Tout dépend de ce que tu appelles "connaissance objéctive". Quand on dit e=mc², certes c'est "objéctif", mais ce n'est que de la modélisation. Un tigre sait "objéctivement" (avant de le faire) que s'il ne se cache pas pour chasser, il va rater sa proie. Le "savoir objéctif" dans l'acceptation complète du terme est commune aux hommes et aux bêtes, mais l'homme lui sait modéliser, abstraire du contexte concret (on peut donc prévoir avant d'expérimenter, et ce sur des domaines inaccessibles à nos sens naturels).
Ensuite la différence se situe aussi sur l'usage de l'inorganique, mais certains animaux se servent aussi d'objets (moins sophistiqués mais ça réduit à néant la séparation complète). La vie sociale, les animaux en ont aussi une. L'amour, le notre n'est peut-être pas si éloignés que le leur (les pupilles dilatées qui charment, et qui dans la nature traduisent chez la femme qu'elle est féconde et chez l'homme qu'il a beaucoup de téstostérone...). Le langage, des animaux en utilisent aussi d'assez complexes (notamment des petites bêtes curieuses dont je ne me souviens pas le nom).
Le constat est assez clair : l'homme est un animal qui a évolué de telle sorte qu'il est "plus balèze que les autres" et ce parceque qu'il a un super cortex frontal, des mains, qu'il vit en société relativement bien organisée (le fait qu'il y ait des patrons aux grands projets et des "esclaves" y fait beaucoup : il n'y a pas de main-d'oeuvre chez les animaux (mais chez insectes oui))...
Bref on est balèzes, sans doutes pas autant que les micro-organismes, mais assez dominer les autres animaux.
L'histoire pourrait aussi être un critère de séparation, mais on découvre que c'est une notion présente chez certaines espèces, avec même une "histoire de la société".
Je ne vois pas en quoi il est dégradant de dire que l'homme est un animal avec des caractéristiques propres. On ressemble plus aux animaux qu'aux végétaux et aux insectes, pas non-plus aux microbes. On meurt comme les animaux. On nait comme les animaux. On mange comme les cochons. On boit comme les rhinocéros...
Ne donnons pas trop d'importances aux mots. Aux "termes consacrés qu'il s'agit de débattre". C'est plus polémique que fécond.