Question intéressante, Better, en dépit de la volonté de dérision qui y est apparemment associée. Un homme échoué sur une île, à moins d´être un marginal, sera passionnément en demande de la présence d´autrui. La masturbation, coordination entre le physique et l´imagination, le matériel et le sensitif, est peut-être le moyen le plus efficace et le mieux prescrit pour combler l´absence de l´autre.
On pourrait transposer cette réflexion dans le domaine de la mort.
Ever> Le fantasme comme manifestation d´une inspiration artistique, c´est-à-dire libre et hors de toute contrainte, même morale ? Cela me paraître une problématique déjà plus noble, plus cultivée. Mais dans la pratique de l´art, il y a bien expression d´un soi. Sans mauvais calembour, la masturbation peut être considéré comme un acte unique renouvelé, premier témoin d´une expression bestiale de soi. Donc, peut-être devons-nous en tenir compte dans la recherche volontaire sur la connaissance de soi, en dépit de nos préjugés, inconscients ou avoués, sur la pratique.