"On peut effectivement immaginer des axiomes arbitrairement sans se soucier du réel (bien que ne pas se soucier du réel soit impossible pour la pensée , on s'en inspire nécéssairement), c'est exactement ce que fait la numérologie en inventant des axiomes (7=sagesse) et en faisant des math ! "
Au cours du 18-19ème siècle, Gauss, Riemmann et toute la bande, se sont dit que le 5ème postulat d'Euclide, c'était pas bien car c'était un postulat et que eux ils voulaient le démontrer.
Ils ont donc choisi de démontrer le 5ème postulat en raisonnant par l'absurde : "construisons une géométrie sans le 5ème postulat (en le remplaçant par un postulat choisi au hasard) et montrons que c'est invraisemblable".
Et là, ils ont commencé à construire des nouvelles géométries en en définissant les bases arbitrairement/aléatoirement (et qui en pratique n'ont pas de sens) et plus ils essayaient de démontrer que c'était incohérent, plus ils s'apercevaient que c'était parfaitement cohérent.
Par hasard, les mathématiciens ont ainsi créé des mathématiques qui ne correspondent à rien de réel : elles ont un sens logique (elles sont basées sur des hypothèses définies arbitrairement et de là les matheux tirent toutes les conclusions logiques qui s'en suivent) mais absolument aucun sens physique, certaines n'ont même aucune utilité et resteront des exercices de démonstrations à l'intérieur d'un bouquin.
"Je ne savais pas que les principes du tiers-exclu, de non-contradiction et d'identité étaient des "hypothèses". "
Pas "hypothèse" dans le sens classique, mais au sens mathématique : "ce sur quoi on se base de manière sûre pour faire une démonstration". Dans toute démonstration mathématique, on considère que les hypothèses sont vraies, ce qui diffère de l'approche scientifique classique où l'on suppose les hypothèses vraies puis on vérifie qu'elles sont vraies en regardant si elles coincident avec les faits.
On pourrait admettre que le principe de non contradiction est faux, mais alors ça ne mène nul part, toute la logique démonstrative ne fonctionne plus. Or vu qu'en math on fait de la logique démonstrative, on est obligé d'admettre que ce principe est vrai sinon le reste de la démonstration n'a plus aucun sens.