Présupposé de la question : "si je veux être libre, je ne dois subir aucune contrainte de tout ce qui m´est extérieur. Je ne vois pas pourquoi quelqu´un aurait le droit de me dire ce que je dois faire".
Problème : la liberté, au sens philosophique, n´est pas la liberté sauvage, qui est celle du sens courant. Si l´on définit la liberté de la manière suivante : je fais ce que je veux, comme je veux, et je m´en contente, on fait erreur. La liberté, au sens philosophique, c´est la faculté de choisir et d´assumer ses choix, face à ce qui est possible.
Si l´on ne se restreint pas à écouter autrui, au moins celui qui est chargé de notre éducation, au pire on est analphabète et on est tout SAUF libre, mais toujours dépendant du savoir de l´autre. Au mieux, on agit pour soi seul, et moralement, cela revient à de l´égoïsme.
Donc, "qui est autorisé" ? C´est comme si on désignait moralement les personnes les plus aptes à me donner des contraintes des obligations. Dans un premier temps, cette nécessité des contraintes semble moralement inévitable, si l´on veut au moins survivre, puis connaître.
Après, plus tard, l´adulte - encore faut-il déterminer ce que l´on entend par "adulte" et par "maturité" -, l´individu citoyen, majeur, est responsable devant une autre manifestation d´autrui : les lois de la société à laquelle l´individu appartient.
Mais au delà de ces lois, culturellement crées, n´y a-t-il pas dans la nature de l´homme une naturelle aptitude à s´auto-contraindre, à choisir ce qu´il y a à faire : on en revient à la problématique de la liberté.
Comment émanciper sa liberté ? En cherchant à connaître tout en s´ouvrant à la tolérance.
Ce sont de premières pistes.