Ça reste presque synonyme, puisque c'est dans les deux cas l'absence de quelque chose.
A la différence que le néant serait le devenir de quelque chose qui n'est plus ?
Non le néant est l'absence d'existence quand le vide est l'absence de matière, mais le vide possède une existence (un espace) alors que le néant non.
A vrai dire, je vois mal la différence, ou plutôt, les enjeux de ces différences.
Puisque l'existence, c'est en très grande partie la matière ... et même pour ce qui ne l'est pas, communément on utilise vide et néant en synonymes "propos vides d'idées"
Je vois assez mal les situations où on utiliserait l'un plutôt que l'autre.
D'accord en physique on parle de vide mais dire qu'il y a du néant me paraît similaire (même si ça peut faire un peu mal aux yeux car on utilise rarement ce terme dans ces circonstances ...)
Bon en fait je viens d'aller faire un tour sur wikipédia et ça revient à tes propos, en gros, le vide, c'est uniquement un espace (lorsqu'il n'est pas complété par la matière) alors que le néant est l'absence même de cet espace.
Donc je pense avoir compris
mais pourquoi on en est venu à parler de ça au fait ? ![]()
Bah à cause de sa relation avec la mort, je l'ai expliqué dans mon 1er post je crois.
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_Vanaheim_
Posté le 16 avril 2012
le néant est l'absence d'existence quand le vide est l'absence de matière, mais le vide possède une existence (un espace) alors que le néant non. ""
J'adhère tout-à-fait à ces définitions.
_Vanaheim_
Posté le 16 avril 2012
"Le néant, c'est peut-être rien, mais c'est une réalité en puissance. Ce n'est pas parce que c'est une absence de "tout", qu'elle ne peut pas être une réalité."
===> Le néant est plutôt une absence d'existence qu'une absence de tout.
Sinon le fait de connaître le néant est dû au fait de connaître l'être, oui on peut réfléchir dessus mais on réfléchira à partir d'un être que l'on aura crée pour représenter le néant, ce qui ne colle pas à sa définition.
Là, j'adhère presque. Sauf à la dernière proposition : n'est-il donc pas possible de parler du néant justement pas comme être, mais comme "non-être".
(d'ailleurs, je suis d'accord avec Verso quand il dit que le néant n'EST pas. On ne peut donc rien affirmer sur l'ontologie du néant. Mais )
Tu me diras que ça reviendra au même, mais si on renverse, on peut penser "l'être" comme un "non-néant", c'est ce qu'on fait quand on se pose la question : "pourquoi y a t-il quelque chose plutôt que rien ?"
"D'ailleurs, dire que la mort n'est pas un état, pour moi c'est une inexactitude, puisque qu'on dit bien "untel EST mort". S'il EST mort, c'est bien que la mort est un état."
===> Pas un état dans le sens où c'est une absence d'être, ce "est" d'ailleurs peut très bien être un abus de langage.
Justement, c'est là où on n'est pas d'accord. La mort n'est pas une "absence d'être", puisque la dépouille est devant toi, tu peux même la palper pour vérifier que le sujet a bien cessé de respirer. Matériellement, l'être existe toujours. Après, son âme a t-elle disparue, n'existe t-elle plus ? Ou Va t-elle se réincarner ? Ou hanter le monde ? Je n'en sais rien.
Ce que je sais, c'est que le corps matériel, lui, il est raide, froid, inerte et immobile. Il existe toujours.
Donc dire que la mort est une absence d'être, c'est ça qui, pour moi, est une erreur. La conscience, on ne sait absolument pas ce qu'elle devient, mais le corps est toujours présent. Donc quand je dis "untel" est mort, ça ne signifie pas pour autant qu'il a été désintégré ou anéanti.
La mort, pour moi c'est bien un état. Et qui n'a rien à voir avec le néant.
On pourrait alors dire que si le néant c'est l'absence d'existence, alors que la mort, c'est l'absence de vie (ce qui n'est pas la même chose qu'une absence d'être).
Un caillou, par exemple, c'est inerte. On ne dira pas d'un caillou qu'il est mort (quoique... inerte c'est presque un synonyme, finalement.) mais il existe. De même, la dépouille aussi continue d'exister, même après la mort clinique de l'individu.
((Mais une absence ne peut pas en soi être qualifiée de "rien", puisque justement, une absence de quelque chose ne peut se définir que par rapport à ce quelque chose.)
je mets çà entre parenthèse, parce que là, je sens que je m'embrouille, je veux dire une chose, mais je ne sais pas comment l'exprimer.)
(Désolé j'ai l'impression d'en parler avec désinvolture, alors qu'en fait non, ça me fait repenser à ma famille... J'essaie d'y réfléchir de manière objective, mais j'espère que je ne choque pas ceux qui sont en deuil.)
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-Verso
Posté le 16 avril 2012
A vrai dire, je vois mal la différence, ou plutôt, les enjeux de ces différences.
Puisque l'existence, c'est en très grande partie la matière ... ""
Les couleurs n'existe pas, alors ? Parce que la lumière qui te fait discerner les couleurs, elle n'est pas matérielle : les photons n'ont pas de masse.
Et de même, il y en a pour qui l'âme n'est pas matérielle.
""
Grossière erreur ou tu n'acceptes tout simplement pas l'existence du vide qui est pourtant montré en physique ?
A côté de ça, il est vrai que l'idée existait avant que l'on puisse l'observer, enfin, pas vraiment, puisque n'importe qui peut développer cette idée en regardant autour de lui : sans avoir la connaissance de l'air, un individu pourrait tout naturellement se dire que puisqu'il ne voit pas de matière, il n'y en a pas, même si c'est n'est pas le cas.
Bref, l'humain peut tout autant imaginer de fausses notions dû à un raisonnement biaisé. ""
En physique, justement, le vide absolu n'a jamais été atteint. Même la pompe à vide la plus puissante du monde ne pourrait pas créer un vide absolu, il restera toujours quelques atomes en vadrouille.
Mais néanmoins (
pardon, je ne devrais utiliser ce terme-là...)
En revanche, je suis d'accord que la notion de vide est plus vieille que son appréhension scientifique... Sauf que même dans l'Antiquité, les gens ne croyaient pas le ciel vide : si tu regardes les comsogonies antiques et les "cartes" des mondes tels que les imaginaient les métaphysiques d'alors, aucune ne parle d'un ciel vide : le ciel n'est que la séparation "immatérielle" entre le monde du dessus et la Terre (tout comme la mer était la séparation d'avec le monde du dessous) et ce, dans presque toutes les mythologies antiques.
"
Les couleurs n'existe pas, alors ? Parce que la lumière qui te fait discerner les couleurs, elle n'est pas matérielle : les photons n'ont pas de masse.
Et de même, il y en a pour qui l'âme n'est pas matérielle"
D'où mon "en très grande partie"
A côté de ça, c'est vrai qu'on ne peut pas vraiment comparer en terme de proportion, et je ne saurais même pas sur quelle paramètre on pourrait le faire, puisque comme tu l'as dit, les photons n'ont pas de masse (et en plus ça ne se limite pas aux photons
).
Et même si la définition du vide, c'est un espace où il n'y a pas de matière, je suis tout de même près à parier que 99% de la population (qui a un minimum de connaissance sur le sujet) dirait qu'un espace remplit de photon n'est pas considéré comme étant un espace de vide absolu (mais je peux me tromper). Même si selon cette définition, c'est le cas ; donc je ne suis pas convaincu que le limiter à la non présence de matière soit suffisant.
Pour ce qui est de l'âme ... je pense que tu comprendras qu'on ne l'accepte pas tous, d'ailleurs c'est encore moins matériel que les photons dans le sens où ça n'a pas même d'impact sur la matière, tout du moins, on en a pas observé de manière concrète ; d'ailleurs personnellement, je ne la nie pas totalement, et si elle existe, je l'ai toujours imaginé comme étant hors de la notion d'espace.
Pour ce qui est du vide absolu, oui, nous n'arrivons pas encore à en créer un parfait, on observe toujours de la pression, donc de la matière, par contre, en arrivant à créer (en donnant un exemples avec des valeurs plutôt hasardeuse) un volume de 1L avec une pression équivalent à la présence de 3 atomes d'hydrogènes, tu te doutes qu'ils ne représentent pas à eux trois le volume total de ces 1L donc le vide absolu est bien un fait, même si on arrive pas encore à l'"isoler" totalement.
Par rapport à l'Antiquité, je ne suis pas entièrement d'accord, c'est vrai que selon les populations vu la durée de cette période, les croyances et les paradigmes étaient inconstants, cependant le vide n'est pas à exclure parmi leurs idées, Démocrite l'avait déjà imaginé parmi les atomes (définie à l'époque comme des éléments qu'il décrivait comme on parle aujourd'hui de particules élémentaires). Et pour ce qui est de la cosmologie de l'Antiquité, j'avais plutôt retenu comme idée principale l'existence d'un monde sublunaire (zone de rayon Terre/lune) inconstant et le monde supra lunaire constant, mais comme je l'ai déjà dis, on a peut-être tous les deux raison.
"Là, j'adhère presque. Sauf à la dernière proposition : n'est-il donc pas possible de parler du néant justement pas comme être, mais comme "non-être"."
A partir du moment où tu penses quelque chose, c'est un être vu qu'une pensée possède une existence conceptuelle, alors si tu veux penser le néant, tu dois supprimer cette pensée de ton esprit par une autre pensée, ce qui est impossible. Après on connait la définition du néant, c'est ce qui nous permet de savoir ce que c'est grâce à l'être.
""pourquoi y a t-il quelque chose plutôt que rien ?""
Justement cette phrase ne veut rien dire, on ne sent pas le rien si on ne sait pas qu'il peut y avoir quelque chose, tu connais le rien parce que tu connais le quelque chose, le rien n'a pas d'existence absolue.
"Justement, c'est là où on n'est pas d'accord. La mort n'est pas une "absence d'être", puisque la dépouille est devant toi, tu peux même la palper pour vérifier que le sujet a bien cessé de respirer. Matériellement, l'être existe toujours. Après, son âme a t-elle disparue, n'existe t-elle plus ? Ou Va t-elle se réincarner ? Ou hanter le monde ? Je n'en sais rien.
Ce que je sais, c'est que le corps matériel, lui, il est raide, froid, inerte et immobile. Il existe toujours."
C'est un être pour les personnes extérieurs, il est obligé d'en être un pour pouvoir l’appréhender et le qualifier. Le "untel est mort" désigne l'être qu'il était lors du vivant, puis tu dis qu'il n'est plus, comme pour l'être et le néant : tu connais l'être, et si il disparaît tu remplaces celui-ci par le néant sans toutefois le supprimer complètement de ta pensée car tu gardes des souvenirs de cette personne.
Bonjour,
J'ai plus ou moins le même problème.
Je préviens dès le départ, je n'y connais rien en philosophie.
Il me semble que j'ai été contaminé par le nihilisme pessimiste. J'ai toujours pensé que la vie n'avait aucun sens mais ces derniers temps, je n'ai plus pu me le cacher. C'est à dire que si avant je n'y pensais juste pas, je n'y arrive plus aujourd'hui. En faisant des recherches, j'ai été frappé par Schopenhauer et par Cioran, j'ai toujours pensé comme eux mais cette conviction a maintenant plus de définition et est donc plus dangereuse.
On peut dire que je ne vis plus que dans l'espoir de trouver une autre philosophie qui puisses me convaincre.
J'ai été acheter "De l'inconvénient d'être né" de Cioran et "Le monde comme volonté et représentation 1" de Schopenhauer, et plus j'avance dans les deux, plus je me rends compte que mes prochaines lectures seront Freud, Nietzsche et Albert Caraco.
Pour vous faire comprendre ce que je ressens de ces temps ci.
http://metreya.blog.lemonde.fr/2012/03/17/crise-de-nihilisme/
Et voici un aphorisme de Cioran, qui n'est pas totalement ad hoc mais fait bien passer le message : Si, autrefois, devant un mort, je me demandais "A quoi cela lui a t il servi de naitre ?", la même question, maintenant, je me la pose devant n'importe quel vivant.
Je devais rendre pour aujourd'hui mon tfe, je n'y ai même pas travaillé hier ni avant hier, cette saloperie m'a mis la tête ailleurs et j'ai besoin d'un autre philosophe, d'une idée qui me donnera l'illusion de ne pas vivre pour rien.
Je compte relire L'élégance du hérisson.
J'ai lu ton lien, et j'avoue que ça me fait froid dans le dos car ça me rappelle une époque de ma vie après avoir prolongé la chaîne des "pourquoi" jusqu'à atteindre le "pourquoi vouloir être heureux, pourqoui tout être vivant cherche à perpétuer son espèce et sa propre vie alors qu'il n'y a aucun but à cela ?" mais je n'ai jamais dépassé la limite de me dire qu'oublier ces pensées pour être heureux n'aurait aucun intérêt puisque le bonheur n'a pas de finalité ; car je suis toujours rattrapé par ma nature.
Si tu n'es pas croyant (quoi que, même certains pourraient être visés finalement) et que tu pousses un minimum ta réflexion, je pense que tu arriveras toujours à cette conclusion.
Malgré cela, tu agis toujours puisque tu es venu sur le forum pour en discuter, une part de toi rejette cette idée, et ce que tu as l'air de vouloir, c'est de ne plus y penser.
Les solutions ? -> l'oublier, se mentir à soi-même ; et la meilleure façon, c'est de côtoyer des gens, ne surtout pas rester seul avec ses pensées ou la tête dans des livres, ça ne peut qu'empirer ; voir des gens (et bien entendu ne pas parler de ce sujet) qui ont l'impression que leur vie a un sens, ne peut que te donner la même impression.
Je suis content d'en parler avec quelqu'un qui comprenne l'état d'esprit dans lequel je suis.
J'ai failli le noter en fin de message, que c'était mon "instinct de survie" qui me faisait écrire cela. C'est lui qui me dit que ce n'est pas possible.
Ainsi donc j'imagine que c'est la seule solution, ne pas y penser... J'ai toujours eut l'idée que revenir à un stade plus animal pourrait me sauver.
Eh bien, je vais continuer ma vie. Mais de ces temps ci je n'ai même pas de petit but vain histoire de me faire planer sur le court terme. Je terminerai peut être comme Cioran, enfermé dans sa chambre à longueur de temps.
Bref, je vais arrêter de m'apitoyer sur mon petit sort.
Mainzturbateur, je crois comprendre aussi ce que tu ressens, ayant eu moi aussi cette expérience.
Le premier conceil que je peux te donner, c'est d'arrêter de lire Schopenhauer pour l'instant, le temps que tu arrives à "tranquilliser" ta crise de nihilisme - et de reprendre sa lecture plus tard.
Je te conseille de lire le "Petit Prince", je trouve ce bouquin souverain contre la dépression existentielle.
Rappelle aussi ce que disait Lewis Caroll : "Si le monde n'a absolument aucun sens, qu'est-ce qui nous empêche d'en inventer un ?"
Il faut aussi parfois savoir s'arrêter de penser, de réfléchir, et profiter des petits moments de la vie, en mangeant une glace par exemple !
Je trouve toujours que le sens du goût est le plus mystérieux, pour moi, il me semble plus étrange que le sens de la vue ou de l'ouïe (bien que j'adore aussi écouter de la musique et regarder un paysage..!)
Tiens, lis des auteurs épicuriens, cela devrait te remonter un peu le moral.
En fait, la vie n'est pas utilitariste. Elle n'a pas à avoir une quelconque utilité.
Et surtout, suis l'excellent conseil de Verso : rencontrer des gens et partager avec eux des moments de rigolade, c'est la meilleur aide possible.
Verso :
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Pour ce qui est de l'âme ... je pense que tu comprendras qu'on ne l'accepte pas tous, d'ailleurs c'est encore moins matériel que les photons dans le sens où ça n'a pas même d'impact sur la matière, tout du moins, on en a pas observé de manière concrète ; d'ailleurs personnellement, je ne la nie pas totalement, et si elle existe, je l'ai toujours imaginé comme étant hors de la notion d'espace. ""
C'est vrai, certains réfutent l'hypothèse de l'âme. J'en parle parce que moi-même j'adhère à cette hypothèse, tout en étant conscient qu'elle n'est certes pas universelle, loin de là !
Cependant, tu te trompes en disant qu'elle n'a pas d'impact sur la matière : si on accepte le paradigme selon lequel l'âme c'est la volonté consciente du sujet, alors quand je décide de bouger ma main, mon âme ordonnera à mon corps d'effectuer un mouvement, donc il y aura bien un impact.
Et de même, l'âme sera impactée par le corps, puisque si par exemple j'ai mal, je ressentirais alors avec mon âme une émotion correspondante de peur, de tristesse, de panique, de colère, et autre... Qui sera liée à la douleur perçue par le corps. Donc dans le cas où l'on accepte l'hypothèse de l'âme, on s'aperçoit que celle-ci est nécessairement liée au corps.
Même si on croit à la métempsycose, c'est-à-dire que l'âme n'est pas liée à un corps particulier puisqu'à la mort elle migrera vers un autre corps, il a tout de même un lien entre âme et matière (ce qui me refait penser à Descartes et à sa théorie sur la glande pinéale qui était selon lui justement le lien entre l'âme et le corps.)
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Pour ce qui est du vide absolu, oui, nous n'arrivons pas encore à en créer un parfait, on observe toujours de la pression, donc de la matière, par contre, en arrivant à créer (en donnant un exemples avec des valeurs plutôt hasardeuse) un volume de 1L avec une pression équivalent à la présence de 3 atomes d'hydrogènes, tu te doutes qu'ils ne représentent pas à eux trois le volume total de ces 1L donc le vide absolu est bien un fait, même si on arrive pas encore à l'"isoler" totalement. ""
ma conception en fait, est un peu particulière en ce qui concerne le vide. c'est pour ça que je ne suis pas d'accord. Selon moi, quand on parle du vide "entre les atomes", ce n'est justement pas du vie absolu puisqu'il est justement "habité" par les atomes. C'est comme le "vide entre les étoiles". Comme je le disais tout-à-l'heure -sur le mode humoristique- dans un autre sujet, l'Univers n'est pas vide, puisqu'il y a pleins d'étoiles et de planètes en vadrouille.
Pour moi, le vide n'existe pas tant qu'il y a de la matière quelque part (ou même des photons, car je suis d'accord avec toi : un espace rempli de photons n'est pas complètement vide.)
Ce que je veux dire c'est que, même dans le cas où on imaginerait un Univers presque entièrement vide, mais où flotterait un unique quark, alors cet espace ne serait pas vide. LE vide n'existerait pas - même à 100 milliards de parsecs de ce quark, ce ne serait pas le vide absolu, puisque le quark est là, à cette distance.
Alors que pour moi, le vide est justement un espace sans distance (je définis ici une distance comme étant un espace entre deux choses matérielles.)
Du coup, mon paradigme est très particulier dans ce domaine - d'ailleurs je ne suis même pas sûr d'avoir bien su l'expliquer ici... C'est plutôt intuitif, en fait.
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Par rapport à l'Antiquité, je ne suis pas entièrement d'accord, c'est vrai que selon les populations vu la durée de cette période, les croyances et les paradigmes étaient inconstants, cependant le vide n'est pas à exclure parmi leurs idées, Démocrite l'avait déjà imaginé parmi les atomes (définie à l'époque comme des éléments qu'il décrivait comme on parle aujourd'hui de particules élémentaires). Et pour ce qui est de la cosmologie de l'Antiquité, j'avais plutôt retenu comme idée principale l'existence d'un monde sublunaire (zone de rayon Terre/lune) inconstant et le monde supra lunaire constant, mais comme je l'ai déjà dis, on a peut-être tous les deux raison. ""
En fait, il me semble qu'on est d'accord, là-dessus. Ca dépend aussi des civilisations qui expriment ces choses-là de manière très différente aussi.
Vanaheim :
"Là, j'adhère presque. Sauf à la dernière proposition : n'est-il donc pas possible de parler du néant justement pas comme être, mais comme "non-être"."
===> A partir du moment où tu penses quelque chose, c'est un être vu qu'une pensée possède une existence conceptuelle, alors si tu veux penser le néant, tu dois supprimer cette pensée de ton esprit par une autre pensée, ce qui est impossible. Après on connait la définition du néant, c'est ce qui nous permet de savoir ce que c'est grâce à l'être. ""
Là, je suis ton propos. C'est cohérent, mais ce n'est pas ma manière de voir. Je pense qu'il y quand même une différence ontologique fondamentale entre la pensée et l'être (ou le non-être).
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"Justement, c'est là où on n'est pas d'accord. La mort n'est pas une "absence d'être", puisque la dépouille est devant toi, tu peux même la palper pour vérifier que le sujet a bien cessé de respirer. Matériellement, l'être existe toujours. Après, son âme a t-elle disparue, n'existe t-elle plus ? Ou Va t-elle se réincarner ? Ou hanter le monde ? Je n'en sais rien.
Ce que je sais, c'est que le corps matériel, lui, il est raide, froid, inerte et immobile. Il existe toujours."
===> C'est un être pour les personnes extérieurs, il est obligé d'en être un pour pouvoir l’appréhender et le qualifier. Le "untel est mort" désigne l'être qu'il était lors du vivant, puis tu dis qu'il n'est plus, comme pour l'être et le néant : tu connais l'être, et si il disparaît tu remplaces celui-ci par le néant sans toutefois le supprimer complètement de ta pensée car tu gardes des souvenirs de cette personne. ""
Là encore, en fait je trouve ton raisonnement cohérent et logique, mais je ne suis pas le même.
C'est bien pourquoi j'avais pris l'exemple aussi du caillou :
C'est une analogie dangereuse, certes, et presque un raisonnement par l'absurde j'en conviens, mais il n'en reste pas moins que le caillou n'a aucune conscience de lui-même. Et pourtant, on ne peut pas dire qu'il n'existe pas.
(ça m'énerve de parler de la mort comme ça, d'ailleurs, j'ai l'impression de manquer de respect et en plus, ça me rappelle de souvenirs.)
Bref, qu'un mort n'ait plus aucune conscience ne veut pas dire qu'il n'existe plus. Sinon, l'acte d'enterrer les morts (ou de les incinérer) n'aurait plus aucune signification.
Cela en a une, parce que justement, le corps inerte a une signification pour les proches de la personne décédée.
Pardon pour le double-post :
il y a une phrase qui m'a beaucoup frappé dans le lien vers le blog de metreya, c'est :
""
Dans une crise de nihilisme j'ai l'impression constante, minute après minute, instant par instant, de brasser du vent, d'être inutile, de vivre pour rien. Le monde tourne, les gens vont et viennent, et c'est encore pire car je me sens en complète inadéquation avec tout ceci. ""
La vanité et l'ineptie de la vie quotidienne m'a aussi hanté souvent et je repense souvent, lors de ces moments là à la citation latine "vanitas vanitatum ; omnia vanitas" : tout est vain, et les vanités sont elles-mêmes vaines.
Seulement, pour moi, "vivre pour rien et être inutile" n'est pas une vanité ; c'est une gloire. Je refuse de considérer que je suis tenu d'être utile. Ma fin n'est pas mon utilité. La vie elle-même n'est pas utile et n'est pas tenue d'être utile. Elle est juste faite pour être vécue.
Moi, je suis heureux de me dire que ma vie ne se réduit pas à une utilité quelconque. C'est pour moi une source de fierté.
Attention : je ne veux pas dire par là que le sens de la vie c'est d'être un parasite, au contraire. Car la vie n'est belle que si on la partage avec d'autres personnes. Mais je dis juste que la finalité de la vie n'est pas d'être utile en soi.
Cependant, j'ai conscience que c'est un peu vain de dire cela à quelqu'un qui traverse une crise existentielle. Moi-même, je pense déjà ainsi depuis longtemps et ça ne m'a jamais vraiment aidé quand je faisais une dépression nihiliste, même si j'y pensais encore plus fort dans ces moments-là...
"Là, je suis ton propos. C'est cohérent, mais ce n'est pas ma manière de voir. Je pense qu'il y quand même une différence ontologique fondamentale entre la pensée et l'être (ou le non-être)."
En fait on est dans un certain sens obligé de le qualifier d'être pour ne pas tomber dans une contradiction, une pensée engendre des choses, comme des actes par exemple, et ces choses sont des choses concrètes ayant une influence sur le réel, on peut donc dire que la pensée a une influence indirect (ou direct, la pensée elle-même peut provoquer des dommages à nous-même, comme la dépression) sur le réel.
Si l'on disait que la pensée pouvait être du néant, alors on aurait un être qui pourrait naître du néant, et ça n'est pas possible car ça voudrait dire que le néant serait capable de produire quelque chose.
"C'est une analogie dangereuse, certes, et presque un raisonnement par l'absurde j'en conviens, mais il n'en reste pas moins que le caillou n'a aucune conscience de lui-même. Et pourtant, on ne peut pas dire qu'il n'existe pas.
(ça m'énerve de parler de la mort comme ça, d'ailleurs, j'ai l'impression de manquer de respect et en plus, ça me rappelle de souvenirs.)
Bref, qu'un mort n'ait plus aucune conscience ne veut pas dire qu'il n'existe plus. Sinon, l'acte d'enterrer les morts (ou de les incinérer) n'aurait plus aucune signification.
Cela en a une, parce que justement, le corps inerte a une signification pour les proches de la personne décédée."
Oui mais je ne parlais pas du corps, bien sûr qu'il reste un corps après la mort, et bien sûr que cette mort a un sens pour les autres que lui, mais je parlais du point de vue de la personne morte (qui n'existe pas d'ailleurs...).
Enfin bon, discuter de la signification de la mort pour les gens (la 2eme partie) ne m’intéresse pas trop ici en fait.
le peur de la mort voila la raison du pourquoi à la religion
Salut, alors moi c'est un peu lié, j'ai horriblement peur du néant, quand j'y penses, sinon ça va ![]()
tu as peur de la mort fais attention tu te rapproche de la dépression si tu n'arrives pas à bien vivre avec cette pensée que tu mourras un jour faut vite allé voir un psychologue pour évité le suicide. ![]()
Ce qu'il faut c'est l'accepter, même si c'est trop chaud, mais c'est le seul moyen de vivre apaisé.
Je penses qu'on peux parler du néant, le néant c'est l'absence de matière, mais est-il possible qu'il y ait une dimension réelle(dans laquelle on vit), et en même temps le néant(la mort)?
@ hunterukanlos02 : la peur de la mort voila la raison du pourquoi à la religion...
A moins que ce ne soit la peur de la vie ? Au fond, il y a pas mal de monde qui n'arrivent pas à en trouver le sens, probablement parce qu'elle n'en a pas objectivement et que seules les religions peuvent "inventer" un sens à la vie ? Et ça me rappelle à nouveau Lewis Caroll (et non : je ne ressortirais pas une nouvelle fois ma citation préférée !)
@ Strayed :
Le néant, ce n'est pas seulement l'absence de matière, c'est l'absence de tout. C'est le "non" à l'échelle cosmique si je peux me permettre de le dire ainsi.
Autrement, pour ta question relative à la coexistence de deux mondes superposés, l'un étant le néant (ce qui est d'ailleurs rigolo de parler "d'existence" du néant !) et l'autre du monde matériel où nous vivons,
ça dépend juste de ton paradigme et de tes croyances. Si tu crois que l'Univers dans lequel nous sommes fait partie d'un multi-mondes pluridimensionnel, alors pourquoi pas ?
Personne ne pourra de toute façon rien affirmer. On ignore quelle est la vérité sur le réel (de ce point de vue-là évidemment, parce que dans d'autres domaines on est nettement moins ignorants.)