faire notre devoir ?
Voilà le sujet que j'avais choisi au bac et grâce auquel, j'ai pu avoir le 20 tant mystifié. ^_^
Voici l'intro, j'attends des critiques et/ou remarques.
A mon sens, elle désigne la convergence et la polarisation des forces affectives, l'empire sur la conscience d'une structure unique et unifiante qui thématise l'univers personnel, donne à tout ce qui est vécu, perçu et pensé, des significations univoques et unilatérales, et motive impérieusement l'action. Elle est ainsi différente du sentiment en ce sens où, alors que celui-ci semble régulateur, la passion est dérégulatrice. Elle se manifeste en effet par la diminution voire la perte de l'esprit critique et du sens moral. Quant à la notion de devoir, son existence ne tient qu'à la présence de la conscience morale, consituée par, d'une part l'ensemble des interdits sociaux et parentaux que l'on a intégré depuis la plus tendre enfance, mais également à la présence de la Raison, faculté primordiale et indispensable étant le propre de l'homme, de distinguer le vrai du faux et par là-même oeuvrant dans le sens de la reconnaissance du devoir.
Le sens du sujet est alors le suivant: Les passions obstruent-elles à ce point notre libre accès à la Raison, qu'elles nous fassent oublier que l'on est homme et que de ce fait l'on est tenu de respecter un certain mode de vie, fait de droits et surtout de devoirs ?
Le problème naît du fait que la notion de passion donne lieu à des définitions et des conceptions antithétiques. En effet, alors que pour certains, elle agit véritablement comme une entité unificatrice et dominatrice, destructive, faisant oublier à l'homme cela-même qui fait de lui un homme, à savoir le fait qu'il est une fin en soi, et que donc il peut lui-même choisir ses fins, pour d'autres au contraire, la passion agit comme une énergie spirituelle formidable, permettant à l'homme de se transcender, et du stade de la finitude, passer au stade de l'infinitude. Les passions consituent-elles donc un pont entre l'homme et l'animal, le privant donc du libre accès à sa Raison et donc à la pleine connaissance de ce que sont ses devoirs ou entre l'homme et Dieu.
Merci de m'avoir lu.