Je me suis suffisamment renseigné sur la question du cannabis. En Hollande, les cofeeshops ont une législation farfelue. Ce n'est pas si libre que ça.. D'abord, les commerçants ont le droit de posséder 500g maximum dans leur magasin mais il leur est strictement interdit de se fournir. C'est paradoxal, j'en conviens, mais c'est le cas.
En outre, il y a de fortes chances que le gouvernement Hollandais instaure une nouvelle règle. Elle consistera dans l'interdiction totale de pénétrer dans un cofeeshop sans présentation d'une carte d'identité de nationalité hollandaise. Ils veulent un retour progressif à la prohibition. Je ne suis pas pour la légalisation. Pour moi, il est intolérable de répondre aux truands en légalisant ce qu'il font d'illégal.
Selon moi, une drogue, quelle qu'elle soit, est un produit malsain qui tend à embrumer l'esprit et l'envelopper d'illusions. Je suis pour la pureté de l'esprit et du corps. La drogue affecte ces deux entités. Je n'en veux pas.
Je suis pour que les lois naturelles nous gouvernent. La consommation de drogue revient à altérer l'état naturel du corps et de l'esprit. Encore une fois, je n'en veux pas.
Sur la question des artistes drogués.
Depuis le collège il m'a été présenté, en cours de français notamment, des artistes qui, pour produire leur oeuvre, avaient eu recours à la drogue - trouvez le paradoxe. Je me suis longtemps poser la question de savoir s'il s'agissait d'un bien ou d'un mal. Ma conclusion est que c'est un mal catégorique. Je n'y vois aucune part de bien. L'argument qui veut que la drogue favorise l'exploration de la conscience profonde ne me convient pas. Ce serait trop facile. Il suffit de s'en fumer un et hop ! tu atteins l'illumination ? Pourquoi donc Siddhārtha Gautama s'est-il acharné à tant de méditation ? Il aurait fallu le prévenir. Un peu d'herbe et c'était bon...
Blague à part cet argument me semble invalide dans la mesure où la drogue affecte pleinement celui qui la consomme au point qu'il peut en mourir - pas du cannabis, je sais.
Pour faire court, les artiste qui on-t-eut recours à la drogue n'en sont pour moi que de piètres représentants. Dans les poètes célèbres de la fin du XIXe au milieu du XXe, par exemple, beaucoup se sont drogués. Je ne les estime que peu. Comme s'ils avaient triché.
Mais nombreux sont ceux qui ont toujours condamné la consommation de drogues. Tolstoï et Thoreau, pour ne citer qu'eux, précisent bien, à plusieurs reprises, que la drogue est une chose mauvaise. Un moyen, pour ceux qui nous gouvernent, d'avoir une emprise plus forte sur nous. Ils l'avaient bien compris et c'est en partie pourquoi ils la condamnaient. Sans compte, bien sûr, tout ce que je viens de dire sur les effets de la drogue.
Pour conclure, je tiens à préciser que je ne me suis jamais drogué. J'ai subit malgré moi le tabagisme passif - cigarettes et herbe - et je ne consomme guère d'alcool plus fort que le cidre. Mais ça, c'est simplement pour conserver la tradition de mes ancêtres. 
Autant dire que je ne me suis jamais retrouvé dans un état second et que j'ai toujours conservé mon état naturel. Je le précise simplement pour légitimer mon discours.
