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Dissertation : Dieu...

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_Vanaheim_
_Vanaheim_
Niveau 10
06 mai 2012 à 16:18:56

Ah bon je pensais que tu parlais de la base et la définition des termes, parce que je vois pas trop ce que venait faire les mathématiques quand je parlais de la réflexion (dans le sens où les mathématiques n'englobent pas la réflexion, mais bien l'inverse).

Là c'est des axiomes qui permettent de déterminer une base de compréhension pour tout le monde, ces définitions sont en générale acceptée.

_Vanaheim_
_Vanaheim_
Niveau 10
06 mai 2012 à 16:19:57

acceptées*

SQNT
SQNT
Niveau 10
06 mai 2012 à 16:24:42

Quels sont ces axiomes ?
Ca me paraît absurde.

Sophie
Sophie
Niveau 17
06 mai 2012 à 16:40:21

La logique mathématique est la base d la logique utilisée dans tous les autres domaines. Logique philosophique incluse.

Sinon ces axiomes sont issus de logique mathématiques ou sont erronés dans l'absolu :

Soit A "une chose est en soi" alors l'axiome 1 peut être écrit : "A ou non A", il ne s'agit donc pas d'un axiome à proprement parler.
L'axiome 2 dépend de la définition de "par soi", non définie auparavant (de même que en soi). Si je suppose qu'il faut remplacer "soi" par "cause de soi" pour être cohérent avec les définitions, on en revient à l'axiome 1 : Soit B "Une chose concue a été concue par autre chose", l'axiome 2 s'écrit "B ou non B"
L'axiome 3 est faux : valide uniquement dans un cadre de flux temporel comme notre monde physique, invalide partout ailleurs (en mathématiques causes et effets sont strictement simultanés par exemple).
L'axiome 4 est faux : la connaissance de l'Univers n'est pas dépendante de la connaissance des évènements ayant généré le Big Bang.
On peut aussi parler des mathématiques probabilistes où connaitre la cause et l'effet sont décorrélés (au travers de l'existence d'une variable aléatoire).
L'axiome 5 est un résultat des axiomes ensemblistes.
L'axiome 6 dépend des axiomes ensemblistes (définition de vrai)
L'axiome 7 est une tautologie. "non existant implique non existant".

De là oui ils sont en général acceptés parce qu'ils sont en général vrais, mais ils ne sont pas des axiomes de logique fondamentale pour autant (faux dans l'absolu ou issus d'autres axiomes).

_Vanaheim_
_Vanaheim_
Niveau 10
06 mai 2012 à 16:44:35

"La logique mathématique est la base d la logique utilisée dans tous les autres domaines. Logique philosophique incluse."

:d) Et est-ce que la logique mathématique est à la base de la réflexion, parce que je parlais de ça moi.

edophoenix
edophoenix
Niveau 36
06 mai 2012 à 16:49:33

Salut !

Je m'interroge sur la pertinence et la lucidité des intervenants qui affirment ""Dieu c'est pas une question de philosophie""...

Réveillez vous : c'est un sujet de dissert' : c'est son prof qui lui a donné son sujet, donc ce n'est pas la peine de dire à l'élève que le sujet donné par son prof n'est pas philosophique !
Ca ne l'aidera pas.

En plus, j'aimerais bien savoir au nom de quoi vous écarter la notion de Dieu de la philosophie, puisque le philosophe est censé réfléchir à tous les sujets.
Tout objet est objet de la philosophie en puissance.

Bon, sinon, sur l'introduction elle-même, elle me semble hors-sujet, car comme certains l'ont déjà dit, tu parles de la religion, qui est une relation de l'Homme à Dieu (et vice-versa, de Dieu à l'Homme, quand on est croyant.)

Or, l'existence de Dieu est une notion distincte de celle de relation entre hommes et Dieu.

ARider
ARider
Niveau 10
06 mai 2012 à 16:57:35

A mon avis puisqu'il s'agit de philosophie il ne s'agit pas de traiter la question "Dieu existe-t-il?" mais de s'interroger sur le questionnement en lui-même : en quoi peut-il être fondamental pour l'homme? Est-ce que tout homme se pose la question de l'existence de Dieu? Quelles sont les implications de ce questionnement sur la vie des hommes? N'est-ce pas le signe d'une volonté de combler un vide existentiel?
Bon je lance les questions qui me passent par la tête et qui ne sont donc pas nécessairement pertinentes mais vous voyez l'idée : ne pas traiter littéralement le sujet.
Pour moi ça renvoie plus à une dissertation sur la quête de sens de l'homme.

Sophie
Sophie
Niveau 17
06 mai 2012 à 16:58:47

La réflexion se base sur la logique ET sur les connaissances ET sur l'imagination. Donc oui cette logique est à la base, même si seule elle ne sert à rien.

Dust, le principe de non contradiction est un principe, non un axiome. Il est issu des lois de construction des ensembles VRAI et FAUX et des relations logiques qui les relient. Les relations sont par ailleurs elles aussi des ensemble (cela dit mon pauvre cerveau n'est aps capable d'en faire la démonstration).
Sinon définir précisément Dieu est une question philosophique, cela a déjà été dit, en effet. Cela étant ce n'est pas l'objectif de la question mais appartient à la pléiade de thèmes connexes.

edophoenix, nous ne sommes pas sur le forums cours & devoirs, que ce soit son prof qui lui ait donné ce sujet de dissert ou non, on s'en fout un peu. Notre but ici ce n'est pas de l'aider mais de réfléchir sur le sujet. Et il est tout à fait légitime de se poser la question de savoir si cette question est philosophique ou non.
Par ailleurs la notion de Dieu n'est pas écartée, elle est acceptée comme toutes les autres notion dans sa complexité dont le rapport à la Foi qu'elle possède.
La philosophie est matière à réflexion et non à profession de Foi, si la question porte intégralement sur la Foi contenue par une notion on sort du cadre de la philosophie même si on peut faire tout autour du thème nombre de réflexions philosophiques et c'est justement le problème rencontré ici : on est en dehors du cadre de la philosophie bien que l'on soit entouré par des pistes de réflexion.

_Vanaheim_
_Vanaheim_
Niveau 10
06 mai 2012 à 17:07:01

C'est plutôt la logique qui a pour base les axiomes, qui eux sont issus de la connaissance et de l'imagination.

Sinon pour le reste on tourne en rond là, je t'ai montré en quoi cette question pouvait être traitée philosophiquement, si tu veux le réfuter, tu prends un exemple (par exemple le raisonnement de l'Ethique) et tu le réfutes (même si c'est peu probable), mais tu dis pas simplement "non c'est pas de la philosophie, c'est de la foi pure et puis c'est tout". Parce que l'histoire de la philosophie elle, elle prétend le contraire.

Sophie
Sophie
Niveau 17
06 mai 2012 à 17:26:13

Dust, pas exactement l'entendement communément admis est ce qui a motivé à nommer ces ensembles "VRAI" et "FAUX".
C'est exactement le même principe que la définition du mètre : on est parti d'un mètre étalon peu fiable à une époque où on ne connaissait que ça, on a trouvé une point de mesure plus fiable (la vitesse de la lumière) on a fait la conversion puis on a redéfini le mètre à partir du point de mesure plus fiable.
La logique humaine est partie de règles communément admises (déjà issu d'un raisonnement mathématique en réalité mais non théorisé), a trouvé un point de mesure plus fiable dans les mathématiques, a fait la conversion puis a redéfini la logique en se basant sur le point de mesure le plus fiable.

Ensuite il est parfaitement vrai de dire que c'est une base d'un système de pensée ouvert non limitatif. J'ai bien précisé à Vanaheim l'existence de trois domaines nécessaires à la réflexion, les trois étant indépendants entre eux.
Par ailleurs la logique mathématique inclus tous les systèmes logiques en son sein, je crains fort de ne pas comprendre la notion d'ouverture à d'autres systèmes logiques.
La logique binaire (vrai/faux) ternaire (vrai/faux/peut-être) ainsi que toutes les autres sont mathématiques.
La logique humaine usuelle étant d'ailleurs probabiliste (avec le libre-arbitre en variable aléatoire).

Sinon la Foi transcendant la raison et la philosophie étant matière à réflexion, elle ne peut être un sujet d'étude philosophique par opposition d'essence.
Ceci dit, la résolution des questions de Foi pouvant servir d'axiome, il est tout à fait possible de faire de la philosophie sur la base d'une Foi.

Vanaheim oui et non. Oui la logique a pour base les axiomes qui sont issus de la connaissance mathématique, non l'imagination n'entre pas dans le cadre mathématique (il n'y a aucune création mathématique) et ce système est limité au domaine mathématique.
La réflexion en général a besoin de la logique mathématique (issue des connaissances mathématiques, certes, mais ici utilisées en tant qu'outils et non en tant que connaissances) des connaissances dans le domaine voulu et de l'imagination.

Enfin on tourne en rond parce que notre conception est différente. J'ai mis en évidence également l'absence de philosophie dedans (en mettant en avant la distinction entre les résolutions philosophiques et la question posée, par exemple traiter la question de l'existence après une définition précise de Dieu est philosophique parce que définir Dieu précisément EST une question philosophique, bref on est dans un thème connexe plus que dans la question d'origine).

On est aussi parti en digression sur le fait qu'imposer des axiomes spoilait la question (tout en permettant de la résoudre philosophiquement puisque résolvant le problème de la question de Foi) via le problème des axiomes fondamentaux.

Et l'histoire de la philosophie ne réfute qu'assez peu : le fait que des philosophes tentent de démontrer leur Foi par la Raison n'est en rien absurde puisque le caractère transcendantal de la Foi sur la Raison n'est un secret pour personne et la tendance prosélyte des croyants (athées inclus) non plus.
Ensuite il faut bien différencier ce qu'un philosophe dit de philosophique et ce qui ne l'est plus. De nombreux scientifiques d'antan se sont intégralement trompés dans certains domaines tout en étant extrêmement pertinent sur d'autres. Leur autorité en certains domaines ne leur donne aucunement autorité partout et tout est à remettre en question et à regarder à la loupe de la réflexion.entre pas dans le cadre mathématique (il n

_Vanaheim_
_Vanaheim_
Niveau 10
06 mai 2012 à 18:04:16

"par exemple traiter la question de l'existence après une définition précise de Dieu est philosophique parce que définir Dieu précisément EST une question philosophique"

:d) Ah bah voilà, c'est exactement ce dont je parlais.

edophoenix
edophoenix
Niveau 36
07 mai 2012 à 11:13:59

Salut !

Sophie : je ne dis pas le contraire, mais ce n'est pas lui qui a choisi son sujet, donc dire que ce n'est pas une question philosophique ne résoud rien en soi.
D'autant plus que la question de Dieu est philosophique. Comme toute question qui touche l'Homme.

Sinon, vous êtes juste en train de rééditer le débat qui vous aviez eu dans l'autre sujet : à savoir est-ce que la logique mathématique s'applique au concept de Dieu ou non...

Pourquoi ne pas traiter le sujet avec une approche différente, cette fois-ci ?
Surtout que la logique, c'est bien, mais ça ne s'intéresse pas au contenu, seulement à l'articulation logique des propositions. Pour faire de la logique on doit présupposer que les propositions de bases soient déjà vraies ou fausses, ce qui est extrêmement délicat quand on parle de l'existence de Dieu...

Je trouve qu'ARider a trouvé une approche très intéressante de la question. D'ailleurs, comme je ne le dirais pas mieux que lui, je vais me contenter de le citer :

"" A mon avis puisqu'il s'agit de philosophie il ne s'agit pas de traiter la question "Dieu existe-t-il?" mais de s'interroger sur le questionnement en lui-même : en quoi peut-il être fondamental pour l'homme? Est-ce que tout homme se pose la question de l'existence de Dieu? Quelles sont les implications de ce questionnement sur la vie des hommes? N'est-ce pas le signe d'une volonté de combler un vide existentiel?
Bon je lance les questions qui me passent par la tête et qui ne sont donc pas nécessairement pertinentes mais vous voyez l'idée : ne pas traiter littéralement le sujet.
Pour moi ça renvoie plus à une dissertation sur la quête de sens de l'homme.""

Pseudo supprimé
Pseudo supprimé 07 mai 2012 à 21:07:07

Voilà j'ai recommencé mon introduction, je peux avoir votre avis svp ?

Puisque notre univers semble imparfait et contingent (il aurait pu ne pas exister), il est raisonnable de penser qu'un être parfait et nécessaire en soit la cause et la fin. C'est ce que nous enseigne Saint Thomas d'Aquin qui tente de concilier la foi et la raison à travers ses cinq voies. Cette hypothèse est rejetée radicalement par Freud selon qui Dieu est une béquille psychologique pour l'homme qui l'a
créé. Ainsi il déclare que "les doctrines religieuses sont au-dessus de la raison". Cette opposition entre les deux philosophes soulève le questionnement suivant : Est-il raisonnable de croire en Dieu ?

Il convient d'abord de préciser ce qui est raisonnable. Dans le langage courant, il s'agit de ce qui est fait avec bon sens et mesure, d'une manière réfléchie. Ce terme est lié à la raison qui est la faculté pensante reposant sur l'entendement, la logique et l'intelligence. Enfin, le raisonnable se distingue du rationnel. Le raisonnable se dote d'une fonction morale ; c'est la capacité à distinguer le bien du mal et agir en conséquence. En revanche, le rationnel correspond à ce qui est démontrable, ce qui a pour origine un savoir certain et unilatéral, ne laissant aucune place aux sensibilités.

A travers l'histoire, nombreux sont ceux qui ont tenté de démontrer l'existence de Dieu : Saint Augustin, Saint Thomas D'Aquin, Leibniz, Descartes et d'autres encore. Kant, qui est pourtant croyant, a réfuté un à un tous ces arguments, affirmant que si Dieu pouvait faire l'objet d'une démonstration de connaissance, il n'y aurait plus besoin d'y croire, et il n'y aurait alors plus de foi. Les arguments à priori posent l'existence de Dieu dans son concept. Saint Thomas d'Aquin s'appuie sur la révélation pour affirmer que Dieu existe par sa définition car la philosophie est servante de la théologie. Quant aux arguments a posteriori, ils présentent Dieu comme premier être nécessaire à l'origine du monde. Mais Kant nous apprend que les concepts ne créent pas l'objet mais permettent d'en faire l'expérience. C'est le monde qui se règle sur l'esprit et non l'inverse. L'idée de Dieu est nécessaire, tous les hommes ont cette idée mais ça ne signifie pas qu'il existe un être réel correspondant à cette idée.

edophoenix
edophoenix
Niveau 36
08 mai 2012 à 15:13:50

Le prof n'est pas censé noter ce qu'il aime, mais la capacité de l'élève à développer sa pensée. Après, il y a des profs pas très pédagogues, mais sur le principe, l'élève peut bien affirmer ce qu'il souhaite, du moment que c'est argumenté.

A ce propos, Paganisme, ton introduction ne me paraît pas mauvaise, mais il manque quelque chose :
il faut que tu expliques en quoi un univers imparfait permet d'affirmer qu'il est raisonnable de penser l'existence d'un principe créateur (ou divin).

En fait, le mieux serait même de ne pas affirmer, mais plutôt de se poser la question : un univers imparfait (et contingent) peut-il exister de lui-même. A t-il pu exister par ""génération spontanée"" (et tu peux faire le lien avec l'époque de Pasteur durant laquelle les scientifique débattaient pour savoir si les microbes naissaient par ""génération spontanée"" ou par reproduction naturelle.)

Se pose aussi la question de l'éternité du monde : s'il est éternel, pas besoin de principe créateur, mais s'il a un début, comment son existence s'est-elle réalisée ?

Au fait Dust_to_Dust, je ne comprends pas pourquoi tu affirmes qu'un univers contingent est inconcevable.
Moi, j'arrive pourtant très bien à imaginer une réalité dans laquelle l'Univers (et tout ce qu'il contient, dont nous) aurait pu ne pas exister...

(c'est vraiment une question, hein, pas une contradiction, - je veux dire que je suis curieux des arguments qui permettent de dire que c'est inconcevable ?)

Pseudo supprimé
Pseudo supprimé 13 mai 2012 à 14:48:30

Yop. Bon j'ai un peu avancé dans ma dissertation, j'aimerais que vous me donniez votre avis svp. Je tiens compte de vos remarques et développerai plus loin.

"Puisque notre univers semble imparfait et contingent, il est raisonnable de penser qu'un être parfait et nécessaire en soit la cause et la fin". C'est ce que prétend Saint Thomas d'Aquin qui tente de concilier la foi et la raison à travers ses cinq voies. Mais ce rapport entre foi et raison est rejetée radicalement par Freud. Selon lui, Dieu est une béquille psychologique pour l'homme qui a besoin de la protection d'un être être tout-puissant. Ainsi il déclare que "les doctrines religieuses sont au-dessus de la raison". Cette opposition entre les deux philosophes soulève le questionnement suivant : Est-il raisonnable de croire en Dieu ?

Il convient d'abord de préciser ce qui est raisonnable. Dans le langage courant, il s'agit de ce qui est fait avec bon sens et mesure, d'une manière réfléchie. Ce terme est lié à la raison qui est la faculté pensante reposant sur l'entendement, la logique et l'intelligence. Enfin, le raisonnable se distingue du rationnel. Le raisonnable se dote d'une fonction morale ; c'est la capacité à distinguer le bien du mal et agir en conséquence. En revanche, le rationnel correspond à ce qui est démontrable, ce qui a pour origine un savoir certain et unilatéral, ne laissant aucune place aux sensibilités.
La croyance vient du latin "credere" qui signifie "tenir pour vrai". Ainsi, la croyance suppose l'acceptation en l'absence de preuve irréfutable et peut être soumise au doute. Elle est liée au mystère qui dépasse la raison et suscite la réflexion.
Enfin, Dieu est – en tout cas dans sa conception chrétienne – l'Etre Suprême créateur de l'univers. Il est juste, bon et adoré par les hommes.

A travers l'histoire, nombreux sont ceux qui ont tenté de démontrer l'existence de Dieu : Saint Augustin, Saint Thomas D'Aquin, Leibniz, Descartes et d'autres encore. Kant, qui est pourtant croyant, a réfuté un à un tous ces arguments, affirmant que si Dieu pouvait faire l'objet d'une démonstration de connaissance, il n'y aurait plus besoin d'y croire, et il n'y aurait alors plus de foi. Les arguments à priori posent l'existence de Dieu dans son concept. Saint Thomas d'Aquin s'appuie sur la révélation pour affirmer que Dieu existe par sa définition. Quant aux arguments a posteriori, ils présentent Dieu comme premier être nécessaire à l'origine du monde. Mais Kant nous apprend que les concepts ne créent pas l'objet mais permettent d'en faire l'expérience. C'est le monde qui se règle sur l'esprit et non l'inverse. L'idée de Dieu est nécessaire, tous les hommes ont cette idée mais ça ne signifie pas qu'il existe un être réel correspondant à cette idée.

Au XIXème siècle, des philosophes athées ont affirmé que la croyance religieuse était vouée à disparaître avec le temps. C'est le cas d'Auguste Comte qui déclare que la religion disparaîtra lorsque le savoir scientifique aura atteint un certain degré de connaissance. Karl Marx, lui, prétend que l'idée de Dieu disparaîtra lorsque que les hommes ne souffriront plus de l'aliénation économique dont ils sont victimes. Ainsi, on retrouve chez Marx - et même chez Freud - l'idée restreinte d'un Dieu qui existerait pour aider les hommes à supporter la dureté de la vie et assurer leur salut dans les cieux. Cette vision est intéressante mais repose sur une épistémologie réductrice (du théologique au psychologique, à l'économique, au scientifique...) qui ne saurait expliquer la raison de la croyance. Ainsi les sciences humaines pas plus que les sciences exactes ne peuvent affirmer qu'il est déraisonnable de croire en Dieu.

Pseudo supprimé
Pseudo supprimé 13 mai 2012 à 20:12:00

:up: svp.

edophoenix
edophoenix
Niveau 36
14 mai 2012 à 00:17:44

Je la trouve pas mal, ça soulève des problématiques intéressantes.

Après, je pense que c'est perfectible, mais tout est TOUJOURS perfectible. Cependant, fais attention de ne pas, dans ton argumentation, t'en tenir au parti pris que la croyance en l'existence de Dieu n'est pas déraisonnable.
Tu dois aussi examiner la position de ceux qui réfutent cette croyance en la jugeant fallacieuse ; ils ont des arguments qu'on ne peut pas ignorer (j'en sais quelque chose :rire: ! hein, Sakushi et Sangleretour :-))) )

Il faut aussi que tu justifies le fait que tu ne réponds pas directement à la question : ""Dieu existe t-il"", mais à la question ""peut-on raisonnablement penser que Dieu existe ?"". Il faut du coup faire le lien entre le fait que l'existence, comme l'inexistence de Dieu est indémontrable, pour introduire la question à laquelle tu vas effectivement répondre :
c'est-à-dire, dans ton intro :

""Puisque notre univers semble imparfait et contingent, il est raisonnable de penser qu'un être parfait et nécessaire en soit la cause et la fin". C'est ce que prétend Saint Thomas d'Aquin qui tente de concilier la foi et la raison à travers ses cinq voies. Mais ce rapport entre foi et raison est rejetée radicalement par Freud. Selon lui, Dieu est une béquille psychologique pour l'homme qui a besoin de la protection d'un être être tout-puissant. Ainsi il déclare que "les doctrines religieuses sont au-dessus de la raison".

/ici insérer une phrase comme quoi on voit, par la confrontation de ces deux thèses, que l'existence comme l'inexistence de Dieu sont indémontrables, et donc, que poser la question de l'existence de Dieu revient donc à poser une question à laquelle on ne peut répondre que par une croyance.../

Cette opposition entre les deux philosophes soulève le questionnement suivant : Est-il raisonnable de croire en Dieu ? ""

Pseudo supprimé
Pseudo supprimé 14 mai 2012 à 19:26:14

Merci !

Pseudo supprimé
Pseudo supprimé 26 mai 2012 à 13:30:41

Bonjour bonjour.
J'ai retravaillé mon texte, je pourrais avoir votre avis svp ? Il ne me reste que la conclusion à développer.

"Puisque notre univers semble imparfait et contingent, il est raisonnable de penser qu'un être parfait et nécessaire en soit la cause et la fin". C'est ce que prétend Saint Thomas d'Aquin qui tente de concilier la foi et la raison à travers ses cinq voies. Mais ce rapport entre foi et raison est rejetée radicalement par Freud. Selon lui, Dieu est une béquille psychologique pour l'homme qui a besoin de la protection d'un être être tout-puissant. Ainsi il déclare que "les doctrines religieuses sont soustraites aux exigences de la raison". Ces deux approches peuvent faire l'objet d'une argumentation sensée et défendable et ni l'une ni l'autre ne peut s'imposer comme modèle absolu. L'opposition entre les deux philosophes soulève donc le questionnement suivant : Est-il raisonnable de croire en Dieu ?

Dès le plus jeune âge de la philosophie morale, les hommes ont utilisé leur raison afin de justifier leur approche du concept de "dieu" (en tant qu'êtres transcendants à l'origine du monde). Par exemple, Socrate estimait qu'il était possible d'approcher le divin par le logos, c'est-à-dire la pensée rationnelle. Il n'était pas question pour lui de répondre à des dogmes imposés par une quelconque institution – ce qui aurait fait l'objet d'une pensée religieuse – mais plutôt de penser le rapport de l'homme au Dieu grâce à son intelligence afin de justifier sa croyance. Cette rationnalité de la foi sera le courant dominant qui traversera l'Histoire, tandis que le fidéisme – reflété aujourd'hui par les mouvements créationnistes – n'aura que peu de partisans.

La période médiévale est marquée par trois grandes preuves de l'existence de Dieu. Il s'agit des arguments téléologique, cosmologique et ontologique. Thomas d'Aquin enchaîne ensuite avec ses cinq voies. Ces arguments peuvent être scindés en deux catégories : les arguments a priori et les arguments a posteriori. Les premiers posent l'existence de Dieu dans son concept. Saint Thomas d'Aquin s'appuie sur la révélation pour affirmer que Dieu existe par sa définition. Il véhicule une philosophie rationaliste mais qui repose sur la foi comme point de départ de la réflexion. Les seconds présentent Dieu comme premier être nécessaire à l'origine du monde. Mais Kant nous apprend que les concepts ne créent pas l'objet ; ils permettent d'en faire l'expérience. Ainsi, l'idée de Dieu est nécessaire, tous les hommes ont cette idée mais ça ne signifie pas qu'il existe un être réel correspondant à cette idée. Si Dieu pouvait faire l'objet d'une démonstration de connaissance, il n'y aurait plus besoin d'y croire, et il n'y aurait alors plus de foi. C'est pourquoi des croyants prétendent que Dieu donne la liberté aux hommes de croire ou non en lui, puisque Dieu est amour et imposer son hégémonie aux hommes serait tyrannique.

Au XIXème siècle, des philosophes athées ont affirmé que la croyance religieuse était vouée à disparaître avec le temps. C'est le cas d'Auguste Comte qui déclare que la religion disparaîtra lorsque le savoir scientifique aura atteint un certain degré de connaissance. Karl Marx, lui, prétend que l'idée de Dieu disparaîtra lorsque que les hommes ne souffriront plus de l'aliénation économique dont ils sont victimes. Ainsi, on retrouve chez Marx - et même chez Freud - l'idée restreinte d'un Dieu qui existerait pour aider les hommes à supporter la dureté de la vie et assurer leur salut dans les cieux. Cette vision est intéressante mais repose sur une épistémologie réductrice (du théologique au psychologique, au socio-économique, au scientifique...) qui ne saurait expliquer la raison profonde de la croyance. Ainsi les sciences humaines pas plus que les sciences exactes ne peuvent affirmer qu'il est déraisonnable de croire en Dieu.

Dans sa philosophie, Kant sépare le monde des phénomènes et celui des noumènes. Le premier est celui de l'expérience sensible ; les hommes peuvent prétendre atteindre un certain degré de connaissance de ce monde par la raison et la démonstration. Dans le second, il y a un espace légitime pour la croyance – qui repose forcément sur une acceptation sans preuve - puisque la raison humaine est limitée (l'absolu ne peut être connu mais il peut être pensé). Poser un être supérieur au-delà de cette limite n'est pas absurde et ne contredit pas la raison mais suscite plutôt la réflexion dans la quête de la recherche du sens de la vie. La démarche philosophique est alors nécessaire mais insuffisante pour répondre à la problématique de Dieu.

Kant parle de postulats de la raison pratique, c'est-à-dire des suppositions nécessaires pour donner du sens à la vie. Si le bonheur et la justice sont impossibles à atteindre dans notre vie terrestre, il faut penser à une justice supérieure qui éclairera la condition humaine et permettra son salut après la mort. Cette approche donne une légitimité à la croyance en Dieu et la rend raisonnable. Dieu se pose donc comme une nécéssité morale mais pas seulement : c'est la morale qui fonde la religion et non l'inverse. Les gens qui dédient leur existence à autrui comme Mère Teresa sont guidés par la charité, l'amour et la justice plutôt que par la promesse de leur immortalité. Kant, lui, nous invite vers l'impératif catégorique qu'il définit comme "l'idée de la volonté de tout être raisonnable conçue comme volonté instituant une législation universelle". En d'autre terme, la morale doit devenir interne aux hommes et se doter une vocation universelle en dépassant le stade même des religions.

La croyance en Dieu se pose donc dans le cadre du raisonnable. Mais alors, en quel Dieu est-il raisonnable de croire ? Celui de la Révélation ou celui des philosophes ? De plus, quelle importance lui accorder si l'on veut empêcher les dérives fondamentalistes ?...

Xpatrickx_69
Xpatrickx_69
Niveau 4
26 mai 2012 à 14:33:59

Dieu est parmi nous mes enfants

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