"Je suis d'accord avec Vialatte."
En même temps il est difficile de contredire Kant sur cette question. ![]()
Pour les dimension c'est avec les combinaisons linéaires qu'on a déduit qu'il y en avait une dizaine non ? ![]()
Non c'est avec les dérivées ![]()
Je ne comprend pas trop ce que tu dis Sophea pourrais-tu nous developper un peu plus ton idée?
Actuellement, je crois que le temps n'existe pas réellement,que c'est juste une invention humaine... En réalité je pense, que le temps c'est la perception de la dégradation ou de l'évolution d'un objet/ d'un phénomène.
Je dirai que ce n'est pas du temps que vient "la dégradation" (c'est mal dit, peut-on dire entropie?) mais plutôt le contraire.
Claque deux fois des doigts.
La perception que tu as de l'intervalle séparant les deux claquement ne dépend que de ta perception, ceci dit dans l'absolu les deux claquement sont séparés sur la trame temporelle d'un certain intervalle de temps "absolu".
Pour faire une image imagine des millions d'échelle de même taille et ayant le même nombre de barreaux. La différence est que l'espace entre les barreaux n'est pas constant et varie d'une échelle à l'autre.
Nous nous ressentons les barreaux, pouvons compter le nombre de barreaux que l'on passe, mais pas voir la longueur d'échelle qui varie en même temps. C'est un phénomène naturel, et par ailleurs nous ne savons pas mesurer cette longueur d'échelle, nous ne savons que compter les barreaux (d'où le paradoxe des jumeaux de la physique relativiste, expérimenté avec les voyages en orbite).
En résumé le temps est absolu, notre perception et mesure de celui-ci n'est par contre que relative.
Ah oui sans temps il n'y aurait pas d'évolution ou dégradation, du simple fait que tout serait figé.
Pourquoi y'en a qui parlent de perception pour définir le temps ? Alors dans ce cas là si on meurt le temps n'existerai plus ? ![]()
Si demain je meurs du sida ou de je ne sais quoi d'autre ce ne sera pas pratique pour vous alors.. ![]()
Olly, si tu meurs le temps n'existe en effet plus pour toi, d'ailleurs selon le point de vue du mort le monde n'existe plus non plus. Mais cela ne vaut que pour le mort. ^^
Nous n'avons aucune connaissance des choses en soi, quand tu t'imagines le monde après ta mort, tu te le représentes comme tu le perçois à présent.
Dire "si je meurs le temps n'existera plus" c'est déjà poser le temps comme existant en dehors de ta sensibilité sans comprendre qu'il est au contraire une forme de ta sensibilité.
Oui mais je disais ça pour convaincre ceux qui pensent que le temps n'est qu'une perception de l'humain, justement, c'était juste de l'ironie. Je soutiens Sofea quand elle dit que c'est une chose "absolu", indépendante de l'homme. Quand le créateur du topic dit que le temps n'existe que si on fait une action, et que quand on ne fait rien le temps n'est pas, c'est faux car justement le temps n'a pas besoin de nous pour exister (comme si quand on attends sans rien faire il ne se passe rien autour.. et de plus ne rien faire est aussi considéré comme une action).
Tu ne dois pas bien comprendre ce que je dis, je ne suis pas du tout d'accord avec Soféa quand elle dit que le temps est une chose absolue et qui existe hors de nous.
Nous ne pouvons avoir aucune connaissance des choses en soi, de l'absolu et le temps n'est pas une chose mais la manière dont nous nous rapportons au monde.
Peut être que nous ne pouvons avoir aucune des choses en soi, mais justement le temps est quelque chose d'à part. Le temps on peut le résumer par l'enchaînement d'actions. Or quoi qu'il nous arrive, que l'on soit mort ou qu'on ne contribue rien au monde, ou que l'on existe pas, le temps continue d'exister. Si l'on prend un légume, il ne se "rapporte pas au monde", il se contente de pousser, mais pourtant le temps passe pendant ce moment. On ne peut pas dire que le temps n'est que le fruit de la perception et donc de quelques connexions dans le cerveau. Sinon je pourrais très bien dire que rien n'existe. Si je vois mon ordinateur en face de moi c'est grâce au toucher et à la vue et donc comme tu dis c'est quelque chose en soi, et ça implique encore le cerveau..
On ne prouve pas l'existence empirique d'une chose par un raisonnement qui présuppose cette existence.
Ou as tu vu que je présupposais son existence ? Je dis bien qu'elle existe. Mais en fait tout dépend de l'interprétation du mot.. après si vous niez le fait que c'est une dimension à part etc.. comme l'a dit Sofea c'est votre choix, mais alors trouvez un autre mot pour définir le laps de temps (là je suis obligé d'utiliser le mot) entre deux actions.
Putain si on suivait votre logique, on pourrait dire que quand il n'y aura plus d'être humain capable de "percevoir le temps" alors tout s'arrêtera. Je pleins fort la chose ou la personne qui a crée cette planète alors, je me demande comment il s'est démerdé alors qu'il était figé. ![]()
Ah même constat que pour la notion d'amour : en recherchant un peu dasn ce forum (qui est une vraie mine d'information, je lis avec intérêt certains débats, sans oublier de mettre à profit mon esprit critique evidemment c'est toujours mieux) on trouve des choses intéressantes sur la notion de temps et on se laisse convaincre (ou non) que les postulats kantiens sont dépassés de nos jours.
Pour ton message Olly (le précédent s'adressait à Vialatte) ou m'as-tu vu écrire que le temps n'existait que subjectivement (=dans chaque esprit)? Je n'ai jamais nié une potentielle existence nouménale (=en soi) comme un athé (qui est d'ailleurs un croyant) nierait l'existence d'un entité transcendante, d'ailleurs je n'ai appuyé aucun point de vue.
Même si je faisais tacitement référence à la physique que j'opposais à la conception kantienne du temps, je répète que je ne soutenais aucun point de vue : pour moi, son existence nouménale n'est à postuler que dans le cadre des raisonnements en physique (tu remarqueras ici que ma définition du phénomène, ce qui est observable empiriquement, exclue les interactions physiques qui ne le sont pas donc le sens strict).
A part ça, en philosophie, pour l'instant je m'arrête à la conclusion de Kant que partage Vialatte (mais j'y réfléchi cependant). De ce que j'ai compris de Kant, il s'agit bien d'une position agnostique face aux choes en soi. Autrement dit je stoppe et ne vais pas plus loin, sous peine de m'égarer.
PS : Je n'avais pas vu ton message désolée Olly.
Vialatte en quoi le fait de ne pas pouvoir percevoir les choses en soi est en contradiction avec leur existence dans l'absolu ?
Les sciences expérimentales ont quand même prouvé maintes fois leur validité. ![]()
Oh ça n'entre pas du tout en contradiction avec leur existence possible dans l'absolu, le seul problème c'est que cette existence dans l'absolu ne pourra jamais être un objet de connaissance, pour la bonne raison que nous ne pouvons rien connaître qui ne soit l'objet d'une expérience possible et que par définition, l'absolu n'est pas un tel objet.
Quant aux sciences expérimentales, elles ont maintes fois prouvé leur efficacité, force est de le constater.
Du reste, je ne remet pas du tout en cause que dans les sciences expérimentales le temps soit posé comme un objet extérieur à nous, si c'est un méthode qui porte ses fruits, pourquoi pas.
"le seul problème c'est que cette existence dans l'absolu ne pourra jamais être un objet de connaissance, pour la bonne raison que nous ne pouvons rien connaître qui ne soit l'objet d'une expérience possible et que par définition, l'absolu n'est pas un tel objet. "
C'est justement là qu'intervient l'avantage évolutif que nous possédons en tant que membres de l'espèce humaine : la capacité à concevoir l'abstrait.
De ce fait sans avoir à expérimenter directement le temps par des expériences indirectes on peut en déduire beaucoup de choses sur elle.
C'est d'ailleurs sur ce principe que sont basées TOUTES les sciences expérimentales (physique, chimie, biologie, ...) .
Et c'est aussi par le fait que nous ne pouvons pas connaitre directement ces choses que ces sciences sont en perpétuelles évolution et ne correspondent qu'à des modélisations plus ou moins fidèles du réel.
Ainsi même si nous ne pouvons pas percevoir le temps en lui même, nous pouvons quand même constater son existence et de ces constatations en déduire certaines de ses propriétés.
Sofea il est manifeste que si tu parles de "perception du temps à un référentiel donné" plutôt que de "temps", ton raisonnement est toujours valable en plus d'être en concordance avec la conception de Vialatte.
Mais bon nous tergiversons.