Je te donne un exemple parmi les plus courants: "Est-ce que nous existons ?" L'une des questions favorites des adolescents qui refusent de grandir et qui peut-être choisiront volontairement de faire des études qui les mèneront au chômage. Ces gens vont se masturber intellectuellement pour trouver une alternative à l'idée qu'ils existent eux et leur contexte d'existence, bref des philosophies stériles qui vont les conforter dans leur état de loques humaines, inactives.
On peut toujours remettre en cause nos certitudes qui nous font croire à notre existence et à celle des choses qui nous entourent. On peut toujours nier les réalités les plus évidentes, même avec une plus grande pertinence dans nos propos que ne peuvent le faire les malades mentaux, mais ce sera toujours risible et stérile.
Voilà ce que j'appelle "complexifier inutilement les choses les plus évidentes".
Complexifier la réalité ça peut être ne pas vouloir la regarder en face, de la même manière que parler beaucoup de soi peut-être un moyen de se cacher aux yeux des autres.
Je ne suis pas le seul à penser qu'il y a des philosophies qui sont dérisoires. "J'applaudis à tout scepticisme auquel il me serait permis de répondre: "Essayons !" Mais qu'on ne me parle plus d'aucune de ces choses ni de ces questions qui n'admettent pas l'expérience. Telle est la limite de ma "véracité": car au-delà, l'audace a perdu ses droits." (Friedriech Nietzsche, Le Gai Savoir, livre I, §51)
Moi je vais même plus loin parce que je n'estime la philosophie qu'en tant que moyen et pas comme une fin. Et je m'intéresse essentiellement à celles qui poussent à l'action, à l'indépendance et à la prise de décisions.