Disons que Platon l'oriente vers un amour "plus digne d'Eros" (n'oublions pas qu'il était paganiste) ; et si j'ai bien compris cet amour conçoit l'attirance comme un annexe, et la vertu (l'accomplissement intellectuel) comme ce que doit chercher le pédéraste ou l'homosexuel (
).
De toutes façons c'est des constructions abstraites, et si personne ne les incarne, il parait difficile d'accorder du crédit aux thèses de Platon.
La plupart du temps (quasiment toujours), contrairement à ce que disent les gens, leur couple est déterminé par des facteurs précis (oui, je sais, on connait la chanson
), et ces facteurs, c'est pas l'amour d'Eros
Il y a des théories comme la théorie de l'échelle, sur internet, mais ces théories voudraient enfermer l'homme (au sens anthropologique) dans des critères trop rudimentaires.
Moi je pense (oui, c'est du domaine de la croyance, car difficile à expérimenter) que l'attirance est à la fois simple et complexe. Simple en ce que les facteurs qui forment le couple n'ont rien de complexe dans les grandes lignes (attirance physique, argent et pouvoir (surtout pour les femmes ?)...) ; et complexe dans le sens où quelques petits sentiments particuliers, des attachements, des envies (souvent assez triviales, idiotes ou puériles), peuvent faire la différence entre A et B (homme ou femme), pour C (homme ou femme).
"Je l'aime parce qu'il aime jouer aux dominos aussi"
Alors bien évidemment, les personnes rejettent ce discours, peut-être surtout les femmes :
-C'est pas vrai, je suis sorti avec un marin, il était pauvre, je l'aimais...
-Et pourquoi tu ne l'aimes plus ?
-Parce qu'on ne s'aimait plus vraiment, et puis, j'ai rencontré quelqu'un d'autre.
(fictif)
Traduction : elle s'est faite serrer sur un bureau par un type de son boulot plus attirant et (ou) mieux "placé" socialement.
Cet exemple est fictif mais vous pouvez être sûr qu'on le rencontre assez souvent.