Eyleen, ce n'est pas être libre mais être libre en démocratie, ce me semble.
La liberté, on peut lui prêter la définition rousseauiste : le pouvoir d'obéir à ses propres règles. Elle est en apparence paradoxale, mais le paradoxe n'est que linguistique.
Etre libre suppose d'être capable d'user de sa raison afin d'établir des principes de conduite personnels, ceci en ayant le pouvoir de les appliquer. Les facteurs extérieurs doivent permettre le respect de ces principes.
Un extrême dans le défaut de liberté est d'être soumis à un maître tel un esclave dans la plus pure tradition ou encore être soumis à ses propres désirs, tel un seigneur du Japon féodal aliéné à sa crainte (des dizaines de sosies sont sollicités), sa solitude et ses désirs égoïstes (les esclaves de plaisirs nombreux et à temps plein).
Un autre extrême, différent, plus tacite, souligne la perversité de la raison : le fait d'être aliéné à ses propres dogmes peut entraîner un défaut de liberté. Le seul moyen d'éviter ceci est d'être paré en toute circonstance en vue d'un recours au sens critique et à la faculté d'analyse appliquée aux principes admis, bien que ces derniers découlent du travail de notre marteau personnel et seulement de lui.
L'homme libre n'est donc libre qu'en tant qu'il a recours à ses facultés de raisonnement, d'analyse et de critique dans un environnement propice à l'application concrète des principes engendrés intellectivement.