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Liste des sujets

[BAC S] Les Sujets.

Actio
Actio
Niveau 6
18 juin 2009 à 12:51:04

Voilà j'ai pensé que ça pourrait être une bonne idée de discuter de la fournée de cette année :-p .

Voilà. :coeur:
http://www.noelshack.com/uploads/16062009/BACPHILO_0006104.jpeg

bioumaaan
bioumaaan
Niveau 9
18 juin 2009 à 13:17:26

j'ai pris le 2, j'y ai parlé de la religion notamment :ok:

Nowis-46C
Nowis-46C
Niveau 10
18 juin 2009 à 13:38:25

J'ai pris le 1, le seul qui m'a inspiré :(

tibolegends
tibolegends
Niveau 9
18 juin 2009 à 14:00:11

Et moi le 3

tibolegends
tibolegends
Niveau 9
18 juin 2009 à 14:00:36

dans lequel jai parlé un peu religion et bonheur a la fin,et le suicide avec durkeihm

Cuno
Cuno
Niveau 4
18 juin 2009 à 14:17:30

Je préparais un topic mais elle m'a owned, cette enflure d'Actio !

Bac S 2009.

Sujet 2 : Y a-t-il des questions auxquelles aucune science ne répond ?

Exemple de plan : http://lewebpedagogique.com/forums/post124311.html#p124311

Le mien :

Introduction :
Définition de la science, « asymptote de la vérité » au sens de Victor Hugo dans William Shakespeare. La science opère avec des méthodes prédéfinis.
Problématique : Des domaines résistent-ils à l'application des méthodes scientifiques ? Quelles sont les limites de la science ?
Plan.

I // Procédés (méthodes) prédéfinies de la science :

1/ Principe des théories à valeur universelles : premières théories physique : Aristote ; principe selon lequelle les théories se surpassent les unes par rapport aux autres selon un intervalle plus ou moins régulier ; principe qui semble durable (nous allons continuer selon ce schéma de surpassement) dû à la théorie de la falsifiabilité de Karl Popper. Ainsi a-t-on dépassé Aristote avec qui l'existence de forces étaient négligée ; et il n'est plus possible sous hypothèse du paradigme explicatif newtonien de réfuter l'exercice de forces extérieures pour expliquer un phénomène de mouvement non rectiligne uniforme. Physique quantique due au mec qui tire la langue : nous sommes en passe de changer de paradigme au sens de Kuhn (ensemble des présupposés et schéma admis pour nos raisonnements scientifiques) du fait de incompatibilité avec newtonneries (newconneries ouais :noel: ). Sciences humaines de même : exemple de l'économie : prémisses = théorie déjà admise + statistiques régulièrement mises à jour ==> conclusion = nouvelles théorie = futur prémisses (avec futurs statistiques couplés).

2/ La science fait dans le factuel ; schéma observation-déduction.

3/ Analyse des raisonnements faillibles : sophisme, raisonnement par analogie, par induction. On en déduit que la déduction ( :noel: ) est le seul mode de raisonnement fiable et apportant la certitude. La démonstration étant une succession de déduction, d'où la puissance de la démonstration. C'est précisément pourquoi il n'y a de science qui ne soit démonstrative ; analogie avec la chaîne de fer : une proposition démontrée est une conclusion, et grâce à la démonstration qui garantit une certitude, ladite conclusion devient plus tard une prémisse fiable ; exemple de la géométrie d'Euclide que l'on admet, sollicite encore aujourd'hui (qui a été déduite démonstrativement jadis).

Transition : analysons des domaines où de telles procédés ne peuvent s'appliquer.

II // Les domaines inaccessibles aux procédés scientifiques :

1/ Prédisposition de l'homme à se poser des questions sur l'imperceptible, l'au-delà : traces culturelles tribales préhistoriques où les individus étaient enterré, placé en position de foetus. Intellectuallisation de ce type de questionnement avec les présocratiques Parménide et Héraclite catégoriquement opposés sur la question de l'être. Réconciliation des deux avec Platon + définition claire du type de questionnement sus-cité : ce type de questionnement s'appelle dorénavant métaphysique, définie dans la République ; métaphysique redéfinie par Aristote (dans la Métaphysique) en tant que questionnement sur « l'être en tant qu'être » appelé aujourd'hui ontologie. Raison est en puissance, soit potentiellement en acte : deux cas de figures à étudier : cas où paramètres cognitifs (où tout ce que vous voulez d'ailleurs) sont tels que raison devient en acte (car effort de la raison aisé par exemple) : la métaphysique traditionnelle répond alors aux questions métaphysiques que l'on se pose naturellement depuis la Préhistoire. Métaphysique emploie raison, comme science, mais ne fait pas dans le factuel, donc science exclues pour répondre aux questions. Cas où raison jamais en acte (effort de la raison trop duuur :-( ) : partie 2.

2/ Dans ce cas là imagination prend la place explicative de la raison : la religion explique le pourquoi des choses, non la science. Nous objectivons notre essence dans entité absolue et transcendante selon Feuerbach (Verdunkeln, je t'aime :bave: ). Ici, ni raison à l'oeuvre, ni prise en compte du factuel : science encore plus exclue qu'avec métaphysique traditionnelle.

3/ Homme, nature humaine implique désir d'être sujet à l'affect : nécessité, besoin (on y peut rien si on a besoin d'aller se marrer sur le 15-18 :noel: ). Art : censé susciter affect chez autrui. Or, comment susciter affect chez autrui sans l'exprimer ? Et comment exprimer affect sans le connaître au préalable ? Art consiste donc à l'exposition d'affects ressentis préalablement. Exemple de Jésus : exposition de Jésus entraîne affects compassion, étonnement, stupéfaction, colère, tristesse par empathie avec le personnage Jésus représenté : c'est une persuasion qui permet d'imposer les maximes religieuses (bisou bisou, viens par là Verdunkelnouchet ! :coeur: :noel: ). A travers cet exemple il est clair que art est l'objet d'une monstration. L'art, c'est l'esprit qui s'empare de la matière. L'art peut répondre à nombreuses questions affectuelles (affectives, je crois plutôt :doute: :noel: ) par la monstration. Procédé démonstratif définitivement exclue de l'art : le sentiment ne se démontre pas, il se montre.

Transition : on en déduit les limites de la science ; finalement à quoi peut-elle bien prétendre celle-là ?

III // Les limites de la science :

1/ Science concentrée sur ses procédés, ne pourra jamais répondre ni au pourquoi des choses, ni à son propre pourquoi : même les sciences humaines, bien qu'elles aient humain pour objet d'étude (car sciences humaines procédé observation-déduction). Dans optique perspectiviste, possibilité de considérer ironiquement les individus qui se disent ouvertement athées, qui annihilent Dieu et qui parallèlement se mettent à adorer nouvelle idoles parmi lesquelles notamment Science avec un S gigantesque : Nietzsche, citation d'aphorismes de Humain, trop Humain. Or, ceci = questionnement axiologique (valeurs de l'homme). Le pourquoi de la science s'explique axiologiquement et non scientifiquement.

2/ La question du pourquoi de la science est décernée à l'épistémologie : prudence implique que nous supposons l'imperfection de nos sens => il y a bien un réel en soi qui nous est inaccessible sensitivement. D'où phénomène/noumène : distinction kantienne en vue d'un système philosophique révolutionnaire. Observation passive des phénomènes = vaine pour comprendre le monde. Principe d'expérimentation né pour avoir mainmise sur parcelle de la nature et ainsi provoquer le phénomène. C'est ce que Kant admire. Kant cite Torricelli, Galilée dans une introduction présentant les enjeux de sa Critique de la Raison Pure : ils sont à l'origine de véritables révolutions dans la science. Avec ces deux données (data) juxtaposés, on peut dire que science a nouvel idéal utopique récent : par instrumentalisation, gagner du terrain sur le noumène par délégation de nos sens à des sens plus raffinés. Exemple des radiations lumineuses polychromatiques qui sont visibles pour une fréquence très limitée car comprises entre 7,7*10^14 et 4,3*10^14 : instrumentalisation permet de voir tout.

Conclusion :
Reprise de tout en synthèse,
Réponse : non la science ne peut pas répondre à toutes nos questions (évidemment)
Ouverture : CECI ETANT DIT : grâce à aide de épistémologie : nouvel idéal utopique de la science sus-cité (= grande prétention pour elle).

Ouffffh...

Faites pas gaffe à la syntaxe, si vous faites tourner deux trois neurones vous concluez tout de suite que c'est préférable. :-)

Je remercie Sofea et Verdunkeln, à qui j'ai pensé trèèès fort au bac, comme deux ou trois de vous peuvent le constater.

Cuno
Cuno
Niveau 4
18 juin 2009 à 14:57:05

http://lewebpedagogique.com/forums/post124311.html#p124311

" PS : Hey l'équipe pédagogique, je vous ai vu sur TF1 ; vous êtes vraiment trop sexy. "

Vous avez regardé TF1, vous, en rentrant du bac ? :noel:

( Tout le monde va me répondre qu'il a pour principe de ne pas "regarder cette chaîne de boeuf", pour paraître intelligent ? :noel: )

Cuno
Cuno
Niveau 4
18 juin 2009 à 17:47:07

http://lewebpedagogique.com/forums/post124311.html#p124311 Waw j'ai la mega-trique : on m'a félicité. :noel:

Mais on me prend pour une meuf (Sofea :bave: ). :hap:

Chrysippe
Chrysippe
Niveau 5
18 juin 2009 à 17:51:58

"Mais on me prend pour une meuf"

-> Normal :noel:

Chrysippe
Chrysippe
Niveau 5
18 juin 2009 à 17:56:53

Ta dissertation est trop chiante à lire, et je ne veux même pas faire l'effort de comprendre. Pourtant, j'ai relevé au moins une connerie : "Kant cite Torricelli, Galilée dans une introduction présentant les enjeux de sa Critique de la Raison Pure : ils sont à l'origine de véritables révolutions dans la science".

Galilée n'est à l'origine d'aucune révolution scientifique, mon grand. Limite, l'histoire n'aurait même pas dû le retenir (si, juste pour sa deuxième lunette astronomique :peur: ).

Cuno
Cuno
Niveau 4
18 juin 2009 à 18:02:58

Correction : tentative d'instaurer une nouveau paradigme (au sens de Kuhn) loupée et ce, à cause de la contradiction avec les Saintes Ecritures.

C'mieux ? :hap:

Chrysippe
Chrysippe
Niveau 5
18 juin 2009 à 18:05:42

Pas seulement à cause des Saintes Ecritures. Galilée n'était pas en mesure d'apporter suffisamment de preuves de la vraisemblance de ce paradigme.

Cuno
Cuno
Niveau 4
18 juin 2009 à 18:24:27

Qui a approfondi les travaux de Galilée plus tard ?

Cuno
Cuno
Niveau 4
19 juin 2009 à 19:39:00

Suis-je bête, c'est probablement Kepler, à moins qu'il y ait eu quelqu'un avant. Mais en disant que Galilée était à l'origine de, on peut supposer qu'il a été une source d'inspiration (ou plutôt ses travaux en eux-même) pour ceux qui ont véritablement provoqué des révolutions ?

Non ?

Taryn
Taryn
Niveau 9
20 juin 2009 à 01:28:42

Enfin des sujets intéressants en S ! dommage qu'ils soient un poil "bateau". Pas facile, mais dangereux car il est tentant d'étaler son savoir, ce que tu me sembles faire un petit peu, mais bon, personne n'est jamais d'accord là-dessus...

Je me permettrai donc juste de remarquer, à propos de l'instrumentalisation... les instruments de mesure sont des théories matérialisées! (oui je sais, remarque bateau mais c'était vraiment tentant ^^)

Galilée n'est pas à l'origine de. Point. Après a t-il été source d'inspiration, évidemment. Même si un scientifique ne fait que développer une théorie, il peut lui-même devenir source d'inspiration pour un autre, c'est comme ça que ça fonctionne... mais en général on ne retient que quelques noms, et pas forcément ceux des premiers ^^

Et entre Kepler et Galillée, parler de révolution je trouve ça très amusant...

:dehors:

Cuno
Cuno
Niveau 4
20 juin 2009 à 16:18:37

" Pas facile, mais dangereux car il est tentant d'étaler son savoir, ce que tu me sembles faire un petit peu "

J'ai rédigé un condensé où j'ai tenté d'imbriquer toutes mes références. Un condensé. Dans le travail en lui-même, les références n'empêchent pas le raisonnement d'être fluide à condition de s'y prendre adéquatement.

" Je me permettrai donc juste de remarquer, à propos de l'instrumentalisation... les instruments de mesure sont des théories matérialisées! (oui je sais, remarque bateau mais c'était vraiment tentant ^^) "

?

" Et entre Kepler et Galillée, parler de révolution je trouve ça très amusant... "

Kepler, c'est le symbôle de la réussite de l'induction (suffit de s'y prendre avec méthode, pour ce mode raisonnement) ; si c'est pas une petite révolution ça.

" il peut lui-même devenir source d'inspiration pour un autre, c'est comme ça que ça fonctionne... mais en général on ne retient que quelques noms, et pas forcément ceux des premiers ^^ "

Je vois pas du tout où est ton argument comme quoi il n'est pas correct de dire qu'il en est à l'origine. :(

Cuno
Cuno
Niveau 4
20 juin 2009 à 16:21:18

Je ne vois que toi et Davaroi qui aient fait le même sujet. Une petite esquisse ? :hap: Je me suis démené, moi.

Taryn
Taryn
Niveau 9
21 juin 2009 à 01:20:19

"J'ai rédigé un condensé où j'ai tenté d'imbriquer toutes mes références. Un condensé. Dans le travail en lui-même, les références n'empêchent pas le raisonnement d'être fluide à condition de s'y prendre adéquatement."

Eh oh calmos! moi je dis ça je dis rien! je me doute bien que le tout est dilué dans la copie! j'ai nuancé quand même beaucoup!

le coup des instruments de mesure, c'est une citation assez "classique" de Bachelard. Je trouve ça assez intéressant, car quand on élabore un nouvel instrument de mesure, on doit d'abord développer tout un aspect théorique pour justifier son utilisation (je dis ça car je travaille sur un projet de bioindicateurs de pollution autres que les lichens et que les fondements théoriques monopolisent les 2/3 du travail) et donc quand tu dis "nouvel idéal utopique récent : par instrumentalisation, gagner du terrain sur le noumène par délégation de nos sens à des sens plus raffinés. Exemple des radiations lumineuses polychromatiques qui sont visibles pour une fréquence très limitée car comprises entre 7,7*10^14 et 4,3*10^14 : instrumentalisation permet de voir tout. " c'est intéressant car ces instruments sont élaborés sur des bases théoriques scientifiques... qui viennent d'observations... et là on se mord la queue! (oui je suis un peu fatiguée, et ça se voit) en tout cas, on délègue une observation à quelque chose reposant sur des théories bien particulières (chai pas moi, la lumière comme onde et non comme corpuscule par exemple)

"" Et entre Kepler et Galillée, parler de révolution je trouve ça très amusant... "

Kepler, c'est le symbôle de la réussite de l'induction (suffit de s'y prendre avec méthode, pour ce mode raisonnement) ; si c'est pas une petite révolution ça. "

ce n'était pas à prendre à ce degré là, c'était juste un jeu de mot foireux. Les lois de Kepler sont en rapport avec le mouvement des planètes autour du soleil... donc de leur révolution... De même Galilée s'est intéressé à la Lune et à sa révolution... voilà c'était juste un jeu de mot, je ne contestais rien du tout, loin de moi l'idée! Mais bon j'ai un humour très foireux, je le reconnais avec plaisir !

Sinon, ce cher Galilée n'a fait que reprendre les théories coperniciennes, on peut donc dire que la révolution héliocentrique ne vient pas de lui à l'origine ^^ mais bon, à tous les coups tu vas trouver autre chose et tu me montreras que tu as raison, donc j'abandonne ici. Mais au moins ça t'auras permis d'être plus précis, dire juste "machin est révolutionnaire" c'est pas très très précis... mais je SAIS ce n'est qu'un condensé et en vrai c'est carrément plus génial... donc finalement, un intéret réduit... j'ai jamais compris comment les profs notaient les plans détaillés, c'est très dur en fait!

donc ben je te souhaite bonne chance pour la suite ! (ah le bac, c'était le bon temps!)

Aldebran
Aldebran
Niveau 10
28 juin 2009 à 16:55:43

"# Galilée n'est à l'origine d'aucune révolution scientifique, mon grand. Limite, l'histoire n'aurait même pas dû le retenir (si, juste pour sa deuxième lunette astronomique :peur: )."

Galilée disait que "la nature est un livre écrit en langage mathématique" : même si lui parvenait difficilement à mathématiser les mouvements, il préssentait les lois qui décrivaient l'univers, il avait une ébauche du principe d'inertie, et il est donc avec Descartes et Newton l'un des pionniers de la physique mathématique. Si l'on a retenu son nom, c'est aussi parce qu'il s'est opposé à l'Eglise pour affirmer ses convictions amenant aussi une autre révolution dans le rapport science/religion (car d'autres scientifiques soutenaient Copernic mais ceux-ci préféraient se taire, après Galilée et la diffusion de ses textes, d'autres scientifiques ont pris la parole). Et on pourrait aussi rajouter à ça son travail sur l'astronomie, sa découverte des lunes de Jupiter, etc.

Cuno
Cuno
Niveau 4
29 juin 2009 à 23:55:15

Il est aussi notable que dans la question de savoir si révolution il y a eu ou non avec Galilée, recourir très souvent de nos jours au terme de référentiel galiléen est un élément significatif. :(

" Eh oh calmos! moi je dis ça je dis rien! je me doute bien que le tout est dilué dans la copie! j'ai nuancé quand même beaucoup! "

J'suis calme hein.

" Une théorie (du grec theorein, « contempler, observer, examiner ») désigne couramment une idée ou une connaissance spéculative, souvent basée sur l’observation ou l’expérience, donnant une représentation idéale, éloignée des applications. ", Wikipédia.
" le coup des instruments de mesure, c'est une citation assez "classique" de Bachelard. Je trouve ça assez intéressant, car quand on élabore un nouvel instrument de mesure, on doit d'abord développer tout un aspect théorique pour justifier son utilisation (je dis ça car je travaille sur un projet de bioindicateurs de pollution autres que les lichens et que les fondements théoriques monopolisent les 2/3 du travail) et donc quand tu dis "nouvel idéal utopique récent : par instrumentalisation, gagner du terrain sur le noumène par délégation de nos sens à des sens plus raffinés. Exemple des radiations lumineuses polychromatiques qui sont visibles pour une fréquence très limitée car comprises entre 7,7*10^14 et 4,3*10^14 : instrumentalisation permet de voir tout. " c'est intéressant car ces instruments sont élaborés sur des bases théoriques scientifiques... qui viennent d'observations... et là on se mord la queue! (oui je suis un peu fatiguée, et ça se voit) en tout cas, on délègue une observation à quelque chose reposant sur des théories bien particulières (chai pas moi, la lumière comme onde et non comme corpuscule par exemple) "

C'est une très bonne remarque que tu nous fais là. Le phénomène est ce qui est en tant qu'il se présente à mes sens. On définit alors tout naturellement le noumène comme ce qui échappe à nos sens.
Ceci dit avec l'exemple des radiations lumineuses on a un noumène qui échappe à nos sens mais qui dépend d'un mode de représentation théorique qui lui-même dépend de nos sens (puisque dérivé des toutes premières théories qui ne naitraient sans sens actif, ces connes).
Autrement dit on a un noumène conditionné par le phénomène.
Conclusion : ma définition du noumène est fausse (et du même coup celle de Sofea).

Celle de Kant fait du noumène quelque chose d'intouchable car indivisible, inconcevable, totalement indéterminé ; cette limite étant un produit conceptuel de l'esprit humain, du bon sens humain. Le noumène kantien se contente d'être ce qui nous est à jamais inaccessible.
Il n'y a pas de terrain à gagner sur le noumène, à cause du fait qu'on ne peut pas savoir où se trouve la limite entre phénomène et noumène (alors que pour ce qui est de la définition fausse : avec les radiations, par exemple, cette limite est précisément connue : nous pouvons batailler ("gagner du terrain")).

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