Un préjugé, c'est une conclusion assez nette conçue à partir d'un nombre d'éléments insuffisant. Dans beaucoup de cas, ils se basent sur des critères infondés, des "raccourcis" bien pratiques lorsque le cerveau n'a pas la capacité intellectuelle suffisante, et lorsque l'on veut obtenir une conclusion précise et rapide. Les préjugés sur les personnes sont insuportables, elles causent de nombreuses injustices.
Parmis les différents grands groupes de préjugés, un des plus utilisés se base sur le résultat. Ainsi, les notes, les débouchés professionnels et la quantité d'argent obtenue par exemple sont généralement assimilés à l'"intelligence", alors que d'une part, un très grand nombre de facteurs indépendants de nos potentiels intellectuels entrent en jeu et que d'autre part, les outils de raisonnement utilisés sont entièrement différents. Et le pire, c'est que peu de gens l'admettent. Et comme il n'y a aucun moyen de leur faire entendre raison (contre-argument bidon : «Ouai tu cherches des excuses parce que ça ne t'arrange pas sinon tu serais d'accord.» et surtout ne pas réfléchir plus loin), on dois se plier à ces règles.
Une autre catégorie de préjugé plus comprehensible mais assez énervante se base sur l'apparence, ou plutôt l'attitude apparente de la personne. Selon le ton de la voix, les gestes, l'expression et l'orientation du visage, une personne peut croire dur comme du fer que la personne est active, sérieuse, ou que au contraire elle est inatentive, pas interressée.
Résultat : être obligé de faire semblant, montrer de fausses expressions contre son grè, pour se faire accepter. Le choix dépend de la balance avantages/inconvénients.
Après, il y a aussi des préjugés liés au sexe (les filles, vous n'avez pas de chance).
En bref, les préjugés sont une erreur du raisonnement humain qui favorisent l'injustice et l'exclusion. Et si, messieurs-dames, on peut très bien vivre sans préjugé, s'appuyer essentiellement sur la probabilité et pas forcément uniquement que sur la certitude, même si l'on ferait toujours des erreurs de raisonnent. Ne pas coire naïvement et à tout prix à des conclusions rapides, ça fait parti de la maturité.
Et vous, qu'en pensez-vous?
Quels sont les autres préjugés les plus fréquents?
Avez-vous des témoignages?
J'avais créé un topic qui date sur lequel on débattait de savoir si on pouvait aimer quelqu'un de moche...
https://www.jeuxvideo.com/forums/1-68-91242-1-0-1-0-0.htm
Et on s'aperçoit que préjugés, racismes... tout ça se rejoint d'une certaine manière.
D'ailleurs le plus difficile pour n'importe qui n'est pas d'ignorer ces préjugés mais de les combattre.
Par exemple, si quelqu'un de gros te plait, tu réagiras plus ou moins en fonction de ce que ton entourage pense. Et de ce fait, bien des liens sont avortés avant même de naitre. On t'apprend même à anticiper tes relations. Au fond tu n'as plus besoin de connaitre une personne si cette personne sera de toute façon mal perçue par ton entourage.
Si malgré tout tu t'entêtes, il faudra alors se cacher, ou si tu l'acceptes faire un trait sur bon nombre de relations. C'est plus dur quand il s'agit de gens vraiment proches.
Donc je dirais que les gens souffrent plus des préjugés qu'ils aiment en avoir. Ils savent que leur réputation et leur intégration dépend de leur choix. Une fois intégré, il faut convenir des règles établies et sortir de ces règles signifie s'exclure la plupart du temps...
Pour les témoignages il suffit d'observez autour de vous et vous vous apercevrez qu'il y a toujours au moins une personne que vous n'irez jamais connaitre parce que vous savez qu'être ami avec pourrait être nuisible à vos autres relations
C'est malheureux mais tout le monde vit ça puisqu'il y a toujours une grosse, ou un intello binoclard ou encore le craignos qui a redoublé 2 fois etc... (je sais c'est des clichés mais c'est justement les clichés qui font les préjugés et cela est vrai
)
Et de ce fait en allant connaitre la personne et en la trouvant relativement sympathique, il vous faudra encore lutter contre la pression extérieure.
Donc oui je l'ai vécu et il est pas simple d'arriver à devoir choisir entre telle ou telle personne. Puis même si je suis parvenu à faire avec le tout ensemble, savoir pertinemment qu'il n'y aura jamais d'entente possible entre son groupe d'ami et les personnes qu'on veut connaitre mais jugées "craignos" par le reste du groupe...
C'est comme les raccourcis : intéret pour le Japon==> mangas
Qu'est-ce que j'adore les gens qui pensent ça!!
Y'a aussi ordinateur==> nolife (la majorité des mecs de JV.com ont déjà dû connaitre ça je pense^^).
Après, il y a aussi des préjugés liés au sexe (les filles, vous n'avez pas de chance).==> mouais enfin les mecs ont eux la réputation d'etre des pervers irrécupérables, c'est pas forcément mieux...
cemajo :
"tu réagiras plus ou moins en fonction de ce que ton entourage pense"
Non, c'est d'ailleurs sûrement à cause de ça que j'ai tendance à être exclu. Mais depuis quelques temps, je suis sufisament habitué à ces périodes pour ne plus en souffrir.
"Si malgré tout tu t'entêtes, il faudra alors se cacher, ou si tu l'acceptes faire un trait sur bon nombre de relations."
Ce genre de relation ne me rend pas heureux, faire un trait ne me posera pas de problèmes.
"Et de ce fait en allant connaitre la personne et en la trouvant relativement sympathique, il vous faudra encore lutter contre la pression extérieure."
Oui. Même ceux que l'on lache restent assez chiants.
"Donc oui je l'ai vécu et il est pas simple d'arriver à devoir choisir entre telle ou telle personne. Puis même si je suis parvenu à faire avec le tout ensemble, savoir pertinemment qu'il n'y aura jamais d'entente possible entre son groupe d'ami et les personnes qu'on veut connaitre mais jugées "craignos" par le reste du groupe..."
Ce témoignage était interressant. Mais tu n'avais rencontré aucun groupe tolérent?
K-Wod :
"mouais enfin les mecs ont eux la réputation d'etre des pervers irrécupérables, c'est pas forcément mieux..."
Oui, c'est vrai. Mais comme actuellement les hommes dominent, ce sont les femmes qui subissent le plus dans le monde professionnel. Mais au niveau relationnel, tu dois avoir raison.
"Non, c'est d'ailleurs sûrement à cause de ça que j'ai tendance à être exclu. Mais depuis quelques temps, je suis sufisament habitué à ces périodes pour ne plus en souffrir."
L'emploi du "tu" était impersonnel (j'aurais du dire "on"
).
"Ce témoignage était interressant. Mais tu n'avais rencontré aucun groupe tolérent?"
Ce n'était pas les personnes qui étaeint forcément intolérantes mais le groupe dans son ensemble. En gros les mêmes personnes en groupe qui t'évitent sont aussi les mêmes qui dans l'intimité ne vois aucun inconvénient à t'accepter.
C'est plus une attitude de groupe même si certains n'aurait jamais accepté même à l'abris de l'entourage.
Il y a surtout des gens qui adoptent une attitude en groupe ou en public alors qu'en privé elles se conduisent autrement (c'est ce que tu as dit comme faire semblant de penser comme les autres...) le but étant de ne pas être assimilé à ce que les gens rejettent. C'est d'ailleurs aussi pour ça que les gens différents ont beaucoup de mal à s'intégrer car même si certains sont tolérants, ils ne peuvent l'admettre sous peine à leur tour d'être exclu et qu'on les rejette de la même manière...
Puis il y a aussi et surtout la résistance psychique du aux concepts avec lesquels on s'est construit. Difficile dès lors d'aller contre ses propres pensées quand on s'est construit dessus puisque ça nous amène à tout reconsidérer.
Je suis devenu ami d'une fille qui était considérée comme la plus grosse et la plus moche du lycée ou j'étais. Avant de la connaître je ne voyais aucun intérêt d'aller lui parler et pourquoi d'ailleurs.
Puis au bout de 3 ans nous étions dans la même classe, et je ne sais plus comment ça c'est passé mais j'ai fini par sympathiser avec elle. Inutile de t'avouer que j'ai eu toutes les peines et réticences à accepter tout ça : comment je pouvais être l'ami d'une fille qui physiquement ne me plait pas ? Très vite, j'ai commencé à avoir des réticences et à "faire un pas en arrière" tout en sachant que pourtant, en la connaissant je la trouvais sympathique autant que n'importe qui d'autre...
Puis est venu le moment où je me suis rendu compte que je l'appréciais malgré la répulsion que j'avais au départ. Et sans vraiment comprendre je suis devenu naturellement son ami (d'ailleurs ce n'est que pendant les années après le lycée que j'y ai réfléchi pour comprendre réellement ce qui s'était passé dans ma tête...)
Parce qu'effectivement comment nier un concept avec lequel j'ai évolué pendant des années. Je savais que les personnes que je jugaient "moches" ne pouvaient pas s'attirer ma sympathie, qu'il y aura toujours ce quelque chose qui fait que c'est pas possible. Pourtant j'étais bel et bien ami de cette fille (d'ailleurs c'est même la meilleure amie que j'ai eu...) sans pouvoir expliquer le paradoxe. Je n'avais plus de répulsion au fur et à mesure du temps jusqu'à ce que je comprennes que le groupe dans lequel je me trouvais ne voyait pas ça d'un bon oeil...
Là encore je fus confronté à un choix : je devais cesser de la fréquenter puisqu'on allait m'assimiler à cette fille et à mon tour subir le rejet des autres...
Cela a été mon épreuve et je dirais que je n'ai pas eu le courage de rester son ami, c'est plutôt que je me sentais tellement bien avec elle qu'il était impossible pour moi de la perdre. Je n'en étais pourtant pas amoureux mais je savais maintenant que si je le rejetais ce n'était pas parce que j'avaiis une quelconque réticence à la fréquenter mais plutôt par peur du jugement. Je me suis imaginé pleins de scénario où les gens se moqueraient de moi parce que je la fréquente etc...
En conclusion, je n'ai jamais pu la rejeter même si je savais qu'on se moquait d'elle et/ou de moi.
Et chose surprenante, j'ai compris grâce à ça que les amitiés que je créais était factice : mes amis étaient mes amis parce que c'est cool de trainer avec eux, parce qu'ils sont marrants etc... mais je me rends compte que je ne savais rien d'eux, ni ce qu'ils pensent ni ce qu'ils sont. Je me contentais de ce qu'ils "m'offraient".
Et comprendre ça fait froid dans le dos puisque je me suis rendu compte que j'avais la plupart du temps des amis parce qu'ils présentent bien et sont marrants. avec mon amie, j'ai appri à créer un véritable lien et c'est pour ça que je n'ai pas pu la rejeter.
Ca fait des années que je médite là-dessus et c'est bête à quel point on se fait avoir sur les chose telles qu'on les croit. Aujourd'hui je sais créer de véritable lien et je ne me fais plus avoir par les faux-semblants, je cherche vraiment à savoir qui sont les gens et ça se fait tout seul sans à priori ni méfiance. Je sais aujourd'hui que n'importe qui peut sympathiser avec moi parce que je ne juges plus sur l'apparence ou d'autres critères. Il est tellement facile de se faire avoir avec ça...
Et dire que je voulais l'amitié de certaines filles parce que je les trouvais jolie de visage sans vraiment savoir ce qu'il y a derrière tout ça...
L'avantage c'est que je l'ai compri assez tôt et que je peux inverser la tendance mais je suis passé par des périodes de doute. J'ai même cru un moment que j'étais devenu fou ou anormal. Comment peut-on apprécier être avec une fille qui physiquement ne peut pas nous plaire : c'est un non-sens !
Et pourtant voilà quoi ! Ca m'est arrivé. Pendant longtemps quand on me parlais de beauté intérieure je pensais à de l'hypocrisie, une façon polie pour ne pas dire "t'es moche" etc... mais je suis obligé de l'admettre puisque j'ai bien vécu cet état de chose.
Alors si il y a une beauté intérieure, je dirais oui et les préjugés sont juste un moyen de se préserver de ça. Après faut le vivre pour le comprendre et se laisser aller mais mettre ses propres convictions et pensées par terre pour en adopter d'autre est le plus difficile. Le pire ennemi que j'ai eu à affronter c'est moi même (c'est pas fini en plus
)
Aujourd'hui je me demande bien comment la supercherie peut durer aussi longtemps mais c'est sûr que quand on a des mécanismes et que volontairement on se bloque pour se protéger c'est impossible d'y arriver.
Je suis capable auourd'hui de savoir repérer les comportements de réticences car les gens n'aiment pas haïr, ils ont peur d'être rejetés. Je sais même que beaucoup n'ont rien personnellement contre mon amie, mais que c'est un mécanisme de défense parce qu'il faut pas oublier aussi que du fait d'avoir été son ami, j'ai été abandonné, on a eu honte de moi.
Cependant je n'en veux à personne puisque j'ai expérimenté les mécanismes de l'ignorance et de la peur. On rejette plus par la peur de l'exclusion personnelle que par haine. D'ailleurs il n'y a pas véritablement de haine...
Et c'est pourquoi lutter contre les préjugés est très difficile : parce qu'il est plus dificle de se battre contre soi même et de se remettre en question que de juger les autres et les rejeter et se donner des "prétextes" moraux.
En vrai le pire n'est pas d'être victime de préjugé, mais de ne jamais parvenir à se sortir des propres jugements personnels faux que nous avons envers les autres, la peur étant le moteur. Il ne faut pas avoir peur d'être rejeté à son tour et c'est la plus grande panique de tout être humain que d'être exclu...
"c'est ce que tu as dit comme faire semblant de penser comme les autres"
ce n'est pas exatement ce que je voulais dire. Je n'exprime pas vraiment mes sentiments et je me suis dit que parfois, j'aurais du utiliser de "fausses expressions" de parole ou de visage. En clair, faire que mon apparence extérieure corresponde à mes sentiments. Après, même losque j'ai expliqué ça à un ami, il s'est obstiné à ne pas me croire pour le moment où je ne semblais pas interressé par ce qu'il disait. Mais au fond, ce n'est pas un mal. Cette erreur me sera utile dans le monde professionnel lorsque je serai contraint de faire en sorte cette fois-ci que mon apparence extérieure ne corresponde pas à mes sentiments. Mais c'est désagréable, je préfèrerais pouvoir être moi-même.
"C'est d'ailleurs aussi pour ça que les gens différents ont beaucoup de mal à s'intégrer car même si certains sont tolérants, ils ne peuvent l'admettre sous peine à leur tour d'être exclu et qu'on les rejette de la même manière..."
Beaucoup préfèrent discuter avec ceux de leur groupe, et se fichent de ceux qui sont exclus.
"Je suis devenu ami d'une fille qui était considérée comme la plus grosse et la plus moche du lycée ou j'étais. Avant de la connaître je ne voyais aucun intérêt d'aller lui parler et pourquoi d'ailleurs."
Il est généralement plus facile de se lier avec une personne exclue puisqu'elle te préfèrera aux autres.
"comment je pouvais être l'ami d'une fille qui physiquement ne me plait pas ?"
Ben, dans ce cas, ça devrait être pareil que pour un garçon non?
"J'ai même cru un moment que j'étais devenu fou ou anormal."
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"Il est généralement plus facile de se lier avec une personne exclue puisqu'elle te préfèrera aux autres."
C'est ce que je me suis dit moi aussi. Mais en apprennant à la connaitre je me suis aperçu qu'elle avait elle aussi son groupe d'amis et qu'elle n'était pas seule comme on aurait pu le croire. De plus, effectivement, la plupart des gens pensent que quelqu'un de rejeté est forcément plus gentil puisque c'est presque le seul espoir possible d'avoir des amis...
Mais malgré ça, je me rends compte que je l'apprécie sans avoir noté une quelconque gentillesse abondante à mon égard. Je veux dire qu'elle est comme ça avec n'importe qui puisque la fréquentant j'ai pu l'observer. Puis je suis surtout au courant de ses défauts mais ça ne change rien à l'amitié. J'ai épluché un à un les comportements possibles pour essayer de déterminer où est l'embrouille. Mais il y en avait pas. Elle avait appris de force à vivre telle qu'elle est sans avoir à paraître autrement. Au fond, en y réfléchissant je m'aperçois que c'est pour sa personne que je l'apprécie différemment des gens que je trouvais sympas et cools.
"Ben, dans ce cas, ça devrait être pareil que pour un garçon non?"
Oui exactement me je n'avais pas vraiment de préjugés pour les garçons puisque beau ou moche, même si on peut porter des jugements esthétiques, ça n'a pas vraiment les même conséquences.
Mais en vérité, ce qui me frappe c'est qu'il y a une différence entre connaitre et fréquenter quelqu'un. Il y a des personnes avec qui on veut une amitié parce que l'esthétique la réputation etc en fond des gens qui, par la fréquentation nous rendent nous même plus cools. D'ailleurs c'est tellement con comme comportement...
Ce que j'ai voulu expliquer c'est que nous avons acquis durant notre vie une façon de se comporter avec l'environnement et que les préjugés font partie de cet acquis. Se construire sur cette base et devoir tout remettre en question est extrêmemnt difficile. C'est comme si on t'a appris quelque chose de certains de toute ta vie et que du jour au lendemain on t'apprend que ce n'est pas comme ça. Ce n'est pas si simple d'abandonner ses schémas surtout si on ne siat pas pourquoi on les abandonne...
Quand je disais que je croyais devenir fou (exagération...) c'est que j'avais appris à ressentir envers les gens des attirances ou de la répulsion. Tu seras plus attiré par un caractère, une façon d'être, une esthétique assez bien rendue etc... J'avais admis ça comme principe tout en préjugeant que ceux qui ne correspondent pas à mes critères ne pouvait pas espérer plus. Quand j'étais bien jeune, je me souviens même me demander comment on peut être avec une personne qui physiquement ne nous plait pas. Le désir de simplement parler est un supplice. Tout en sachant pertinnement que ce n'est pas juste mais que c'est comme ça. Me dégagent de ma responsabilité en mettant ça sur le dos de la nature : c'est pas de ma faute si j'aime ce qui est beau et que je m'éloigne de ce que je trouve laid...
Et là avec cette fille, cette façon de penser à été mis en doute : j'étais confronté à revoir ma façon de penser et donc ma façon de juger. Je n'étais soi-disant pas capable de sympathiser avec une personne que je trouvais moche et voilà que le contre exemple se produit. Ce qui veut donc dire que depuis le début, j'ai vécu avec concets faux. la vérité n'était pas que j'en étais incapable, mais que j'avais appris à ne jamais aller voir plus loin que ce que je voyais.
Ajourd'hui si j'ai un regret c'est bien celui de n'avoir pas su plus tôt comprendre ça. Je me rends compte que la plupart de mes fréquentations n'étaioent pas de véritables mais basé sur le regroupement à plusieurs sans pour autant se comprendre et s'accepter soi-même. En gros, ça veut dire que mes mêmes amis avec une apparence différente n'aurait pas pu être mes amis
Donc en gros, le préjugé domine sur la vérité. C'est dingue de savoir qu'on fréquente une personne parce qu'elle à l'air de ou l'apparence de. C'est un peu comme si mes amis qui me plaisaient à l'époque serait atteint d'une maladie ou d'un vrai problème. L'amitié était dépenadnte de mes préjugés et ça c'est ce qu'il y a de pire.
Tu vois, rétroactivement, il aurait suffit que certaines personnes ait simplement une bonne apparence pour devenir ou non mes amis.
J'ai même expérimenter là chose moi-même puisque que les gens ne me voient pas de la même façon avec ma paire de lunettes que sans. Avec j'ai l'air d'un intello et tout ce qui avec comme préjugé et sans je suis quelqu'un de passe partout
A l'époque ou je suis passé des lunettes aux lentilles, on me trouvait plus sympathique, tout d'un coup j'étais devenu plus fréquentable etc alors que mo comportement n'a pas changé d'un pouce.
Le constat est que tu peux avoir des super qualités évidentes qu'on ne reconnaitra pas tant que tu es laid. Par contre, sans être hyper intelligent ou n'avoir un talent particulier on te reconnait des qualités si "tu passes bien physiquement".
Pour l'avoir expérimenté je sais ce que je dis et ça prouve que les liens que nous avons sont très superficiels la plupart du temps. Avec mon amie, j'ai appris à dépasser ce stade et je sais que plus ou moins belle, ça ne changera en rien ce que j'éprouve. Et c'est effrayant de voir que ceux qui te fréquentent ne te parlerait pas si tu étais physiquement autre et inversement...
L'habit fait le moine ça c'est une certitude mais peu de gens ont envie de se battre contre ça et pour l'avoir fait ce n'est pas sans souffrances
mais le jeu en vaut la chandelle parce que se rendre compte que tous les liens que l'on crée sont factices ce doit être assez dur. Ne pas s'en rendre compte étant le pire si j'ose dire.
Pour résumer je croyais qu'il était naturel d'être comme ça d'avoir des attirances et des répulsions. C'est complètement faux et je comprends d'ailleurs même pourquoi certaines personnes qui font des efforts pour s'intégrer ne sont pas plus heureux que ça en s'étant adaptés à ce qu'on leur demande...
Toutes sortes de préjugés aura comme conséquence l'exclusion. Si c'est très difficile d'être victime d'une exclusion ou de préjugés, c'est encore plus dur de ne pas parvenir à s'en débarrasser ![]()
"Il y a des personnes avec qui on veut une amitié parce que l'esthétique la réputation etc en fond des gens qui, par la fréquentation nous rendent nous même plus cools. D'ailleurs c'est tellement con comme comportement..."
Ça, je ne l'avais constaté qu'en politique. Je ne savais pas que la transmission de la réputation marchait aussi à l'école. Dans ce deuxième cas, quels sont les critères déterminants?
"Par contre, sans être hyper intelligent ou n'avoir un talent particulier on te reconnait des qualités si "tu passes bien physiquement"."
La qualité ne passe donc pas sans le préjugé approprié... Je vais essayer de trouver des exemples :
- le physique pour la communication avec un individu de sexe opposé
- les résultats d'un travail (ou le diplome approprié) pour le véritable niveau en ce travail
- la vente d'un produit pour la qualité de ce produit
- la réputation d'une qualité quelconque pour cette qualité (dire à l'école que l'on est un philosophe serait du suicide)
Qu'ai-je oublié?
"Dans ce deuxième cas, quels sont les critères déterminants?"
L'esthétique et le fait d'être passe-partout je dirais.
"Qu'ai-je oublié?"
Tu peux y mettre tout ce qui est du à l'ignorance. En fait, l'illusion a plus de valeurs que le réel pour la plupart.
Mais c'est tout un système complexe du à ce que nous apprenons. Difficile de remettre en cause ce que nous avons appris puisque c'est sur ce que nous apprenons que nous nous édifions personnellement.
Ensuite il n'est pas dit encore que la conscience que l'on a d'avoir des préjugés signifie la fin des préjugés. Comme je l'ai dit, à partir du moment où socialement parlant on s'intègre dans un groupe (famille, amis, collègues etc...) on en absorbe les règles. Quelles sont morales ou non, pas d'importance puisque c'est l'appartenance au groupe qui détermine le statut. Ainsi savoir que l'on ne fait partie d'aucun groupe nous fait supposer que nous ne sommes pas "normal". Du moins la souffrance y est.
Ce qui se passe c'est que lorsque l'on décide de faire voler en éclat ses propres préjugés, il y a tout une armée de boucliers du groupe et de soi-même puisqu'il s'agit d'une remise en cause de tout. Combattre les préjugés c'est se combattre soi-même et accpeter l'idée qu'on risque de se retrouver momentannément seul et sans guide puisqu'on ne sait pas vers quoi la lutte entreprise va nous mener.
"dire à l'école que l'on est un philosophe serait du suicide"
Et pourquoi donc ? Cet exemple est très bien puisqu'il sous-entend par là que si les amis seraient au courant de ça, le "philosophe" les perdraient de suite mais surtout sauraient d'avance que le simple fait de le dire compromet une amitié possible.
En fait on le trouverait sympathique somme toute avec des qualités et des défauts etc alors que la même personne se présentant avec la particularité "philosophe" se verrai mis de côté alors que ses qualités et défauts sont les mêmes et qu'arbitrairement il n'y a rien qui rebutterait ses camarades. C'est bien donc l'étiquette de "philosophe" acquise qui vient se plaquer par dessus la réelle personne. Sans parler du fait que du coup personne ne cherchera à le connaitre par le prétexte qu'il est philosophe...
Ensuite, celui qui voudrait connaitre ce philosophe serait donc lui même interprété de fou. Ce faisant le philosophe et tous ceux qui le fréquentent sont dans un même panier...
Bref, ce n'est pas qu'il y a temps de préjugés, c'est qu'il y a beaucoup de personnes prisonnières de ces préjugés car vouloir en découdre c'est se remettre en question soi-même ![]()
J'ai pas tout lu parce que vous écrivez beaucoup pour dire peu de choses finalement. Surtout cemajo ; essaye de rassembler tes idées et de les synthétiser
A propos des préjugés, vaste sujet : il en faut pour vivre ou survivre.
N'oubliez pas qu'il y a eu une longue et lente évolution jusqu'à l'homme. Et si nous sommes là aujourd'hui et pas une autre espèce, c'est parce que nous avons réussi l'examen de la sélection naturelle. Nous étions les plus adaptés. Et pour s'adapter il faut des réflexes conditionnés, il faut des pré-savoir, des pré-jugés. C-à-d savoir à l'avance comment se comporter dans une situation donnée.
Aujourd'hui nous ne vivons plus dans une jungle sauvage entourés de prédateurs, mais ces mécanismes de défense sont gravés en nous.
Le fait est que nous avons besoin de préjugés pour vivre, sinon nous n'aurions rien inventé, comme bâtir une hypothèse sur la base d'une autre hypothèse et ainsi de suite. Mais nous faisons aussi un excès d'adaptation, dans le sens ou si un savoir a été vrai un jour, nous tenons comme acquis que ce savoir sera vrai pour toujours.
Nous sommes aussi les inventeurs de la science, nous les humains. Cette science qui est ce que nous possédons de plus dynamique, car elle se remet en question à la lumière de faits nouveaux.
Le problème que je pose est le suivant : pourquoi - alors que la sphère des activités scientifiques de l'homme évolue sans cesse et se remet en question - la sphère affective, sociale, relationnelle, non-scientifique de l'homme est identique à peu de choses près à cette même sphère mais d'hommes ayant vécu il y a 4 ou 5 millénaires? Pourquoi n'avons-nous pas vécu dans la sphère affective le bond que nous avons vécu dans la sphère scientifique? Pourquoi un tel décalage? Pour le dire simplement et grossièrement : pourquoi sommes-nous toujours des barbares?
La réponse est que je ne sais pas vraiment, mais ce n'est pas l'essentiel. L'important est de trouver des solutions à ce problème.
Quelle pourrait être la solution?
Si ces réflexes, ces instincts sont gravés en nous, avons-nous un moyen de modifier les comportements qui en découlent? Je (et bien d'autres) dis oui. En tous cas, nous nous devons, en tant qu'espèce humaine, de faire l'effort d'essayer.
J'ai mon idée sur la solution, mais vous, quelle est la vôtre?
Effectivement nous avons bien avancé intellectuellement parlant. C'est en moralité que ça prend plus de temps.
Un exemple bien concret : l'énergie ! Nous savons que la ressource énergétique tel le pétrole s'amenuise. On se dit qu'on aura le temps pesnat qu'on verra comment faire le moment venu. Ce que les gens oublient c'est qu'il va falloir une alternative au pétrole. Trouver la (ou les) solution(s) et la mettre en place demandera du temps. Temps pendant lequel nous devrons faire sur les réserves de pétrole.
Sans oublier que celui-ci s'amenuisant de jour en jour et devenant rare, il va couter de plus en plus cher. Bien conscient que nous sommes de ce phénomène, change-t-on nos habitudes ? Sommes-nous prêts à prendre les transports en commun, à faire du covoiturage ? Parce que c'est utile pour pouvoir mettre en place le nouveau système d'énergie qui va le remplacer...
Et là où j'en viens de la moralité, c'est que cela implique le partage, cela implique la prise de conscience personnelle. Il faut donc que nous travaillons à un nouveau système de consommation ce qui implique obligatoirement notre volonté. On nous demande de consommer autrement de partager le peu qu'il reste plutôt que de continuer dans l'individualisme et bien non, il est difficile de s'y mettre.
C'est notre plaie ! La moralité est à la base de tout car tant que l'égoïsme prédominera, il n'y aura pas de solution durable.
C'est un exemple qui s'éloigne des préjugés mais je voulais démontrer au sein d'un problème actuel les conséquences de l'égoïsme qui, selon moi, reste à la base de tout préjugé ![]()
On proteste et on défile, on crie et on hurle, le malheur se fait allégorie dans les cris ; mais qu'est-ce que le malheur ?
A quoi bon chanter au gouvernement qu'il ne faut pas supprimer de postes dans l'enseignement ? A quoi bon aussi, vouloir que l'on créé une licence langue mortes ? Chacun sait que si le gouvernement agit ainsi, c'est pour le bien de notre économie. Car notre économie, sur quoi est-elle fondée ?
Sur la croissance perpétuelle, sur la création de richesse. Et pourquoi en est-il ainsi ? Parce qu'on ne survit pas à ses voisins si l'on agit pas de la sorte.
Ce que je veux faire voir, c'est qu'il ne faut pas s'attaquer aux causes secondaires, mais aux causes efficientes. Qu'est-ce que la cause efficiente de tous les problèmes "socio-économiques" (quelle horreur que ce mot) ?
La cause efficiente, c'est le capitalisme. Et tant que notre société sera fondée sur le profit, sur le capital, alors ces problèmes referont surface ; ou il s'en créera d'autres. Arrêtons de croire que l'on peut sauver le système, car tout est à casser, comme une maison aux fondations instables.
Imaginons un ivrogne, qui voudrait arrêter de boire, et qui dirait : pour ce faire, je vais passer de la vodka au pastis.
C'est drôle, non ? Pourtant, c'est ce que tout le monde dit...
voila une conférence qu'un certain krishnamurti a donné à l'onu il y a une 20aine d'années, je l'ai vue seulement il y a quelques jours et je ne connaissais pas cet homme, et je me suis rendu compte qu'il disait beaucoup de choses que je pensais.
http://www.dailymotion.com/video/x48j49_j-krishnamurti-at-un-11th-april-198_events
http://www.dailymotion.com/video/x48jd2_j-krishnamurti-at-un-11th-april-198_events
http://www.dailymotion.com/video/x49oaw_uno-parliament-questions-krishnamur_events
http://www.dailymotion.com/video/x49oo7_uno-parliament-questions-krishnamur_events
cemajo, il existe ce qu'on appelle le "biais de statu quo", c'est une attitude mentale qui présente toute nouveauté comme comportant plus de danger potentiel que de bénéfice potentiel. C'est ce qui fait que l'homme ne met en route des changements que lorsque la catastrophe est déjà là, ou très proche. Ça nous provient encore de la longue évolution, des instincts de survie qui étaient là pour assurer la survie de l'organisme avant toute chose. C'est le proverbe "un tiens vaut mieux que deux tu l'auras". Pourquoi prendre des risques si on y est pas obligé?
C'est ce qui se passe avec le pétrole, avec l'écologie, avec la démographie mondiale, la famine et avec le capitalisme etc.
Notre technologie a créé un monde qui nous dépasse parce que nous sommes lents à remettre en question ce que l'on prend comme vrai ou comme faux. Le confort des dominants fait office de vérité.
Le problème pour moi, c'est que le système que nous avons créé et dans lequel nous vivons, est un système qui est directement calqué sur nos instincts de survie. C'est le profit pour - croit-on - être à l'abri du besoin. C'est le productivisme parce que ça vous pose en dominant si vous êtes nanti. Si tout le monde était nanti, ça ne poserait pas de problème, mais seulement une minorité en profite, tandis que la majorité trime ou meurt de faim. Le problème c'est que c'est ce qu'on vous apprend dès l'école, faut être performant, faut battre les autres, faut être le meilleur. C'est la compétition partout et tout le temps, que ce soit pour draguer la blonde, avoir les meilleurs résultats scolaires, le plus gros compte en banque etc. On voit où mène un tel système : dans la compétition il y a toujours des gagnants et des perdants, et dans notre monde il y a une minorité de gagnants, toujours les mêmes, et une majorité de perdants qui sont écrasés. Même si vous ne voulez pas jouer, vous n'avez pas le choix car on vous explique les règles du jeu depuis votre enfance. Derrière tout ça il y a l'idéologie des gagnants, des dominants : les actionnaires, les investisseurs. Y a-t-il une raison objective au fait que l'actionnaire possède plus de valeur que le travailleur? Il y en a pas, parce que c'est l'idéologie du dominant, et c'est un énorme préjugé. Les grandes banques mondiales font ce qu'elles veulent, l'argent se concentre chez elles. Pourquoi les salaires sont-ils si bas? Pourquoi un salaire permet-il tout juste de se tenir à flots? C'est une idéologie. C'est l'esclavagisme moderne.
Tout ça est tellement ancré dans ce monde, qu'on a peine à croire que ça puisse changer, volontairement. Il va falloir attendre la catastrophe pour une prise de conscience. Parce que des millions de gens qui meurent de faim chaque année n'est pas une catastrophe suffisante, tant que les dominants ne sont pas touchés.
"La cause efficiente, c'est le capitalisme."
Oui mais d'où vient ce capitalisme ? parce qu'il faut bien que des humains le pensent et le mettent en pratique. Ca donne aussi l'impression que la masse se déresponsabilise puisqu'il ne leur appartient pas de décider : on laisse ça au soin des dirigeants politiques...
Et ce qui est marrant d'après une étude réalisée auprès des gens, ils sont une majorité à croire que le système politique ne sauvera pas la populace de la crise, mais que les gens eux-mêmes et leur conscience feront leur salut. C'est contradictoire que de voter un système politique et de savoir que cela n'apporte au final pas grand chose
Il est vrai aussi que pour sortir du capitalisme, il ne suffit pas que le gouvernement en place décide autrement mais que NOUS citoyens décidons de partager. Quand on voit le mal que l'on a à respecter les consignes écologiques telle que l'économie d'énergie etc...
Ca demande une prise de conscience énorme à chacun de nous. Au fond sommes-nous individuellement prêt à nous serrer la ceinture ?
"C'est bien donc l'étiquette de "philosophe" acquise qui vient se plaquer par dessus la réelle personne."
Certains n'aiment effectivement pas le profil philosophe mais aussi, il est inconcevable pour beaucoup que quelqu'un puisse être philosophe jeune. Si tu n'es pas à la base considéré comme philosophe, le préjugé te ferras passer pour un crâneur (même si ce n'est pas ton but).
"Le fait est que nous avons besoin de préjugés pour vivre, sinon nous n'aurions rien inventé, comme bâtir une hypothèse sur la base d'une autre hypothèse et ainsi de suite. Mais nous faisons aussi un excès d'adaptation, dans le sens ou si un savoir a été vrai un jour, nous tenons comme acquis que ce savoir sera vrai pour toujours."
Pour avancer, nous n'avons pas forcément besoin de considérer des faits comme aquis mais comme probables. Et la possibilité de remettre en question permet d'avancer plus rapidemment car certaines bases sont fausses.
"Pourquoi n'avons-nous pas vécu dans la sphère affective le bond que nous avons vécu dans la sphère scientifique? Pourquoi un tel décalage? Pour le dire simplement et grossièrement : pourquoi sommes-nous toujours des barbares?"
Pour être scientifique, il faut avoir le niveau. Les philosophes compétents sont peut-être plus nombreux que ces derniers. Quelqu'un de "moyen" admet toute idée reçue comme admise. Il est souvent aussi mauvais sur le plan scientifique que sur le plan affectif.
A ce propos, J'ai observé au primaire un cas assez interressant : deux enfants se disputaient, et celui qui s'était plaint en premier à la maitresse avait raison, et l'autre était en tort. Lorsque deux informations contradictoires sont transmises à un individu, c'est la première qui prime, et ça pose souvent beaucoup de problèmes.
"Tout ça est tellement ancré dans ce monde, qu'on a peine à croire que ça puisse changer, volontairement. Il va falloir attendre la catastrophe pour une prise de conscience."
Oui, presque tout le monde considère notre absurde monde comme normal.
"Ca demande une prise de conscience énorme à chacun de nous. Au fond sommes-nous individuellement prêt à nous serrer la ceinture ?"
Logiquement, non. Les êtres raisonnés n'ayant pas accès au pouvoir (politique ET économique), le monde est voué à sa perte.
"cemajo, il existe ce qu'on appelle le "biais de statu quo", c'est une attitude mentale qui présente toute nouveauté comme comportant plus de danger potentiel que de bénéfice potentiel. C'est ce qui fait que l'homme ne met en route des changements que lorsque la catastrophe est déjà là, ou très proche. Ça nous provient encore de la longue évolution, des instincts de survie qui étaient là pour assurer la survie de l'organisme avant toute chose. C'est le proverbe "un tiens vaut mieux que deux tu l'auras". Pourquoi prendre des risques si on y est pas obligé?
C'est ce qui se passe avec le pétrole, avec l'écologie, avec la démographie mondiale, la famine et avec le capitalisme etc."
Effectivement mais nous sommes à un point où nous n'avons plus d'excuses puisque nous sommes conscients que par le passé anticiper des catastrophes permettait de limiter les dégâts et surtout nous en avons acquis de l'expérience.
Ensuite, tout se tient à la logique : même en admettant que la pénnurie totale de pétrole n'arrive pas avant longtemps, sa diminution elle, est inévitable. Qui dit diminution dit raréfaction donc augmentation des prix. Ce sera d'abord une énorme catastrophe pour ceux qui devront laiser leur voiture au garage et prendre les transports en communs ou autres...
Ensuite, même en trouvant un système rapidement, il y a de grandes chances que les voitures que nous avons ne soient pas compatibles avec la prochaine source d'énergie. Donc il faudra les recycler et produire de nouvelles voitures (ou moteurs) du moins et au mieux il faudra les modifier
Tout ça ne sera pas gratuit, donc la catastrophe est inévitable même en trouvant une nouvelle source. Tout le monde le sait où devrait le savoir mais on s'en fiche
On échappera pas à cette pénurie d'énergie et là encore il y aura les plus riches et il y aura les autres...
Les différents témoignages sur les préjugés étaient interressants. Je me pose actuellement la question suivante :
Comment dans une société un préjugé se construit-il?
Tout d'abord, un préjugé peut provenir des "statistiques". Celles-ci créent un lien entre deux causes même si leur rapprochement est infondé.
Exemple (métaphore) : Quatre blonds et quatres roux pratiquent des études. Le hasard et les moeurs veulent que trois blonds et un roux entrent dans une école d'ingénieur, et que un blond et trois roux choisissent l'informatique.
Lors du recrutement, le roux aura des difficultés à se faire accepter pour un poste d'ingénieur tandis que le blond aura du mal à être reçu pour un poste d'informaticien.
Et même si maintenant, presque personne n'est assez idiot pour croire que les cheveux aient une telle influence, d'autres crictères fictifs (comme l'origine) surpasseront les critères qui ont une influence réelle (capacités à raisonner, connaissances spécifiques...).
Ainsi, de faux rapprochements sont engendrés par ce type de raisonnement. Ah, si seulement les gens étaient capables d'appliquer le côté intelligent du raisonnement scientifique qu'on leur enseigne, en vain.
D'autres liens, par contre, sont directement assimilés à l'Homme dans sa propre nature. Il s'agit de préjugés que l'on aurait dès la naissance.
C'est cette faiblesse qui rend la communication si efficace. Apparence, ton de la voix, gestes, expression, orientation du visage...etc engendrent des conclusions immédiates : Il est gentil/méchant, sérieux/pas sérieux, interressé/lassé...
Il s'agit, de façon plus générale, de la confusion instinctive entre être et paraître.
Sinon, il y a aussi des préjugés qui naissent avec les communautés. Les gens portent des préjugés positifs sur les membres de leur communauté et parfois même des préjugés négatifs pour ceux qui n'y appartiennent pas (le racisme). Les communautés se forment principalement à partir de la religion et du sexe.
Quels autres mécanismes engendrent des préjugés?