Bonjour ! ^^
Dans ce topic je ne vais pas m'étaler sur la définition de l'amour et tout le tralala. Après quelques recherches sur le forum, j'ai vu que la question avait déjà été traitée. Cependant je me suis posé la question suivante : Y a-t-il plusieurs sortes d'amour ? et : Laquelle nous caractérise le plus ?
Etant donné que nous sommes sur le forum philosophie, mes recherches se sont orientées de la sorte. Voici mes conclusions :
1) L'amour Eros
Cet amour théorisé par Platon, puis par Freud met en avant le désir sexuel. Cet forme d'amour nait d'un manque et donc nous pousse à le combler. (Par l'acte sexuel ici) Le sentiment noble et pur a une place secondaire. Dès que le manque est comblé, s'installe une période de stabilité, puis après un certain temps, il réapparait. C'est donc avant une relation de consommation qui est mise en avant ici et le stéréotype voudrait qu'on dise que tous les hommes respectent ce schéma : Eros.
2) L'amour Philia
Ce concept-ci, théorisé par Aristote met plus en avant le fameux "sentiment noble est pur", tel qu'il est conçu dans notre société actuel. Ici, il ne nait pas d'un manque mais bien d'une joie. Le joie simple de savoir que l'être aimé existe et se porte bien. Le plaisir d'être aimé et d'aimer. (Une relation d'échange, donnant-donnant). Bref ce plaisir ne s'estompe jamais et le stéréotype voudrait que ce soit la relation amoureuse type et idéale à notre époque.
3) L'amour Agapè
On le cite pour la première fois dans les évangiles et j'ai cru bon de le mettre ici je considère aussi la bible comme un livre philosophique. Bref cette théorie-ci est beaucoup plus rare. C'est l'amour le plus gratuit possible. Il ne nait ni de joie, ni de manque et a toujours existé. De ce sentiment est absent toute réciprocité. On est dans la relation la plus gratuite possible. On attend rien en retour : On aime, on donne ! exemples : Le Christ sur la croix ou plus généralement l'amour de Dieu envers les hommes.
Voilà, que pensez-vous de ces théories ? En trouvez-vous d'autres ? Pour moi c'est clair, la base d'un amour idéal actuellement est probablement le Philia. Cependant la sexualité a aussi une place importante, pour concrétiser ce sentiment. (Eros) Enfin c'est très rare et c'est peut-être ce qu'il manque aux gens en ce moment, c'est un peu d'Agapè. La Bible ne dit pas que des conneries non plus ! (et pourtant je ne suis pas Chrétien)
Vos opinions ? (Ps : Je suis débutant
)
Cette forme*
C'est donc avant tout*
noble et pur*
société actuelle*
Désolé ![]()
"Vos opinions ?"
-> La philsophie se fiche de l'opinion.
"C'est donc avant une relation de consommation qui est mise en avant ici et le stéréotype voudrait qu'on dise que tous les hommes respectent ce schéma : Eros"
-> L'Eros platonicien n'a rien d'un désir sexuel rudimentaire ; il s'agit entre autre d'un amour du Beau (au sens de Vérité) ; aimer ce que l'on ne possède pas, rechercher la Vérité, s'accomplir dans cette recherche - recherche qui est considérée en soi comme une perfection.
C'est dans cette recherche que le désir sexuel est sublimé et qu'il conduit, non plus à la recherche "de beaux amants" au sens de l'attirance physique, mais à la recherche de "beaux amants" en tant qu'individus menant une vie souveraine, vertueuse...
Bon, pas envie de lire plus.
Désolé pour mon manque d'amabilité, y aura ptête des plus gentils.
Je soutiens ce que dit Kanbei70, il faut faire attention à ne pas mal interpréter le mot "Eros", considéré de nos jours comme un terme purement sexuel. Il n'évoque pas seulement une relation érotique entre deux individus, mais également des sentiments plus profonds, proches de l'Amour, avec un grand A ![]()
De plus, certaines personnes sont liés par un amour de type eros, sans que le facteur sexuel rentre en compte... une relation fusionnelle entre un père et sa fille par exemple. Bon ok, Freud dira qu'il y a quelque chose de sexuel là-dedans, mais bon, c'est Freud ^^
Peut-être que je dis des choses fausses, dans ce cas là, il ne faut pas hésiter à me corriger...
Pour Freud tout ou presque est sexuel de toute façon... ![]()
-> La philsophie se fiche de l'opinion.
~~> Sauf que je ne suis pas philosophe et que l'opinion des autres m'intéressent. Fin je suis peut-être trop ouvert d'esprit.
Visiblement Kanbei donne une toute autre définition d'Eros qui est un peu en désaccord avec ce que j'avais trouvé. Ca me permet donc d'apprendre de nouvelles choses donc merci. (Même si t'es un vrai mufle
)
Pour moi, l'amour en tant que concept de nos raisonnement n'a pas une essence propre. En règle général, nous lui attribuons un caractère d'état par rapport à autrui : l'état de untel est être amoureux d'autrui. Mais quels sont les manifestations de cet état ?
C'est là que entrent en jeu un très grand nombre d'objets : des états de conscience (les sens, le plaisir, la souffrance, les représentations, des pensées), les objets que nous attribuons à notre Inconscient, d'autres concepts complexes que nous avons construit (le désir, la morale)...
Ainsi, dans une relation de cause à effet de changement d'état (sans changement, pas de concept d'amour), c'est toute une organisation, tout un schéma à partir de ces objets qui s'agence de manière différente.
Un autre problème se pose : on définit implicitement l'amour en parti par ses causes et non exclusivement par ses effets. Par exemple, dès que quelqu'un change de comportement après avoir contemplé la beauté d'autrui, on appelle ça de l'amour. Pourtant, les formes des différentes manifestations peuvent être très différentes selon l'individu.
En bref, je ne connais aucun concept idéal de l'amour qui ne puisse se permettre d'être simple. Mais, puisque nous avons besoin d'une définition pour notre raison pratique, parmi toutes celles qui sont approximatives, autant prendre celle qui correspond le plus à soi-même, non ? Et dans une communauté, autant en concevoir une qui correspond au schéma psychologique associé, n'est-ce pas ?
En tout cas, aucune de ces trois formes ne me semble adaptée. Restreindre à Éros ou placer l'individu dans un idéal moral théorique (surtout la Bible), c'est totalement en décalage avec la réalité. Quoique pour Éros, de nos jours, hélas, certains ne s'en éloigne pas beaucoup...
"En trouvez-vous d'autres ?"
Alors ça, c'est très facile. Avec tous les objets mis en jeu, on peut faire des paquets d'assemblages. ![]()
Relis, pour Eros. Tu n'as encore rien calé ![]()
J'ai rechercher sur un autre site et voilà ce que ça dit :
L'originalité de la conception platonicienne sur l'Éros se résume aux points suivants :
- L'Éros est un désir, une aspiration, une convoitise liée à un sentiment de privation, qui est un de ses éléments constitutifs. Il n'est pas purement spontané et immotivé comme pourrait l'être l'Agapè, qui est une conception fondamentale et originale du christianisme[9].
- L'Éros est la voie qui mène l'homme vers Dieu, et non pas la divinité qui s'abaisse vers l'homme.
- l'Éros est par nature un amour égocentrique, du seul fait qu'il est désir. La preuve la plus éclatante en est l'union intime de l'éros et de l'eudémonisme.
Ca ne s'éloigne pas trop de ce que j'ai dit. J'ai parlé de la privation et du simple désir. Maintenant je serai ravi que tu m'éclaires sur toutes les nuances ! ^^
Davaroi : Comme je l'ai dit avant, je ne comptais pas trop m'étendre sur la définition de l'amour et du concept en lui-même. Mais ton post est train intéressant et juste. (J'ai déjà lu plusieurs de tes topics, où tu tenais ce genre de discours ^^).
Mais, puisque nous avons besoin d'une définition pour notre raison pratique, parmi toutes celles qui sont approximatives, autant prendre celle qui correspond le plus à soi-même, non ? Et dans une communauté, autant en concevoir une qui correspond au schéma psychologique associé, n'est-ce pas ?
~~> En effet. Jusqu'à présent j'avais simplement pensé qu'un l'amour n'était qu'une extension poussé à l'extrême de la joie. La joie d'être de voir, de toucher ou de simplement pensé à l'être aimé. Mais vu que les humains sont tous différents, ton idée me semble beaucoup plus judicieuse. ^^
"La philosophie* se fiche de l'opinion."
Alors là, c'est vraiment intelligent ce que tu dis. J'en avais vue des mûrs et des moins mûrs, mais là, bravo. -_-
La philosophie est apparue -disons s'est établie- comme une science, un art, une technique, basée sur la rationalité. Et l'opinion ne relève ni d'un art, ni d'une science, ni d'une technique, en tant que simple manifestation d'un sentiment personnel.
Et pourtant ce qu'il dit est vrai, la philosophie se contrefiche des opinions.
Pour elles l'opinion n'est à la limite qu'une source d'inspiration pour engendrer des thèses, mais en rien des thèses qui valent la peine d'être regardées.
C'est la différence entre un mirage et une maison, l'une n'a aucune base et n'est que du vent, l'autre est construite et réfléchie.
Moi... et ça c'est pas une opinion à votre avis ? "C'est une vérité consensuelle" me direz-vous... "Et bien, toute vérité est opinion" vous répondrais-je.
Avoir l'esprit critique n'est pas un vice d'accordement d'important à la subjectivité, c'est une vertu dans le devoir d'être exigent face à soi.
"toute vérité est opinion"
-> Je renverse ta phrase : toute opinion est une vérité.
"Et bien, toute vérité est opinion"
Tout dépend des définitions de vérités et opinions.
Car si l'on considère le trio de vérité : Absolu, Subjectives, Sensible, les vérités absolues ne sont pas du tout assimilable à des opinions car étant vraies pour tous, par exemple les vérités mathématiques ne sont point des opinions.
Les croyances (vérités subjectives) sont potentiellement des opinions, bien qu'en les considérant comme telles on supprime complètement tout le raisonnement qu'il peut y avoir derrière (une croyance n'étant pas forcément irraisonnée) et qu'on supprime donc en même temps l'accession aux bases deladite vérité et à l'étude de celles-ci.
Les vérités sensibles (ou question de goûts) sont elles aussi assimilables à de pures opinions mais avec le même problème que pour les croyances et en ajoutant la complexité de partager une sensation avec exactitude.
Peu importe quel concept on accorde au mot "vérité", cela n'a pas d'importance. La philosophie se fou-t-elle de l'opinion de Socrate ? Se fou-t-elle de l'opinion de Sophocle ? Se fou-t-elle de l'opinion des épicuriens ? Etc.
C'est sur l'opinion de différents penseurs qui ont suent développer un esprit critique, un sens de l'argumentation intelligent que la philosophie fût fondé, fût amené jusqu'à l'état actuel. Et la réflexion philosophique continuera à progresser justement à cause de gens qui sauront forger une opinion. Dans plusieurs années, quand nous seront morts depuis longtemps, on rira de ces abrutis du XXe siècle pour leur façon de philosopher, car nous seront rendu à un autre niveau de réflexion. L'opinion est la genèse de la philosophie, et peu importe ce que vous en pensez, l'opinion est TRÈS pertinente à la philosophie. Réfléchissez un peu avant de parler ! Il me semble que c'est évident...
Oui la philosophie se fout de l'opinion de Socrate, de Sophocle ou autre, cela dit elle accorde de l'importance à leurs raisonnements. ![]()
Les raisonnements ne sont pas opinions, bien que les raisonnements engendrent des opinions.
L'opinion est le résultat final, et ça la philosophie s'en contrefiche, ce qui l'intéresse c'est comment passer d'une base de prédicats à ces résultats.
Et non le concept importe énormément, car derrière chaque mot, si la définition change cela implique un nombre considérable de changements.
Quant à nous demander de réfléchir on peut te rétorquer que tu ne nous lis apparemment pas, ou alors que tu ne cherches pas à comprendre ce que l'on te dit tout autant.
Tu n'as pas encore compris la distinction entre l'idée et l'opinion, mon coco ?
... j'ai dis ce que j'avais à dire...
(je précise que je m'adressais à moeunai)
"Oui la philosophie se fout de l'opinion de Socrate, de Sophocle ou autre, cela dit elle accorde de l'importance à leurs raisonnements"
-> Je ne l'aurais pas dit mieux.