Ta réflexion est bonne. La poser comme vérité, c´est dommage, cela en nuance la qualité.
Dis toi bien que tu penses, que nous pensons tous, avec le système de pensée occidental, indo-européen, et qu´il y a des régions de pays où la conception du monde, de la vie, des choses qui transcendent, etc. est particulièrement différente de la nôtre.
Même au sein de nos mouvements de pensée Dieu est une notion discutée. (cf Pasfou)
Il n´y a pas de fatalité de Dieu, je dirais qu´il y a surtout fatalité de la peur du néant, de la peur de disparaître - quoique les stoïciens et Epicure sauraient répondre à ces angoisses -. Et je suis d´accord, l´homme est naturellement diposé à préférer l´espoir au désespoir (sinon, pas de progrès et l´humanité se serait suicidée dès ses premières manifestations).
Face à cette espérance de la permanence du soi, au-delà du terme de la vie matérielle, il y a la religion certes, mais il y a bien d´autres domaines : l´art, la reconnaissance, l´amour, etc. domaines aussi divers qui donnent à la vie une valeur. Valeur de celui qui au-delà de sa mort continue à être (exemple : Victor Hugo), perdure par ce qu´il a créé. Valeur d´un sentiment inhérent à la nature humaine, l´amour, qui crée une continuité qui donne "une raison de vivre" sous-jacente à toutes les autres.
Je dirais plus globalement que face à la peur de disparaître et de n´être jamais plus sans laisser de trace, il y a la vie elle-même. L´homme veut laisser des traces pour se dire que non sa vie n´a pas été inutile. Quand il est mort, il y a de fortes chances pour qu´il ne puisse plus penser à la peur de mourir, donc plus d´angoisse. Par conséquent, ce sont les efforts accomplis pour embellir la vie, de toutes les manières que ce soit, qui lui donnent une valeur et qui permettent aux humains d´oublier leur condition de mortels.
Dieu est une solution mais pas LA solution inévitable.