Je dis pas que j´ai raison et je suis pas aliené aux grand auteurs, mais je me sert de ce que j´ai autour de moi
Si mon jugement est subjectif, le tien aussi (l´âme qui se juge elle même). Quelle est la norme qui, lorsqu´on passe outre, permet de dire : ca y´est je suis vieux.
Par ailleurs, la viellesse n´est pas un Etat, c´est un changement.
Je m´explique. Le seul moyen d´établir l viellesse comme norme, puisque tout est subjectif, c´est une comparaison. Comparaison physique entre un avant et un après.
Je constate, parce que je le sais, qu´avant je courrais plus vite plus longtemps, etc... qu´il y´a eu délitement de mes capacités physiques. C´est le viellissement que je constate. Il y´a une phase ascendante: la jeunesse. Une phase de maturité : l´age adulte. Une phase de débilité : la viellesse.
Je constate simplement que je progresse, ou que je régresse. Et dans les deux cas, je viellis. Mais quand je suis rentré dans le deuxième cas, je fais preuve de viellesse.
L´esprit, grace à un système normatif (celui de la science, la vitesse etc..) peut juger de son état physique objectivement. Et l´affaiblissement général et sur une longue durée (pas à la suite d´une maladie) c´est la viellesse.
On entend souvent des gens d´age avancé (ou la cinquantaine) déclarer en riant, ou déplorer :"Je me fais vieux". Eh bien c´est une constatation de leur état de viellesse.
Maintenant, si l´âme doit juger l´état de l´ame et du corps ? Comment fait-elle ? Si pour le corps elle dispose d´éléments extérieurs à elle même (des grandiants scientifiques) elle ne peut se juger elle même. Simplement du fait, qu´elle est en changement permanent et inconscient. Lorsque je suis en colère, ou que j´éprouve de la joie, qu´est-ce qui permet de juger d´une amélioration? Rien
Je n´ai strictement aucun moyen de me dire vieux en jugeant l´ame par l´ame.
Imaginons que nous soyons vieux. L´âme, pour elle est normale (elle le sera toujours, ou alors vous êtes schysophrènes). Faut être logique avec soi même, l´âme peut pas se déclarer meilleure, ou mauvaise. Je ne peux déclarer mon ame vielle, affirmer mon état de viellesse, que par une comparaison avec l´extérieur.
C´est là qu´on doit passer par l´apparence, et ainsi juger de son état.
Le souvenir lui ne bouge très peu, l´ame en permanence et ne dispose pas de deux points stables pour juger (c´est la base: disposer d´une norme, et d´un état présent).
Il y´a une réduction des capacités, qui est mesurable objectivement. Par contre, pour l´âme rien n´est mesurable, et elle ne change pas.
Puisqu´il faut un critère pour dissocier le jeune du vieux (parce qu´on ne peut pas le nier, ils ne sont pas les mêmes) le vieux et le jeune ont la même nature/essence mais l´un est physiquement débile, et l´autre est en forme pour un temps.
Sinon, comment distinguer le vieux du jeune ? Un vieux peut être un gamin dans l´âme, aussi bien qu´un jeune peut être aussi mature qu´un vieux.