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Eléments de théodycée (rien que ça)

Keldorn-
Keldorn-
Niveau 3
02 septembre 2008 à 20:15:44

Ce serait aussi long que laborieux à expliciter.

Reprenons.

Dieu ne peut agir s'il n'existe pas. Autrement dit, si Dieu agit, alors nécessairement il existe. Dieu est donc au moins soumis à cette nécessité-là. Leibniz l'appelle une contrainte et il a raison au sens où Dieu ne peut pas y échapper malgré toute son omnipotence. L'action divine requiert l'existence de Dieu au préalable, tout comme une voiture requiert de l'essence pour rouler.

"Le sophisme est là :"

--> Ainsi cela n'a rien à voir avec un sophisme.

Autrement, nous pourrions rejoindre Spinoza et affirmer que transparaissent des écrits "Dieu ne peut agir s'il n'existe pas. Autrement dit, si Dieu agit, alors nécessairement il existe. Dieu est donc au moins soumis à cette nécessité-là." un anthropomorphisme de plus, malgré son impeccable logique. Dans ce optique d'esprit, la perfection serait sans doute l'attribut divin le plus certain et qui subsumerait tous les autres. En vertu de quoi, sa perfection ne l'autoriserait pas à l'action. Dieu serait éternellement retiré dans sa séité et infiniment divisé. Ce serait le Verbe qui agit, mu par son énergie ou esprit, par procuration.
Ce qui ferait penser à Wittgenstein, un génie.

Keldorn-
Keldorn-
Niveau 3
02 septembre 2008 à 20:16:57

"Dans ce optique d'esprit,"

Dans cette* optique

Keldorn-
Keldorn-
Niveau 3
02 septembre 2008 à 20:19:55

"Le fou n'est pas coupable de ses crimes car sa démence le porte à les commettre (culpabilité), mais il les a tout de même commis (faits) ; et la justice doit agir en conséquence."
"La distinction entre ces deux termes *tel que tu les voyais* est évidente."

--> Cela signifierait donc que la Justice divine s'abattrait sur Adam pour le punir d'un péché qu'il est incapable de comprendre, puisque ne bénéficiant pas du savoir préalable (du bien et du mal) sans lequel le péché n'en est pas un ? Mais il semble que ceci ne résorbe pas la difficulté, car il faudrait admettre que la faute n'est que dans la désobéissance à l'interdiction (de même que le crime reste illégal, même si le criminel ne savait pas vraiment ce qu'il faisait), ce que Leibniz nie.

Snoopy_snoopy
Snoopy_snoopy
Niveau 8
03 septembre 2008 à 17:20:30

Leibniz est vraiment un grand penseur mais ça reste de la métaphysique.

Grand penseur parcequ'en raisonnant par la voie des finales il mets à jour des processus efficients qui eux sont valables. Bon malgré ça il raisonne ex-hypothesis, en prenant des axiomes aussi énormes ont peu en un sens démontrer ce qu'on veut : " Dieu existe " " Dieu est bon... ".

Pour en revenir à l'histoire d'Adam je pense qu'il y a problème. Vous établissez une distinction entre vouloir et savoir mais la chose principale à noter c'est qu'il le permet. Quelle est exactement la frontière entre vouloir et permettre ?
Le monde existe en étant sousmis au principe de non contradiction mais celui choisit par Dieu l'est en fonction d'une nécessité morale... pourtant Dieu permet l'existence du mal ( mal morale, le mal métaphysique étant le vide : le principal ennemi de Leibniz étant le hasard... bref je m'égard ). Nous vivons dans le meilleur des mondes possibles et pourtant Dieu permet le mal. Qu'est ce que ça veut dire ? Tout simplement que l'existence du mal est une nécessité inhérante à l'existence du meilleur des monde. On retombe sur une éspèce de cliché millénaire : le yin et le yang, l'ombre et la lumière, le bien et le mal sont des concepts ne pouvant exister que mutuellement.

Maintenant est-ce qu'Adam est condamnable, je pense pas. Adam ignorait peut être sa destinée comprise dans sa monade mais Dieu le savais et a Permis son existence... Il ne l'a peut être pas voulu mais l'a permise, ainsi le fait que Dieu en avait conscience au préalable signifie que même si Adam ignorait au moment des faits le mal qu'il allait commettre il était déterminé à le faire. C'est un peu comme un héros tragique : il est sousmis à des forces qui le dépassent, ce n'est qu' un pantin.

" Tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes " est une connerie de Voltaire, ( un monde parfait ne suppose pas la perfection de ses parties ) mais " don't worry be happy " illustre assez bien le leibnizianisme je trouve :-p ...
Ce mec était un grand angoissé, une étude psychologique du super diplomate, polyglote, mathématicien éclairerais pas mal son oeuvre.

Il est une intention morale qui précéde l'écriture de ce bouquin, un axiome involontaire...

cocoMOUCHE
cocoMOUCHE
Niveau 10
03 septembre 2008 à 18:34:16

Sans vouloir jouer le rabat-excuse, en Anglais comme en Français théodicée (theodicy) prend un "i" entre son "d" et son "y". :o))

marabounta
marabounta
Niveau 10
04 septembre 2008 à 09:11:41

C'est l'homme qui oppose le bien avec le mal, oubliant qu'il ne s'agit pas d'une opposition mais d'une distinction. Comme l'Homme aprés le péché originel est dans la dualité des choses et de l'être, il juge en fonction de son moi et reste alors soumis aux lois du harsard, sauf il veut apprendre. Dieu n'est pas Une conscience, il est Conscience englobant l'ensemble des êtres..

Chrysippe
Chrysippe
Niveau 5
06 septembre 2008 à 19:04:04

Je suis trop téméraire, à consacrer ce temps à la philosophie. Pour deux raisons. Mais qu'importe ; mettons que c'est la fougue de la jeunesse.

Vos discours m'agaçent, m'irritent ; ce sont des impostures intellectuelles.

Je considère que trois plaies ont toujours affecté la philosophie, malgré la rigueur de ses logiciens. Ces trois plaies sont les suivantes : extravagance, imprudence, et arguties.

Quasiment tous les membres de ce forum portent ces plaies, sauf à considérer quelques spectres fugaces, et un membre dont j'ai déjà dit le nom.

Le savant n'est pas forcément un sage. Apprenez donc l'éthique intellectuelle, avant de vous lancer dans un science des choses folle et débridée. Apprenez la discipline, la rigueur, la méfiance, et la probité.

"Dieu est donc au moins soumis à cette nécessité-là. Leibniz l'appelle une contrainte et il a raison au sens où Dieu ne peut pas y échapper malgré toute son omnipotence"

:d) Les mots ne sont pas faits pour être employés à tort et à travers. Je ne tolère pas la fantaisie et le blasphème. Dieu, s'il est, n'est soumis à rien ; et on ne dit pas non plus qu'il échappe à quelque chose, de n'importe quel ordre, car il n'est ni une victime ni une bête traquée.

Et MEME sur le pur plan métaphysique, logique, ou qu'importe le nom, je t'ASSURE, mon bon Keldorn, que tu te leurres complètement sur le fond des choses. Tu connais des beaux mots, mon cher, mais tu es jeune, petit lycéen, et certaines vertus ne t'appartiennent pas encore. En âge, je suis jeune aussi ; mais tu verras, l'après-lycée est une rupture : plus de rêve, moins d'espoir : un monde vulgaire, porté par lui-même dans sa vulgarité, et accomodé du vice.

Quel rapport ? Tu verras...

Comme le fait remarquer marabounta, qui est plus censé que toi malgré la maladresse de son discours, c'est Dieu qui donne leur réalité aux choses ; il la donne et la représente : "Celui qui connaît, et ce qu'il connaît, sont un" (Maître Eckhart).

Ces allemands... "Un grand pays de la philosophie" ; c'est vrai. Leur raisonnement sont droits, et leur logique est des plus séduisantes.

"En vertu de quoi, sa perfection ne l'autoriserait pas à l'action. Dieu serait éternellement retiré dans sa séité et infiniment divisé. Ce serait le Verbe qui agit, mu par son énergie ou esprit, par procuration"

:d) J'ai bien peu de sagacité, mais mes vertus éthiques m'ont toujours fait sentir la bêtise quand elle était ; j'ai déjà répondu à ces propos fantaisistes, et il n'y qu'à constater à quoi mènent les plaies malheureuses qui ont affectées certains philosophes.

"Cela signifierait donc que la Justice divine s'abattrait sur Adam pour le punir d'un péché qu'il est incapable de comprendre, puisque ne bénéficiant pas du savoir préalable (du bien et du mal) sans lequel le péché n'en est pas un ?"

:d) Là, ce sont des propos raisonnables (toutes mes félicitations :hum: ) mais il ne faut pas oublier que la Bible est souvent écrite, pour ainsi dire en langue vulgaire ; et que certaines notions sont employées avec bien peu de rigueur. Je ne suis pas théologien pourtant, et je laisse ce débat à d'autres...

"Tout simplement que l'existence du mal est une nécessité inhérante à l'existence du meilleur des monde. On retombe sur une éspèce de cliché millénaire : le yin et le yang, l'ombre et la lumière, le bien et le mal sont des concepts ne pouvant exister que mutuellement"

:d) Dommage, ça commençait très bien. Toi aussi, tu manques de discipline. C'est tout simplement impropre et déplacé de comparer cela au yin et au yang, partant qu'ils se mélangent ; lorsque la conception de Leibniz me semble plus subtile, surtout quand prudence oblige. Nous traitons là de choses qui dépassent notre raison.

La connaissance humaine a ses bornes.

Désolé pour mes traits d'humeurs, en réalité je suis une brave bête.

Bon, j'y vais. Je n'ai lu que les deux premières parties de la théodicée, et le temps et l'énergie me manquent pour essayer de percer l'obscurité qui demeure chez Leibniz. Vos messages, si l'on ommet les bêtises (une seule, pt-être, pour snoopy) n'étaient pas si cons.

Je présage un message verbieux de la part du petit Keldorn.

PS: pas le temps pour les fautes et tout.

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