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Toute conscience est conscience de quelq

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Expeditions: Samurai veut révolutionner le RPG tactique avec une aventure entièrement jouable en coop

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Heyoka-Fire
Heyoka-Fire
Niveau 9
10 novembre 2011 à 04:19:22

ne t inquietes pas,quand je disais qu on devrait se pencher dessus je ne parlais pas seulement a ceux qui ont poste sur ce topic.je veux dire qu il y a des choses dans le zen comme dans d autres spiritualites tres tres interessantes.et on peut remarquer que l advaita,le zen et la spiritualite amerindienne se rejoignent sur plus d un point.on en apprend beaucoup sur le mecanisme de la pensee et sur l etre humain avec une certaine experience de la meditation par exempe.cependant la spiritualite est tres silencieuse comparee a la religion,elle ne crie rien sur les toits et passe donc inapercue pour beaucoup.

Xaraxass
Xaraxass
Niveau 8
10 novembre 2011 à 13:08:10

En fait cette histoire du rêve est intéressante.

En ce qui me concerne il m'est plusieurs fois arrivé dans ma vie de pouvoir contrôler mon rêve (surtout quand j'étais petit). En fait le moment à partir duquel on commence à contrôler sont rêve serait c'est le moment où émerge la conscience réflexive, car c'est le moment où dans son rêve on prend conscience de soit, on se sait en train de dormir et rêver. Et on se souvient très bien de ces rêves là. Cela conduit d'ailleurs le plus souvent à un réveil peu après.

Cependant tout cela ne répond pas à ma question principale : à quel endroit intervient l'intentionnalité dans tout cela ?

ShenikIII
ShenikIII
Niveau 10
10 novembre 2011 à 20:01:08

Contrôler son rêve...

Cela signifierait que durant le rêve, alors que l'inconscient a pris les commandes, le conscient s’approprierait le rôle de réflexion du cerveau, qui forme une histoire avec les éléments donnés par l'inconscient.

Mais le conscient et l'inconscient ne peuvent être actifs en même temps, car sinon tout élément refoulé par le conscient (et donc envoyé dans l'inconscient) lui apparaitrait en pleine figure.

Il faudrait donc que le conscient soit inconscient du conscient.

Et c'est d'ailleurs la configuration habituelle du conscient et de l'inconscient, celui-ci peut dominer nos penser sans pour autant être au commande du cerveau.

Donc cela reviendrait à dire que pendant le sommeil, le conscient prendrait le rôle de l'inconscient.
Et prendrait donc conscience de n'être pas être le maître du corps, mais pourrait seulement agir sur les pensées et la formation de la réflexion.

Et bien, ceci va venir enrichir mes exemples et mes explications sur le rêve. :-)

ShenikIII
ShenikIII
Niveau 10
10 novembre 2011 à 20:04:33

Mon message posté ci-dessus est absurde étant donné qu'au fur et à mesure de son écriture, ma réflexion fut de plus en plus aboutie pour finalement arriver à un résultat pour lequel les démonstrations antérieurs n'étaient plus valables.

Merci de ne pas m'en blâmer. :o))

Que veux tu dire par intentionnalité ?
Le fait de faire quelque chose consciemment ?

Xaraxass
Xaraxass
Niveau 8
10 novembre 2011 à 20:38:47

non en philosophie de l'esprit l'intentionnalité désigne quelquechose qui permet à la conscience "d'envisager" des objets. Le terme "viser" étant pour moi incompréhensible. C'est à peu près la seule reformulation que je comprenne et j'en sais pas plus malgré mes tentatives. Je me demande bien le cheminement de ceux qui ont réussi à comprendre ce terme mais bon.

ShenikIII
ShenikIII
Niveau 10
10 novembre 2011 à 20:54:18

Tu veux dire le pouvoir du cerveau d'imaginer un objet ? De "l'envisager" par la pensée ?

Xaraxass
Xaraxass
Niveau 8
10 novembre 2011 à 21:27:20

Oui voilà quelque chose comme ca, l'intentionnalité ferait référence à quelque chose qui fait que le cerveau peut générer une conscience objet, comme catsoldier l'a décrite.

ducdebrabant
ducdebrabant
Niveau 6
10 novembre 2011 à 21:55:01

Nouvelle tentative.

La conscience est intentionnelle. L'intentionnalité est la conscience même. L'intentionnalité n'est donc pas une simple propriété de la conscience, on ne peut imaginer une conscience qui ne soit pas intentionnelle.

Le texte de Sartre posté sur un autre topic est véritablement éclairant.

"La conscience et le monde sont donnés d'un même coup : extérieur par essence à la conscience, le monde est, par essence, contraire à elle. [...] Connaître, c'est s'éclater vers », s'arracher à la moite intimité gastrique pour filer, là-bas, par-delà soi, vers ce qui n'est pas soi, là-bas, près de l'arbre et cependant hors de lui, car il m'échappe et me repousse et je ne peux pas plus me perdre en lui qu'il ne se peut diluer en moi : hors de lui, hors de moi. Est-ce que vous ne reconnaissez pas dans cette description vos exigences et vos pressentiments ? Vous saviez bien que l'arbre n'était pas vous, que vous ne pouviez pas le faire entrer dans vos estomacs sombres, et que la connaissance ne pouvait pas, sans malhonnêteté, se comparer à la possession. Du même coup, la conscience s'est purifiée, elle est claire comme un grand vent, il n'y a plus rien en elle, sauf un mouvement pour se fuir, un glissement hors de soi ; si, par impossible, vous entriez ' dans » une conscience, vous seriez saisi par un tourbillon et rejeté au dehors, près de l'arbre, en pleine poussière, car la conscience n'a pas de « dedans » ; elle n'est rien que le dehors d'elle-même et c'est cette fuite absolue, ce refus d'être substance qui la constituent comme une conscience. Imaginez à présent une suite liée d'éclatements qui nous arrachent à nous-mêmes, qui ne laissent même pas à un nous-mêmes » le loisir de se former derrière eux, mais qui nous jettent au contraire au-delà d'eux, dans la poussière sèche du monde, sur la terre rude, parmi les choses ; imaginez que nous sommes ainsi rejetés, délaissés par notre nature même dans un monde indifférent, hostile et rétif ; vous aurez saisi le sens profond de la découverte que Husserl exprime dans cette fameuse phrase : Toute conscience est conscience de quelque chose. » Il n'en faut pas plus pour mettre un terme à la philosophie douillette de l'immanence, où tout se fait par compromis, échanges protoplasmiques, par une tiède chimie cellulaire. La philosophie de la transcendance nous jette sur la grand'route, au milieu des menaces, sous une aveuglante lumière. Être, dit Heidegger, c'est être-dans-le-monde. Comprenez cet « être dans au sens du mouvement. Être, c'est éclater dans le monde, c'est partir d'un néant de monde et de conscience pour soudain s'éclater-conscience-dans-le-monde. Que la conscience essaye de se reprendre, de coïncider enfin avec elle-même, tout au chaud, volets clos, elle s'anéantit. Cette nécessité pour la conscience d'exister comme conscience d'autre chose que soi, Husserl la nomme intentionnalité."

La conscience est toujours en dehors d'elle même, elle est un mouvement constant vers l'extérieur, vers le monde. C'est ce que Sartre veut dire quand il prend l'exemple de l'arbre : "Connaître, c'est s'éclater vers, s'arracher à la moite intimité gastrique pour filer, là-bas, par-delà soi, vers ce qui n'est pas soi, là-bas, près de l'arbre et cependant hors de lui, car il m'échappe et me repousse et je ne peux pas plus me perdre en lui qu'il ne se peut diluer en moi : hors de lui, hors de moi."

La conscience n'est pas un réceptacle passif, elle n'est pas un contenant dans lequel viendrait se loger les différents objets sensibles perçus par les sens... elle est toujours extérieure à elle même, dans le monde sans être le monde. C'est cela que veut dire Husserl quand il dit : "la conscience est toujours conscience de quelque chose" et c'est cela que l'on nomme intentionnalité. Lorsque je vois, touche, sens, imagine, rêve etc ma conscience est intentionnelle en ce sens qu'elle vise ce qui est vu, touché, senti, imaginé ou rêvé.

ShenikIII
ShenikIII
Niveau 10
11 novembre 2011 à 00:21:01

L’intentionnalité est le fait que la conscience connaisse des choses (oui, j'aime bien ce mot) sans les être ?

Epoche
Epoche
Niveau 8
11 novembre 2011 à 01:43:52

non

ShenikIII
ShenikIII
Niveau 10
11 novembre 2011 à 03:15:17

Et bien voici un commentaire très constructif qui ne me fait pas mieux appréhender ce qu'est l’intentionnalité...

Moi qui croyait avoir compris ! :snif2:

Catsoldier
Catsoldier
Niveau 8
11 novembre 2011 à 14:22:20

D'un autre côté, l'intentionnalité est expliquée dans les pages précédentes. Il suffit de lire.

Intention signifie à l'origine dans le domaine philosophique " à propos d'un objet ". Quand Husserl définit la conscience comme intentionnelle, cela signifie que toute conscience traite d'un objet transcendant, un objet qui est d'une nature différente d'elle. Cela revient à dire que la conscience ne se préoccupe pas d'elle-même (ce qui est l'œuvre d'une conscience de soi) mais d'abord d'un objet extérieur. La conscience n'existe qu'en rapport à un objet. Elle peut se rapporter à un objet de multiples façons : par une perception, une imagination, une conception, etc. Chacune de ces actions (qui ne sont autre que la conscience en action) pose l'objet dans une certaine manière et possèdent des marques spécifiques d'opérations. Ce sont ces marques qui permettent à la conscience de prendre conscience d'elle-même et de se définir en fonction de cette objet. La conscience de soi n'est pas une autre conscience qui surgit, il s'agit seulement de la conscience toujours relation avec un objet qui se regarde elle-même c'est-à-dire en analysant la façon dont elle pose son objet.

La conscience se définit par son action (percevoir, imaginer, concevoir, etc), cela signifie qu'elle n'est pas une chose en soi, une substance comme un verre ou une chaussure, mais que la conscience est un acte. En clair, le substantif conscience ne veut rien dire, il n'y a qu'une prise de conscience, dérivé du verbe prendre conscience. Il faut d'abord que soit posé un objet pour que la conscience puisse se définir en tant qu'acte, sans quoi elle n'est rien.
=>
"la connaissance ne pouvait pas, sans malhonnêteté, se comparer à la possession. Du même coup, la conscience s'est purifiée, elle est claire comme un grand vent, il n'y a plus rien en elle, sauf un mouvement pour se fuir, un glissement hors de soi" (Sartre).
C'est parce que la conscience n'est justement rien en elle-même, n'est pas une chose en soi, que la conscience de soi peut être immédiate. Si la conscience serait une chose, il faudrait une analyse infinie pour se savoir, comme l'expérience du cube. Tu ne perçois jamais cet objet en tant que cube, toujours et seulement par l'agencement de trois facettes. Pour que tu puisses déduire que cet objet est un cube, tu dois suspendre un temps ton jugement et parcourir tous les côtés de l'objet et si ils sont au nombre de 6 et d'arêtes égales (loi logique du cube), alors oui, tu pourras dire : cet objet est un cube. Normalement, tu dois faire cette opération à chaque fois que tu rencontreras une objet disposé comme tel de trois facettes. Mais avec ton expérience, tu sais qu'il y a peu de chance pour que ton jugement soit faux. Ce que cela nous renseigne, c'est que la connaissance que tu as d'un objet, tu as dû l'apprendre par l'expérience et la logique.
Cela n'est pas possible avec la conscience puisqu'une conscience peut avoir un savoir immédiat d'elle-même, ce savoir n'est pas de l'ordre de la connaissance mais résulte d'un rapport de transparence avec elle-même. C'est parce qu'elle n'est rien en elle-même que la conscience est claire et s'atteindre elle-même et non comme un objet extérieur.
=> " Savoir c'est savoir qu'on sait. Et pourtant, au moment où ces cigarettes se révèlent à moi comme douze, j'ai une conscience non-thétique de mon activité additive [non-thétique : qui ne pose pas mon activité de compter comme données conscientes]. Si l'on m'interroge, en effet, si l'on me demande : " Que faites-vous là ? " je répondrai aussitôt : " je compte ", et cette réponse ne vise pas seulement la conscience instantanée que je puis atteindre par la réflexion, mais celles qui sont passées sans avoir été réfléchies, celles qui sont pour toujours irréfléchies dans mon passé immédiat. " (Sartre)

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