Je suis là pour étancher ma soif d'immondices comme mentionné plus haut, pour traîner les fâcheux la Cour Suprême du Bon Sens et surtout pour me repaître de mes propres paroles.
Et que se passe-t-il quand dans une seule personne se retrouvent associées les plus purs traits de Narcisse et l'appel le plus brûlant de la soif ?
Ce qui m'est arrivé la première fois que, pour me désaltérer, je me suis penché au bord d'un lac. Les doux traits de ma face et l'appel du gosier en mon esprit soudain se sont entremêlés au point où j'ai eu soif de mon propre reflet.
J'ai commencé à boire sans pouvoir m'arrêter; si bien qu'en une journée j'ai asséché le lac et que depuis l'on m'appelle le Puits de Vanité.
Si je vais au Néant, que ce soit au moins rassasié de moi-même.