Nietzsche, c´est un peu comme un poison. Selon comment on l´associe avec d´autres ingrédients on peut en faire un remède, ou alors quelque chose de mortel.
Déméler sous ses aphorismes, ses figures de styles, ses références implicites, son ironie cinglante, le système de pensée du personnage devient redoutablement difficile. Il faut comprendre un peu schelling, fichte et schopenhauer pour saisir le cheminement de la pensée nietzschéenne; connaitre aussiu un peu Platon et les " tartuferies de ce bon vieux Kant".
Nietzsche qui enfant était surnommé le " petit prêtre" a subit, c´est le moins qu´on puisse dire, quelques mutations de pensée. Son rapport avec la/les maladies, ses déceptions sentimentales ( pensez à Lou andreas Salomé, le pauvre!!!), la folie qui le ronge à la fin de sa vie, et vous avez un esprit génial, fin psychologue, compliqué, riche, déroutant, violent, torturé.
Il faut lire ses livres avec attention et prudence, au cinquième, voire sixième degrée quelques fois. Difficile de comprendre le lion et la liberté créative absolue de l´enfant. J´aime sa grille de lecture, mais je la distille.