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Liste des sujets

Le règlement

Placoteur
Placoteur
Niveau 9
10 août 2009 à 06:57:52

Faut-il suivre le règlement, sans poser de question, ou faut-il plutôt ne pas le suivre, et suivre notre penser, en pensant que tant mieux si cette dernière convient au règlement, mais que si ce n'est pas le cas, on ne le suit pas et on endosse les conséquences ?

Mais il y a aussi des conséquences à suivre le règlement : Le moutonnage, la connerie, la faiblesse d'esprit lors de situation ambigu...

Et les conséquence à ne pas le suivre : La prison, le mépris de ceux qui le suivent, la souffrance parfois.

Êtes-vous plus du genre à suivre le règlement ?

Angarwaen
Angarwaen
Niveau 10
10 août 2009 à 12:37:29

Comme disait l'autre : Dura lex sed lex ^^

[Sanksion
[Sanksion
Niveau 4
10 août 2009 à 15:56:52

En tant qu'individualiste, je m'efforce toujours d'agir en accord avec mes propres convictions, et si mes actes ne conviennent pas à un règlement que je n'aurais pas volontairement et individuellement accepté (comme le règlement intérieur d'un établissement, d'une entreprise) tant pis.

Antigone avait d'après ses propres convictions le devoir de désobéir aux lois du roi, et elle avait un putain de A, tout juste.

Placoteur
Placoteur
Niveau 9
10 août 2009 à 17:28:02

Mais que faire quand le groupe dans lequel on ne peut pas se soustraire prend le chemin de dévalorisation de l'humanité ?

Deltahead
Deltahead
Niveau 7
10 août 2009 à 20:58:44

Tu apprends à vivre malgré tout, ou alors tu trouves un moyen de faire ce que tu veux sans te faire chopper. ^^

Eyleen
Eyleen
Niveau 8
10 août 2009 à 21:38:22

Être libre signifie avoir le choix entre se soumettre et se rebeller contre une loi, à la condition d'assumer ses responsabilités, et donc les punitions pouvant accompagner une transgression. :-)))

A chacun de voir si à chaque moment la situation est plus avantageuse dans la soumission ou la transgression. ^^

_Kanbei_
_Kanbei_
Niveau 5
10 août 2009 à 21:41:22

C'est des paroles de femme, ça, Deltahead. Un homme viril (au sens greco-romain du terme), est un homme qui s'inscrit socio-politiquement dans la cité (ou l'Etat, aujourd'hui), et qui se bat pour préserver son intérêt.

_Kanbei_
_Kanbei_
Niveau 5
10 août 2009 à 21:42:15

"A chacun de voir si à chaque moment la situation est plus avantageuse dans la soumission ou la transgression"

-> Ca aussi, c'est des paroles de femme ; et une leçon d'immoralité.

Placoteur
Placoteur
Niveau 9
10 août 2009 à 21:58:20

La sagesse n'est-elle qu'un pis-aller vers le confort ? Quand les gens vont dans un direction, le plus confortable est toujours d'aller avec eux, même s'ils ont tords. Il ne faut pas croire que tout les gens feraient ça, mais la plupart le font. La question est alors, choisirais-je d'être prisonnier de la connerie des autres, ou de la mienne.

delryn
delryn
Niveau 7
10 août 2009 à 22:07:01

Eyleen, ce n'est pas être libre mais être libre en démocratie, ce me semble.

La liberté, on peut lui prêter la définition rousseauiste : le pouvoir d'obéir à ses propres règles. Elle est en apparence paradoxale, mais le paradoxe n'est que linguistique.

Etre libre suppose d'être capable d'user de sa raison afin d'établir des principes de conduite personnels, ceci en ayant le pouvoir de les appliquer. Les facteurs extérieurs doivent permettre le respect de ces principes.

Un extrême dans le défaut de liberté est d'être soumis à un maître tel un esclave dans la plus pure tradition ou encore être soumis à ses propres désirs, tel un seigneur du Japon féodal aliéné à sa crainte (des dizaines de sosies sont sollicités), sa solitude et ses désirs égoïstes (les esclaves de plaisirs nombreux et à temps plein).

Un autre extrême, différent, plus tacite, souligne la perversité de la raison : le fait d'être aliéné à ses propres dogmes peut entraîner un défaut de liberté. Le seul moyen d'éviter ceci est d'être paré en toute circonstance en vue d'un recours au sens critique et à la faculté d'analyse appliquée aux principes admis, bien que ces derniers découlent du travail de notre marteau personnel et seulement de lui.

L'homme libre n'est donc libre qu'en tant qu'il a recours à ses facultés de raisonnement, d'analyse et de critique dans un environnement propice à l'application concrète des principes engendrés intellectivement.

Deltahead
Deltahead
Niveau 7
10 août 2009 à 22:20:58
  1. _Kanbei_ Voir le profil de _Kanbei_
  2. Posté le 10 août 2009 à 21:41:22 Avertir un administrateur
  3. C'est des paroles de femme, ça, Deltahead. Un homme viril (au sens greco-romain du terme), est un homme qui s'inscrit socio-politiquement dans la cité (ou l'Etat, aujourd'hui), et qui se bat pour préserver son intérêt.

=> Je devrais me préoccuper de la vision gréco-romaine de la virilité, sous-peine d'être une femme, donc ?

Sogea
Sogea
Niveau 5
10 août 2009 à 22:23:39

La biologie génétique tient donc à une préoccupation vis-à-vis d'une conception humaine.
Nous pouvons en conclure qu'avant la période greco-romaine, l'humanité n'était composée que de femmes.

Placoteur
Placoteur
Niveau 9
10 août 2009 à 22:27:14

Le raisonnement. :nah:

Le raisonnement nous a apporter des technologies et des pouvoirs qui ont fini par faire de nous des Hommes bien plus soumis et complaisants que l'était les amérindiens qui n'avaient rien de tout ça.

Et puis nous ne sommes pas tous des intellectuels. Un fermier peut être aussi libre qu'un poète ou qu'un chercheur pragmatique, si c'est d'un choix volontaire qu'il se plaît à faire ce qu'il veut, alors il libre.

On peut être beaucoup plus que "rien" et être libre, mais j'avouerais qu'il faut alors parfois forcer la main de ceux qui nous entourent, car ceux-ci n'accepterons pas toujours que l'on bâtisse nos choix sur notre personnalités.

delryn
delryn
Niveau 7
10 août 2009 à 22:32:52

" Le raisonnement. :nah: "

Sans lui tu ne peux pas être libre. En aucun cas. La moindre petite inférence t'empêchant d'écouter une pulsion affective est un moyen d'être libre qui est effectivement efficace, à la différence de ceux que l'ont croit l'être mais qui ne le sont rarement, comme les actes de militantismes.

delryn
delryn
Niveau 7
10 août 2009 à 22:45:49

" Et puis nous ne sommes pas tous des intellectuels." Personnellement je ne vois pas de rapport correct entre raisonnement et intellectualisme.

On peut imaginer un snob stéréotypé qui se veut raffiné et cultivé. Cet homme peut très bien être un esclave de ses désirs aussi sot qu'une huitre à l'heure où on aurait un fermier qui emploie ses enfants dans les champs, leur expliquant pourquoi cette aide est une nécessité. Le premier ne raisonne pas et le second oui.

Eyleen
Eyleen
Niveau 8
10 août 2009 à 22:49:35

La liberté "obéir à ses propres règles" n'en est pas une car dénuée de toute forme de choix, un esclavage pur et simple vis-à-vis de ses propres passions.
Un tel chemin entièrement pré-déterminable ne correspond en rien à la conception de la liberté telle qu'elle est toujours décrite.
En ce sens la définition de la liberté par le choix (et donc par le choix responsable, car dans le cas contraire si la responsabilité appartient à un autre, la liberté du choix lui revient tout autant) est parfaitement judicieuse.

La prise de conscience du choix passe par contre obligatoirement par la raison, puisque c'est elle qui peut juger (pas forcément selon des principes raisonnés d'ailleurs) là où les passions vont forcément vers le plaisir le plus intense (prouvé scientifiquement).

delryn
delryn
Niveau 7
10 août 2009 à 22:51:36

Tu n'as visiblement lu que 25 % de mon argumentaire.

Eyleen
Eyleen
Niveau 8
10 août 2009 à 22:56:18

C'est surtout que la description des extrêmes n'a strictement aucun intérêt dans la présente situation et ne niant pas la nécessité de la raison dans le cadre de l'obtention de la liberté il n'y a nul besoin de te reprendre plus que sur les "25%". :sarcastic:

delryn
delryn
Niveau 7
10 août 2009 à 22:59:47

Je n'ai pas cherché à nier la nécessité de la raison dans le cadre de l'obtention de la liberté ; j'en ai au contraire fait une condition nécessaire.

Eyleen
Eyleen
Niveau 8
10 août 2009 à 23:01:25

Donc c'est bien ce que je dis : comme je ne nie pas cette nécessité, je n'ai nul besoin de te reprendre là-dessus. :doute:

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