@D_t_D : J'ai justifié par la suite que l'Homme était contraint d'agir dans son propre intérêt, dire que tous les actes qu'on peut observer ont sans exeption une visée de l'intérêt propre explique juste cette idée.
Et comment pourrais-tu expliquer que là où il y a du don, il y a toujours de l'intérêt et qu'il est impossible qu'il y ait don sans intérêt ? A moins que tu trouves un exemple mais c'est impossible.
"@D_t_D : J'ai justifié par la suite que l'Homme était contraint d'agir dans son propre intérêt, dire que tous les actes qu'on peut observer ont sans exeption une visée de l'intérêt propre explique juste cette idée.
Et comment pourrais-tu expliquer que là où il y a du don, il y a toujours de l'intérêt et qu'il est impossible qu'il y ait don sans intérêt ? A moins que tu trouves un exemple mais c'est impossible."
L'intérêt est justifié par l'intérêt ? C'est pas une justification, à moins de placer l'intérêt comme premier, ce qui demande aussi une justification.
Je n'ai pas justifié l'intérêt par l'intérêt, j'ai expliqué que l'intérêt propre est rélié à toute action quelle que soit la circonstance chez l'Homme.
Je ne vois pas le problème que cela pose. En quoi est-ce difficilement supportable de croire que l'on agit que par intérêt et vanité si ce n'est parce qu'on l'on veut flatter son égo en pensant qu'on agit sans intérêt?
Au bout du compte cela revient au même on agit par intérêt et le fait de vouloir agir sans intérêt est justement un intérêt en soi pour son égo.
De plus l'homme forme un individu et l'humanité un ensemble d'individus à part entière, pouvant se séparer les uns des autres. L'ensemble est fait d'individus mais l'ensemble n'est pas un individu. De ce fait, un individu est incapable de devenir un autre individu en se séparant de son propre être. Bien sûr on est capable d'empathie, mais mon avis est que l'empathie n'est que la projection de soi dans une situation donné que vie un autre individu. Mais on ne peut pas connaitre le sentiment d'autrui, on ne peut que se projeter et interpréter les émotions par nos sens.
Ainsi lorsqu'on agit par gentillesse en donnant du plaisir par exemple on agit pour sa projection de soi dans la situation d'autrui.
Bref le fait qu'on agisse par intérêt est du simplement au fait que nous sommes des êtres individuels incapable de se séparer de soi même. Il n'y a pas de mal à ça puisque cela n'enlève pas le plaisir donné à autrui.
Si vous voulez vraiment agir moralement alors pensez autrui comme vous vous pensez vous, c'est à dire qu'il faut voir autrui comme un individu à part entière et non comme un moyen, il faut le voir comme un être libre comme nous nous voyons libre. C'est en quelque sorte un résumé de la morale kantienne mise à ma sauce ![]()
"Je n'ai pas justifié l'intérêt par l'intérêt, j'ai expliqué que l'intérêt propre est rélié à toute action quelle que soit la circonstance chez l'Homme"
Oui, une autre manière de dire qu'il n'existe rien en-dehors de l'intérêt. Ça n'est pas une justification, tu nies simplement tout autre manière de concevoir les agissements de l'homme.
@D_t_D : Oui, pour moi, il n'existe rien en dehors de l'intérêt, ça a juste été, pour moi, une pure invention de l'Homme. Mais je ne vois pas en quoi c'est un problème que les actions de l'Homme portent toujours vers son intérêt.
Nier qu'une balle lâchée à une courte distance de la Terre atérira forcément sur la surface terrestre parce que c'est la seule option possible, c'est être dans l'erreur.
Mais je peux toujours imaginer qu'elle ne se comportera pas de cette façon comme il a été fait avec l'agissement de l'Homme.
"@D_t_D : Oui, pour moi, il n'existe rien en dehors de l'intérêt, ça a juste été, pour moi, une pure invention de l'Homme. Mais je ne vois pas en quoi c'est un problème que les actions de l'Homme portent toujours vers son intérêt. "
Disons que comme justification c'est maigre, le problème est en fait que tu dises que cette manière de faire/agir est absolue (comme tu l'exportes au fonctionnement de tout humain). Ce dont tu ne t'expliques pas.
De même quand on dit que l'homme fait tout pour sa survie, qu'il agit pour cela, on peut simplement demander pourquoi étant donné qu'il n'y a aucun argument à part le postulat lui-même de survie qui justifie cette pensée.
@D_t_D : Je n'ai rien justifié dans ce message
J'ai juste expliqué que le fait que l'Homme ne puisse agir que d'en son intérêt n'est pas un problème.
Et j'ai déjà justifié dans mon tout premier message que l'Homme était dans l'incapacité d'agir uniquement dans l'intérêt de l'autre.
Et je me suis souvenu aussi d'autres preuves de cette idée : en dehors du fait que tous les actes de tous les Hommes ont jusqu'à présent eu pour objectif leur propre intérêt, je pense également que chacun de nos actes à pour viser ce qui est le plus dans notre intérêt.
Cela peut justifier alors le fait que l'intérêt des autres est la conséquence de son propre intérêt et non l'inverse.
Ca par contre, j'aurais plus de faciliter à le prouver dans une discussion réelle, même si je ne le prouve pas réellement mais j'ai déjà eu cette discussion avec toute sorte de personnes en leur demandant de trouver une action qu'ils avaient fait qui n'était pas dans ce qu'il pense être le plus dans leur intérêt et j'ai toujours pu leur faire réaliser qu'ils ont agit de telle sorte car c'était le plus dans leur intérêt.
Mais tu peux toujours essayer de trouver un contre exemple en citant ton vécu ou autre.
On peut alors considérer que cela est vrai tant qu'aucun contre exemple n'a été trouvé non ?
"Et j'ai déjà justifié dans mon tout premier message que l'Homme était dans l'incapacité d'agir uniquement dans l'intérêt de l'autre. "
Oui, donc ça n'est toujours pas une justification, la négation pure ne justifie rien, tu me dis simplement que c'est comme ça, sans valeur vraie à part ta propre parole. Je peux donc logiquement de demander "pourquoi ?".
D'ailleurs, dire que l'intérêt existe ne supprime pas le don, on peut très bien agir par intérêt tout en sachant donner, le don n'est juste pas accepté dans une logique d'intérêt alors qu'on peut très bien concevoir un don qui enrichit (l'amour par exemple).
@D_t_D : "Au contraire, c'est l'intérêt de l'autre qui est la conséquence de notre intérêt. La conscience par exemple, illustre cette idée : j'ai pitié de l'autre (par exemple) et pour éliminer ce sentiment qui me fait souffrir et qui n'est donc pas dans mon intérêt je vais l'aider ou l'oublier. Et c'est donc bien l'intérêt de l'autre qui est la conséquence de notre intérêt propre.
On a l'illusion de servir l'intérêt de l'autre mais on agit uniquement pour servir son propre intérêt.
D'ailleurs, en se questionnant sur une "bonne action" faite, et en en cherchant les raisons, on se retrouve avec une phrase formulée avec le sujet "Je" puis le verbe "vouloir" ce qui montre l'intérêt propre est l'objectif. Il est donc strictement impossible de réaliser un acte qui n'est pas dans son intérêt car celui-ci est le propre de l'Homme. Essayer de ne pas satifaire son intérêt reviendrait aussi à une satisfaction personnelle."
"Et je me suis souvenu aussi d'autres preuves de cette idée : en dehors du fait que tous les actes de tous les Hommes ont jusqu'à présent eu pour objectif leur propre intérêt, je pense également que chacun de nos actes à pour viser ce qui est le plus dans notre intérêt.
Cela peut justifier alors le fait que l'intérêt des autres est la conséquence de son propre intérêt et non l'inverse.
Ca par contre, j'aurais plus de faciliter à le prouver dans une discussion réelle, même si je ne le prouve pas réellement mais j'ai déjà eu cette discussion avec toute sorte de personnes en leur demandant de trouver une action qu'ils avaient fait qui n'était pas dans ce qu'il pense être le plus dans leur intérêt et j'ai toujours pu leur faire réaliser qu'ils ont agit de telle sorte car c'était le plus dans leur intérêt.
Mais tu peux toujours essayer de trouver un contre exemple en citant ton vécu ou autre.
On peut alors considérer que cela est vrai tant qu'aucun contre exemple n'a été trouvé non ?"
C'est ça ma justification, il n'y a pas que de la négation pure ...
"D'ailleurs, dire que l'intérêt existe ne supprime pas le don, on peut très bien agir par intérêt tout en sachant donner, le don n'est juste pas accepté dans une logique d'intérêt alors qu'on peut très bien concevoir un don qui enrichit (l'amour par exemple)."
Quand tu parles de don, cela signifie donner sans attendre quelque chose en retour (uniquement l'intérêt de l'autre) ou la satisfaction de notre intérêt et de ceux de l'autre ?
Car je ne nie pas le second, mais notre désaccord, c'est lequel est la conséquence de l'autre ?
Et j'ai déjà argumenté ci-dessus sur le fait que ce soit l'intérêt de l'autre qui est la conséquence de notre intérêt.
L'amour est un sentiment égoïste lui aussi, les deux y trouvent leur intérêt mais à l'origine l'un veut être avec l'autre et vouloir -> désir -> satisafaction -> intérêt propre.
"Au contraire, c'est l'intérêt de l'autre qui est la conséquence de notre intérêt. La conscience par exemple, illustre cette idée : j'ai pitié de l'autre (par exemple) et pour éliminer ce sentiment qui me fait souffrir et qui n'est donc pas dans mon intérêt je vais l'aider ou l'oublier. Et c'est donc bien l'intérêt de l'autre qui est la conséquence de notre intérêt propre.
On a l'illusion de servir l'intérêt de l'autre mais on agit uniquement pour servir son propre intérêt. "
Encore une fois, tu auto-justifies de mettre l'intérêt comme mécanisme de fonctionnement en disant que l'intérêt est souverain, ça n'est pas une justification tant que tu n'expliques pas pourquoi l'intérêt est souverain, on peut d'ailleurs imaginer très bien l'intérêt et le don, ce ne sont pas des valeurs incompatibles.
"Mais tu peux toujours essayer de trouver un contre exemple en citant ton vécu ou autre.
On peut alors considérer que cela est vrai tant qu'aucun contre exemple n'a été trouvé non"
La contradiction de l'intérêt est qu'ici il est vu de manière commerçante et non en terme de relation. Si je m'intéresse à une personne, si par exemple je lui veux du bien et que finalement du bien m'est fait en retour, je ne prouve pas que c'est mon intérêt qui était premier, ni qu'il y a eu échange étant donné que le bonheur n'est pas passé d'une personne à l'autre mais que les deux personnes sont heureuses.
Ainsi l'intérêt n'est en lui-même pas une justification.
D_t_D
Lis mon message, j'explique en quoi nous sommes obligés d'agir avec intérêt en nous rentrant dans l'équation en quelques sortes.
A moins que tu n'est trouvé le moyen de ne plus être toi, de ne plus d'identifier à ta personne alors tu ne peux agir en dehors de ton être. Tu ne peux donc pas agir pour autrui sans agir pour toi également. Car le simple fait que tu ai agis a des conséquence sur ton être sur toi, c'est donc dans ton intérêt.
L'acte d'un homme ne peut être dissocié de l'homme en lui même.
"Lis mon message, j'explique en quoi nous sommes obligés d'agir avec intérêt en nous rentrant dans l'équation en quelques sortes. "
Effectivement, d'autant que tu parles ici du premier sens d'intérêt (disons "être-entre"). Je confronte cela au fait que tout intérêt soit obligatoirement tourné vers soi-même comme tu le dis aussi, d'ailleurs dans la logique de l'égoïsme absolu il n'y a pas vraiment d'intérêt si il n'y a que soi, l'égoïsme serait, au premier sens du mot intérêt, de ne justement pas avoir d'intérêt pour quelque chose/quelqu'un.
@D_t_D : Puisque l'intérêt est satisfait de son plus au degré voulu dans toutes circonstances, alors, oui il est souverain.
Sauf si tu trouves un contre exemple.
"@D_t_D : Puisque l'intérêt est satisfait de son plus au degré voulu dans toutes circonstances, alors, oui il est souverain. "
Pourrais-tu expliciter ? J'avoue ne pas comprendre (question de formulation) ![]()
Sinon par rapport à l'égoïsme (et si on prend le sens rpemier d'intérêt, c'est à dire ce qui "est entre", qu'on peut traduire par la relation entre les êtres) si intérêt au premier sens il y a, égoïsme il n'y a pas forcément, si par exemple le bonheur des autres est mon intérêt au détriment même de mon bonheur ou sans valeur ajoutée à celui-ci (si je ne suis pas plus heureux) alors l'intérêt pour moi est la personne elle-même.
C'est encore à prouver que l'on puisse agir pour le bonheur d'autrui au détriment du sien et ce volontairement avec un esprit sain mais techniquement ce que tu dis est exact.
On en vient donc à dire que intérêt il y a toujours, égocentrisme(je préfère ce terme, plus exact que égoïste dans cette situation) il n'y a pas forcément...
"On en vient donc à dire que intérêt il y a toujours, égocentrisme(je préfère ce terme, plus exact que égoïste dans cette situation) il n'y a pas forcément..."
Effectivement. Le raccourci me semble évidemment fait dans une optique de dé-culpabilisation, dire que tout être humain est égocentrique, c'est finalement dire que personne ne l'est ... ![]()
@D_t_D : Justement, c'est ça que j'essaie de dire en parlant de "plus haut degré d'intérêt" c'est que dans plusieurs situations où l'intérêt peut être satisfait, l'individu donné va choisir ce qu'il pense être le plus dans son intérêt entre les différents choix.
Je n'arriverai pas à le prouver mais c'est observable.
"si par exemple le bonheur des autres est mon intérêt au détriment même de mon bonheur ou sans valeur ajoutée à celui-ci (si je ne suis pas plus heureux) alors l'intérêt pour moi est la personne elle-même."
Si l'intérêt des autres est mon intérêt, sachant que mon intérêt c'est d'être heureux (mais je ne suis pas sûr de cela, je n'y ai pas assez réfléchi), si le bonheur des autres est dans mon intérêt, ça me rend alors heureux (tout du moins, moins malheureux que dans les autres situation) et dans cette optique, je pense alors qu'on choisit la situation qui nous rendra le plus heureux possible.
Enfin, dans tous les cas, je ne vois pas vraiment le problème, si l'intérêt pour moi est la personne elle même, ça reste mon intérêt et éventuellement son intérêt en conséquences.