Il me semble que le libre arbitre, en l'état actuel de nos connaissances sur la conscience, le cerveau, etc. reste irréfutable et demeure du domaine de la foi.
Cela dit, la philosophie s'y est aussi intéressée et a tenté de l'expliquer, de le justifier (que ce soit en faisant appel à Dieu, ou bien à des théories comme le comptabilisme (jamais bien compris comment ça fonctionnait)), ou au contraire de le nier.
Pourtant, j'ai du mal à trouver ça possible (le peu que j'ai mal compris du comptabilisme ne m'ayant guère convaincu). Que les évènements soient déterminés ou le fruit du hasard, nous n'avons pas de prise sur qui nous somme. Pouvons donc nous avoir un réel libre arbitre quand nous n'avons pas choisi notre manière de penser/fonctionner ? Avons nous un réel choix lorsque nous prenons telle ou telle direction, ou bien ne sommes nous pas la résultante des choix passés, et de ce qu'on est et n'a pas choisi (influence de la génétique, de l'environnement, etc.) ?
Que nous soyons le fruit d'évènements déterminés ou hasardeux, où avons nous le choix ?
Bref, ma question est la suivante : quels modèles autre qu'une intervention divine tiennent debout pour expliquer la possibilité du libre arbitre ?
y croire, c'est tout
Nan, sérieusement je me pose les mêmes questions, que toi (comme tous ici je pense), donc je peux pas trop t'aider ![]()
L'existentialisme ?
Je l'étudie dans mon sujet que j'ai déjà fait.
Jette un coup d'oeil.
Bonjour,
Dans un système philosophique matérialiste et athée, il est irréfutable que le libre choix, qui est la domination de ta raison sur l'extérieur ou sur ta constitution "intérieure" que l'on pourrait qualifier de primaire (instinctivité, sentimentalité ...), n'est que la résultante de phénomènes physiques fortuits.
Il est à noter incidemment que ces phénomènes physiques produisent aussi l'illusion de l'abstraction du sensible proprement dit (exemple d'une grève de la faim ...ect ...), domaine sensible qui est seul existant dans cette manière d'envisager les choses.
Oui, l'extérieur influe sur notre intérieur, donc la conscience, ou le libre-arbitre, n'est que le résultante de celui-ci. La grève de la faim aussi.
Dire que l'on a un libre-arbitre suggèrerait que l'Homme contrôlerait totalement les moindres pulsions de son corps. Or aujourd'hui, cet possibilité est impossible car nous ne choisissons rien de nos goût. Vous aimez une femme, vous n'en aimez pas une autre, vous n'y pourrez rien, seul votre cerveau choisis pour vous. L'Homme n'est là que pour s'obéir à lui même.
"Dire que l'on a un libre-arbitre suggèrerait que l'Homme contrôlerait totalement les moindres pulsions de son corps."
Euh non, ça voudrait dire qu'il en contrôle au moins une partie de son corps, même si ce n'est qu'une seule interaction nerveuse. Ce qui peut s'expliquer en pratique par une réaction spontanée (peu probable) ou par la résolution d'un aléatoire, par exemple quantique, qui aurait des conséquences macroscopiques.
De là, selon la position de cette ou ces réactions de libre arbitre, on peut placer un effet avalanche qui donne globalement le contrôle du corps à l'individu, par exemple il suffit de mettre ce libre-arbitre en gestionnaire de la partie consciente opérant les choix et c'est bon. Par contre s'il s'agit juste de contrôler l'intensité du réflexe d'un doigt de pied, la liberté est beaucoup plus réduite.
Cela signifie aussi qu'on ne peut ni affirmer, ni nier, l'existence du libre-arbitre avant de connaitre parfaitement le fonctionnement du corps humain, même si, étant donné les connaissances biologiques actuelles, on peut se réduire à l'encéphale.
Ce que la science par contre affirme, c'est que nous ne sommes pas complètement libre et que beaucoup de choses sont conditionnées, mais bon qui irait nier ne serait-ce que l'existence de réflexes et de besoins physiques ?
Moi je ne vois pas trop comment on peut utiliser le premier degré de conscience humaine et animale comme parade envers le libre arbitre sinon en étant nous-mêmes soumis à rester sur cette état d'esprit qui n'acquière que peu de compréhension sur nous-mêmes.
C'est pour ça que je dis "suggèrerait". Je ne démontre rien dans mes dire, mais je suggère une éventualité.
Justement cela ne suggère pas ce que tu prétends que cela suggère.
Tu suggères beaucoup plus que ce qu'il faut et de là part sur une définition absurde.
Il faut toujours suggérer les choses.
Comme dissait Descartes, "La vérité n'existe pas"
Enfin, c'est une citation bizarre car alors il se contredirait, mais bon, on n'est pas dans le sujet du libre-arbitre dans un sens directe là.
La suggestion ne sert à rien quand on définit des objets.
A moins que ton but ne soit que de parler dans le vent et déballer des banalités grossières.
Passer à l'acte et à la définition précise est une nécessité pour continuer à avancer.
Sophie a dit : «La suggestion ne sert à rien quand on définit des objets.»
Réponse : Je suis d'accord, on ne peut pas développer une connaissance partagée en partant avec le commencement d'une connaissance individuelle comme base. Il faut définir, clarifier et mettre, de manière subjective, en finalités communes les sujets de notre connaissance.
Sophie a dit : «A moins que ton but ne soit que de parler dans le vent et déballer des banalités grossières.
Passer à l'acte et à la définition précise est une nécessité pour continuer à avancer.»
Réponse : Tu peux condamner cette question pour toi même car elle ne te rejoins pas, mais ce n'est pas pour autant qu'elle n'a aucune pertinence, loin de là. Ta propre pensée ne rejoins pas toute les réponses de l'humanité, si ?
Par contre, ce que tu dis Sophie sur la suggestion et la définition des objets :
Mais saches que sous les yeux d'un Homme, la description d'un objet va faire prendre en compte le facteur pour l'Homme de l'éducation, de sa culture, de son état de vision, de l'angle de vision qu'il prend, de son humeur, de sa caractéristique. Mais c'est vrai ce que tu dis en tout cas car l'Homme va se situer dans l'objectivité au mieux dans sa description.
Un Homme ayant fait d'incroyable étude de philosophie m'a dit un jour.
Imaginez un accident de voiture, il y a 20 témoins, on prend tous leur témoignage, ils s'avèrent que chacun des témoignage s'avèrera faux pour les même raison cité plus haut.
Mais que si l'on fessait la somme de tout ces témoignage, alors nous aurons quelque chose d'objectif.
Vois-tu où je veux en venir ?
Mais saches que sous les yeux d'un Homme, la description d'un objet va faire prendre en compte le facteur pour l'Homme de l'éducation, de sa culture, de son état de vision, de l'angle de vision qu'il prend, de son humeur, de sa caractéristique.
c est vrai et c est pourquoi il ne verra pas l objet mais SON objet selon ce que tu viens de citer et attention,c est pareil au niveau relationnel avec d autres personnes,meme de sa propre famille.les mots ne peuvent mener a une comprehension superieure mais le ressenti est la perception la plus subtile,la plus raffinée qui soit et pour l atteindre il faut se faire mal,mal a l ego.
Voilà, "ressenti", c'était ça le bon mot !
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Posté le 24 janvier 2010 à 19:43:42
cette contradiction entre libre-arbitre et contrainte peut être résolue par une bonne définition du libre arbitre. La liberté, ce n'est certainement pas la négation des contraintes, qui de toutes façons existent qu'on le veuille ou non. La liberté, c'est la capacité de hiérarchiser les contraintes, la capacité de choisir entre deux contraintes. Cette hiérarchisation permet ainsi de placer des Idées régulatrices dans la chaine des contraintes. Ainsi, nous ne sommes plus simplement soumis aux besoins, mais nous pouvons également nous déterminés par rapport à des objectifs supérieurs (ou du moins des objectifs que nous distinguons comme étant supérieurs)
Ainsi, si j'ai faim, je peux tout de même choisir d'attendre un ami qui va manger avec moi. Je suis capable de hiérarchiser les contraintes et de faire passer l'amitié avant un besoin physiologique.
Nous sommes contraint par nous même. Que veux-tu ?
La liberté totale de l'Homme est impossible. Il y a des contraintes, et ils y en aura toujours, que ce soit par une action externe ou interne à un être Humain.
Oui, mais c'est hiérarchie, c'est tout corps qui te l'impose car tu as eu l'enseignement de quelqu'un de poli et d'amicale.
C'est avant tout cet enseignement qui te fera cet hiérarchie.
Est-ce que tu pourrais en dire un peu plus ? D'après ce que j'ai pu comprendre de mes rapides lectures, le principe que l'homme est libre et a le choix me parait plus être un postulat de l'existentialisme qu'une conséquence. J'ai l'impression que ça relève plus du volontarisme/de la croyance, donc, que d'un modèle réellement capable d'expliquer le libre arbitre.