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Liste des sujets

[Votre avis] Réflection sur la solitude

sakabokawa
sakabokawa
Niveau 8
21 septembre 2010 à 00:19:37

Le fait que tu aies toujours besoin de parler de trucs sérieux dénote au contraire un manque d'imagination.

:d) Tu peux développer stp ?

Le "besoin de solitude" montrerait quant à lui plus une peur d'autrui et une solitude par défaut qu'un véritable esprit solitaire.

:d) C'est quoi un esprit solitaire alors ?
Je me suis reconnu dans à peu près tous les témoignages ici (je n'ai pas tout lu).

Sophie
Sophie
Niveau 17
21 septembre 2010 à 00:36:33

Quelqu'un qui est vraiment solitaire peut être seule même en présence d'autrui. S'isoler du monde c'est un état d'esprit pas un état de fait. Même pire : s'il n'y a personne autour on ne peut prétendre à la solitude puisqu'il n'y a personne avec qui être et donc qu'il est impossible de différencier le sociable du solitaire.

Sinon si tu ne peux sortir de certains sujets de conversations c'est qu'en dehors de ces sujets ton esprit est stérile, et manque donc cruellement d'imagination dans ces domaines.

Pour ma part IRL j'évite comme la peste les sujets sérieux, sauf avec certaines personnes, et ce parce que dès que je m'y engouffre je montre aux autres que je ne suis pas comme eux et que ces sujets me passionnent, bref j'attire sur moi l'attention et je m'empêche de m'isoler en obligeant autrui à chercher à aller vers moi d'une certaine façon.

sakabokawa
sakabokawa
Niveau 8
21 septembre 2010 à 02:01:35

Tu m'as jugé un peu vite je pense.

Je suis tout le temps seul quand je suis avec des gens. Je suis silencieux, dans mon coin, je ne parle pas et je suis souvent perdu dans mes pensées.
J'ai besoin de m'isoler justement parce que je n'arrive pas à être moi-même en présence des autres et aussi parce que je n'aime pas qu'on me juge. Je déteste aussi d'avoir l'attention sur moi.

J'ai du mal a discuter avec les autres parce que je n'arrive jamais à aborder des sujets sérieux avec eux, tout simplement parce que ce ne sont pas les bonnes personnes. Je le faisais très bien et même très souvent avec mon meilleur ami par exemple (le seul que j'ai eu).

Et puis si j'ai du mal à discuter en dehors des sujets sérieux ce n'est pas dû à un manque d'imagination mais tout simplement parce que les sujets non sérieux ne m'intéresse pas.

Les autres sont toujours à raconter leurs histoires, leur vie et à rigoler de tout et de rien. Alors que moi ça ne m'intéresse pas de raconter ma vie parce qu'en même temps j'ai l'impression que c'est stupide (dans mon esprit), que ça ne va pas intéresser les autres et puis parce que ça n'est pas "moi". Donc je reste "dans" et "avec" mon moi plutôt que de participer à la conversation avec les autres.
Sauf s'ils me posent des questions là je réponds mais c'est toujours très bref et ça ne va pas en profondeur. Simplement que je n'en ai pas envie. Sauf si le sujet est sérieux.

J'en ai d'ailleurs fait encore l'expérience récemment. Je discutais d'un sujet sérieux avec un type que j'ai rencontré lors d'une formation, et bien je me suis complètement lâché, je ne lui ai quasi pas laissé la parole et je me sentais bien, je me sentais "moi" comme quand je suis seul dans mes pensées.

Mais ça m'arrive aussi d'écouter les autres, sans intervenir, juste observer et "participer" à la conversation. Je fais beaucoup d'observation mais c'est plus une sorte d'ouverture à mon esprit solitaire. Même si ce qu'ils disent n'est pas hyper intéressant ça me permet aussi d'apprendre des autres, de ne pas sombrer dans la folie et la dépression (dont je souffre beaucoup à cause de la solitude), et de comprendre ce qu'il ont dans leur esprit.

Au fond j'ai aussi besoin de m'ouvrir aux autres. De me sentir proche des autres mais en restant moi. Naturel. Sans me forcer.

Je suis très pensif et imaginatif. J'ai même un énorme problème d'attention depuis que je suis tout petit. Quand j'étais à l'école par exemple je n'arrivais jamais à me concentrer j'étais toujours dans les nuages. C'est ma façon de m'évader, j'oublie tout ce qu'il se passe autour de moi.

Je me sens bien quand je suis seul, pas nécessairement physiquement (de toute manière je ne vis pas seul donc je ne suis jamais seul dans le fait comme tu dis) mais dans l'esprit. Où si tu veux, j'ai besoin d'atteindre cet "apaisement" solitaire, voilà pourquoi j'évite les autres et les sorties inutiles au possible en restant chez moi.
Sauf si je trouve une personne avec qui je peux discuter sérieusement, être moi, ce qui était le cas avec mon meilleur ami. D'ailleurs, c'est simple, j'étais tout le temps avec lui à l'époque :-(

Je pense donc avoir l'esprit solitaire mais je n'en ai pas non plus la définition exacte :ok:

Sophie
Sophie
Niveau 17
21 septembre 2010 à 02:33:44

J'ai jugé sur ce que tu as dit, tu t'es décrit en quelques lignes, je te juge sur les descriptif rapide que tu fais.

Par contre le fait que tu ne puisses être toi même en présence d'autrui et ton besoin de t'isoler physiquement pour te retrouver dénote un caractère non-solitaire mais légèrement associable.

Ensuite le fait que les sujets non-sérieux ne t'intéressent pas n'est en rien une excuse à ton manque d'imagination en la matière.

Au final ce que je vois c'est un être sociable frustré et effrayé, tu cherches à attirer l'attention par un décalage (sujets sérieux) et un rejet (isolement), niveau 4 des besoins de l'être humain : être unique au sein d'un groupe.
Mais bien entendu tu ne sais pas dans quel groupe tu veux être (par manque de personnes t'intéressant dans ton entourage sans doute) ce qui entraine le reje et ton incapacité à être toi-même en toute circonstance : tu n'as pas de référence.

La dépression s'explique aisément du fait que rejetant autrui tu frustres ton besoin de 3eme niveau : le besoin d'appartenance. L'espèce humaine est une espèce sociale et ce besoin de société est inscrit dans le comportement de chacun, le vrai solitaire n'existe pas, du moins pas sans traumatisme mental sévère. Et d'où sa disparition en présence d'autrui.

Le fait que tu sois pensif et imaginatif ne signifie pas que tu n'as aucun manque d'imagination, il suffit de tourner en boucle et une imagination minuscule suffit.

Ensuite seul dans les faits ne passe pas forcément par une vie en ermite, mais par le fait de sevrer au maximum les contacts avec autrui.

Ah, et aussi, une personne solitaire se moque éperdument d'autrui et de son avis, sauf pour tester son opinion.
En bref elle ne se présentera jamais en disant moi je suis solitaire, ou équivalent. Elle peut le penser, mais n'a aucun intérêt à attirer les autres à elle de la sorte. Au contraire n'ayant pas intérêt à attirer les autres à elle, elle préfèrera la tromperie et l'évasion pour ne pas être dérangée.

De là, sur le net seule une personne n'interagissant que par intérêt et au travers d'un ou plusieurs personnages factices pourrait se targuer d'être vraiment solitaire.
Et tu ne correspond strictement pas au profil puisque tu cherches à attirer l'attention sur toi et à ce qu'autrui te classe dans la catégorie "solitaire". Bref tu recherches l'interaction avec le regard d'autrui de façon à ce que ce regard corresponde à ce que tu désires.

sakabokawa
sakabokawa
Niveau 8
21 septembre 2010 à 09:48:11

Associable je le suis très certainement, c'est lié à mon caractère solitaire.

Sinon je vois pas comment tu arrives à conclure que je n'ai pas d'imagination seulement sur le fait de toujours vouloir parler sérieusement. Où alors tu parles uniquement de l'imagination dans la conversation. Là je suis d'accord, mais l'imagination en générale ça n'a rien avoir.

Ensuite je vois pas en quoi dépression ne peut pas aller avec esprit solitaire. C'est un inconvénient de la solitude. Le manque de contact humain peut l'expliquer.

Je ne cherche pas à être unique (nous le sommes tous), je suis juste moins sociable que les autres et j'apprécie la solitude ce qui me fait généralement défaut dans la société. D'où la déprime récurrente. Mais je suis comme ça depuis toujours, c'est ma personnalité, je ne changerais probablement jamais.

Je déteste l'hypocrisie aussi, donc je suis incapable de me montrer sous un autre personnage, de jouer un rôle pour cacher ma solitude. Ce n'est pas parce que je ne cherche pas à cacher ma solitude que je veux automatiquement qu'on me voit sous cet aspect.

Frustré et effrayé je le suis certainement mais je ne vois pas en quoi je chercherai à attirer l'attention par un décalage et un rejet.

"une personne solitaire se moque éperdument d'autrui et de son avis, sauf pour tester son opinion."
:d) J'ai peu d'intérêt pour les autres et ce qu'ils pensent en général. Leur opinion m'intéresse que sur certains sujets comme celui-ci par exemple, qui est très sérieux.

La solitude n'empêche pas d'être quelques fois à l'attention des autres sans pour autant y chercher quelque chose d'intéressant.

"En bref elle ne se présentera jamais en disant moi je suis solitaire, ou équivalent. Elle peut le penser, mais n'a aucun intérêt à attirer les autres à elle de la sorte. Au contraire n'ayant pas intérêt à attirer les autres à elle, elle préfèrera la tromperie et l'évasion pour ne pas être dérangée."
:d) Et bien c'est exactement comme ça que je me comporte. Je ne cherche jamais à attirer l'attention des autres ni à montrer que je suis solitaire, je suis comme ça c'est tout, je suis calme et isolé. Parfois les autres cherchent à me comprendre et viennent vers moi (l'attention se porte donc sur moi), ce que je déteste. La plupart du temps ils ne cherchent pas à me comprendre et préfèrent me laisser tranquille dans mon coin, ça me convient totalement.

"Et tu ne correspond strictement pas au profil puisque tu cherches à attirer l'attention sur toi et à ce qu'autrui te classe dans la catégorie "solitaire". Bref tu recherches l'interaction avec le regard d'autrui de façon à ce que ce regard corresponde à ce que tu désires."
:d) Non je ne cherche pas à ce qu'on me classe solitaire, je le suis c'est tout alors forcément qu'on va me classer dans cette catégorie. Dans ce cas je pourrais dire pareil pour un "vrai" solitaire (selon toi), il cherche à se faire classer dans cette catégorie à partir du moment où il cherche la solitude.

Bien sûr, je trouve ton analyse très intéressante et peut-être que je ne suis pas solitaire comme tu le décris, mais je le suis. Le caractère solitaire peut avoir des origines diverses et n'est pas une définition exacte.

sakabokawa
sakabokawa
Niveau 8
21 septembre 2010 à 11:55:01
  • D'où la déprime récurrente et cette espèce d'incompréhension envers moi-même, du fait d'essayer de chasser la déprime tout en appréciant la solitude qui la provoque.
GentilChinois
GentilChinois
Niveau 10
21 septembre 2010 à 11:58:46

sakabokawa :d) J'ai lu que ton premier post (là j'ai pas trop envie de lire les pavé de toi et Sophie ).
Mais je suis d'accord sur le fait que la solitude développe l'imagination et surtout la création.
Enfaite je dirais pas que c'est la solitude, mais l'ennui et le "malheur" (pas forcément très grand).

Du coup, seul, on s'invente des jeux, puis on fait des activités, tel que le dessin, la musique, etc ...
L'imagination aussi est lié à ça, vu que c'est lorsque l'on est seul, ou triste, qu'on s'invente un autre monde.
Enfaite être seul oblige à penser, et donc à développer quelque chose.

Tching Tchang Tchong :hap:

GentilChinois
GentilChinois
Niveau 10
21 septembre 2010 à 12:06:53

Bon j'ai commencé à lire les pavés ^^'

"Les autres sont toujours à raconter leurs histoires, leur vie et à rigoler de tout et de rien. Alors que moi ça ne m'intéresse pas de raconter ma vie parce qu'en même temps j'ai l'impression que c'est stupide (dans mon esprit), que ça ne va pas intéresser les autres et puis parce que ça n'est pas "moi". Donc je reste "dans" et "avec" mon moi plutôt que de participer à la conversation avec les autres.
Sauf s'ils me posent des questions là je réponds mais c'est toujours très bref et ça ne va pas en profondeur. Simplement que je n'en ai pas envie. Sauf si le sujet est sérieux. "

:d) Enfaite avant j'étais un peu pareil.
à chaque fois je me disais "bien que l'on perde notre temps".
Je ne comprenais pas pourquoi personne ne parlait de sujet sérieux (je me demandait même si j'étais le seul à penser à ces choses là). Et, enfin, une fois c'est arriver. J'étais trop content ( :hap: ), et puis c'est arriver d'autres fois ave d'autres personnes.
Mais en fait le gros déclic n'a pas été pour moi via IRL. J'ai lu Bernard Werber, une sorte de petite intro à la philo, et simple. Et bien c'est à se moment que j'ai beaucoup fait de philo ... tout seul. Et enfin ya eu mon année de term., avec ms cours de philo. Et maintenant j'ai l'impression d'avoir répondu à toutes mes questions, et je me sens bien. Parfois je fais des sujet sérieux (pas plus tard qu'hier :hap: ), mais c'est pas souvent. Et puis, qui a-t-il de mieux que de parler de tout et de rien ? Oublier et juste vivre l'instant présent, sans forcément en sortir avec des pensés "sérieuses".

Bref, je pense juste que t'as pas trouver toute les réponses à tes questions (parfois même on connais pas les questions, on sait juste que l'on ne sait pas). Mais ne part pas en te disant: parler sérieusement > parler de tout et de rien. Car je pense que elles servent toutes les deux à quelques choses, mais aussi, au fond, à rien.

Tching Tchang Tchong :hap:

sakabokawa
sakabokawa
Niveau 8
21 septembre 2010 à 13:15:13

Tout à fait GentilChinois.

Si on fait un sondage ici je parie que la majorité des solitaires ont une imagination importante et qu'ils ressentent tous un certain ennui ou malheur.

Personnellement mon imagination va autant pour la musique que les jeux-vidéos et des histoires. Mais ce qu'il me manque surtout c'est la pratique.

Par exemple je peux composer des mélodies en les accompagnant de toutes sortes d'instruments mais je suis incapable de jouer un seul instrument. Je fais tout par ordinateur.
Ou encore, je peux imaginer des histoires mais je suis incapable de les raconter en les écrivant.

Dans mon cas l'imagination suffit et de toute façon la réalisation concrète (pratique) c'est une autre étape de la création. C'est aussi pour ça que j'ai envie d'apprendre beaucoup de choses.

Ça dépend aussi beaucoup des situations. Par exemple je n'ai aucune imagination lorsque je me trouve devant une feuille blanche. Au contraire, la feuille me perturbe.
Là où mon imagination est la plus active c'est lorsque je marche dans la rue, je suis sous la douche, devant la télé, dans mon lit, etc. C'est donc par "instinct", je ne peux pas la commander, ce qui signifie qu'il y a des périodes stériles. D'où le fait que j'ai beaucoup de mal à terminer mes projets.

Parfois je suis plus enclin à sortir une mélodie qu'un bout d'histoire, ou encore à enrichir un projet entamé précédemment et que j'avais dû mettre en suspens à cause d'un blocage que d'en commencer un nouveau.

J'ai toujours fonctionné comme ça.

sakabokawa
sakabokawa
Niveau 8
21 septembre 2010 à 13:24:17

GentilChinois

Je répondais à ton premier message.
Je viens de lire ton deuxième.

Tu as certainement raison, je sais que le problème vient de ma pensée, ma manière de concevoir une conversation et d'envisager le contact avec les autres.

Je pense de ce fait ne pas avoir les bonnes questions puisque je tourne en rond malgré que je reconnaisse être le fruit de cette pensée.

GentilChinois
GentilChinois
Niveau 10
21 septembre 2010 à 13:25:02

retse là je te répond :ok:

Tching Tchang Tchong :hap:

GentilChinois
GentilChinois
Niveau 10
21 septembre 2010 à 13:32:44

"Là où mon imagination est la plus active c'est lorsque je marche dans la rue, je suis sous la douche, devant la télé, dans mon lit, etc. C'est donc par "instinct", je ne peux pas la commander, ce qui signifie qu'il y a des périodes stériles. D'où le fait que j'ai beaucoup de mal à terminer mes projets.
"

:d) ça tombe bien, moi aussi. Et je pense que c'est à peu près tout le monde comme ça.
Je dessine souvent, mais il m'arrive de ne pas dessiner pendant 1-2 voir 3 mois. Et si je dessine pendant ces mois si, alors que l'envie n'y est pas, je ne dessine pas bien.
Enfaite tout dépend de l'imagination, je pense (+ de la technique). Hors c'est souvent dans les phases les plus tristes (cad lorsque je suis en proie à la mélancolie, etc ... que ces phases arrivent.
Il doit il y avior des liens entre ces choses là.

Le truc c'est que lorsque tu pense à quelque chose va au bout de ton idée.
Avant je pensais, parfois, et j'étais content de ce que je trouvais, comme sortit de nul part. Alors j'écrivais une citation ou deux et voila. Mais enfaite il ne faut pas faire ça. Interroge toi sur ce que tu pense, et essaye de retenir chacune de tes idées, par lequel tu arrive à d'autres. Comme ça, en te remémorant à chaque fois comment tu arrive à quelque chose, tu pourra plus facilement les écrire.
Les écrire pour expliquer aux autres, mais aussi pour toi, clarifier tes idées.
En plus ça te permettra de ne pas faire quelque chose: des préjugés.
Avant, lorsque j'écrivais mes citations (je le fait toujours, mais plus rarement, je pense moins ^^') et lorsque je ne m'interrogeais pas à fond, j'arrivais à des conclusions un peu atives. ça fait de belles citation, mais c'est faux.

T'es en combien en fait ?
Sinon je te conseil de lire des livres de Werber :)

Tching Tchang Tchong :hap:

sakabokawa
sakabokawa
Niveau 8
21 septembre 2010 à 13:55:37

"T'es en combien en fait ?"
:d) De quoi ?

J'ai entendu parler de Bernard Werber notamment "Les Fourmis".
Quels livres exactement tu me conseils ?

GentilChinois
GentilChinois
Niveau 10
22 septembre 2010 à 11:50:50

Enfin en fac ? Lycée ??

Bah les fourmis c'est pas mal, mais faut aimer plus ou moins les fourmis ^^'
Je te conseil: Nous les Dieux; nos amis les humains. (mais les fourmis sont bien aussi, sauf le 3).
Et puis "l'étranger" d'Albert Camus.

Ya pas que de la philo dans ces livres, même parfois très peu, mais comme ça c'est bien (ou plus simple) à lire.

Perso je me suis dit, maintenant, que mieux vos s'amuser que penser. On peut parfois, mais pas toujours. Car la meilleur chose est le bonheur, et penser peut nous en éloigner.
M'enfin j'dit ça même si parfois j'aime bien réfléchir à des questions dont tout le monde se fou ^^'.

Tching Tchang Tchong :hap:

Rycla
Rycla
Niveau 10
22 septembre 2010 à 13:38:27

Pour le moment, j'estime être ma meilleure compagnie.
Je n'éprouve aucun plaisir socialement, à être avec des gens de mon âge, des gens que je trouve difficilement intéressant. Puérils, intéressés, etc.
J'aime la solitude, pouvoir réfléchir tranquillement, me forger une opinion sur certains concepts sans être dérangée. Lire des ouvrages intéressants, me plonger dans la musique.
Mais je pense qu'à force d'être seul, on ne profite plus assez de la solitude, j'entretiens donc des relations sociales stables, qui me permettent de sortir sans être seule ( là, c'est point de vue sécurité, sortir seul, c'est être vulnérable aux attaques, enfin, dans ma ville il vaut mieux éviter de sortir seul, ça craint ... )
Quel bonheur que celui de quitter les autres pour se retrouver seul.

Rycla
Rycla
Niveau 10
22 septembre 2010 à 17:35:33

Je voulais rajouter :

Je suis très agréable avec les gens. Mes <<amis>> Sont heureux et m'ont. Je ne profite pas d'eux. :non:

Super_Gandhi
Super_Gandhi
Niveau 2
26 septembre 2010 à 20:30:26

Comme beaucoup ici, je suis solitaire et hyper-créatif.
Petit, on me disait toujours que j'avais la tête dans les nuages.
Je me suis bien retrouvé dans vos descriptions : j'ai également remarqué que quand il n'y a qu'une à deux personnes que je connais bien avec moi (parfois 3), je peux discuter assez facilement, mais dès que le groupe s'élargit je n'ai plus rien à dire et je reste à l'écart à penser à autre chose, pour ne pas m'ennuyer. Comme si la profondeur et l'intérêt de la discussion était inversement proportionnel au nombre de personnes d'un groupe de personnes donné.
Ma tête regorge sans cesse d'innombrables pensées ayant trait principalement à des domaines aussi variés que la philosophie, les mathématiques, l'informatique, la littérature, etc. et j'ai énormément de grand projets et d'idées à développer...

Maintenant, j'ai remarqué une chose intéressante :
J'avais un colocataire, qui était quelqu'un d'assez superficiel (il ne réfléchissait pas beaucoup aux choses existentielles, ou s'il le faisait ça n'allait jamais très loin), mais avec lequel je m'entendais à merveille : on avait les mêmes délires, des tournures de pensées qui coexistaient parfaitement, bref on était vraiment de bons amis (comme quoi...).
Mon colocataire, donc, était quelqu'un qui sortait beaucoup et qui faisait la fête tous les week-ends (que je passais, moi, à mes diverses occupations personnelles).

Le truc intéressant donc, j'y viens : Un jour il a réussi à me convaincre d'aller à une soirée. Et pendant cette soirée j'ai eu droit à ma première cuite (je me suis bourré la gueule), et j'ai pu noter les effets que l'alcool avait sur moi, progressivement, après chaque verre.
En fait, ils semble que l'alcool m'enlevait progressivement tous mes niveaux de recul, de sorte qu'à la fin, je n'avais plus aucune arrière pensée : je vivais tout en direct, je faisais les trucs qui me passaient par la tête sans même envisager les conséquences que cela avait, et ce que cela impliquait. (J'ai même été danser avec les autres.) Et c'est après quelques verres, désinhibé par l'alcool, que je me suis seulement senti comme les autres, que j'ai rigolé avec eux, que j'ai raconté ce qu'il me passait par la tête, sans réfléchir, sans faire attention, comme eux.
Bref, une sensation très grisante et qui m'a permis d'expérimenter un contact social naturel et "normal". Cependant, je n'étais pas tout à fait serein, car je n'arrivais plus tellement à réfléchir, à prendre du recul, et ces choses-là sont des choses que je chéris par-dessus tout !

Tout cela pour dire : J'ai l'impression que ce qui m'empêche de rentrer dans le rang, en temps normal, c'est le grand recul que j'ai par rapport aux autres et à moi-même. Je suis toujours, dans ma tête, en dehors de tout : tellement plus loin, dans des réflexions tellement plus intéressantes que le banal du quotidien...
Et cela m'empêche d'aborder les relations superficielles, comme tout le monde. Ce qui ne me pose pas de problème en soi.
Par contre, c'est aussi un frein pour la rencontre de personnes véritablement intéressantes (ce qui ne court pas les rues), et je suis un peu triste que cela m'ait potentiellement fait rater quelques rencontre et quelques discussions intéressantes. (Remarquons tout-de-même qu'il est toujours possible de rencontrer de telles personnes, ce que je n'ai pas manqué pas de faire, mais que c'est beaucoup plus dur !)

GentilChinois
GentilChinois
Niveau 10
26 septembre 2010 à 22:49:44

Ghandi j'ai fais exactement la même chose.

J'ai pris ma première cuite ya à peine trois moi :oui:
Et pareil, normalement, et tu l'explique très très bien, je ne vie pas vraiment (ou j'en ai pas l'impression), mais comme si j'étais une personne à côté de moi.
Et puis là on fais la première chose que l'on pense (sauf que moi j'arrivais à ne pas faire tout ce que je ne voulais pas faire, genre marcher sur une voiture (j'ai hésité :hap: )). Mais par contre niveau social s'était parfais.
Depuis je fais des fêtes, ou je me bourre laggle direct :hap:

:rire:
Non mais j'dit pas que je suis devenu un alcoolo, mais parfois c'est bien, et en plus ça permet d'être plus décontract', même après :oui:
Enfaite on ne pense plus à tous ce qu'engendrera chacun de nos actes, mais seulement le principale, et encore. C'est tout simplement génial, ce qui montre, encore une fois, que réflexion =/= bonheur ...

Tching Tchang Tchong :hap:

Super_Gandhi
Super_Gandhi
Niveau 2
27 septembre 2010 à 13:13:19

Super, on monte un club ?!

Le pire, c'est que moi aussi c'était il y a trois mois...
Attends... peut-être qu'en fait on est la même personne :question:
Non je blague t'inquiètes.

:(

sakabokawa
sakabokawa
Niveau 8
30 septembre 2010 à 20:12:03

Eh ben Super_Gandhi ton expérience avec l'alcool je l'ai vécu aussi :oui:

J'agissais sur le moment sans penser systématiquement, j'osais me lâcher sans hésiter, faire ou dire des choses sans passer par une réflexion préalable. Je vivais sur le vif.

Expérience très agréable toutefois je ne bois qu'à des occasions spéciales et surtout lorsque j'en ai besoin, et seulement un verre ou deux pas plus !

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