Dans ce cas, qui fut le premier à poser la thèse de la convertibilité des universaux ? Ma mémoire me lâche soudainement.
"En cela l'intuition de beauté que je peux avoir avant de tirer mon coup ne serait pour Platon qu'une passion epithumienne."
Haha, certainement... Mais n'oublions pas que Platon ne condamne pas de manière absolue l'amour charnel : au contraire, c'est souvent un tremplin vers la contemplation de l'Idée du Beau. Amour des beaux corps d'abord, puis amour des belles idées, c'est dans l'ordre naturel ; il ne faut juste pas rester au stade du premier (je suis totalement anti-platonicien sur ce coup-là mais là n'est pas la question)
Bien que je ne sache pas trop comment on en est arrivé à discuter de cela, je suis d'accord avec toi pour dire qu'il n'y a pas d'esthétique platonicienne, dans la mesure où Platon cherche toujours à dépasser le sensible pour accéder à l'intelligible ; les beautés sensibles, en elles-mêmes, n'ont aucune valeur.
Par rapport au reste de ton message : je pense de plus en plus qu'il faut distinguer la vie et la pensée de Socrate du système académicien établi ultérieurement par son élève.