Bonjour, j'aimerais avoir un avis sur mon introduction sur le sujet : "L'amour est-il un devoir ?"
Le mot « amour » évoque différents concepts : l’union instinctive des êtres humains, l’amour de soi-même ou le sentiment amoureux.
Selon le second commandement de la Bible, l’amour d’autrui est un devoir sacré : « tu aimeras ton prochain comme toi-même ». Ainsi, l’amour bienveillant entre les êtres humains pourrait-il être nécessaire à notre existence, dans un souci de respect de la religion ou simplement de nous-même et des autres ? Sommes-nous par essence amenés à aimer nos semblables ?
On entend souvent qu’il faut s’aimer soi-même pour être heureux. Mais peut-on vraiment considérer l’amour de soi-même ou envers autrui comme un devoir, puisque c’est un sentiment qui ne se contrôle pas ? Cependant, la reproduction semble être un devoir puisqu’elle est nécessaire au survie de notre espèce : l’union charnelle nécessite-t-elle le sentiment amoureux ; en ce sens l’amour pourrait-il être un devoir ?
Merci d'avance ![]()
Je ne suis pas sûr que l'amour soit un sentiment qui ne se contrôle pas...
Sinon, c'est une bonne base, mais :
1/ pas de définition de la notion de ""devoir"" ?
2/ Parmi tous les questionnements, lequel constitue la problématique ?
2-bis/ Enjeux du sujet ?
liés à la problématique donc explique en partie le 2.
3/ Annonce du plan
Et 4/ Bon courage !! ![]()
Merci ![]()
P.S., pour un exemple d'introduction : https://www.jeuxvideo.com/forums/1-68-173631-1-0-1-0-les-pro-du-forum-j-ai-besoin-de-vous.htm#message_173676
Normalement, c'est un enchaînement, chaque partie doit amener la suivante de façon logique ![]()
Tu penses que c'est mieux ?
Le mot « amour » évoque différents concepts : l’union instinctive des êtres humains, l’amour de soi-même ou encore le sentiment amoureux. Le devoir est par définition une obligation morale ; il semble qu’ils s’imposent par le biais de notre conscience.
Selon le second commandement de la Bible, l’amour d’autrui est un devoir sacré : « tu aimeras ton prochain comme toi-même ». Ainsi, l’amour bienveillant entre les êtres humains pourrait-il être nécessaire à notre existence, dans un souci de respect de la religion ou simplement de nous-même et des autres ? Sommes-nous par essence amenés à aimer nos semblables ?
On entend souvent qu’il faut s’aimer soi-même pour être heureux. Mais peut-on vraiment considérer l’amour de soi-même ou envers autrui comme un devoir, puisqu’à première vue, l’amour semble être subjectif et incontrôlable ? Ainsi, dans quelle mesure pouvons-nous considérer l’amour comme un devoir ?
I – Il faut s’aimer et aimer son prochain pour vivre en société : l’amour est une obligation morale, voire même un instinct primaire (Rousseau : hommes animés par une pitié naturelle les empêchant de se nuire – Discours sur l’inégalité)
A – L’amour est un devoir, fruit de notre conscience
B - Instinct primaire -> Universalité des valeurs morales ? L’amour est-il lui aussi universel et donc objectif ?
II – S’aimer soi-même pour vivre heureux : devoir personnel seulement ?
A – Amour propre et autovalorisation : devoir dicté par notre conscience ?
B – « tu aimeras ton prochain comme toi-même » : l’amour peut être un devoir religieux
III – L’amour semble subjectif et incontrôlable ; comment pourraît-il alors être une obligation ?
A – L’amour est-il vraiment incontrôlable ?
B – L’amour : subjectif ou objectif ?
Pour le plan je l'ai écrit rapidement donc à voir / de toute façon mon prof ne nous demande pas encore d'en faire
J'ai du mal à poser une réelle problématique. ![]()
J'ai viré la reproduction puisque c'est une nécessité pas une obligation morale
C'est pas mal. Après je pense qu'on peut toujours améliorer, et donc, deux conseils :
trouve une accroche au début de ton introduction, pour retenir l'attention du correcteur
essayes d'insérer, avant la problématique, une phrase expliquant l'enjeu du sujet (la contradiction entre amour et devoir)
Tu as bien expliqué le devoir, je pense, mais il y a moyen de mieux faire sentir le paradoxe du sujet en expliquant que l'amour nécessite la liberté (on ne peut aimer que si l'on est libre de ne pas aimer, par exemple, mais tu peux aussi le dire autrement), du coup, ça expliciterait le paradoxe entre l'amour qui est libre et la notion de devoir.
Sinon, on risque de ne pas comprendre pourquoi tu dis que l'amour semble être subjectif et incontrôlable (il peut effectivement l'être, mais il faut expliquer pourquoi)
le plan : doit être exposé ""littérairement"" plutôt qu'en liste.
par exemple :
""(...) Ainsi, dans quelle mesure pouvons-nous considérer l’amour comme un devoir ? Pour le savoir, nous commencerons par examiner en quoi l'amour est une obligation morale universelle (I) et en quoi s'aimer et aimer son prochain est nécessaire pour vivre en société ; puis nous nuancerons notre propos en distinguant l'amour en tant que devoir personnel et l'amour en tant que norme religieuse et sociale (II), avant de considérer l'amour dans ses aspects subjectifs et incontrôlables en étudiant comment ces aspects peuvent être articulés avec la notion de devoir (III).
Sinon, c'est bien, il manque pas grand'chose.
Merci beaucoup, je n'avais pas pensé à la liberté.
Tu m'es d'un grand aide ![]()
"Le mot « amour » évoque différents concepts : l’union instinctive des êtres humains, l’amour de soi-même ou encore le sentiment amoureux."
Le terme de "concept" est mal choisi ici, tu n'es pas en train de parler de concepts (terme qui renvoie en philosophie à des représentations techniques) mais de significations courantes.
"Le devoir est par définition une obligation morale ; il semble qu’ils s’imposent par le biais de notre conscience."
A quoi se réfère ce "ils" ? En tout cas du point de vue grammatical, c'est incorrect.
"Selon le second commandement de la Bible, l’amour d’autrui est un devoir sacré : « tu aimeras ton prochain comme toi-même »."
Mouai "second commandement de la Bible", tu pourrais indiquer que c'est dans l'Evangile selon Matthieu.
"Ainsi, l’amour bienveillant entre les êtres humains pourrait-il être nécessaire à notre existence, dans un souci de respect de la religion ou simplement de nous-même et des autres ? Sommes-nous par essence amenés à aimer nos semblables ?"
Un peu bancal et le lien avec la citation biblique précédente est loin d'être évident.
"On entend souvent qu’il faut s’aimer soi-même pour être heureux. Mais peut-on vraiment considérer l’amour de soi-même ou envers autrui comme un devoir, puisqu’à première vue, l’amour semble être subjectif et incontrôlable ? Ainsi, dans quelle mesure pouvons-nous considérer l’amour comme un devoir ?"
Ah, ça c'est bien ! Tu fais un véritable effort de problématisation de la question posée en montrant bien un paradoxe entre un amour qui semble à première vue incontrôlable par nature et l'idée d'un impératif moral à aimer.
Pour ton plan, j'espère que tu détailles précisément ce qu'il faut entendre par conscience et par subjectif/objectif. Je crains également que tu n'explores pas assez la possibilité que l'amour puisse ne pas être un devoir du tout. Enfin, il serait souhaitable que tu n'oublies pas en cours de route la polysémie du terme "amour" mentionnée en intro.
Il me semble quand même que l'introduction est trop longue avec en plus l'annonce du plan ; je pourrais reprendre la citation de la Bible dans le paragraphe adéquat non ?
Je ne vois pas ce que tu veux dire par "norme sociale" ça me semble redondant avec "nécessaire pour vivre en société" ![]()
jesuispartout :
"Le terme de "concept" est mal choisi ici, tu n'es pas en train de parler de concepts (terme qui renvoie en philosophie à des représentations techniques) mais de significations courantes."
Merci c'est modifié
"A quoi se réfère ce "ils" ? En tout cas du point de vue grammatical, c'est incorrect"
Oui je l'ai changé immédiatement après avoir posté
"Mouai "second commandement de la Bible", tu pourrais indiquer que c'est dans l'Evangile selon Matthieu. "
Ok je savais pas, j'avais peur de dire n'importe quoi alors je suis resté très large
![]()
Pour le reste je n'ai pas grand chose à ajouter j'arrangerai ça merci aussi
J'ai commencé à développer :
« Je ne connais qu’un seul devoir et c’est celui d’aimer » (Albert Camus). Le mot « amour » a diférentes significations : l’union instinctive entre les êtres humains, l’amour de soi ou encore le sentiment amoureux. Un devoir est par définition une obligation morale ; ces deux termes paraissent antinomiques. « L’amour est l’acte par lequel une pensée se fait libre en pensant liberté » disait Gabriel Marcel dans le Journal Métaphysique (1914-1923). Ainsi, pour aimer, nous devons avoir la liberté de ne pas aimer ; or le devoir ne semble pas nous laisser ce choix. Sommes-nous par essence amenés à aimer nos semblables ; l’amour repose-t-il sur des instincts primaires ? On entend souvent qu’il faut s’aimer soi-même pour être heureux. Mais peut-on vraiment considérer l’amour de soi ou d’autrui comme un devoir, puisqu’à première vue, l’amour semble subjectif et incontrôlable ? Ainsi, dans quelle mesure pouvons-nous considérer l’amour comme un devoir ?
Les normes de notre société présentent l’amour d’autrui – c’est-à-dire vouloir du bien à quelqu’un -, comme un devoir. Il paraît en effet évident qu’aimer autrui soit socialement nécessaire. Ainsi, l’amour pourrait être un devoir afin de vivre en communauté ; l’amour d’autrui serait une obligation morale. L’amour de soi peut aussi être considéré comme un devoir, à titre personnel ; s’aimer semble être nécessaire afin de vivre heureux. L’amour de soi est par exemple présenté comme un devoir sacré dans l’Evangile selon Matthieu : « Aime ton prochain comme toi-même ».S’aimer soi-même serait ainsi la base de l’amour d’autrui. De plus, les dix commandements ayant pour but de guider la vie des croyants, l’amour bienveillant entre les êtres humains semblerait être nécessaire à notre existence.
Nous savons intérieurement ce que nous devons faire, ce qui est bien ou mal. L’amour ne serait-il pas un sentiment instinctif, inné ? Rousseau dit dans son Discours sur l’inégalité que les hommes sont animés par une pitié naturelle les empêchant de se nuire ; cette pitié ne serait-elle pas une forme d’amour bienveillant entre les individus ? Or, si l’amour est un instinct primaire, il serait donc commun à chaque individu et par conséquent universel et objectif. Cela semble contradictoire avec l’apparente subjectivité de l’amour ; ceci provient probablement de la polysémie de l’ « amour ». L’union instinctive entre les hommes serait objective alors que le sentiment amoureux pourrait quant à lui être subjectif.
III – Subjectivité du sentiment amoureux -> pas un devoir
Et à la fin je dis que l’amour d’autrui est un devoir, que le sentiment amoureux ne l’est pas et que l’amour de soi est en un sens une obligation morale (s’aimer pour aimer les autres) mais reste subjectif
Il me semble que c'est assez court (ça ça prend deux pages tout au plus - l'autre fois avec 3 pages et demi j'ai eu 15 donc bon...)
Mais j'aimerais savoir ce que vous en pensiez, j'ai essayé de prendre en compte les conseils de chacun d'entre vous
C'est vrai que les deux parties sont courtes, tout en étant intéressantes, elles ne tirent peut-être pas toutes les implications des idées avancées.
Sinon *différent* s'écrit avec 2 f.
Bon courage !