Désolé nepka mais tu te trompes. Sartre le fait et avec brio.
Et edophoenix tu me contredis absolument pas, comme je l'ai dit le néant est juste un sacré merdier chez Sartre. Et au début de son oeuvre, il est à l'idée que oui l'être est et le néant n'est pas. (vision binaire très parmenidienne en fait) Mais si ça vous intéresse faudrait que j'écrive un topic la dessus je peux pas résumer ça aussi rapidement. En gros Sartre va dans son intro de l'EN représenter brièvement une réalité phenomenologique en s'inspirant clairement (il a passé à la moulinette ce gars xd) du padre de la phénomèno Husserl.
Au début le néant Sartre n'en parle même pas, c'est juste que deux choses vont le pousser au néant : Heidegger (avec son dasein) et la nature même.
En effet, pour Sartre, il est possible de nier quelque chose, de dire non, il y a un principe de négation qui arrive, une ébauche d'idée de néant arrive la -> la chose n'est pas.
Il va aller encore plus loin en définissant l'être en trois catégories (en-soi pour-soi pour-autrui et en vrai on peut voir l'en-soi-pour-soi mais je vais pas compliquer encore plus tout ça) et va se rendre compte que ok oui le néant c'est ce qui n'est PAS. Mais pourtant il existe, il existe parce que l'Être existe. Et il résulte du pouvoir de néantisation que nous offre notre pour-soi par notre conscience (le pour-soi est l'appropriation de l'objet par la conscience mais si je survole, ça rappelle un peu les Visages de Levinas) la on a le fameux exemple du café ou du fait que je crois avoie 1500 francs et c'est pour ca que je n'en trouve QUE 1300 (implication de 200 francs neantisés). Le truc c'est que notre en-soi qui semblerait intouchable (et qui est une forme d'être pur et de pleine positivité pour citer sartre) est lui même la victime de notre pouvoir de néantisation, ça, Sartre en parle dans l'analyse de la dimension phénoménologique de la temporalité. Bah oui, la temporalité est tridimensionnelle Passé-Present-Futur ouais ok super mais comment trouver une réalité phenomenologique ? Bah le passé a été, le futur sera et le présent n'est pas du tout. (hors dilatation de l'âme dans le temps a la Bergson et puis voilà mais peu importe je parle d'un point de vue analytique du phénomène qui est celui de Sartre)
Bon je vais pas analyser le passé et le présent auxquels bien qu'ils ne soient pas/plus on peut leur trouver un être. Mais si ces deux dimensions de la temporalité peuvent s'inscrire dans l'essence de notre en-soi, qu'en est il du futur ? Et bah il est néant pur. mais pourtant si il EST néant vous êtes d'accord il EST. Et le génie de Sartre est là, le néant n'est pas pleine négativité, le néant s'appuie sur l'être pour exister. Le projet que représente notre futur qui est la base fondamentale de travail pour fonder la morale Sartrienne (les concepts de mauvaise foi, sincérité, angoisse, réalité-humaine-Dasein..) va pousser Sartre à conceptualiser le futur comme étant, mais n'ayant aucune consistance, étant en fait un néant pur.
Des lors, que sommes nous pour Sartre ? pour répondre simplement, une sorte de masse d'être en bloc pénétré de néant. Parce que le néant est au coeur de l'être et a le besoin absolument nécessaire (au sens philosophique de ces deux termes) d'être pour subsister et faire subsister notre conscience comme source de perceptions potentielle à une phenomenologie qui représenterait un axe de la vérité.
C'est toujours assez concis et vulgaire mais bon que ce soit du portable ou sur un topic comme ça je peux pas me permettre de vraiment approfondir.. parce que la je parle de quasi rien en fait il faudrait amener tout le reste de sa réflexion qui va de pair mais bon tant pis voilà en gros comment on part du neant comme non être et qu'on lui retire sa pleine négativité.