Morphelus je pense que cette justification est plutôt un prétexte qu'autre chose. Moi-même élève au-dessus de la moyenne, il est pas rare que des cours m'ennuient (vu que je suis en avance) mais ça ne m'empêche pas de laisser les autres travailler en paix. C'est l'altruisme qui combat l'égoïsme (excuse-moi mais ton comportement exclu le fait de penser aux autres, car même si le professeur est ennuyeux, etc. il n'empêche pas que le passage à l'année suivante demande du travail).
Ps : je précise que dans certains cours je suis aussi dans les derniers dans la classe à cause d'un manque d'intérêt.
C'est là que je lance un nouveau sous-sujet : les cours.
En Belgique (je connais pas par cœur le système scolaire français) j'ai 5h00 de mathématiques obligatoires (je suis en 4ème, équivalant de la seconde française) ainsi que 3h00 de sciences obligatoires de base alors que je suis en latin-grec (4h00 pour chacune des deux langues) et que je désire me lancer dans la philosophie, l'histoire, la littérature ou la politique. Le programme est donc complètement obsolète vis-à-vis de mes ambitions futures.
Je peux comprendre qu'un minimum de mathématiques et de sciences soient nécessaires, mais il y a un minimum justement. Et ceci n'est qu'un exemple. Vous dîtes de donner des responsabilités aux élèves perturbateurs mais il se trouve que ceux-ci sont surtout confronté à un diktat de l'apprentissage. Si ils pouvaient réellement choisir de manière plus judicieuses leur cursus scolaire, ils se sentiraient plus impliqué, intéressé et surtout maître de leur vie.
Ensuite, n'oublions pas que la principale victime de la décadence intellectuelle est la jeunesse. Vous parlez de charisme, mais je pense que littéralement ce mot ne désigne pas l'acte de faire le pitre en classe. Ce sont les discours qui séduisent l'auditoire et non les vieilles blagues à deux sous. Là où je veux en venir, c'est qu'on doit réapprendre les valeurs aux jeunes ; l'intelligence doit briller contre la médiocrité. Or, l'intelligence est souvent considéré, comme déjà mentionné, comme une aberration. Pourtant, comme dans tout groupe, communauté, société, il y a un exemple, une théorie ou même un mouvement à suivre. Dans ce cas-ci, l'exemple doit être donné non-pas par un guignol mais par un élève "modèle". Cet élève est intelligent, a l'envie de travailler et se doit d'être altruiste pour aider ses camarades de classe et ainsi hisser le niveau vers le haut et non vers le bas comme de nos jours. Je dis pas que tout le monde doit se conformer à une image, ça c'est justement ce qui se passe en ce moment. Non, non. Ce que je propose garde les personnalités de chacun et chacune. Car le pitre de la classe est souvent le plus moqueur et le destructeur de personnalité. Ainsi, chaque élève trouve sa place et le taux de réussite est en hausse.
Je pense que c'est bien une affaire de charisme, on connait tous le stéréotype du premier de la classe, binoclard, plein de boutons, pas intéressant, sans amis, geek, bref vous voyez ce que je veux dire.
Le rebelle qui conteste l'autorité, qu'il soit bon ou non suscite l'admiration des ados, et je ne pense pas que ce soit une affaire d'intelligence, en fait je pense que celui qui suscite le plus l'admiration c'est celui qui bosse pas et qui a de bons résultats
enfin c'est discutable
Mais je pense que la seule façon de résoudre ce problème c'est de responsabiliser les élèves, de leur faire comprendre qu'ils bossent pour leur avenir, et orienter ceux que le général n'interesse pas vers des fillières professionalisées ou techniques qui les motiveront (il s'agit donc de revaloriser ces voies et d'améliorer le systeme d'orientation, totalement abérrant en France, où il vaut mieux avoir un bac général pour faire des études techniques, un bac S pour faire une prépa littéraire...)
Idem pour les bons élèves qui s'ennuient, il faut arreter de niveller par le bas et proposer de vraies solutions élitistes, qui sélectionnent par le niveau et non par l'argent, et arreter le cloisonnement des formations: aujourd'hui quelqu'un qui s'oriente vers une voie technique en 4e ne pourra jamais reprendre des études générales (ou quasiment jamais), ce qui n'a aucun sens...
Malheureusement, on retrouve dans le système scolaire les soucis liés à la vie en général.
Il faut aussi reconnaître que le système se veut égalitaire mais ne l'est pas forcément. Il y a déjà une différence entre 2 élèves qui n'ont pas la même vie à la maison rien que du fait que les parents soient absents ou non. En cela il n'y malheureusement pas grand chose à faire, toujours est-il que celui qui rentre chez lui pour trouver une maison vide n'a pas la même idée du travail que celui qui retrouve ses parents. Certains même rentrent chez eux pour faire de la garderie du petit frère ou de la petite soeur et sont complètement largués au niveau des devoirs...
Reste la motivation personnelle qui effectivement est le seul véritable moyen de responsabiliser les élèves. Un enfant ou ado quel qu'il soit est toujours volontaire à faire ce qui lui plait ou ce qui est susceptible de lui apporter un bénéfice dont il puisse profiter.
Comme solution, c'est un lieu commun certes, mais il y a l'écoute. Un nélève ne réaguit déjà plus de la même façon s'il sait qu'on l'écoute. J'ai toujours été étonné de voir que le simple fait d'écouter un élève lui fait du bien au point même qu'aussi diddispé qu'il peut-être, on trouve un élève plutôt réfléchi et responsable. Les élèves respectent la pluapart du temps les personnes qui prennent le temps de les écouter. Ils trouvent même une motivation et sont heureux de partager leur bons résultats...
Et effectivement, quel que soit le niveau d'un élève, le fait qu'on s'intéresse à lui est une émulation étonnement puissante pour sa motivation. Et en réalité, c'est la qu'est le vrai respect : quand un élève sait qu'il compte pour quelqu'un il mettra tout en oeuvre pour ne pas le décevoir, travailler en fait partie bien évidemment à partir du moment où il sait ce qu'il veut. Au fond, les élèves cherchent une ligne de conduite et c'est extremement important de les accompagner. Je suis donc triste de constater que la plupart des élèves qui "décrochent" sont ceux auxquels peu de gens accordent de l'interêt.
Le souci c'est qu'on attend qu'ils soient quelqu'un pour attirer l'attention, alors qu'il faut toute notre attentiojn pour les faire devenir quelqu'un ![]()
7ender-strat : "en fait je pense que celui qui suscite le plus l'admiration c'est celui qui bosse pas et qui a de bons résultats enfin c'est discutable "
Tu pense à quelqu'un en particulier? ![]()
non pas du tout ![]()
En ce qui concerne "les bons élèves qui s'ennuient", pourquoi ne pas accélérer leur scolarité?
Je m'explique:en CP (j'avais donc 6 ans, précision pour ceux qui ne baignent pas dans le système français), je suis entré en sachant lire/écrire/compter. Ne me demandez pas comment, je n'en sais rien. ![]()
Toujours est-il que je m'ennuyais profondément, et je n'apprenais rien, puisque je le savais déjà. Je courais paradoxalement le risque de l'échec scolaire. C'est pourquoi mes parents ont fait pressinon pour que je passe en CE1. J'ai donc eu le droit à des tests de psychologie de compétences. Je passe sur la psychologue qui a essayé de me convaincre de ne pas aller en CE1 "car ça sera plus dur et ils sont plus grands". Je suis finalement passé en CE1, où j'ai plutôt bien réussi à m'en servir. Toute ma scolarité, j'ai été l'outsider de la classe, celui que personne n'attendait. Entre excellent élève et élève moyen, je n'ai jamais réellement brillé par un éventuel conformisme. Mais j'ai su m'en tirer relativement bien. N'ayant jamais réellement intériorisé la notion de travail personnel, j'ai toujours misé sur mon instinct, mon imagination, et mon "originalité", mais jamais sur "ce qui est convenu".
Cela m'a souvent pénalisé, notamment en matières scientifiques. Malgré tout, j'ai réussi à obtenir mon brevet (mention B), et un bac ES (mention TB). Je suis aujourd'hui en classe prépa, où l'originalité est plus que jamais pénalisée (alors qu'au concours, c'est l'inverse).
Du fait de mon statut d'outsider, je n'ai jamais été très porté sur la compétition, que je trouvais médiocre. Pourquoi se contenter d'un 13 (en étant premier) si on peut frimer avec un 18?
Au fait, je ne sais même plus pourquoi je rédige ce pavé... ![]()
Ah et j'oubliais: je ne me relis jamais ![]()
D'où les phrases qui ne veulent rien dire... ![]()
Le potentiel de départ n'est pas une donnée fiable vue que sur 100 hauts potentiels, des parts égalent sont en échecs, dans la moyenne et dans le haut. De plus je vois pas comment on peut idolâtrer quelqu'un qui réussit sans travailler car cela défie toute éthique du travail (si on peut appeler ça ainsi...) et n'est pas un bel exemple à suivre puisque d'autres devront travailler pour arriver au même résultat. Le pire ce sont ceux qui ont tout le potentiel et sont quand même en échec...
L'admiration ; le concept même de l'héroïsme est de réussir une épreuve alors que celle-ci était sur-dimensionnée par rapport au protagoniste et exclu donc toute facilité.
Si vous souhaitez une école avec plus de rigueur, de sécurité et le retour de l'uniforme comme en Angleterre, vous savez pour qui vous devez voter ![]()
Non ![]()
Clairement non ![]()
C'est aux parents d'éduquer leurs gosses, pas aux profs, et de toute façon les profs ont beau faire de leur mieux, si les parents suivent pas, ça sert à rien....
De plus sur le topic ça parlait plutôt d'avoir des filières pro revalorisés, et un système qui conviendrait mieux aux exigences de chacun.
Perso je rajouterais qu'il faut refaire aussi le supérieur, car aujourd'hui les très bonnes études c'est à Paris seulement (presque), alors qu'il faudrait carrément décentraliser, mais bon ça, ça touche pas que le système scolaire.... vu qu'absolument tout est est centralisé sur Paris en France.
Mais le parti en question privilégie aussi le retour aux valeurs morales traditionnelles dont l'éducation des enfants par les parents.
Je viens de finir un petit dm de sociologie de classe de 1ère es. Cela parlait de inégalités scolaires. Un sociologue Pierre Bourdieu expliquait que c'était du fait de la différence des cultures. L'école a sa culture bien a elle. D'autres en ont une différente et donc il y a bloquage. Il expliquait que c'était du aux classes sociales. Mais je n'aime pas cette idée qu'une personne d'une classe défavorisée ne puisse aimer ce qu'enseigne l'école. Après je ne sais pas dire si ces classes existent ou pas.
C'est un problème qui ne touche pas QUE les lycéens, en effet je suis en 4ème et j'ai pu constater que mises à part quelque exception près, les élèves ne parle que de sexe, de look, et de Facebook. Et il suffit qu'un gars est comportement différente à la l'heure pour qu'il soit le "sac à merde de la classe". Les élèves dont je vous parle sont effectivement perturbateur en classe (bon pas non plus jusqu’à jouer à pokémon en classe) et sont souvent de mauvaise foi pour faire un minimum d'effort.
Je plussoi également ce qui disent qu'un élève qui perturbe le cours devient vite le gars le plus populaire de la classe. Car en effet, j'ai un pote qui c'est "foutu de la gueule" du prof, et étrangement, beaucoup de personnes sont venue après le cours, l'applaudir où lui faire des compliments.
L'idée de cemajo (être plus à l'écoute des élèves) me parait être parfait. En effet je pense que accorder plus d’intérêt au élèves ne peut qu'améliorer les relations élèves/prof. J'avais une proche qui était une très bonne élèves, cependant, un jour elle à eu une mauvaise note en histoire-géographie, mais à l'inverse de ce qu'un ado d'aujourd'hui aurait fait, elle c'est plus rendue coupable d'avoir déçu le prof (ce dernier qui à tous fait pour lui donner les connaissance nécessaire) qu'autre chose. Et non je n'invente pas, au final elle avait très bien réussi sa scolarité.
Je m'égare peut-être un peux. En bref, je pense que la meilleur solution est comme la dit cemajo : être plus à l'écoute des élèves et améliorer les relations élèves/prof.
Stewoox
Je trouve très intéressant ton témoignage de fin avec ton amie.
Après je pense que la mauvaise note ne dois pas se transformer en culpabilité, car ça peut nous rendre malade après... je pense qu'il faut que ça se transforme de recherche du pourquoi.
Mon prof de philo en Terminale nous disait:
"Si vous avez une mauvaise note, que le prof note gentiment ou sévèrement, c'est que vous n'avez pas assez travaillé". Je suis a moitié d'accord avec lui, si on a une mauvaise note, il faut comprendre où on s'est trompé et donc le pourquoi de cette note (ce que je font pas beaucoup d'élèves).
D'un autre côté les profs doivent aussi être là pour comprendre ça et aider. Un professeur doit être un guide pour ses élèves ![]()
Et je pense qu'une relation où les professeurs sont "proches" de leurs élèves est quand même plus saine, car ça permet de les aider en cours, et dans leur orientation.
+ j'insiste sur la revalorisation de toutes les filières ![]()
zevah
en fait Bourdieu explique que l'habitus (ensemble des dispositions sociales incorporées durant la socialisation primaire) bourgeois correspond aux attentes de l'école (politesse, bien se tenir, étudier...), alors que l'habitus populaire rentre en conflit avec le milieu scolaire.
L'inégalité des chance est due aux différences de capitaux: social, culturel et économiques donc dispose chaque agent, les classes supérieures disposent d'un capital culturel supérieur aux classes inférieures, qui sont défavorisées face à l'enseignement, ce qui ne veut pas dire qu'elles n'"aiment pas" ce qu'on apprend à l'école.
j'ajoute à propose des notes que ce que note le prof, c'est pas la personne, mais une performance, et c'est ce qu'il faut comprendre, ceraines personnes (généralement ceux qui travaillent beaucoup) prennent très mal les mauvaises notes, pensant qu'ils sont "mauvais", ce qui n'est pas le cas, réaliser une mauvaise performance ce n'est pas être mauvais
Le modèle japonais de la relation prof-élève, à l'opposé du nôtre, me paraît digne de servir d'exemple. C'est bien plus qu'une relation de subordination. Chacun a une dette morale envers l'autre. Le maître doit être fier de la réussite de son élève, et ce dernier ne doit pas décevoir. Evidemment, ça ne marche pas à tous les coups, mais si au moins les élèves partaient dans cette optique, on aurait de biens meilleurs résultats. Pour ma part, j'ai substitué la satisfaction parentale à la satisfaction du maître, car j'ai toujours eu du mal à me persuader que je bossais pour moi, ça me paraît tellement abstrait...
"la mauvaise note ne dois pas se transformer en culpabilité, car ça peut nous rendre malade après.."
Hélas oui.
Je crois que l'exemple que j'ai cité se sentait régulièrement mal dans sa peau (pas pour cette même raison évidemment). Je pense quelle était plus sujette à la culpabilité.
Par ailleurs +1 à 7ender-strat