et tous les martyrs executés par les romains n´ont pas renié sous la torture..
Aussi vérifiable que la mort de César...
Sofea
tout ça c´est très facile à dire !
"Souffre en silence"
ben bien sûr : comme ça, tu ne vois pas la souffrance et tu peux rester dans tes petites certitudes !
es incapable de faire face aux aléas de la vie seul.
et alors ? J´en ai pas honte !
Non seulement, tu te fous de ma gueule, mais aussi de tous les autres malades...
Qui suis-je ?
Non, que suis-je ?
Est-il possible que je sois morte ? Non, je sens ce tremblement incessant qui me parcours, cela signifie que mes nerfs sont encore à vif et que je n´ai pas ou peu dormi cette nuit encore.
Il fait encore bien noir, c´est déjà le matin ?
Un bruit de pas dans l´escalier, sûrement mon pére… Il monte ou descend ? Il monte, il doit être 1h du matin, cela fait environ deux heures que je suis dans mon lit… encore 5h à tenir… Pourquoi donc chercher à dormir ? Demain je vais encore aller en cours chercher chercher à oublier un instant qui je suis, perdre mon identité au profit d´une autre, au profit de la troisième Âme, la plus parfaite de mes créations, une âme lâche et presque égoïste, manque plus qu´à comprendre l´avidité et le masque d´être humain sera parfait… Pourquoi ? Ne valent-ils pas mieux que ceux qui m´ont détruite il y a tant d´années ? J´en doutes, ils ne comprendraient pas, la dernière tentative a moins de six mois et est un echec cinglant, cette personne ne m´ayant adressé que quatre mots différents depuis : ""Salut","ca","va","Bye" .
De quel droit m´ont ils exclues de la sorte ? Du simple fait que ma place est enviable aux yeux de tous.
Née dans une famille plutôt aisée, j´ai l´air au premier abord saine et en pleine santé. De plus je possède des capacités intellectuelles fort au-dessus de la moyenne avec entre autre un Quotient Intelectuel de 158…
Je n´ai pas à me plaindre n´est-ce-pas ?
Et pourtant …
Mon corps est assimile que difficilement le sucre et autre graisse, toutes mes "amies" me l´envie, je peux manger comme quatre sans grossir… Un Indice de Masse Corporel inférieur à 16 et une incapacité à tenir debout une heure vous appellez ça une chance ?
Il faut faire attention à l´hypertension pas manger trop salé, ni boire trop de café etc. tout le monde le sait, non ? En effet mêmes symptomes que ci-dessus, à trop faire attention on en oublie l´hypotension qui elle ne possède que peu de traitements…
Et pour ne pas être en reste, on saupoudre le tout d´asthme pour faire joli…
Ca va encore, c´est pas trop dur, de quoi je me plains ?
A oui peut-être de ces allergies diverses et variées qui font que je suis devenue la poule aux oeufs d´or des vendeurs de mouchoirs.
Par contre les parfumistes eux ne me voient guère, incapable de différencier deux odeurs différentes, car oui je n´ai pas non plus d´odorat, peut-être à cause du fait que je suis tout le temps malade depuis ma naissance et que quasiment à chaque fois c´est mon nez qui trinque, par manque d´entrainement on en perd l´usage…
Pour aller avec le tout je rajoute des tremblements incessants dûs vraissemblablement à l´une des cause ci-dessus ou au fait que je suis insomniaque…
Certes cela ne vaut sûrement pas la mucovisidose, mais me suis-je plaint une seule fois, non ? Le devrais-je sûrement si j´avais la lâcheté de penser que j´avais mérité d´être en bonne santé aussi bien qu´un autre. non je suis née comme ça j´assume, c´est que je dois avoir des capacités compensant ce phénomène.
Capacités, tiens donc ne serait-ce pas ma capacité d´analyse qui m´ont permis de comprendre tout plus jeune que tout le monde ou presque ?
Tant que j´étais cantonnée au milieu familial je n´avais pas de problêmes, je n´avais aucun moyen de comparaison, adulée par mes parents… Je devais être heureuse à cette époque, malheureusement je n´en garde aucun souvenir.
Je garde par contre des souvenirs de mes expériences sociales à 4-5ans. Inconsciente que mes capacités m´étaient unique je ne les cachais pas, sans les montrer à tout va non plus. Mais cela était déjà trop, rejettée directement, cataloguée au rang de monstre incompréhensible par les gens de mon âge, comprenant également que l´intérêt qu´avaient mes parents en moi était tourné uniquement vers mes capacités qui me différenciait des autres. Anormale, aussi bien physiquement que mentalement, voilà ce qu´une petite fille de 4-5 ans à compris qu´elle était, anormale et seule. Je n´ai pas de souvenir d´enfance, ayant perdu l´innocence à cet âge.
Je m´en plaint ? Non plus.
Et de toute façon même si je le voulais je n´en aurais pas le droit, cette enfance n´était-elle pas idyllique aux premiers abords ?
Et n´est ce pas la première impression qui compte à vos yeux ?
Oui je te méprise parce que tu es incapable de te battre seul. Oui je méprise tous les malades capable de se battre seuls et qui ne le font pas. La médecine qui maintien ton corps en vie n´est pas considérée comme une aide extériieure puisque vitale. Mais le fait que tu te considère comme l´être le plus souffrant ici m´énerve au plus haut point.
Ce n´est pas une qualité de souffrir, tu n´as pas à t´en vanter, tu n´as pas à justifier tes actes par cette souffrance. Tu es en vie, tu dois te battre pour mériter la vie ou te taire et subir.
Or aucun battant ne se plaint, car un battant n´a pas par définition la lâcheté de se lamenter sur son sort, quémendant l´aide au premier venu.
C´est d´un égoïsme sans borne ! Tu veux que les autres soient à tes pieds pour une faute qu´ils n´ont pas commis, est-ce leur faute si tu souffres ? Non ! Pourquoi Dieu alors ? Parce qu´il fallait bien qu´il donne une âme à une cellule-oeuf même si elle était malade et portait en elle une tare. Pourquoi toi ? Non pourquoi pas toi ? Pourquoi serais-tu en bonne santé et un autre malade ? Il faut bien des malades, tu n´as pas eu la chance de faire partie des biens portants, et alors ? Tu dois te battre pour montrer qu´un malade vaut plus qu´un bien portant !
Mais il est bien plus facile de demander de l´aide aux autres en se lamentant sur son sort, qu´utiliser ses deux p´tits bras pour se battre.
Ce n´est qu´en tombant et en se relevant qu´on apprend à marcher. Tu es tombé à la naissance, qu´attends-tu pour te relever et te dresser fièrement ?
Je pense que tu sais ce que c´est que se coucher le soir sans vouloir se réveiller le lendemain, cette insomnie éprouvante causant une fatigue mentale et physique telle que chaque jour en devient pénible. N´as-tu jamais rêvé que cela cesse ?
Crois-tu que si ta maladie disparait elle cessera ?
Elle ne cessera jamais si tu ne te prends pas en main. Souffres en silence et bats-toi car se lamenter ne mène nulle part si ce n´est au désespoir.
Pourquoi donnes-tu ici le quotidien d´une personne souffrant de cette maladie ?
Effectivement souffrir n´est pas une qualité. On n´aura pas attendu ce post pour dénoncer le culte de la souffrance cher à la Bible.
Le monothéisme déteste l´intelligence, cette vertu sublime que définit l´art de lier ce qui, a priori, et pour la plupart, passe pour délié. Elle rend possibles les causalités inattendues, mais vraies : elle produit des explications rationnelles, convaincantes, appuyées sur des raisonnements; elle récuse toute fiction fabriquée. Avec elle, on évite les mythes et les histoires pour les enfants. Pas de paradis après la mort, d´âme sauvée ou damnée, pas de Dieu qui sait tout et voit tout : bien conduite, et selon l´ordre des raisons, l´intelligence, a priori athée, empêche toute pensée magique.
Les tenants de la loi mosaïque, des fariboles chris- tiques et de leurs clones coraniques partagent la même fable sur l´origine de la négativité dans le monde : dans la Genèse (III, 6) - commune à la Torah et à l´Ancien Testament de la Bible chrétienne -, et dans le Coran (II, 29), on trouve la même histoire d´Adam et Eve dans un Paradis où un Dieu interdit d´approcher un arbre pendant qu´un démon invite à la désobéissance. Version monothéiste du mythe grec de Pandore, la première femme commet évidemment l´irréparable, et son acte répand le mal sur toute la planète.
Ce récit, en temps normal tout juste bon à grossir le rang des contes ou des histoires à dormir debout, a eu sur les civilisations des conséquences considérables! Haine des femmes et de la chair, culpabilité et désir de résipiscence, quête d´une impossible réparation et soumission à la nécessité, fascination pour la mort et passion pour la douleur - autant d´occasions d´activer la pulsion de mort.
Qu´y a-t-il dans le dossier de cette histoire ? Un Dieu qui interdit au couple primordial la consommation du fruit de l´arbre de la connaissance. A l´évidence, nous sommes dans la métaphore. Il faut les Pères de l´Eglise pour sexualiser cette histoire, car le texte est clair : manger ce fruit dessille et permet de distinguer le bien du mal, donc d´être semblable à Dieu. Un verset parle d´un arbre désirable pour acquérir l´intelligence (III, 6). Passer outre le diktat de Dieu, c´est préférer le savoir à l´obéissance, vouloir connaître plutôt que se soumettre. Disons-le autrement : opter pour la philo- sophie contre la religion.
Que signifie cet interdit de l´intelligence ? On peut tout dans ce Jardin magnifique, mais pas devenir intel- ligent - l´arbre de la connaissance - ni immortel - l´arbre de vie? Quel destin Dieu réserve donc aux hommes : l´imbécillité et la mortalité? Il faut imaginer un Dieu pervers pour offrir ce cadeau à ses créatures... Célébrons donc Eve qui opte pour l´intelligence au prix de la mort quand Adam ne saisit pas tout de suite les enjeux du moment paradisiaque : l´éternelle féli- cité de l´imbécile heureux!
Que découvrent ces malheureux, la dame ayant cro- qué du fruit sublime ? Le réel. Le réel et rien d´autre : la nudité, leur part naturelle, mais aussi, et depuis cette fraîche acquisition du savoir, leur part culturelle, du moins ses potentialités via la création d´un pagne avec feuilles de figuier - et non de vigne... Et encore : la rudesse du quotidien, le tragique de tout destin, la brutalité de la différence sexuelle, l´abîme qui sépare pour toujours homme et femme, l´impossibilité d´évi- ter le travail pénible, la maternité douloureuse et la mort impériale. Une fois affranchis, et pour éviter l´ajout de la transgression qui permet d´accéder à la vie éternelle - car l´arbre de vie côtoie l´arbre de la connaissance -, le Dieu un, décidément bon, doux, aimant, généreux, expulse Adam et Eve du paradis. Nous en sommes là depuis...
Leçon numéro un : si l´on refuse l´illusion de la foi, les consolations de Dieu et les fables de la religion, si l´on préfère vouloir savoir et qu´on opte pour la connaissance et l´intelligence, alors le réel nous appa- raît tel qu´il est, tragique. Mais mieux vaut une vérité qui désespère tout de suite et permet de ne pas perdre complètement sa vie en la plaçant sous le signe du mort-vivant qu´une histoire qui console sur le moment, certes, mais fait passer à côté de notre seul vrai bien : la vie ici et maintenant.
Très bien...
Comment 2 personnes aux expériences si semblables peuvent en arriver à des conclusions si différentes ?
Certes cela ne vaut sûrement pas la mucovisidose,
si, ça la "vaut" largement.
Le devrais-je sûrement si j´avais la lâcheté de penser que j´avais mérité d´être en bonne santé aussi bien qu´un autre. non je suis née comme ça j´assume, c´est que je dois avoir des capacités compensant ce phénomène.
oui, on aurait mérité d´être en aussi bonne santé que les autres, je vois pas en quoi c´est lâche !
Moi aussi, je fus un enfant précoce, et ai été rejeté à cause de mes capacités physiques plus que limitées et mes capacités intellectuelles inversement proportionnelles (et au final, je ne les considère donc pas comme un avantage...). Oui, solitude, pas de copains...
Oui je te méprise parce que tu es incapable de te battre seul.
j´en suis incapable, je ne suis pas le seul, et ce n´est pas une raison suffisante de mépris !
Ce n´est pas une qualité de souffrir, tu n´as pas à t´en vanter, tu n´as pas à justifier tes actes par cette souffrance.
où ai-je justifier des actes par ça ?
Or aucun battant ne se plaint, car un battant n´a pas par définition la lâcheté de se lamenter sur son sort, quémendant l´aide au premier venu.
oui, ben tout le monde ne l´est pas... D´ailleurs, pendant une bonne vingtaine d´années, j´ai souffert seul ET en silence, ce qui fait que personne ne m´a aidé, et ça m´a rapporté une dépression et 2 TS.
Pourquoi Dieu alors ? Parce qu´il fallait bien qu´il donne une âme à une cellule-oeuf même si elle était malade et portait en elle une tare.
tiens, maintenant, d´abord la vie puis dieu lui donne une âme...
Il faut bien des malades
ah bon ? Pour quoi faire ?
n´as pas eu la chance de faire partie des biens portants, et alors ?
et alors j´en peux plus !
Tu dois te battre pour montrer qu´un malade vaut plus qu´un bien portant !
les biens-portant s´en foutent...
Ce n´est qu´en tombant et en se relevant qu´on apprend à marcher. Tu es tombé à la naissance, qu´attends-tu pour te relever et te dresser fièrement ?
peut-être de l´aide, peut-être aussi une raison valable de me battre...
Ce n´est qu´en tombant et en se relevant qu´on apprend à marcher. Tu es tombé à la naissance, qu´attends-tu pour te relever et te dresser fièrement ?
en effet..
cette insomnie éprouvante causant une fatigue mentale et physique telle que chaque jour en devient pénible insomnie...ça aussi, je l´ai "gagné" au fil des années...
Souffres en silence et bats-toi car se lamenter ne mène nulle part si ce n´est au désespoir. non, trop d´années de silence qui ne m´ont rapporté qu´indifférence...maintenant, je hurle...d´ailleurs, peut-être que tu y viendras...
C´est une manière de museler l´opposition.
Un bien-portant qui ne croira pas en Dieu :
-> tu ferais mieux de souffrir pour le Christ, car si on souffre dans la vraie vie, on va au Paradis après la mort !
Un souffrant qui se demandera pourquoi Dieu lui fait des misères :
-> Oh ! toujours à se plaindre celui-là ! pas étonnant !
Ben oui, c´est ça...accepter son sort et lui dire merci encore... C´est pourquoi je pense que la maladie a été un des facteurs de mon athéisme.
Après relecture de l´inintéressant appel à la prière et au silence, une seule phrase sort du lot :
"Pourquoi Dieu alors ? Parce qu´il fallait bien qu´il donne une âme à une cellule-oeuf même si elle était malade et portait en elle une tare."
Dieu étant censé être amour + tout-puissant, je ne vois pas qui au-dessus de lui l´a contraint à mettre une tare dans cette cellule.
Dieu étant censé être amour + tout-puissant, je ne vois pas qui au-dessus de lui l´a contraint à mettre une tare dans cette cellule.
ça change au fur et à mesure : maintenant, il n´y a pas besoin de dieu pour la fécondation, mais une fois celle-ci réalisée, il met une âme dans la cellule-oeuf...
Ah oui, une dée que j´ai exprimé, mais en partie et mal :
Pendant vingt ans, j´ai aussi écouté les beaux discours du style "bats-toi, ne te plains pas" etc...et j´ai fait de mon mieux pour y adhérer, les mettre en application... Mais j´ai bien été obligé de me rendre compte que ce n´est qu´une manière pour les gens qui le disent de se donner bonne conscience, ils n´en ont rien à foutre de toi, et ils te laissent bien crever seul dans ton coin, mais avec leur conscience tranquille... Donc aujourd´hui, je ne me tais plus !
Tout ça pour Dieu...
Une guéguerre pour savoir qui a le plus raison.
D´un côté, une personne qui a parlé de sa maladie comme d´une injustice évidente.
De l´autre, une personne ayant jugé que la première se plaignait, et qui a cru bon d´en rajouter sur sa propre souffrance pour dire qu´il faut surtout ne pas en parler.
Désolé, mais la maladie EST une injustice. Que certains soient d´accord ou pas, je n´en ai rien à faire, c´en est une ici et maintenant.
De l´autre, une personne ayant jugé que la première se plaignait, et qui a cru bon d´en rajouter sur sa propre souffrance pour dire qu´il faut surtout ne pas en parler.
Faut dire que c´est vrai qu´on se fait bourrer le mou pour pas se plaindre...c´est tellement plus facile pour les autres ! Un malade qui ose se plaindre est un emmerdeur, alors qu´un malade qui fait comme s´il était heureux, c´est tellement mieux...
Ces livres, c´est de la pourriture. Certains ont été conditionnés jusqu´à croire qu´il faut se la fermer si on est malade pour mieux obtenir le paradis... car la maladie est un test de l´amour que l´on a pour celui qui vous tord le corps !
Le mythe de l´éternel imbécile heureux, souriant à toutes les souffrances de la Terre et plus encore aux siennes, car il sera enfin délivré après la mort, persuadé d´avoir subi un contrôle surprise...
Ces gens-là qui ont le beau jeu de dire qu´une personne criant à l´injustice se battrait plus efficacement dans le silence et l´adoration de Dieu à travers le don qu´il nous fait, la maladie...
C´est à gerber.
Mon topic a du succès
Mais on s´éloigne du sujet...
Bonne journée à tous...
en general je traites les gens malades comme des personnes normales car je sens que c´est une insulte pour eux que je les traite avec plus d´atention comme s´ils etaient incapables de vivre par eux meme mais je vois que tu as envie d´etre chouchouter attentioner et traiter comme un sous homme.c´est ton choix mais on peut pas dire que ta une fierté ou un honneur très devellopé
On ne réclame pas l´envie d´être chouchouté si l´on parle d´injustice évidente à propos d´une maladie. Tu ne comprends rien et pour cause : tu es sûrement loin d´être dans la situation de Christophe.
Le contraire, dire que la maladie est une forme de justice, ne sert qu´à donner l´espoir d´atteindre une autre vie après la mort. Qui n´existe pas.
chacun ses tares il n´y a rien d´injuste
Alors ça ! Considérer la maladie comme un cadeau, ou une promesse de vie meilleur ! C´est un comble !
C´est justement ce qui m´irrite au plus haut point dans la religion catholique. C´est que ceux qui souffrent seront récompensé. Mais ça, c´est pour mieu diriger les masses ! N´oubliez pas que l´église a un lourd passé associé au pouvoir. L´église régnait en maître pendant des sciècle. Et quand il fallait expliquer aux paysans qu´il fallait verser la moitier de ses récoltes au diocèses, bien que sa famille crève de faim, ben c´était bien pratique de dire : "Oui tu meurs de faim toi et tes enfants, mais n´oublie pas que plus tu souffres ici, plus ta mort sera belle..."
C´est d´un pathétique de croire encore que la souffrance en ce monde amènera une "après-mort" douce. Ce n´est que se cacher derrière un espoir futile. Il faudrait plutot surmonter sa douleure et l´accepter. Comme le dit la philosophie boudiste, ce n´est pas en souffrant que tu atteindra l´état de clairvoyance, mais c´est en étant conscient de la souffrance, et en la dépassant, en l´acceptant sans rien en retour.
Le tout réside dans l´état d´esprit. J´ai vu des milionaires en bonne santé qui ne souriait jamais et finissait par sauter d´un pont, et des vieux Africains au Soudan qui ont crevé de faim toute leur vie rire toute la journée et espérer vivre encore 20 ans.
L´homme occidental (enfin la majorité) est attaché à des conceptes de bonheur totalement erroné. Et se plaindre de sa maladie, ou croire que c´est grace à elle que plus tard ce sera bien, ben c´est puérile...
avant d´avoir un lourd passé l´eglise chrétienne donnait deja ce message.