caelach, le style grandiloquent et une maîtrise moyenne de la langue n'ont jamais fait bon ménage.
Pour le vocabulaire, c'est toujours une question très délicate si tu veux ne pas "être influencé par qui que ce soit" (ça n'a globalement aucun sens, tu es déjà embourbé dans l'air du temps).
Tu peux commencer par avoir quelques bases en latin et en grec, ça te permettra de déchiffrer la plupart des mots d'apparence incompréhensible (manuels, dictionnaires, internet, ...).
Mais dans la mesure où le boulot des philosophes consiste à prendre des mots (courants ou rares) et à les charger de sens pour les faire passer d'une langue faite pour un usage pratique et quotidien à un ensembles de quelques concepts précis faits pour penser, de longues années de mécompréhension s'étalent devant toi.
C'est toujours bon de commencer par lire le texte directement mais il ne faut pas dédaigner une aide extérieure parfois. A moins que tu te vives comme absolument génial et comme capable de comprendre ce que tout le monde avant toi avait mal interprété.
C'est possible mais il ne faut pas alors que tu t'attendes à être traiter comme le prince de la pensée que tu es; tu seras plutôt traité comme le dernier des cuistres, ridicule et pédant.