Qu'on arrête avec ce topic à deux sous. Il y a rien à concilier du tout. Il y a zéro paradoxe. Il s'agit seulement d'une personne qui ne maîtrise pas les concepts de vrai et de faux.
"Ce topic n'existe pas" est un jugement que tu déclares à propos d'un fait qui est : ce topic, que tu as initié en écrivant un message et que nous, internautes, lisons ensuite avant de poster à notre tour un message, surpris par tant de bêtise. Et ce n'est pas parce que tu déclares que telle chose n'existe pas, ce n'est pas parce que tu portes un tel jugement, que de fait, il n'existe pas. Fort heureusement d'ailleurs, sinon la réalité aurait autant de consistance que nos jugements les plus arbitraires.
Je peux tout autant dire l'inverse : ce topic existe. Mais à la différence du tien, ce jugement a la qualité d'être vrai. Le jugement "ce topic existe" peut être qualifié de vrai parce qu'il rend compte de la réalité de ce fait.
Alors, c'est vrai que tant qu'on ne distingue pas le fait et le jugement, comme tu le fais, c'est-à-dire tant qu'on tient pour seule réalité le langage, on tombe comme toi sur ce que tu nommes un paradoxe. Mais ce que tu prends pour paradoxal fait partie des faux paradoxes. Un vrai paradoxe est une contradiction entre deux propositions vraies (qui ont été soumises à l'examen la raison et à l'expérience). Dans ton "paradoxe", il n'y a pas de contradiction entre deux propositions vraies parce que tu demeures dans le jugement, ce qui revient à dire qu'aucune des propositions n'est posée comme vraie ou fausse car le jugement ne sait pas faire la distinction entre le vrai et le faux.
"Le soleil ne se lèvera pas demain cette proposition n'est pas moins intelligible et n'implique pas plus la contradiction que l'affirmation : il se lèvera. Nous tenterons donc en vain d'en démontrer la fausseté. Si elle était démonstrativement fausse, elle impliquerait contradiction et jamais l'esprit pourrait la concevoir distinctement."
Hume, Enquête sur l'Entendement Humain, 1748.
Une proposition n'est jamais en soi vraie ou fausse. Pour montrer la véracité d'une proposition, il faut nécessairement un référentiel auquel la confronter : l'expérience ou la logique.