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Liste des sujets

La libido...

Equ7nox
Equ7nox
Niveau 1
04 janvier 2014 à 03:49:41

... est elle un frein à la réflexion intellectuelle selon vous ?

Empiriquement, je suis parvenu à la conclusion que mes réflexion étaient plus fertiles lorsqu'elles étaient entièrement détournées et/ou rassasiées de toutes relations au désir sexuel. Si je voulais être plus brut, je dirai que je réfléchis mieux, disons plutôt de façon plus prolifique et constructive une fois mes organes génitaux vidés.
Après avoir accepté ceci, j'ai essayé d'en discuter avec mes proches, mais il semblerai qu'aucun d'eux ne connaissent/n'accepte connaitre, la même situation.
Je n'ai lu aucun ouvrage sur le sujet, et n'ai filament aucune autre réflexion que la mienne, mais j'aimerai voir dans cette idée la raison de la recherche de sexualité chez l'homme, et même plus que la recherche, ce besoin de sexualité de l'homme.
Mes connaissances en philosophie n'étant encore qu'à leurs balbutiement, il est possible que le problème est déjà été soulevé par certains auteurs, ou alors tout simplement que je fasse fausse route, mais j'aimerai tout de même avoir votre avis : la libido peut elle être nuisible à la reflexion ?

Je terminerai en citant sans doute l'un des plus grands philosophe depuis Socrate : "J'me fais jouir avant d'écrire, j'en ai marre de parler de sexe"
ORELSAN

Bellamy
Bellamy
Niveau 59
04 janvier 2014 à 04:26:54

Sans chercher à développer, je suis d'accord avec toi, du moins je ressens la même chose. :o))

"Si je voulais être plus brut, je dirai que je réfléchis mieux, disons plutôt de façon plus prolifique et constructive une fois mes organes génitaux vidés. "

:d) bien résumé.

Mais bon, de là à dire que c'est un frein à la réflexion intellectuelle, c'est un peu trop gros je pense. La question serait: est-ce que cela influe notre réflexion sur les sujets concernés uniquement (= amour & sexe) ou bien sur.. tout?

Après, "la libido nuisible à la réflexion" c'est faux selon moi, on peut très bien réfléchir intelligemment en n'étant pas nécessairement rassasiés sexuellement parlant, juste que comme tu le soulignes, ça parait parfois plus simple quand c'est le cas.

Il me semble qu'un ami philosophe m'avait fait la même réflexion un jour. Donc la question mérite d'être posée. :oui:

Le1erPseudo
Le1erPseudo
Niveau 10
04 janvier 2014 à 07:24:55

Pareillement, mais je ne saurais pas développé. :(

Duplessis
Duplessis
Niveau 10
04 janvier 2014 à 14:28:24

Bon on va encore dire que je fais ma "propagande" mais... je n'y peux rien si Sigmund (et plus encore, Sigmund relu par Jacques-Marie Lacan) est l'auteur dont l'analyse de notre réalité d'humain m'est apparue, de loin, la plus juste.

DONC lis le Malaise dans la Civilisation de Freud. En gros, si l'humain n'avait pas brimé ses instincts, nous n'aurions jamais construit de routes, d'hôpitaux, fait fonctionner des tribunaux, etc. Donc, pas de civilisation possible sans les limitations apportées à l'activité de nos quéquettes. Ce fut notamment le rôle des religions.

Se restreindre sexuellement peut même conduire à la sublimation : une partie de l'énergie sexuelle est détournée pour nous aider à travailler, créer...

MAIS trop de limitation rend l'homme malade et improductif (c'est une cause possible de névrose). Donc, il s'agit de doser.

Je ne sais plus où j'ai lu cette métaphore mais elle me semble parlante : c'est un peu comme un barrage. C'est une bonne construction (pour produire de l'électricité, pour créer un joli lac, etc.) mais les vannes sont nécessaires, sinon on risque la destruction.

Pour Freud, les religions ont subi l'influence des pulsions de mort (de destruction) et le phénomène s'est emballé : la sexualité a été par trop brimée, entraînant de grandes souffrances. Le paradoxe est que ce trop grand étouffement de la sexualité en est venu même à freiner la civilisation, à cause du malaise psychique que cela a provoqué.

En gros, il s'agit de trouver une juste mesure entre la baise (la branlette, quand tu ne peux faire autrement) et le travail.

Le1erPseudo
Le1erPseudo
Niveau 10
04 janvier 2014 à 18:05:10

Genre combien de vidage de couille par semaine ? :hap:

(Forum : Philosophie)

Duplessis
Duplessis
Niveau 10
05 janvier 2014 à 00:02:59

Le1erPseudo,

Je ne suis absolument pas d'accord avec ton ironie. La sexualité concerne la philo.

D'ailleurs je pense que c'est encore cette vieille pesanteur judéo-chrétienne qui voudrait rendre ces questions indignes de la philosophie, voire taboues.

XxBlawerxX
XxBlawerxX
Niveau 10
05 janvier 2014 à 00:16:18

Je pose la même question que Le1erPseudo :( :hap:

ShawnSFonteno
ShawnSFonteno
Niveau 5
05 janvier 2014 à 01:38:36

Je suis d'accord avec le fait qu'il ne faut pas généraliser en disant que la libido est un frein à la réflexion. Cependant, il m'est déjà arrivé une fois ou l'autre d'être obnubilé par mon envie de sexe quand elle est trop forte... Ce qui m'empêche clairement de penser à autre chose :o))

Maintenant il faut relativiser, une envie aussi forte est généralement causée par un évènement précis. Je veux dire que ça m'arrive quand je suis au lit avec ma charmante petite amie, pas quand je parcours un forum de philo à 1H du mat :hap:

Mais dans l'absolu, je ne pense pas que je serais capable d'étudier pour un examen en étant affligé d'un si grand appétit sexuel. Ou alors je devrais me couper le zizi :pf:

D'où ma conclusion : la libido pourrait être un frein si trop forte, mais les facteurs stimulants vont rarement de paire avec les moments de réflexion... Cependant, ce raisonnement est très personnel et subjectif, donc à prendre avec des pincettes :)

Le1erPseudo
Le1erPseudo
Niveau 10
05 janvier 2014 à 01:55:40

Le1erPseudo,

Je ne suis absolument pas d'accord avec ton ironie. La sexualité concerne la philo.

D'ailleurs je pense que c'est encore cette vieille pesanteur judéo-chrétienne qui voudrait rendre ces questions indignes de la philosophie, voire taboues.

C'était pas dans le but de dénigrer le sujet hein, ma question était sérieuse je voulais savoir le nombre optimal pour bien fonctionner. Je trouvais juste ça drôle comme question face a la lourdeur des sujets habituels.

Duplessis
Duplessis
Niveau 10
05 janvier 2014 à 11:18:22

Ah OK, la limite de l'écrit c'est qu'on ne sent pas toujours le ton utilisé par une personne :)

shayde09
shayde09
Niveau 34
05 janvier 2014 à 15:36:20

Moi le travail me donne envie de baiser

Mais c'est en baisant que je me rend compte avec le plus d'acuité de la vanité de l'existence humaine ; je m'oriente alors vers le travail en tant que seule vérité ici-bas

:-(

ScutigereVeloce
ScutigereVeloce
Niveau 7
05 janvier 2014 à 15:38:48

Je vais parler de ma situation personnelle.

Depuis un an, je m'essaye à la rétention, c'est à dire ne pas éjaculer le maximum de temps. Evidemment la masturbation est proscrite, et l'acte sexuel demande beaucoup de maîtrise.

J'arrive en général à tenir un mois / un mois et demi.

Au bout de deux semaine je suis comme " sevré ", c'est à dire que j'ai réussi à sublimé l'énergie sexuel en une autre énergie, plus mentale / intellectuel. Je suis également beaucoup plus persévérant et concentré. J'acquiert également une meilleur maîtrise de moi même car mes désirs diminue alors que ma volonté grandi. Je dirait que c'est davantage l'intellect qui domine que le corps.

Mais les 14 premiers jours d'abstinence sont toujours un calvaire, un exercice mental d'une grande difficulté.
En fait, bien qu'une fois "vidé" l'individu peut paraître plus productif, il ne fais que satisfaire un désir et habitue son corps à cette satisfaction. Cette productivité n'est rien à comparer de de la canalisation de l'énergie et de la maîtrise de soi.

Blawers
Blawers
Niveau 10
05 janvier 2014 à 22:40:51

Et comment on canalise cette énergie ?

Bellamy
Bellamy
Niveau 59
06 janvier 2014 à 03:05:48

ScutigereVeloce > ça sonne un peu.. "bouddhiste" cette abstinence, non? S'absoudre de ses désirs, se maîtriser.

Je n'y arriverais pas perso, et je n'aurais même pas envie d'essayer honnêtement. :hap:

ShawnSFonteno
ShawnSFonteno
Niveau 5
06 janvier 2014 à 04:57:37

Personnellement le sexe fait partie de ma vie, et je n'ai aucune envie non plus de l'en bannir :-) Je n'aurais jamais la force de le faire de toute façon, on peut dire ce qu'on veut, ça reste un besoin...

ScutigereVeloce
ScutigereVeloce
Niveau 7
06 janvier 2014 à 15:00:54

Je ne préconise aucune pratique, je parle de mon expérience personnelle. Je pense que chaque sujet doit suivre la voie qui correspond à sa propre nature. Peut être que ce qui est efficace pour moi ne l'est pas pour les autres.

Cet énergie je la canalise par la méditation et le sport. J'essaye d'engager mes forces dans une volonté qui transcende l'ego. Je considère l'univers comme un macrocosme dans lequel chaque agent participe ( consciemment ou non ) à appliquer la volonté de ce macrocosme, avoir la volonté du bien signifie donc ( pour moi ) être en accord avec sa nature réelle et fondamentale. Par conséquent j'essaye de me détacher de tous désirs égoïstes, évidemment par des efforts appropriés puisque mon corps et moi même sommes partie de cet univers.

Je ne m'interdit pas le rapport sexuel, durant l'ébat seul le plaisir de l'autre compte, et je ne vais pas jusqu'à l'éjaculation.

Duplessis
Duplessis
Niveau 10
06 janvier 2014 à 15:13:09

ScutigereVeloce c'est du tantrisme ?

ScutigereVeloce
ScutigereVeloce
Niveau 7
06 janvier 2014 à 16:00:07

Pourquoi vouloir me placer dans une catégorie ?
Je ne suis ni bouddhiste ni tantrique ni hindouiste ni chrétien ni musulman.
Gandhi disait " Si un homme atteint le cœur de sa religion, il atteint également le cœur des autres religions. "
Toutes les religions ne sont que des chemins différents vers un même but : le divin.
Nous vivons une époque formidable ou l'individu est capable de dissocier la spiritualité de la religion. Par conséquent chaque religion, chaque branche, chaque pratique, a quelque chose à apporter à l'individu selon sa nature propre. La spiritualité n'est pas la soumission aux écritures mais la soumission à Dieu. Il est important de savoir utiliser son esprit critique pour se détacher du dogme et penser par soi même. L'autorité, la soumission aveugle aux écritures brident l'intellect, la soumission intelligente au divin n'est que l'acceptation de sa condition humaine et la volonté du bien.

Duplessis
Duplessis
Niveau 10
06 janvier 2014 à 16:26:57

D'accord mais ce n'était pas pour te coller une étiquette.

J'ai lu qq livres sur le tantrisme, je m'y exerce un peu. Je le vois d'ailleurs davantage comme une philosophie qu'une religion. Ou disons plutôt une forme de spiritualité.

Et parmi les techniques recommandées par le tantrisme, l'une va dans le sens de ce que tu dis : il s'agit de prolonger l'acte d'amour en évitant d'aller jusqu'à l'éjaculation, je me demandais simplement si cela faisait partie de tes inspirations.

ScutigereVeloce
ScutigereVeloce
Niveau 7
06 janvier 2014 à 19:46:24

Je vois... oui en effet le tantrisme fait partie de mes inspirations et de mon expérience, mais la lecture de façon générale est mon inspiration. Et certains textes non tantriques vont également dans ce sens.
En fait je pense qu'il est dangereux de se donner en appartenance à un groupe ou courant de pensée car comme je l'ai dis plus haut cela bride la liberté spirituelle et les capacités intellectuelles de l'individu.

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