Expeditions: Samurai veut révolutionner le RPG tactique avec une aventure entièrement jouable en coop
Bonjour à tous ![]()
Voilà, en lisant un texte de Sartre, celui-ci cite le philosophe Husserl et évoque une de ses citations "Toute conscience est conscience de quelque chose"
Mais que veut dire Husserl à travers ceci? ![]()
Merci d'avance pour vos réponses! ![]()
C'est l'essence même de la conscience d'être toujours conscience de quelque chose.
Prends exemple sur ta propre expérience. Tu as toujours conscience de quelque chose... Si ce n'est pas d'une chose extérieure à toi (toute chose que tu peux trouver dans le monde : arbre, chaise, maison etc) cela peut-être aussi un souvenir (souvenir d'un arbre, d'une action etc).
Ce fait que la conscience est toujours conscience de quelque chose est la propriété essentielle de la conscience, cette propriété Husserl la nomme intentionnalité.
à mon avis ca fait référence à quelque chose de plus profond parce que personnellement je peux tout à fait rester conscient sans penser à rien de particulier et je pense pas être un extra terrestre. Cette chose plus profonde serait ce qu'on ressent à tout instant, même si on ferme les yeux, qu'on se bouche les oreilles et qu'on ne pense à rien notre conscience fonctionne toujours et cet état mental est minimaliste, c'est soit ca soit on est inconscient. Il doit vouloir dire quelque chose comme ca je suppose.
Il faut bien comprendre que cela signifie que la conscience est d'abord conscience de quelque chose avant d'être conscience de soi. En terme concret, cela se déroule ainsi :
1/ "L'arbre situé près de l'intersection est un chêne" = conscience perceptive d'un chêne. Toute ma conscience est concentrée sur l'arbre qui est l'objet de ma perception. Tous les jugements visant le chêne seront issus de cette conscience. "Son écorce est brune", "c'est un arbre naissant", "son feuillage bruisse sous l'effet du vent", etc.
2/ "Je perçois à l'intersection un arbre qui est un chêne" = conscience réfléchie de la perception, c'est-à-dire conscience de soi. Attention, il ne s'agit pas d'une nouvelle conscience. C'est la même conscience qui se retourne sur elle-même en produisant un acte de réflexion. Dans cet acte, la conscience de soi s'extériorise. Cela ne signifie donc pas qu'elle n'existait pas dans la conscience perceptive d'un chêne. Elle y était contenue à l'état implicite, sans quoi, jamais la conscience perceptive pourrait se rapporter à la conscience de soi. De cette conscience de soi réfléchissant une perception, sont produits tous les jugements portant sur la conscience perceptive. "Je perçois...", "Ce chêne est beau" sous-entendu "je trouve ce chêne beau", etc. Ces types de jugement n'étaient pas possibles auparavant parce que toute la conscience de perception était dirigée vers le chêne. C'est parce qu'il y a un arbre qui est perçu qu'il est possible de dire "je perçois", "je suis perception".
C'est là toute l'importance du slogan husserlien "la conscience est toujours conscience de quelque chose", comme le Cogito cartésien le démontre : "Je pense donc je suis". C'est parce que d'abord je pense que je peux ensuite déduire l'existence de mon être. C'est mon action qui me définit et non l'inverse, moi qui définit l'action. Il ne faut pas oublier que chez Husserl et Sartre la conscience est un acte et non une substance, une chose.
Xaraxass Voir le profil de Xaraxass
Posté le 7 novembre 2011 à 17:12:29 Avertir un administrateur
à mon avis ca fait référence à quelque chose de plus profond parce que personnellement je peux tout à fait rester conscient sans penser à rien de particulier et je pense pas être un extra terrestre. Cette chose plus profonde serait ce qu'on ressent à tout instant, même si on ferme les yeux, qu'on se bouche les oreilles et qu'on ne pense à rien notre conscience fonctionne toujours et cet état mental est minimaliste, c'est soit ca soit on est inconscient. Il doit vouloir dire quelque chose comme ca je suppose.
Non pas du tout. Dans les méditations cartésiennes Husserl dit précisément ceci : "le mot intentionnalité ne signifie rien d'autre que cette particularité foncière et générale qu'a la conscience d'être conscience de quelque chose, de porter, en sa qualité de cogito, son cogitatum en elle-même."
L'intentionnalité, c'est ce fait que la conscience "vise" toujours quelque chose. La perception d'une maison "vise" (se rapporte à) une maison ; le souvenir de la maison "vise" la maison comme souvenir ; l'imagination comme image etc.
Attention à ne pas confondre conscience en ce sens et la conscience comprise dans le rapport conscience/inconscience. Ça n'a vraiment aucun rapport.
je connais les termes d'intentionnalité et de visé car j'ai essayé de les comprendre un jour mais c'est un echec car je ne comprends pas ce que ces termes veulent dirent opérationnellement.
"le mot intentionnalité ne signifie rien d'autre que cette particularité foncière et générale qu'a la conscience d'être conscience de quelque chose, de porter, en sa qualité de cogito, son cogitatum en elle-même."
Comme je l'ai dis je peux très bien fermer les yeux et ne penser à rien, ni à une maison ni à rien. Retrospectivement je sais que lorsque je ne pense à rien j'existe toujours et je sens mon corps, mais sur le moment je ne me dis pas que j'existe ni même que je ressens quelque chose car je ne mène aucune réflexion. C'est de la méditation en quelque sorte.
Quand à la phrase "La perception d'une maison "vise" (se rapporte à) une maison ; le souvenir de la maison "vise" la maison comme souvenir ; l'imagination comme image etc. "
je ne comprend tout simplement pas ce qu'elle veut dire. Ca veut dire quoi "la percepetion d'une maison se rapporte à une maison". Ca veut dire quoi opérationnellement et ca nous avance à quoi ?
L'intention pour une conscience, c'est viser un objet extérieur.
L'intentionnalité, c'est justement ce que je décris au point 1/ de mon précédent message. En clair, c'est cette faculté de viser un objet transcendant, c'est-à-dire d'une autre nature que celle de la conscience. La conscience vise un objet qui lui entièrement extérieur et se concentre complètement sur lui. Quand elle a conscience de lui, elle n'a conscience que de lui, ce qui signifie qu'il y a aperception de soi, en clair "je" n'apparaît avec évidence ou explicitement dans cette conscience. La conscience de soi n'est qu'à l'état implicite au sein de la conscience intentionnelle.
Une conscience de soi n'est pas intentionnel.
Pour qu'un Soi apparaisse, la conscience doit effectuer un acte de réflexion. La conscience peut produire un acte de réflexion de façon immédiate, quand elle veut puisque chaque conscience enveloppe une conscience de soi. Au sein de la conscience réfléchie, il n'y a pas d'intentionnalité, la conscience ne vise pas un objet extérieure à elle puisque ce qu'elle vise c'est elle-même. La réflexion au sens du phénomène de conscience, c'est une conscience qui se retourne sur elle-même, de part et autre de la conscience, il n'y a qu'un rapport de soi-à-soi et non d'un sujet à un objet.
L'intentionnalité est un outils qui sert à rappeler au philosophe que ce qui importe dans la conscience, c'est l'objet de la conscience, car sans objet de conscience, aucun sujet n'est défini car il faut une action pour définir une conscience. C'est là le plus gros rappel de Husserl avec l'intentionnalité : une conscience est une action (percevoir une sensation, imaginer, concevoir, se souvenir, durer, angoisser, sentir un sentiment, nier) et que c'est grâce à cette action qu'une conscience de soi est possible.
"Comme je l'ai dis je peux très bien fermer les yeux et ne penser à rien, ni à une maison ni à rien."
Cela ne constitue pas une objection véritable au caractère intentionnel de la conscience. Au contraire, la difficulté de l'opération (en supposant que cela soit possible), tente à prouver que la conscience est naturellement tournée vers l'extérieure. Pour Husserl et les phénoménologues, la conscience est comprise comme un éclatement, pour reprendre l'expression sartrienne. La conscience "sort" en quelque sorte d'elle même pour saisir les objets du monde qui sont par essence extérieurs à elle.
Husserl ne fonde pas l'existence sur la pensée. Si le projet husserlien reprend en partie le projet cartésien, il ne faut pas tenter de comprendre le premier par le second.
"Quand à la phrase "La perception d'une maison "vise" (se rapporte à) une maison ; le souvenir de la maison "vise" la maison comme souvenir ; l'imagination comme image etc. "
je ne comprend tout simplement pas ce qu'elle veut dire."
Cela illustre tout simplement ce que Husserl entend par intentionnalité. Que la perception soit directe, qu'elle soit le fait d'un souvenir ou de l'imagination, la conscience "vise" ou s'éclate vers ces objets perçus directement ou par la médiation du souvenir ou de l'imaginaire.
"Ca veut dire quoi opérationnellement et ca nous avance à quoi ?"
Le concept d'intentionnalité n'est qu'un concept. Il s'agence avec d'autres concepts pour former, notamment, la phénoménologie. Demander à quoi ça nous avance de savoir que si la conscience est intentionnelle ou non n'a pas beaucoup de sens si on ne replace pas ce concept dans le projet global de la phénoménologie.
Catsoldier
Dans quel texte Husserl explicite t-il ceci : "La réflexion au sens du phénomène de conscience, c'est une conscience qui se retourne sur elle-même, de part et autre de la conscience, il n'y a qu'un rapport de soi-à-soi et non d'un sujet à un objet." ?
J'ai trouvé. Deuxième méditation paragraphe 15. Mais cela fait problème malgré tout. Comment l'intentionnalité qui fait voir toute chose se révèle-t-elle à elle même ?
En fait, j'utilise surtout le savoir phénoménologique que j'ai acquis à travers l'œuvre de Sartre (ainsi que de Lévinas) qui a exporté l'œuvre de Husserl en France.
Il faut comprendre que dans une conscience intentionnelle, la conscience de soi est posée comme aperception, Soi n'est pas donné en tant que tel mais il structure la conscience qui est une apparition pour un sujet, c'est-à-dire une apparition toujours-déjà subjective. Une conscience intentionnelle vise un objet et porte toute son attention vers cet objet, d'où l'aperception du sujet.
Dans une conscience réfléchie, Soi est perçu parce que la conscience perçoit sa propre structure, en clair, elle est transparente à elle-même, se viser n'est pas nécessaire pour la conscience, puisqu'elle se sait. Et il en va de même avec la conscience non réfléchie, elle se sait implicitement. L'intérêt de la conscience à se réfléchir, c'est produire des jugements sur son action (conscience non réfléchie). L'intentionnalité vise et ne vise qu'un objet extérieur à la conscience.
Alors un animal n'a qu'une conscience perceptive. Lorsque j'admire la beauté d'un chêne ou d'une musique la conscience perceptive est en jeu.
Et si je suis en train de réparer ma voiture et que je réfléchi à la façon dont je peux réparer la panne, il n'y-a aucune notion de moi-même, il s'agit toujours de conscience perceptive même si je fais un acte de réflexion non ?
L'intentionnalité serait alors le mécanisme implicite qui structure la conscience en fonction des perceptions, qu'elles soient extérieures (vue du chêne ou ouïe de la musique) ou intérieures (vision interne du problème de mécanique). En fait ce serait directement ce qui permet la perception. Intentionnalité = conscience perceptive.
Ensuite on aurait la conscience réfléchie non intentionnelle qui intervient lors de l'acte d'introspection et de la pensée sur soi-même ?
Et si c'est bien de cela qu'il s'agit pourquoi Husserl et les inventeurs de l'intentionnalité ont fait cette distinction entre conscience intentionnelle et introspective ? Le fait d'avoir sa conscience absorbée par un objet est-il tellement différent de l'acte d'introspection au point qu'ils ont crée une distinction ? La conscience c'est la conscience...
Et enfin comment interpréter le fait que l'on ne pense pas toujours ? Ne me dites pas que vous avez en permanence l'image d'une chêne ou d'une table dans votre tête ou que vous vous extasiez en permanence sur la beauté de ce qui se porte à vos yeux. Vous pouvez tout à fait regarder un mur blanc et ne penser à rien de particulier et ne pas vous dire quelque chose de particulier à propos de ce mur. Alors retrospectivement quand vous faites une introspection vous pouvez dire qu'au moment où vous regardiez ce mur vous aviez effectivement une vue du mur, que vous entendiez certains bruits, que vous sentiez votre corps mais qu'à ce moment là votre attention n'était portée sur aucun de ces éléments et que vous ne pensiez ni ne raisonniez à rien.
Ca me fait penser que peut-être la conscience perceptive c'est ca et tout le reste c'est la conscience réflexive qu'il y-ait une notion de moi qui apparaisse ou non ? Ou alors il faudrait définir 3 niveaux de conscience : perceptive, réflective et introspective ?
Xaraxass : "Comme je l'ai dis je peux très bien fermer les yeux et ne penser à rien, ni à une maison ni à rien. Rétrospectivement je sais que lorsque je ne pense à rien j'existe toujours et je sens mon corps, mais sur le moment je ne me dis pas que j'existe ni même que je ressens quelque chose car je ne mène aucune réflexion. C'est de la méditation en quelque sorte"
Je commence par une définition formelle d'un terme que tu as mal compris.
Quand j'utilise le verbe réfléchir ou le substantif réflexion (le fait de réfléchir) dans le champs lexical de la conscience, c'est au même titre que l'action du miroir qui te donne une image de toi, ce qui renvoie la conscience à ce qui est capable de représenter. Donc, il ne s'agit pas de réfléchir au sens de raisonner.
Dans ton récit, je note trois actions :
1/ tu fermes les yeux.
2/ tu affirmes "j'existe toujours".
3/ tu sens ton corps.
Tu fermes les yeux. Cela signifie juste que tu ne perçois pas de lumière. Ta conscience traduit cela sur le plan perceptif par de l'obscurité. Tu penses au moins à l'obscurité qui t'apparaît à la clôture de tes paupières. L'absence de lumière est aussi une donnée à représenter pour la conscience. Il suffit que tu tournes tes yeux fermés vers la source de lumière pour voir l'obscurité rougeoyer sous l'effet de la lumière sur tes paupières closes, ce qui signifie que là encore ta conscience est active et reçoit des données à traiter.
Puis, tu écris "j'existe toujours". Ceci est déjà un jugement qui relève de la conscience de soi. Affirmer ceci, c'est déjà avoir quitté (la conscience de) l'obscurité pour réfléchir cette conscience qui fait apparaître l'obscurité. Garde seulement cette opération à l'esprit.
Tu écris ensuite "je sens mon corps". Ceci est dans la continuité de la conscience de l'obscurité.
[Il y a des sensations corporelles : certainement de la chaleur, de la moiteur, des sensations tactiles et de pesanteur, le souffle qui parcourt qui se ressent dans le haut l'œsophage et traverse ta bouche, la centralité du ventre et les battements presque sourds du cœur.]
Toute cette description que j'ai fait moi-même, je me suis mis à l'écoute des sensations internes à mon corps, je me concentrais pour déterminer cela. Tu notes quand dans ma description, j'ai écris "il y a" et non "je perçois" par souci de cohérence.
Outre la capacité de représentation, la conscience peut se définir aussi par une attention aigüe. Si je veux sentir mon corps, toute mon attention va se focaliser sur ces sensations. Durant cette recherche de sensation, je ne me préoccupe pas de moi mais des sensations (presque comme un objet pur), ce sont elles le centre de ma conscience. Ce que je vise devant moi, c'est [chaleur], [moiteur], [poids], [souffle], [organes du ventre], [battement du cœur]. La conscience assimile son contenu à la chaleur, à la moiteur, au poids, au souffle, au battement du cœur. Mais qui est-ce représente tout cela ? Ce n'est que la conscience d'objets de sensations. C'est cette conscience qui te font dire "il fait chaud, c'est moite, il souffle"
Ce paragraphe traite donc de la conscience qui est conscience de quelque chose, on peut l'appeler "conscience d'objet".
À tout moment durant mon expérience de sensations, je peux me tourner vers leur destination qui n'est autre que moi. C'est moi qui reçoit toutes ces données sensorielles [chaleur], [moiteur], [souffle]... Mais il y a un problème avec les sensations du corps, c'est qu'elles sont internes. C'est-à-dire que lorsque je les reçois, je comprends ces données sensorielles de chaleur, moiteur, souffle, etc., comme déjà comme une appropriation du corps qui me contient. Ces sensations se présentent comme appartenant au corps que j'ai fait mien. Mais qu'est-ce moi au juste ? C'est cette conscience qui sent, qui perçoit des sensations, et c'est parce je suis en train de sentir des données sensorielles qui appartiennent à l'amas de chair et d'os que j'identifie comme étant mon corps que je peux dire "je sens mon corps" et que "j'existe toujours (sous-entendu malgré mes paupières closes lol)". C'est cette conscience qui juge si ces données sont externes ou internes, qui juge si TOI tu aimes ce que tu perçois ou si ce que tu perçois est jugé comme mal.
Cette conscience, on la nomme conscience de soi. Ce n'est pas une autre conscience qui apparaît en plus de la conscience d'objet. Il s'agit en fait de la conscience d'objet qui s'analyse elle-même en regardant ce qu'elle fait, c'est-à-dire ici percevoir des sensations. La conscience peut s'apparaître à elle-même parce qu'aussi bien dans la conscience d'objet que dans la conscience de soi, c'est elle qui agit, et elle agit d'une façon bien déterminée. C'est-à-dire que dans une conscience de perception, d'imagination ou de conception, il y a pour la conscience une certaine façon de poser son objet [l'objet chaleur dans la conscience perceptive est donné avec l'étiquette [perçu-à-l'intérieur], [bouillonnement], [douleur interne de la chaleur], etc. Cette façon de poser l'objet, c'est la marque de son action (percevoir, imaginer, concevoir...), marque qui permet à la conscience de soi de se définir.
En espérant t'avoir aidé a minima.
DucDeBrabant Voir le profil de DucDeBrabant
Posté le 7 novembre 2011 à 13:14:05 Avertir un administrateur
C'est l'essence même de la conscience d'être toujours conscience de quelque chose.
Prends exemple sur ta propre expérience. Tu as toujours conscience de quelque chose... Si ce n'est pas d'une chose extérieure à toi (toute chose que tu peux trouver dans le monde : arbre, chaise, maison etc) cela peut-être aussi un souvenir (souvenir d'un arbre, d'une action etc).
Ce fait que la conscience est toujours conscience de quelque chose est la propriété essentielle de la conscience, cette propriété Husserl la nomme intentionnalité.
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Et que fait ma conscience lorsque je dors ?
Car je n'ai pas l'impression d'avoir conscience de quoi que se soit lorsque je dors...
Lorsque tu dors, tu es dans un état inconscient, c'est-à-dire dans un état inconscient de toi-même. Cela ne signifie pas qu'il n'y a pas de conscience. Il faut distinguer la conscience et Soi. Il n'y a de Soi que dans la conscience de soi, c'est-à-dire uniquement dans une réflexion de la conscience d'objet. Même lorsqu'on dort, la conscience existe puisque lorsqu'on rêve, il nous reste à notre réveil des résidus d'images oniriques. Or pour qu'on puisse se rappeler ces images, il est nécessaire que notre conscience les mémorise. Notre conscience a pu mémorisé ces images seulement parce qu'elles ont été des données conscientes, seulement parce qu'elles appartiennent à une conscience d'objet. C'est-à-dire que lorsqu'on rêve, ce qui est à l'œuvre, ce qui produit ces images, c'est une conscience d'objet, qui a la particularité de ne pouvoir développer une conscience de soi. C'est pour cela que lorsqu'on se réveille, la signification des images nous est inaccessible, on a accès à ces images que de l'extérieur. Dans un rêve, Soi reste à l'état implicite... mais cela pose un problème... On a affaire à une conscience inconsciente d'elle-même...
Je ne rêve pas qu'une fois par nuit, je fais de multiples rêves, tous différents.
Et je ne me souviens que de celui que je faisais au moment de mon réveil, n'est-ce pas parce qu'à ce moment précis, ma conscience découvre ce qui lui était inconnu ?
Si ce n'était pas le cas, je devrais me rappeler de tous mes rêves, non ?
Je ne connais que le point de vue de Freud mais je pense qu'il n'a pas tord en disant que dans le sommeil, c'est l'inconscient qui prend le contrôle et non le conscient.
Donc que devient le conscient ? Il est mis en pause ? Prend le rôle de l'inconscient ?
Et j'ai peut-être mal interprété ce que tu disais, mais la "conscience d'objet" ne me parle pas beaucoup...
Et s'il te plait fait des partis avec des idées séparées dans ta réponse, c'est beaucoup plus clair et limpide.
Parce que la, ça m'apparait comme assez embrouillé et c'est pas évident de te comprendre...
Oui, d'habitude, je fais des paragraphes, mais là tout participe d'une même idée. Puis, j'étais pris d'une réflexion, désolé. ^^;
En ce qui concerne la terminologie : conscience d'objet, conscience de soi, réflexion, tu peux toujours te référer à mes messages précédents dans lesquels je les définis et illustre.
Il y a un problème...
L'inconscient domine, oui. Mais il y a tout de même de la conscience puisqu'on peut se souvenir avec de l'effort quelques bribes d'un rêve. Or, la mémoire est un processus conscient. Comment des données pourraient-elles être rappelées si elles n'ont pas été l'objet d'une conscience ?
j ai l impression que la philo s arrete la ou la spiritualite commence...j ai eu la chance de parler avec un maitre zen qui vit la plupart du temps a Kamakura avec d autres,dans le plus vieux temple zen du Japon.Ma femme m a traduit ceci a un moment....en gros:tu peux percevoir tes pensees,ton corps,tes emotions,ce qui t entoure etc....tu ne peux pas etre l objet et le sujet en meme temps.tu es ce qui percois et non ce qui est percu mais ce que tu es fondamentalement n est pas perceptible car hors de l espace temps.cela est impersonnel,source de tout.le mental qui dit "je" n est pas contrairement a ce que la plupart des gens pensent la "toute conscience percevante","je" est percu comme n importe quel autre objet et agit selon le jeu de l existence qui donne l impression que quelqu un fait,decide,pense,grace a la volonte.on peut remarquer que tout arrive sans la moindre volonte:la respiration,le fonctionnement du corps,les pensees...on ne choisit pas de se souvenir,le souvenir emerge et c est comme cela pour tout a des niveaux plus ou moins subtils.une partie de la manifestation ne peut pas regenter la vie mais peut en avoir l impression.et surtout "comment l oeil pourrait il se voir lui meme?
il a developpe bien plus que ca mais je ne pourrais pas m en souvenir precisement.cela m a marque et j en ai deja parle plusieurs fois.j aime l insistance des spirituels au sujet de l experience.ne pas croire mais verifier par soi meme.pas d affirmations de seconde main.bref je n ai pas encore totalement verifier cela bien sur mais nous devrions nous pencher la dessus beaucoup plus serieusement.
Catsoldier
Désolé, je suis entrain de refaire ma propre réflexion à propos de rêve (son fonctionnement, d'ou il vient, ses différentes causes et conséquences, etc).
Enfin bref, désolé mais je m'y suis m'y en début d'aprèm et j'ai pas terminé du tout (à chaque fois que j'avance je tombe sur un problème, je cherche à décoincer le problème et comme par hasard, à chaque fois ça coïncide plus avec le reste, donc je dois ré-écrire le début).
Je posterai quand j'aurai ma réflexion finale que je considérerai sans faille possible.
heyoka-fire
L'histoire du rêve est déjà suffisamment complexe pour que je ne m'amuse pas à le déchiffrer en pensant à autre chose en même temps, donc désolé mais je ne pourrai reflechir et argumenter sur ton message que lorsque j'aurai terminer cette première réflexion.
Et désolé du double post !