Bon voilà j'ai tapé une dissert de philo que j'avais à faire pour le bahut ( je suis en TS ). Bon alors pourquoi la mettre ici vous vous en foutez un peu me direz vous, surtout que c'est assez indigeste, mais bon pour l'instant j'ai l'impression de pas me réaliser en philo, je suis assez déçu par cette matière je pensais qu'enfin on allait pouvoir réfléchir par nous même et arrêter de faire des commentaires de texte inutiles et tout tracés dans notre cours comme on en faisait en français. En gros je trouve qu'il y a trop de codes, trop de barrières, et j'ai l'impression de pas pouvoir m'exprimer à cause de ça, j'en ai marre de refoutre dans ma copie les éléments du cours, la dernière fois je suis parti un peu en freestyle et là je me suis vraiment exprimé, mon prof m'a mis un 3 et ça m'a un peu calmé. J'ai pas été déçu par cette note et ça me dérangerais pas de m'exprimer comme ça jusqu'à la fin de l'année mais disons que avec le bac j'ai pas envie de me faire plomber ma moyenne par cette matière même si c'est moins important que les maths certes, m'enfin.
En gros j'aimerais bien savoir quels points je devrais améliorer pour plaire à un prof de philo, sachant que la je ne m'exprime pas vraiment mais je remet la plupart des éléments du cours + quelques éléments m'enfin bon... et cette histoire de plan dans lequel je ne sais pas quoi mettre aussi ça m'a un peu refroidi. Bon voilà le morceau pour ceux qui n'ont vraiment rien à faire : ( au fait si certains sont rebutés par la syntaxe ou l'écriture et ont la flemme de me lire pour ça j'aimerais bien des conseils parce que je suppose que ça doit déplaire aussi à mon prof, il m'a dit que j'étais trop confus mais je déteste mettre des points dans mes phrases.
bon voilà )
La conscience ne s’exprime-t-elle que dans la négation ?
La notion de conscience est relativement abstraite et peut être définie de différentes manières. C'est d'abord le sentiment que l'on a de notre existence, la façon dont on perçoit le monde, ainsi, chaque individu a une conscience unique qui sert à le définir à travers la position qu'il pense occuper dans l'environnement qui l'entoure. De cette manière, la conscience ne peut s'inscrire en faux contre l'individu, c'est à dire que la conscience découle du sujet, et que celle-ci n'a pour but que d'être le support de sa perception du monde. L'autre penchant de la conscience se rapporte au côté moral de la vie, la conscience agissant comme une sorte de tribunal intérieur chargé de décider si l'individu agit selon une bonne ou une mauvaise morale, selon les critères moraux qu'il a développés au cours de son expérience, et dictés par son environnement culturel et social. De ce point de vue, le sujet ne construit ses actes et donc ne se construit que selon une doctrine morale, ce qui montre que la conscience ne peut être définie ici que négativement vis-à-vis de l'individu, de façon réductrice, car celui-ci sera toujours confronté à un choix. Or choisir c'est certes accepter une proposition mais c'est aussi et surtout en refuser une autre. Les dilemmes ne sont pas si difficiles à résoudre à cause de la voie que l'on voudrait prendre, mais bien à cause de celle que l'on ferme, et on redoute les conséquences d'un tel refus. Après avoir analysé ces approches de la conscience, on peut se demander s'il existe un rapport harmonieux entre l'Homme et la conscience ou bien si celle-ci se définit seulement dans le refus, la négation de l'ordre établi ou de la proposition que l'individu a à choisir. Il faudra pour ce faire analyser les mécanismes de la conscience ainsi que le contexte dans lequel la prise de conscience est possible.
On peut considérer la conscience dans son aspect uniquement négatif, mais cette restriction pose des problèmes à différents niveaux. Ainsi, on accepterait que chaque événement soit traité par la négation, c'est à dire que l'optique de la conscience n'est pas de construire, mais au contraire de déconstruire. Par exemple lors d'une pensée jugée immorale, l'individu se sentira obligé de se repentir immédiatement après que la conscience ait fait poindre dans son esprit la doctrine qui régule ses actes. Il faut d'ailleurs distinguer deux types de consciences, la conscience immédiate et la conscience réfléchie. La portée négative de la conscience est démontrée par le fait que la conscience immédiate, autrement dit la prise de conscience, nous fait agir en négation dans la plupart des cas, au premier abord. En effet, la prise de conscience intervient dans des situations où l'individu agit contrairement à la morale ou lorsque l'esprit se relâche inconsciemment, et la conscience s'active à ce moment pour s'inscrire en faux dans l'action de l'individu, car par exemple si une personne cherche la clef de sa voiture partout dans sa maison, il va lors de sa prise de conscience, se rendre compte qu'il l'a laissée sur le contact et arrêter en premier lieu son action de recherche. Mais il faut cependant nuancer cette vision unilatérale de la prise de conscience, car dans une autre situation, lorsque l'automobiliste prend conscience qu'il dépasse la limitation de vitesse sur l'autoroute, il va relâcher l'accélérateur pour ralentir, certes, mais son second réflexe, s'il est largement au-dessus de la limitation, sera de porter le pied à la pédale de frein pour freiner plus efficacement, et ceci n'est pas une action négative, mais bien une prise de position positive dans le choix d’appuyer sur la pédale ou pas. Pour ce qui est de la conscience plus réfléchie, qui elle n'intervient qu' a posteriori, on peut penser qu'étant par définition sujette à davantage de réflexion, l'individu pourra relativiser son expérience pour faire un choix. Comme dit précédemment, un choix comporte une acceptation, ainsi qu'une négation. L'automobiliste pourra ainsi décider par l'affirmative de conduire plus prudemment sur la route, et de faire davantage attention à son compteur. Mais il pourra également décider, pour éviter de se retrouver face à un problème de conscience évident l'obligeant à freiner, de ne plus emprunter l'autoroute du tout ou bien de se fermer à l'information de la limitation de vitesse. On se rend compte que la réaction par la négation ne donne lieu qu'à des réactions qui semblent irréfléchies ou exagérées lorsqu'elles sont réfléchies, alors que d’un autre côté le réflexe immédiat et lui positif du conducteur qui le fait appuyer sur le frein peut occasionner des accidents si jamais quelqu'un le suit de trop près par derrière. On peut donc se demander si la négation n'est paradoxalement pas positive lors de la prise de conscience immédiate mais inversement elle reste mauvaise et fait agir de manière inconsciente lorsque l'individu cherche à réparer ses erreurs après avoir réfléchi. Cela laisse à supposer que la réflexion dans une optique positive pour poser le problème « à tête reposée » est plus intéressante pour la personne que de céder au refus. Ainsi la portée négative de la conscience n'est-elle bénéfique que lorsque celle ci est pulsionnelle, la réflexion « neutre » ou positive étant primée lors de réflexions plus poussées.
Cependant, par définition, la prise de conscience n’est jamais intentionnelle, et elle n’est sujette à aucune maîtrise de l’individu, c’est à dire que la conscience immédiate est une négation de la recherche de la réflexion de l’individu, puisqu’elle l’en prive. On peut donc se demander quels sont les déclencheurs potentiels d’une telle prise de conscience. Cela dit, il est très difficile d’apporter une réponse à cette interrogation au vu du caractère étranger de l’individu qui transparaît dans cette description, mais la prise de conscience n’apparaît jamais au hasard, elle illumine les pensées des personnes quand celles-ci sont dans le flou, ou sur la mauvaise voie. Cela pose néanmoins le problème de l’unicité de la conscience et de l’individu, étant donné que la conscience est censée représenter ce qu’il y a de plus personnel chez ce dernier, si celui-ci ne peut avoir de prise sur elle on peut se demander si elle est toujours valide, ou si au contraire la conscience serait en fait dédoublée, il existerait dans ce cas une conscience de l’Etre et une conscience des Autres, par laquelle la notion de morale s’élabore en premier lieu. Dans ce cas là, les différentes définitions de la conscience seraient à la fois synonymes et antonymes, démontrant la complexité inhérente à la recherche d’une solution absolue dans la définition du sujet, et on peut voir ce rapprochement paradoxal dans les mauvaises et bonnes consciences avec les réactions provoquées par de tels agissements. Par exemple, une vision unilatérale au travers de la mauvaise conscience pose le problème de la relation de l’Homme et de son esprit, c’est à dire, comment un individu ayant de façon supposée une morale inscrite dans les mœurs de sa société peut-il impunément agir d’une façon contraire à ces mêmes mœurs, par exemple en insultant, en tuant quelqu’un ? Puisque si la conscience n’est pas contrôlée par l’individu, et que la prise de conscience se déclenche au mépris de la volonté de celui-ci, elle ne peut logiquement pas être réprimée, comme le dit Emmanuel Kant : « Tout homme a une conscience et se trouve observé, menacé, de manière générale tenu en respect (respect lié à la crainte) par un juge intérieur et cette puissance qui veille en lui sur les lois n’est pas quelque chose de forgé (arbitrairement) par lui-même, mais elle est inhérente à son être. » in Doctrine de la Vertu. Il se pose par ailleurs le même problème avec la bonne conscience, ce qui prouve que ces deux visions opposées par le caractère d’acceptation et de refus ne sont pas forcément antinomiques. En effet, sous prétexte de la bonne conscience, une personne ou un groupe de personnes peuvent impunément soumettre à l’esclavage un peuple, ou même tenter de l’exterminer, ce qui signifierait que la notion du Bien et du Mal peuvent être corrompues dans ou par la conscience. On peut par exemple citer le cas de certains individus maltraités durant leur enfance ou qui ont subi des sévices, et qui plus tard pensant que c’est moral de le faire voudront réitérer les actes qui ont été commis sur eux parfois en pire, même si à l’époque ils se rendaient bien compte que c’était tout à fait immoral. On peut notamment citer le cas du tueur en série américain Albert Fish qui illustre cet exemple. Cette notion de corruption de la conscience impliquant logiquement un lien entre l’individu et celle-ci, cela veut dire que l’Etre et la conscience ont des points communs les reliant.
Etant donné le rapprochement des visions des consciences positive et négative, on peut se demander si les mécanismes de ces deux raisonnements sont similaires et dans quel contexte ces différentes prises de conscience peuvent se faire.
La prise de conscience n’est pas anodine, nous l’avons vu. On peut chercher les raisons qui la poussent à se manifester à travers divers exemples. Par exemple, l’émission de gaz à effet de serre en grande quantité par les hommes a commencé depuis la première révolution industrielle. Cependant, la prise de conscience n’a été effectuée que depuis une vingtaine d’années, lorsque les premiers dérèglements météorologiques ont été observés ou lorsque l’on a vu les effets de la pollution d’origine humaine sur l’écosystème de la Terre. La prise de conscience semble donc se faire lorsqu’on est devant le fait accompli, mais l’expérience de Milgram semble prouver le contraire ? En effet, cette expérience menée dans l’université de Yale aux Etats-Unis a démontré que quasiment deux tiers de la population, pourtant vivant dans un état démocratique et libre, sont prêts à administrer des décharges mortelles à un innocent pour peu qu’une autorité jugée fiable, ici des scientifiques, leur demande de le faire. En effet la prise de conscience ne semble pas avoir été effectuée chez les personnes qui poussent les décharges à leur niveau maximum, leur conscience les laissant continuer à administrer des chocs de plus en plus violent. Or il est également possible que ce refus d’arrêter l’expérience soit un aveu de la portée négative de la conscience, une conscience qui apparaît bornée et qui empêche la personne de reconnaître ses torts et d’abandonner la torture, puisque arrêter l’expérience à trente, quarante, cinquante volts pose la question de la légitimité d’avoir commencé une telle expérience de torture, et l’individu ne pouvant reconnaître ses torts s’accommode d’un refus de voir l’horrible expérience qu’il fait vivre à l’innocente victime qui est en face de lui. Ce problème de la rébellion face à l’autorité s’est également posé dans d’autres situations, comme par exemple le gladiateur Spartacus qui sut faire prendre conscience aux esclaves romains de leur situation et leva une armée de révoltés pour combattre le régime en place. L’exemple de Spartacus pose la question de savoir pourquoi les esclaves ne se sont pas révoltés d’eux-mêmes, et pourquoi ils ne se sont pas révoltés avant, sachant que l’esclavagisme existe depuis les toutes premières sociétés humaines et que les exemples de ce type de rébellion de sont pas légion, mais le problème soulevé est similaire à celui soulevé par l’expérience de Milgram. La conscience semble « bloquer » certains éléments qui devraient pousser l’individu à réagir, et à cause de cette cécité on peut dire que la prise de conscience est assez souvent négative, car il y a bien prise de conscience, car les individus ne sont pas lobotomisés, ils se rendent compte de ce qui leur arrive et de ce qu’ils font, mais par peur de représailles ou pour sauvegarder leur échelon social, la conscience préfère faire l’impasse sur certaines injustices.
Cela pose également la question de la légitimité de la prise de conscience. Si l’on se fait tromper par elle dès le premier événement qui pourrait bousculer l’équilibre de notre vie, quelle valeur peut on donner à la morale qui régit cette conscience ? Il y a également un autre problème par rapport à l’altération de la morale. C’est à dire qu’on a vu que les idées de bonne ou de mauvaise conscience montrent qu’on peut changer le statut même de la conscience, mais si elle-même peut changer notre statut à son tour, c’est à dire nous faire faire des choses que l’on ne ferait pas ou que l’on ne devrait pas faire selon les mœurs en vigueur, on peut se demander si nos pensées ou nos actes ne sont pas inconsciemment guidés par notre conscience, à ce moment là une véritable entité à part entière et étrangère à nous. On peut déduire de cela qu’une vision unilatérale de la conscience ne suffit pas pour aborder cette notion, en effet elle revêt plusieurs formes assez différentes et même si la négation est l’une des expressions de la conscience, elle n’en est pas la seule. La conscience est aussi ce qui permet à l’Etre de s’affirmer et de rester propre à lui-même, de le définir. Comprendre la relation entre l’homme et sa conscience comme uniquement un rapport d’opposition pose le problème de la possibilité d’une unicité entre négation et affirmation, alors que certes ils ont des points en commun mais ne partagent pas tout. Il vaut mieux alors repenser la négation et la comprendre comme une différence, et l’impartialité de la conscience, le fait que ce qu’elle juge juste ou injuste ne soit pas relatif à un individu, est rendue possible par cette différence. On ne peut juger soi-même de façon impartiale nos actes ou nos pensées, étant nous mêmes les acteurs ou les penseur, et de ce fait pour que la conscience puisse être considérée aussi comme un tribunal intérieur il faut qu’elle soit étrangère de l’auteur des actions qu’elle juge.
Ainsi, on a pu voir que la conscience à l’état initial est inconsciente, étrangère à l’individu. Mais à force de l’expérience cet élément interne au psychisme de chacun, peut être manipulé par des événements troublants, ou par un esprit légèrement vicié qui peut inscrire dans ses mœurs et sa morale des pratiques contraires au bon sens populaire de nos sociétés. A contrario, la conscience peut elle même se forger indépendamment de l’individu, et lui fermer les yeux devant certaines évidences ou le faire agir contre son gré, bien qu’il ne s’en rende pas compte. Cela signifie que la conscience, à la base, ne se manifeste que dans la négation, mais cet aspect n’est que purement théorique, car l’expérience de la vie peut permettre de rendre compte de cette conscience, et de la rendre active, ainsi la conscience ne s’exprime donc pas que dans la négation, mais aussi à force d’expérience de façon affirmative, active.
Pavé dafffinois flemme ![]()
je lirai ta dissert juste apres bien volontier mais pour répondre à ton opinion sur les cours de philo, essaie de comprendre que quelqu'un de non-initié ne peut pas, ou presque pas, dire les choses qu'il pense comme ca d'un coup et se taper une bonne note. Tu peux pas t'exprimer réellement en 3 phrase sur quelque chose qui va totalement contredire ce que Socrate a dit et ce a quoi il a réfléchis toute sa vie. C'est pourquoi tu dois d'abbord essayer de comprendre la philo avant d'en faire, autrement tu ne dira presque jamais rien de bon. Comprenez que la philo c'est pas du tout le meme type de reflexion que vous pratiquez quotidiennement.
Le problème c'est que je comprends pas vraiment le sujet x)
si tu veux de l'aide en philo hésite pas a me contacter kodut@hotmail.fr
Mais à l'écrit sa te fait combien de copies doubles ? ![]()
Bon sinon pour améliorer tes notes le meilleur moyen c'est d'essayer de suivre un schema type pour ta dissertation, avoir une progression très methodique ... .
Ton prof t'as normalement donné une methode assez détaillée à suivre .
Le plus dur (enfin je trouve) c'est d'avoir les idées et t'as pas l'air d'en manquer
C'est vrai que souvent on a l'impression de recracher le cours et c'est pas ça le plus intéressant ! Mais il y a une chose que j'adore en philosophie sur les dissertation c'est la troisième partie ! Voilà comment je vois les choses les deux premières on recrache un peu le cours dans un sens ou dans l'autre mais la troisième c'est la qu'on réfléchi vraiment par soi-même en trouvant une solution !
J'ai compris l'importance de cette 3ème partie avec cette méthodologie !
http://devoirs.fr/philosophie/methodologie-dissertation-5693.html