beh c'est bien
Bonjour,
Je souhaiterais que certains interlocuteurs gardent en eux leur arrogance car le sujet n'est pas clairement tranché. La causalité a autant de raisons d'être défendue que d'être critiquée.
Tout d'abord, la causalité est la relation qui détermine qu'à l'apparition d'un phénomène succède l'apparition d'un autre phénomène, de tel sorte que le premier est la cause du second, soit que le second est l'effet du premier. En cela, la causalité est un principe rationnel soumis à l'ordre du temps (en aucun cas, l'effet ne peut être antérieur à la cause, ou alors, la causalité s'annulerait). En cela, la causalité est un principe qui appartient à l'ordre phénoménal, c'est-à-dire qu'une apparition est nécessaire pour que ce principe s'applique.
Ensuite, elle énonce que dans des conditions similaires, une même cause produit le même effet, ce qui implique que la causalité soit régulière.
C'est ce principe de causalité qui est à l'œuvre dans la construction de lois scientifiques. Une loi scientifique est une règle mathématique qui formule les processus de phénomènes naturels déterminés dans l'espace et le temps. Les lois scientifiques ne sont possibles que par la régularité de la causalité. Les lois fonctionnent car nous pouvons constater au quotidien les effets qu'elles entraînent. C'est par ce principe que l'être humain a pu progresser dans le monde en rendant son action efficace, car les relations que nous établissons sont déterminées par des causes régulières.
Outre son application épistémologique et théorique, c'est ce même principe qui est au cœur de l'état de veille consciente, ou attitude naturelle. Son implication va jusqu'à l'ordre existentiel et pratique. La causalité structure notre quotidien car elle est l'œuvre de la raison dans les conditions de notre expérience consciente. Il n'y a qu'à comparer le rêve et l'état de veille. Dans le rêve, le déroulement des évènements ne suit pas un ordre cohérent en temps et en espace. Au contraire, dans l'état de veille, on s'attend à ce que le cours des évènements suit une trajectoire rationnelle, c'est-à-dire que l'on peut calculer et comprendre ce qui va arriver. Dans notre quotidien humain, on s'attend à ce que le soleil se lève à l'est en raison de le sens de rotation de la Terre qui suit une trajectoire orbitale à cause de la force gravitationnelle du soleil. Dans l'expérience consciente, l'apparition des évènements respecte un certain ordre qui est donné par l'application rationnelle du principe de causalité. C'est la manière naturelle de vivre pour l'homme.
Néanmoins, si la pensée causale a permis le progrès et l'émancipation de l'homme ou encore qu'elle organise notre expérience, les aboutissants de cette pensée ne sont pas sans problèmes.
Tout d'abord et pour l'aboutissant le plus pénible, le développement logique de la causalité en un déterminisme absolu aliène l'être humain dans la mesure où il le réduit à une série finie de causes déterminantes. Cette réduction simplificatrice participe à une conception mutilante de la réalité en masquant la complexité du monde (point développer plus en avant).
De plus, la linéarité et la régularité de la causalité ne sont pas une certitude comme le rappelle Hume. Nous établissons une relation entre des phénomènes car nous avons l'habitude de les percevoir successivement, ou en d'autres termes, notre représentation (qu'elle soit mathématique, mentale, imageante ou perceptive) des choses est soumise au développement linéaire du temps. Nous ne pouvons développer notre pensée que dans le déploiement du temps. Hors de notre subjectivité, la configuration des choses peut être toute autre.
C'est en partie ce que montre les sciences où le principe de causalité a reçu de sévères attaques. En effet, hors de l'échelle humaine, il semble que le principe de causalité n'est plus valide. Au niveau de l'infiniment petit, soit au fondement de la matière, l'apparition des objets quantiques se trouve être indéterminée dans la mesure où la position des objets quantiques dépend de l'observateur, c'est-à-dire que c'est l'ordre phénoménal même de la causalité qui est contesté puisque pour qu'il y ait apparition, la présence de quelqu'un à qui apparaître est nécessaire (Cette contestation de la causalité par la physique quantique pose un autre problème, celui de l'épistémologie de la physique quantique : comment établir des lois de physique quantique alors même que c'est le principe de causalité qui fonde les lois scientifiques ?).
Mais il n'y a pas besoin d'aller jusqu'à l'infiniment petit pour remettre en question la pensée causale, l'existence de systèmes ouverts y suffit, tels que les phénomènes météorologiques ou ceux de l'océan pour désigner les plus évidents et notables d'entre eux. Toute réalité connue étant une association combinatoire d'éléments, chaque chose est plus ou moins un système ouvert. Dans de tels systèmes, les multiples éléments qui composent la structure entretiennent des relations complexes d'actions et de rétroactions de telle sorte qu'une cause déterminée n'entraîne pas nécessairement un effet identique. Par exemple, toute vague aussi petite soit-elle peut déclencher une vague scélérate par l'effet aléatoire du remous. Une variante de la théorie du chaos selon Lorenz. La complexité des systèmes ouverts remet autant en question la prédictibilité de la causalité que la méthode d'expérimentation scientifique en milieu fermé. En effet, les lois établies en milieu fermé reposent sur une simplification des conditions matérielles afin d'isoler les éléments étudiés, ce qui les écartent des interactions complexes qu'ils entretiennent avec d'autres éléments.
Si la pensée causale est pratique pour l'esprit humain dans la mesure où elle rend son action plus efficace, elle devient problématique à partir du moment où l'on souhaite connaître les choses en profondeur. La causalité réduit l'apparition du phénomène en une série de causes déterminantes comme si le phénomènes étudié existait exclusivement en raison de causes finies. En réalité, un phénomène n'apparaît jamais de façon isolée mais est l'effet d'une infinité de causes, c'est-à-dire d'aucunes causes déterminées. Pour que j'existe, il a fallu que mon père et ma mère me conçoivent mais aussi qu'ils soient conçus par toute une lignée d'êtres humains qui dont l'existence dépend de toute l'histoire de l'humanité dans son entier, que ce soit pour leurs interactions prévisibles comme imprévisibles. L'univers entier participe au maintien du système solaire. Aucun atome n'existe en vain. Tout est inextricablement lié ensemble. L'univers est complexe et pour équilibrer le pragmatisme d'une pensée de la causalité, nous devons développer la sagesse d'une pensée de la complexité.
Dans la lignée de cette réflexion : Bergson, Merleau-Ponty, ou plus proche de nous, Edgar Morin.
En suivant le principe de causalité exposé ci-dessus, je peux donc en conclure que chaque action ou événement ayant lieu dans l'Univers peuvent être réduits à l'équation suivante :
"1+1=2"
Le premier " 1 " étant le premier élément, par exemple une balle,
Le second "1" étant le second élément, par exemple le pied d'un joueur de foot.
Le "+" représentant l'interaction ou l'influence que le premier "1" à sur le second. Par exemple " frapper dans "
Le "=2" c'est l'issue de cette simple action, ici " le ballon quitte le sol " ou " avance "
Alors évidemment, pour que le pied du joueur de foot touche le ballon, il y a tout le mécanisme neurologique qui entre en jeu. Là encore, c'est une suite immense de 1+1=2. Quand le ballon s'envole, il entre en contact avec l'air, puis la gravité l'attire vers le sol à nouveau. Encore une fois on a d'autres 1+1=2 qui s'ajoutent.
On peut vraiment tout réduire à cette simple équation... sauf le big-bang. Si on part de zéro ou du néant et qu'on y ajoute "1", on a 0+1 où "1" = big bang = 1.
A-t-on trouvé à ce jour l'élément déclencheur de ce big bang pour l'illustrer par 1+1=2 ? Non.
Et ça vaut aussi pour Dieu, comment Dieu pourrait-il apparaître s'il ne représente qu"un élément ? Je demande ça parce qu'en vous lisant vous me dites que la causalité s'applique toujours quand il y a deux éléments qui interagissent.
Et même un caillou qui reste dans un désert aux Etats Unis pendant 500.000 ans il subit constamment cette équation, c'est à dire la gravitation qui le colle au sol, de temps à autre le vent qui exerce une force sur lui etc.
Mais Dieu et le Big Bang on ne peut pas les réduire à cette équation, car il nous manque un des deux "1".
Dans la théorie de la connaissance l'idée de cause est insuffisante et celle de relation plus adaptée (surtout depuis l'avènement de la physique quantique et de l'indeterminisme quantique)
J'avais essayé d'en parler mais je me suis vautré. lol
"Mais Dieu et le Big Bang on ne peut pas les réduire à cette équation, car il nous manque un des deux "1". "
Et c'est là la raison de notre impossibilité actuelle de l'expliquer. Comme nous sommes obligés de raisonner à partir de nos connaissances nous n'admettons que l'équation ou le principe de causalité en tant qu'effet et cause.
Il nous impossible de raisonner en tant qu'absolu c'est à dire appréhender une donnée pour ce qu'elle est et non essayer d'interpréter, d'analyser ou de supposer par rapport à ce que nous observons.
Il est intéressant de noter que dans la Bible, lorsque Moïse demande à ce qu'il croit comme Dieu qu'il il est il obtient pour réponse "Je suis celui qui est !"
Rien n'est plus absolu que cette réponse. Nous nous nous définirions selon notre provenance, ce que nous savons faire, penser, ressentir etc... Lui il est tout simplement. Pour nous quelque chose d'absolu est une anomalie.
Maintenant est-il possible que notre conscience puisse se "détacher" de cette relativité en toute chose ? J'ose penser que pour comprendre Dieu, le Big Bang ou l'infini il faut pouvoir sortir de la relativité et entrer dans l'absolu. Mais alors ce serait perdre ce que nous sommes actuellement au profit (ou aux dépends) de ce que nous deviendriions.
RE-UP de mon message qui se situe à la toute fin de la page 7. Ça m'énerverait un peu de m'être évertué à écrire autant et de ne pas être lu... -_-
Je souhaiterais que certains interlocuteurs gardent en eux leur arrogance car le sujet n'est pas clairement tranché. La causalité a autant de raisons d'être défendue que d'être critiquée.
Tout d'abord, la causalité est la relation qui détermine qu'à l'apparition d'un phénomène succède l'apparition d'un autre phénomène, de tel sorte que le premier est la cause du second, soit que le second est l'effet du premier. En cela, la causalité est un principe rationnel soumis à l'ordre du temps (en aucun cas, l'effet ne peut être antérieur à la cause, ou alors, la causalité s'annulerait). En cela, la causalité est un principe qui appartient à l'ordre phénoménal, c'est-à-dire qu'une apparition est nécessaire pour que ce principe s'applique.
Ensuite, elle énonce que dans des conditions similaires, une même cause produit le même effet, ce qui implique que la causalité soit régulière.
C'est ce principe de causalité qui est à l'œuvre dans la construction de lois scientifiques. Une loi scientifique est une règle mathématique qui formule les processus de phénomènes naturels déterminés dans l'espace et le temps. Les lois scientifiques ne sont possibles que par la régularité de la causalité. Les lois fonctionnent car nous pouvons constater au quotidien les effets qu'elles entraînent. C'est par ce principe que l'être humain a pu progresser dans le monde en rendant son action efficace, car les relations que nous établissons sont déterminées par des causes régulières.
Outre son application épistémologique et théorique, c'est ce même principe qui est au cœur de l'état de veille consciente, ou attitude naturelle. Son implication va jusqu'à l'ordre existentiel et pratique. La causalité structure notre quotidien car elle est l'œuvre de la raison dans les conditions de notre expérience consciente. Il n'y a qu'à comparer le rêve et l'état de veille. Dans le rêve, le déroulement des évènements ne suit pas un ordre cohérent en temps et en espace. Au contraire, dans l'état de veille, on s'attend à ce que le cours des évènements suit une trajectoire rationnelle, c'est-à-dire que l'on peut calculer et comprendre ce qui va arriver. Dans notre quotidien humain, on s'attend à ce que le soleil se lève à l'est en raison de le sens de rotation de la Terre qui suit une trajectoire orbitale à cause de la force gravitationnelle du soleil. Dans l'expérience consciente, l'apparition des évènements respecte un certain ordre qui est donné par l'application rationnelle du principe de causalité. C'est la manière naturelle de vivre pour l'homme.
Néanmoins, si la pensée causale a permis le progrès et l'émancipation de l'homme ou encore qu'elle organise notre expérience, les aboutissants de cette pensée ne sont pas sans problèmes.
Tout d'abord et pour l'aboutissant le plus pénible, le développement logique de la causalité en un déterminisme absolu aliène l'être humain dans la mesure où il le réduit à une série finie de causes déterminantes. Cette réduction simplificatrice participe à une conception mutilante de la réalité en masquant la complexité du monde (point développer plus en avant).
De plus, la linéarité et la régularité de la causalité ne sont pas une certitude comme le rappelle Hume. Nous établissons une relation entre des phénomènes car nous avons l'habitude de les percevoir successivement, ou en d'autres termes, notre représentation (qu'elle soit mathématique, mentale, imageante ou perceptive) des choses est soumise au développement linéaire du temps. Nous ne pouvons développer notre pensée que dans le déploiement du temps. Hors de notre subjectivité, la configuration des choses peut être toute autre.
C'est en partie ce que montre les sciences où le principe de causalité a reçu de sévères attaques. En effet, hors de l'échelle humaine, il semble que le principe de causalité n'est plus valide. Au niveau de l'infiniment petit, soit au fondement de la matière, l'apparition des objets quantiques se trouve être indéterminée dans la mesure où la position des objets quantiques dépend de l'observateur, c'est-à-dire que c'est l'ordre phénoménal même de la causalité qui est contesté puisque pour qu'il y ait apparition, la présence de quelqu'un à qui apparaître est nécessaire (Cette contestation de la causalité par la physique quantique pose un autre problème, celui de l'épistémologie de la physique quantique : comment établir des lois de physique quantique alors même que c'est le principe de causalité qui fonde les lois scientifiques ?).
Mais il n'y a pas besoin d'aller jusqu'à l'infiniment petit pour remettre en question la pensée causale, l'existence de systèmes ouverts y suffit, tels que les phénomènes météorologiques ou ceux de l'océan pour désigner les plus évidents et notables d'entre eux. Toute réalité connue étant une association combinatoire d'éléments, chaque chose est plus ou moins un système ouvert. Dans de tels systèmes, les multiples éléments qui composent la structure entretiennent des relations complexes d'actions et de rétroactions de telle sorte qu'une cause déterminée n'entraîne pas nécessairement un effet identique. Par exemple, toute vague aussi petite soit-elle peut déclencher une vague scélérate par l'effet aléatoire du remous. Une variante de la théorie du chaos selon Lorenz. La complexité des systèmes ouverts remet autant en question la prédictibilité de la causalité que la méthode d'expérimentation scientifique en milieu fermé. En effet, les lois établies en milieu fermé reposent sur une simplification des conditions matérielles afin d'isoler les éléments étudiés, ce qui les écartent des interactions complexes qu'ils entretiennent avec d'autres éléments.
Si la pensée causale est pratique pour l'esprit humain dans la mesure où elle rend son action plus efficace, elle devient problématique à partir du moment où l'on souhaite connaître les choses en profondeur. La causalité réduit l'apparition du phénomène en une série de causes déterminantes comme si le phénomènes étudié existait exclusivement en raison de causes finies. En réalité, un phénomène n'apparaît jamais de façon isolée mais est l'effet d'une infinité de causes, c'est-à-dire d'aucunes causes déterminées. Pour que j'existe, il a fallu que mon père et ma mère me conçoivent mais aussi qu'ils soient conçus par toute une lignée d'êtres humains qui dont l'existence dépend de toute l'histoire de l'humanité dans son entier, que ce soit pour leurs interactions prévisibles comme imprévisibles. L'univers entier participe au maintien du système solaire. Aucun atome n'existe en vain. Tout est inextricablement lié ensemble. L'univers est complexe et pour équilibrer le pragmatisme d'une pensée de la causalité, nous devons développer la sagesse d'une pensée de la complexité.
Dans la lignée de cette réflexion : Bergson, Merleau-Ponty, ou plus proche de nous, Edgar Morin.
"Je souhaiterais que certains interlocuteurs gardent en eux leur arrogance car le sujet n'est pas clairement tranché. La causalité a autant de raisons d'être défendue que d'être critiquée."
Le "conflit" qu'il y a eu n'a jamais eu pour objet l'existence ou non de la causalité et sa pertinence. Je ne vois donc pas l’intérêt de cette remarque (surtout que tu la post pour la 2eme fois).
"Ensuite, elle énonce que dans des conditions similaires, une même cause produit le même effet, ce qui implique que la causalité soit régulière."
Ce principe, de manière générale, n'a jamais énoncé quelque chose d'aussi restrictif. Ou alors tu parles peut-être de la causalité dans un domaine particulier.
Je n'ai fait qu'un copié-collé. Je ne me préoccupais pas vraiment de cette remarque. Le pauvre Super_Choco s'est fait flinguer à la chaîne sans qu'on lui explique vraiment pourquoi, sans lui présenter d'arguments, en lui disant simplement qu'il avait tort. De plus, on ne fait qu'enfler le débat sans rentrer au cœur des choses. Ce genre d'attitude me saoule. La moindre des politesses, c'est d'au moins lui montrer pourquoi on n'est pas d'accord avec lui et si possible lui faire comprendre.
Pour ton information : "La causalité, c'est le rapport de cause à effet : par exemple, il y a causalité entre le ruissellement des eaux et la constitution des cours d'eau. C'est aussi un principe, philosophique, d'après lequel «tout phénomène a une cause et, dans les mêmes conditions, la même cause est suivie du même effet." (http://fr.wikipedia.org/wiki/Cause)
j'ai un peu relu (pas tout) et choco ne s'est pas fait "flingué" comme ça gratuitement. Des le départ les objections sont argumentées mais c'est plus que choco n'en tient pas compte et répète la même chose (malgré donc les objections).
"Le pauvre Super_Choco s'est fait flinguer à la chaîne sans qu'on lui explique vraiment pourquoi, sans lui présenter d'arguments, en lui disant simplement qu'il avait tort. De plus, on ne fait qu'enfler le débat sans rentrer au cœur des choses. Ce genre d'attitude me saoule. La moindre des politesses, c'est d'au moins lui montrer pourquoi on n'est pas d'accord avec lui et si possible lui faire comprendre."
T'as dû mal lire, on a présenté de nombreux arguments, et quant à moi, j'ai même dû me répéter sur les miens.
Concernant la causalité, ton article wikipedia n'a pas l'air de marcher.
Cependant la définition du "Vocabulaire technique et critique de la philosophie" de André Lalande me semble plus pertinente : "L'énoncé le plus usuel est celui-ci : "Tout phénomène a une cause"", avec ensuite quelques détails présentés sous forme de citation d'auteur, et une remarque qui précise qu'il ne faut pas en déduire que tout phénomène a sa cause et de ne pas le confondre avec le principe des lois de succession, etc.
Si on part du principe que c'est juste "Tout phénomène a une cause", qu'est-ce qui pourrait légitimer le "une même cause produit le même effet" ? Je ne serais pas contre cette affirmation si elle peut se déduire logiquement du postulat de départ.
J'ai lu les sept pages, je vous rassure. Dans tous les cas, ce que je voulais dire était que je souhaite que les échanges soient cordiaux et qu'ils s'orientent vers la compréhension plus que vers la polémique car la causalité est sujet complexe.
En ce qui concerne ta remarque, Vanaheim, la notion de cause est corrélative de celle d'effet. L'effet est le produit d'une cause qui se prolonge en lui. La cause contient en elle son effet. Si rien n'entrave son déroulement, la cause déclenchera naturellement son effet. C'est la force productive de la cause. Puisque la causalité est une relation, il est admis de penser que sa forme peut se conserver dans le temps dans la mesure de conditions similaires. C'est la régularité de la causalité qui permet aux sciences de vérifier l'efficience de leurs lois chaque jour.
Néanmoins, cette régularité basée sur une linéarité du temps est contestée par Hume. En aucun cas, on peut déduire du passé un évènement présent. L'effet est inféré.
Avant de répondre plus en détail, qu'est-ce que tu entends exactement par "les mêmes conditions" ?
Sinon l'échange à la base s'était orienté vers la compréhension, mais l'attitude de super_choco l'a complètement détourné.
Les conditions suffisantes à ce que la cause produise son effet.
Rien n'oblige à ce qu'à un moment donné, le fait qu'il y ait les conditions suffisantes font que la cause produise le même effet qu'à un autre moment avec les mêmes conditions suffisantes. Il peut y avoir d'autres conditions qui vont influer dans le deuxième cas et pas dans le premier, bien qu'ils aient tous les deux les mêmes conditions suffisantes.
Sinon je trouve qu'il y a un problème avec "La cause contient en elle son effet", ça veut dire qu'une cause ne contient qu'un effet ? Déjà ça, ça n'entre pas du tout dans l'essence de la définition du principe de causalité. Mais si c'est "son" effet dans le sens où c'est un effet parmi d'autres, et que ces les conditions suffisantes qui déterminent cet effet, on en revient à ce que j'ai écrit dans le premier paragraphe.
Salut à tous !
Diantre donc, quel gros débat ! Je vous avoue que je n'ai pas encore lu les sept pages, et que ça me prendra un peu de temps (je dois, en même temps, m'occuper de formalités diverses et chiantes, mais indispensables...)
En tout cas, je vois que nous partageons certaines références :
(Catsoldier )
"" Dans la lignée de cette réflexion : Bergson, Merleau-Ponty, ou plus proche de nous, Edgar Morin.""
En revanche, je ne connais pas encore Raymond Ruyer, cité par Dust_to_Dust_ et j'espère combler cette lacune bientôt...
Sinon, le principal défaut dans ce débat, je trouve (et dans la partie que j'ai lu) c'est que vous parlez de causalité de manière exclusive (soit elle existe, soit elle n'existe pas).
Evidemment, c'est plus nuancé que cela, j'ai lu certains, évoquer par exemple le principe de successions...
Mais ce que je trouve assez décevant, c'est que j'ai lu peu de posts qui se posaient la question de manière systémique, en considérant la présence d'autres phénomènes que la causalité, et entrant en interaction avec cette loi de causalité.
Il n'existe pas qu'une seule loi régissant l'Univers : celui-ci est complexe. La causalité existe, bien entendu, et je ne remets certes pas en cause son existence, dans laquelle je suis convaincu moi-même.
Cette causalité cohabite avec d'autres formes de corrélation, à mon avis, et donc, on ne peut pas raisonner en terme de causalité exclusive sans, au bout d'un moment finir par tourner en rond. Il faut sortir de cette idée d'exclusivité, de loi unique et universelle de causalité qui gouvernerait tout (que ce soit des chaînes causales à l'infini, ou que ce soient simplement le fait que tout événement a une cause.)
En ce qui concerne les raisonnements à propos de Dieu, si on conçoit le monde selon la conception Einstein-ienne, alors le Temps n'est qu'un élément relatif à notre Univers, l'Espace-Temps étant influencé par les masses (la gravité) ou les mouvements (la vitesse) - par exemple -.
Alors, si Dieu est la cause première de notre Univers, il est plus vaste que celui-ci, et s'il est au-delà de l'Univers, alors il est également au-delà du temps. Il échappe à cette contrainte temporelle, il échappe, même, à la flèche du temps. Ce qui revient à dire que parler d' ""avant"" Dieu ou de ""cause à Dieu"" relève du non-sens, car le concept de cause ne peut s'appliquer que dans un cadre temporel, comme certains d'entre vous l'ont déjà dit.
En outre, il convient aussi de garder en tête, dans un débat de ce genre, du théorème d'incomplétude de Gödel : nous sommes élément de notre Univers, nous n'aurons donc jamais une conception ou une perception exhaustive de celui-ci.
_Vanaheim_
Posté le 19 juillet 2012 à 21:50:36
"" Sinon je trouve qu'il y a un problème avec "La cause contient en elle son effet", ça veut dire qu'une cause ne contient qu'un effet ? Déjà ça, ça n'entre pas du tout dans l'essence de la définition du principe de causalité. Mais si c'est "son" effet dans le sens où c'est un effet parmi d'autres, et que ces les conditions suffisantes qui déterminent cet effet, on en revient à ce que j'ai écrit dans le premier paragraphe. ""
Je suis particulièrement en accord avec çà ! Il ne faut pas oublier qu'un événement n'est presque jamais l'effet que d'une seule cause, mais l'effet d'une interaction de causes convergentes.
Prenons pour exemple un accident de la route : les causes sont multiples : chaque conducteur de véhicule impliqué est en soi une cause. Son état de fatigue, sa manière de conduire, sa position géographique, sa motivation (il peut être en retard à un mariage ou à un entretien d'embauche ?) etc. peuvent même être détaillés comme autant de causes sous-jacentes.
Il y a aussi le lieu, les conditions climatiques, la visibilité, dans un virage, la qualité des pneus et leur adhérence, les freins qui n"ont pas été révisés depuis quelques temps, etc.
On voit déjà là une ribambelle, une multitude de causes.
j'ai juste lu le message de l'auteur.
"toute cause a une cause"
tu cites le principe de causalité, il n'est valable que dans notre univers (ou pour être rigoureux, il est valable au moins dans notre univers), rien que dans un univers parallèle si on en suppose un il peut ne plus s'appliquer, donc à l'échelle de l'Univers (le Tout c-à-d celui qu'on connait + l'hypothétique qu'on ne connait pas), on est absolument pas certain que ce principe est vérifié.
Donc notre Univers peut parfaitement avoir une cause première, autrement dit il peut naître de Dieu tout comme il peut venir du néant(aka y a pas d'avant-Univers), dans les deux cas c'est pas gênant. (si ce n'est que je trouve personnellement l'hypothèse de Dieu telle que vous la concevez vachement compliquée par rapport à celle du néant , mais le problème n'est pas là)
Sinon on peut aussi effectivement imaginer que l'Univers existe depuis toujours...
Bref, aucune hypothèse est à écarter, l'Univers peut très bien exister depuis toujours ou pas. Les deux hypothèses sont recevables ! ![]()
et d'ailleurs, j'ai pas fait énormément de physique quantique (juste les équations de base en cours) mais je crois (je demande quand même vérification) que le principe de causalité n'est même pas forcément tout le temps vérifiable dans certains cas.
Donc si rien que dans notre univers ce principe est pas vérifié à toutes les échelles, supposé ce principe vrai partout et de façon absolue ça me paraît un peu rapide.
Faut recadrer l'ensemble de définition là ![]()
au niveau quantique le principe de causalité est insuffisant.