société. Il se peut que le virus se répande sur Internet et désintègre le réseau mondial mais c’est mon avant-dernier souci, le dernier étant d’être quelqu’un de respectable. Voyons le bon côté des choses, mes centrales et mes usines ne pollueront plus, depuis le temps que les écologistes m’agacent pour que je les ferme.
Il reste de par le monde une quantité importante de comptes bancaires qui hébergent ma fortune. Mes parents morts, ma famille éparpillée et ma générosité étant aussi vaste qu’un confetti, mon argent ne bénéficiera à personne. Que faire de tous ces milliards ? Et bien j’ai sachez que j’ai eu une idée fantastique ! Je désire qu’elle soit répartie entre tous les humains de la Terre. Sachant que nous près de sept milliards et que ma fortune en compte quatre fois plus. Chaque terrien recevra donc quatre euros. Seulement, en comptant les frais de poste pour acheminer l’argent partout dans le monde, l’inflation des monnaies, les taxes de conversion et d’héritage, personne n’aura un seul centime. De la folie pensez-vous, moi j’y vois plutôt un merveilleux, et non des moindres astucieux, système pour se débarrasser rapidement d’une fortune colossale sans la dépenser ?
Poursuivons.
Lors du scandale au Cameroun, j’ai fais l’objet d’une accusation pour contamination volontaire du système de distribution des eaux. Et bien sachez que c’était bel et bien volontaire et que j’exige que la station d’épuration, que ma société avait construite gratuitement pour me blanchir, soit démolie. Ainsi, je serai satisfait de savoir que ces misérables nègres recommencent à boire de l’eau aussi sale que leur corps et leurs pitoyables âmes.
Mon entreprise avait aménagé un laboratoire en Sibérie, dans la ville d’Olensk, loin des regards indiscrets et des lois dérisoires. Nous avons fait là-bas quelques expérimentations sur des embryons humains et des manipulations génétiques. Les recherches m’ont permis d’accroître mon espérance de vie en la suppléant par celle d’autres entités, Tout comme la station d’épuration, j’ordonne bien évidement la destruction du laboratoire. S’il reste encore des cobayes en vie, et bien étant donné que je suppose que vous ne les laisserez pas mourir de froid comme je l’aurais imaginé, vous en ferez ce que vous voulez. Je sais que c’était complètement illégal mais à présent je n’ai que faire des lois car aucune ne peut me porter atteinte, rappelez-vous, je suis mort.
Ensuite vient l’ensemble de mes biens mobiliers et immobiliers. Qu’en faire ? Je n’ai plus besoin de mon manoir de 178 pièces car je n’y résiderai plus jamais, ou encore de mon yacht de 213 mètres de long car je n’aurai plus l’occasion de voyager. Et bien j’ai une fois de plus usé de ma formidable intelligence pour trouver une solution. Je donne tout à l’île de Wolont dans le pacifique, plus particulièrement à la tribu polynésienne des Wolonisii, bien sûr cela deviendra propriété d’Etat qui ne pourra être vendue ou redonnée. J’ai lu dans un magasine qu’elle ne comptait plus qu’une dizaine de membres et qu’elle disparaîtrait d’ici quelques années. Non seulement la tribu se retrouvera dans l’incapacité d’entretenir tous mes biens mais quand elle aura disparu, tout autre état ou personne ne pourra en bénéficier dans la mesure où se sera devenu propriété historique de nation éteinte. Ainsi, tout ce que je possédais n’appartiendra jamais à personne mais restera figé pour l’éternité à l’instar des anciens châteaux de Neustrie, de Moravie, ou des ruines de la Lydie et autres pays disparus mais au patrimoine éternel.
J’y pense, parlons de ma céleste dépouille. Brûlez la à l’air libre du haut de la Camporex Tower à New York, que je puisse polluer une dernière fois ce monde qui ma tant donné, ou plutôt à qui j’ai tant pris.
Je voudrais conclure ce testament en revenant sur des aspects du monde que je trouve tout particulièrement stupides. La vie m’a toujours paru vaine et la mort comme une faiblesse humaine auquel j’ai fini par succomber à ma plus grande honte. Je n’ai aucune descendance directe car dans la mesure où je n’ai jamais rien voulu offrir, j’ai toujours refusé de pouvoir donner la vie à un être qui de toute façon ne l’aurait pas mérité.
Je n’aime pas donner, en aucun cas je n’ai pu supporter le fait que l’on puisse donner, du moins sans rien en retour, car je ne tolère pas qu’une personne, autre que moi-même, puisse profiter de quelquechose que j’aurais eu des difficultés à me procurer. La générosité n’est en faite qu’une monstrueuse hypocrisie derrière les gens se cachent afin d’avoir des amis, amis qui ne sont qu’en réalité des parasites qui veulent vous spolier.
J’exècre l’amour. En fait, j’abhorre ce principe car j’exècre le lien qui peut unir deux personnes. C’est un concept insipide et inepte soit disant fondé sur les émotions. Seulement, la véritable inhumanité de l’homme envers ses semblables réside en sa capacité à éprouver des sentiments. Sentiments que je ne possède plus et qui m’a permis de me doter d’une capacité de discernement hors du commun grâce à la logique, mère de toute raison. Les sentiments poussent les gens à se réunir et à s’entre aider, pourtant c’est là un facteur de décadence de la race humaine. Le collectif triomphe de la quintessence mais la richesse surpasse la réalité.
Que le monde pourrisse et je saurais que j’ai contribué à son déclin.
Que le monde grandisse et je saurais que j’ai initié son essor.
Juréméride Camporellon
[Par Ostramus]
Et, grosse erreur de ma part, le véritable premier participant à avoir envoyé son testament, qui conclut cette liste : Everlasting ^^ !
Petite sœur dont je tiens la main, écoute mon agonie et verse les larmes que seule la vie peut verser quand la mort s’en empare. Il y a des histoires tristes…
Peut-on quitter un monde auquel on n’a jamais appartenu ?
Quelle ironie ! Les hommes vivent dans un monde de fantômes et c’est au seuil de la mort, transformés en zombies, qu’ils ont le plus de chance d’espérer une naissance. C’est peut-être cela qu’on appelle la croisée des chemins.
La mort, là où chacun doit aller. La mort, celle que nous devons tous explorer mais que personne ne connaît, pas même moi. Certains pensent en rêver mais ce qu’ils désirent voir disparaître ce n’est pas eux, c’est leur souffrance. Certains pensent la craindre mais c’est juste pour se convaincre d’être amoureux de la vie. D’autres pensent que la mort est une étape, ce sont ceux dont la hantise est une vie unique qu’il faudrait honorer. Quelques derniers voudraient croire y être étrangers mais il leur en coûte de le dissimuler et chacun de leur effort transpire de peur. La mort c’est le cauchemar de l’égoïste et donc celui de tous les hommes.
Des hommes j’en ai tué. Et tous avaient une crainte dans le regard lorsque j’ai éventré leur âme. C’étaient des yeux mouillés par la prière, glacés par un doute soudain, aux pupilles élargies par la terreur. Mais je ne fais aucune grâce, seules des larmes de regret sont restées sur leurs corps dévastés. Ces corps que j’ai déchirés. Après tout il faut savoir s’acquitter de son rôle avec élégance et y trouver son plaisir, sa dignité. Qu’on donne enfin aux hommes l’épique dont ils n’ont pas su habiller leur vie.
Quelques mots doux en guise d’adieu pour cette fillette après que je l’aie piétinée avec le cheval qu’elle rêvait depuis toujours de monter. Quelques instants pour ce couple abattu par balles, s’étreignant une dernière fois avant de mourir yeux dans les yeux. Un baiser mortel pour mettre fin aux souffrances de ce garçon qui venait chercher réconfort près de moi. Tant de souvenirs. Et tant de poésie pour chacun mort dans mes bras. A chaque fois je les ai regardés avec amitié, soufflant sur leurs ultimes pensées pour les accompagner jusqu’au Jugement Dernier. Moi je ne juge pas, je tue.
Car je suis la Mort, tel est mon nom, ma profession et maintenant ma destinée…
Je suis la Mort. Celle qui tranche les destins et domine les fleuves de l’oubli. Tous passeront à côté de ma main, au sommet de toute existence. Aucun n’est si haut que lorsqu’il traverse les ponts de l’Achéron et observe pendant une seconde l’étendue de son passé et l’infini du futur. Je lève lentement mon bras et tout disparaît pour cet être, il replonge dans le flux, vers une autre direction... Il n’y a de présent que moi. La vallée d’Asgaard à ma droite, celle de Midgard à ma gauche et moi seule qui les unis, éternelle. De là mes draps noirs se déroulent sur le monde et guident les vivants. Tu vois petite sœur : à nous deux nous façonnons l’univers, main dans la main, Yin et Yang, blanc et noir, vie et mort.
Les hommes sont des créatures cruelles et faibles car on leur a fait don des sentiments. Mais de là ils ont tiré leur plus grande force : l’humilité. De sorte que personne ne puisse tuer un homme sans être contaminé, sans éprouver de la pitié. Joli pied de nez il faut l’avouer.
C’est un peu comme dans l’histoire du dormeur où un moustique vient chatouiller ses oreilles. Le dormeur sait qu’il se fera piquer pendant son sommeil, il sait cette fatalité. Pourtant, si le moustique s’approche, il l’écartera d’un geste nonchalant. Accepter la fatalité, l’éloigner tant que possible : voilà la noblesse des hommes. Ils ont appris à plier la tête. Devant l’inutilité de leur vie, ils ont inventé l’art de l’inutile. Les hommes sont le sourire d’Atlas.
Mais ils n’avaient pas compris la beauté de la mort ni son importance. Mourir de faim, de soif, de plaisir, éclater de rire, s’enterrer de peur, crever de jalousie, se consumer d’amour, expirer son temps, sacrifier chaque instant, donner, se torturer, dépérir lentement… autant de morts pour vivre. Main dans la main.
Et maintenant ils ont défié la fatalité. Je vais mourir à mon tour petite sœur et tu porteras seule la terre et la voûte des cieux. Pour l’éternité.
Je te lègue la pierre philosophale.
Adieu
Par Everlasting.
Je souhaite à présent aux participants et aux spectateurs du concours une agréable et longue lecture ^^ !
En attendant les résultats ce soir vers 22h - 23 h dernier carat.
Le premier est de toi carnavale ? Il est franchement génial, félicitations
Merci Linus ^^.
Mais il faut d´abord apprécier ceux des participants lol.
Ca va...
![]()
Alors ça vient ces résultats ?!
Bon il est 19 : 00, je pense qu´on pourrait avoir les résultats maintenat ...
patience... lol
carnavale, comme d´hab j´adore ![]()
les autres j´ai pas fini de tt lire, je ferai mon pti commentaire apres ![]()
De même, si je fais de trop bonnes ou trop mauvaises critique j´ai peur de passer pour un lèche bottes ou un dénonciateur.
Il n´en reste pas moins que j´attends les résultats avec imaptience. Je suis aussi préssé qu´un citron de voir qui a gagné.