Ah les élitistes de la philosophie, voilà qui ne me manquait pas ![]()
"bien plus pour elle que pour toute autre discipline"
-> La philosophie n'est pas une discipline, mon ami. Cela dit, concernant les "philosophes préférés", je suis d'accord avec toi, mais je nuance tes propos en disant qu'on peut très bien avoir des philosophes préférés dans son panthéon (pour le style, l'inventivité, la pertinence,etc.) sans porter Platon sur son t-shirt ou son caleçon.
Sisi, c'est une discipline, j'ai même un cours qui se nomme " Méthodologie de la discipline".
C'est bien la preuve que beaucoup d'universitaires tricotent les chaussettes
(et que la rigueur sémantique est rare
)
"Y'a quelque chose de l'ordre du respect à avoir pour la philosophie, bien plus pour elle que pour toute autre discipline."
Bah moi j'ai plus de respect pour Rodrigo Nogueira que pour René Descartes. ![]()
En fait je n'ai même aucun respect particulier pour un type comme Descartes.
Parceque quand on commence à prendre au sérieux des gens qui se prennent au sérieux, je trouve que ça devient pathologique.
Surtout pour des histoires de mots. ![]()
Cultivons, ça apporte toujours une petite récolte. ![]()
Si seulement il n'y avait que des mots en jeu...
Je dirais plutôt qu'il n'y a que des jeux de mots.
Haha, trop pourrie celle là.
Tes propos sont ridicules, cocoMOUCHE. Mais on ne peut pas rivaliser avec les comiques, parce qu'ils tournent tout en dérision.
Rodrigo machin ne m'apprendra jamais rien.
Possible, et?
Lire les philosophes juste pour une histoire de culture et "d'intellectualisme", voilà une chose fort stupide.
Si on n'apprécie pas Kant, Platon et Descartes, je ne vois pas pourquoi on perdrait son temps à les lire avec autant de passion que l'on lirait Nietzsche (si on l'appréciait, par exemple).
Un philosophe est, et a toujours été un grand comique.
Je serais bien le dernier à lire les grands auteurs par érudisme - je ne suis pas la figure d'un maître penseur ou d'un technicien. Quant à la culture, je ne l'envisage pas comme une accumulation désordonnée de connaissances. C'est une approche stupide, et j'ai déjà essayé de l'expliquer à Sofea - entre autres.
Quant à la proposition selon laquelle le philosophe a "toujours été un grand comique", mon ami, je suis obligé de te contredire
La race des philosophes compte même bien peu de comiques
Cela étant, être un comique n'oblige pas à comparer Rodrimachin à Descartes, ou mes vidéos de cul à mes ouvrages philosophiques.
Oép, comme je le disais, il y a peut être une approche comique à avoir de la philosophie, mais pas comique directement, disons "non-sérieuse".
Mais personnellement, j'estime que cette attitude de "non-sérieux" n'est possible qu'en ayant une maîtrise préalable du sujet, et cette maîtrise ne s'acquiert pas par la dérision.
Ho, les premiers philosophes étaient forts comiques. Et étant les premiers, je pense qu'ils répondaient davantage à la "définition" de la philosophie que tous ceux qui suivirent, les dégénérés et autres idéalistes
De plus, philosopher, ce n'est pas jouter en défendant la thèse d'un grand nom, car ça, ça s'appelle adhérer à une théorie. Philosopher, c'est aussi penser...
Je m'adresse maintenant aux soi disant élitistes: non, mais plus sérieusement, pour ce qui est de la philosophie en tant que "joute intellectuelle", et pour ceux qui pensent que c'est cela, la vraie philosophie, je leur dirais qu'ils rabaissent cette activité au rang du duel de pokemon: on sort l'argumentation d'un philosophe (le pokemon) qui saura le mieux "casser" (mettre KO, si possible en balançant des coups "super efficace") celle qu'aura sorti un autre élitiste (l'autre dresseur). Et ainsi de suite. Un duel où règne l'impersonnalité, où l'on balance des noms, parfois sans même porter soi même crédit aux idées de ce grand nom, juste dans le but "d'exercer votre esprit logique et critique"... voilà qui est fortement stupide.
Quant à la comparaison aux pokemon, ne me dites pas que je suis un gamin, où que vous n'y comprenez rien (
)on a tous ici grandi avec ça, et même si c'est un grand jeu, cette image permet de souligner la stupidité de vos soi disantes joutes intellectuelles et de votre idolation de l'esprit critique et d'analyse...
On répond comme on peut... ![]()
C'est une vision trop étriquée de ce qu'est l'argumentation.
En même temps, tout nous est toujours présenté sous la forme "argumentez, et le plus pertinent vaincra".
En philo, il s'agit avant tout de paradigmes, et de changements de paradigmes. La moquerie, la dérision ou la non-prise-au-sérieux, c'est sur un sujet précis, sur un sujet stable, alors qu'il faut renverser le sujet en permanence.
Au moyen âge on parlait de disputes pour les conversations philsophiques.
De plus, avant de dire tout cet amas de faussetés, réfléchis un peu sur le pourquoi du débat en philosophie.
Pourquoi les gens peuvent-ils ne pas être d'accord.
Réfléchis sur cette question : Qu'est ce qui autorise les gens à défendre rationnellement des thèses différentes ?
Qu'est-ce qui ne les autorise pas à faire cela?
Je ne crois pas au Vrai.
De ce fait, je ne cherche pas à influencer la pensée des autres, plutôt à les pousser pour qu'ils pensent en fonction de leurs propres idiosyncrasies. D'ailleurs, personne ne devrait à avoir à défendre sa pensée, ou à la légitimer aux yeux de tous.
Ton histoire des paradigmes est vraie, mais tout autant fausse: toutes les philosophies sont vraies, car reposent sur une argumentation bien souvent sans faute. Aucune philosophie n'est plus vraie qu'une autre, que tu compares Aristote à Sartre. On ne fait que pencher pour l'une ou l'autre en fonction de nos propres idiosyncrasies. Alors désolé, mais pour moi, "se disputer", et vouloir imposer sa pensée, vouloir en faire le nouveau paradigme, je trouve cela incroyablement prétentieux, de la part d'un philosophe.
On pense pour nous même, pas pour les autres. Et même si on pouvait le faire, je ne le ferais pas. La philosophie est primairement une entreprise purement personnelle, -non spirituelle!- avant de devoir être "partagée" ou "disputée", selon les avis.
Au fait, les histoires de paradigme, c'est en science.
Mettrais-tu la philosophie au niveau de la science?
C'est bien s'éloigner de ce qu'était à la base la philosophie, une activité sans prétention! à l'époque des présocratiques, sache que les philosophes étaient plus proches, socialement parlant, et non intellecuellement, de nos hippies: intégrés, et pourtant tellement en marge (regarde Démocrite, et son rire. Je n'ai rien à ajouter là dessus.)
Bizarrement, ça a dégénéré quand des prétentieux se sont mis à la pratiquer, la philosophie. C'est apparemment devenu un sport intellectuel, une lutte d'universitaires...
"Si seulement il n'y avait que des mots en jeu..."
C'est quoi d'autre votre philosophie ? J'ai mis des jours et des jours de tortures à comprendre -et j'ai encore du mal à m'y résoudre, je rechute régulièrement- qu'il n'y avait rien de plus d'apporté quand on mettait un nom sur une chose ; qu'il était stérile, même si on pense alors qu'on est en train de se "développer", de passer des heures sur laquelle des botions de "conscience" ou "volonté" était prédominante sur l'autre, sur la place de la liberté comme cause ou conséquence. Sur toutes ces choses auxquelles on passe parfois une semaine de catatonie.
Alors on devient progressivement taoïste. On comprend que tout cela est idiot, que même toute cette structuration est futile et idiote, qu'elle témoigne seulement de notre incapacité à nous contrôler.
La philosophie est une arnaque. Donc je ne crois pas qu'il faille y pénétrer réellement pour s'en moquer.
Je le répète sans manquer à mon sérieux : j'ai plus de respect pour un marathonien quelconque que pour un philosophe quelconque. Les philosophes que j'adorais presque, en fait ce n'étaient que des gens normaux, banals, ils mettaient juste leurs idées sur papier et c'était pas mal. J'y ai peu appris, la philosophie m'a peu apporté en matériau brute.
"Si seulement il n'y avait que des mots en jeu..." ; je le répète pour ne pas qu'on oublie que je parle de ça.
Eh bien qu'y a-t-il d'autre ?
Ca change ta façon de voir les choses ? Une petite modification hormonale changerait sans doute bien davantage les choses, une grosse maladie aussi peut-être, un membre un moins...
Alors quoi ? C'est ça ma question.
Qu'est-ce que c'est de plus que des mots ?
Je préfère la compagnie des bébés, des gens saouls, des chats et des chiens. Les gens qui parlent me paraissent toujours ridicules. Tant qu'ils s'amusent il n'y a pas de problème. Mais quand leurs mots essayent de se travestir en réalités, ils me paraissent malsains. Presque toujours.
Le problème de la philosophie est qu'elle est par trop éloignée d'une sagesse bénéfique foncièrement.
Les philosophes font croire des choses avec les mots, mais ça ne rend pas l'articulation de votre cheville droite plus souple.
Alors quoi de plus que des mots ?
"toutes les philosophies sont vraies, car reposent sur une argumentation bien souvent sans faute"
Ça, c'est une belle illusion. Établir des fragments argumentatif avec une cohérence interne est une chose, atteindre l'unité de nos connaissances en est une autre.
La philosophie progresse par un retour de la pensée sur elle-même, et contrairement à ce que croyait Descartes, je ne pense pas qu'elle soit prête d'atteindre cette cohérence utopique, condition négative de toute vérité.
lol les gens qui disent qu'ils respectent tel ou tel philosophe ,c'est n importe quoi!vous les connaissiez assez pour les aduler,respecter,si ça ce trouve ,ils étaient tous des conn**ds.je pense qu'ici il vaut mieux dire"je respecte la théorie de l'auteur". ![]()