"Les découvertes scientifiques n'ont pas pour but de renverser la philosophie mais d'expliquer le monde. Si une philosophie n'est pas basée sur notre monde elle sera balayée, une basée dessus sera au contraire soutenue."
Le présupposé est ici que la science est bien basée sur notre monde et qu'elle l'explique bien.
Je conteste le principe de cette présupposition.
Ce ne sont pas les exemples qui manquent à ce sujet: l'atome pour ne prendre que lui, ne fait pas partie du monde tel que je le vis, il ne fait pas partie des phénomènes qui se présentent à moi.
Alors que dit-on exactement quand on affirme son existence ?
De quel monde parle-t-on ?
Qu'entend on d'ailleurs par le terme de monde ?
Si par monde on entend ce qui se présente à l'homme, ce dont l'homme peut faire l'expérience alors l'atome n'en fait pas partie.
J'ai, à ce propos, un ami qui est complètement anti-atomiste, qui refuse de penser une unité indivisible de la matière (ce que du reste l'atome n'est pas, mais on pourrait descendre à une plus petite échelle).
Son argument étant qu'en pensant une matière divisible à l'infini, et bien on est alors obligé de penser les êtres, les corps, dans leur ensemble, dans ce qui fait leur unité (en sorte qu'il s'agit plus ici d'un esprit de synthèse que d'analyse).
Je trouve l'argumentation recevable.
Il n'y a peut-être donc pas que la philosophie qui est menacée par le danger de divaguer et de parler de ce qui n'existe pas mais peut-être aussi la science ou la méthode scientifique.
Cependant, pour pouvoir remettre en cause la conception scientifique du monde, il faut bien entendu se verser dans les sciences à un degré suffisant, ce qui n'est pas chose facile ni rapide.
"Son argument étant qu'en pensant une matière divisible à l'infini, et bien on est alors obligé de penser les êtres, les corps, dans leur ensemble, dans ce qui fait leur unité"
Je n'ai pas compris le lien entre la cause et la conséquence.
L'intérêt de la science par rapport à d'autres philosophies est qu'étant basée sur des perceptions, on peut interagir avec un "monde matériel" (dont l'existence est supposée par le fait qu'on ait des perceptions venant de celui-ci (la supposition est à cet endroit)).
Il se trouve que notre niveau de vie a considérablement changé grâce, surtout, à ce genre de suppositions, et il est normal qu'on s'y intéresse d'avantage.
On peut finalement aussi préciser que l'homme recherche la connaissance par utilitarisme.
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"Le présupposé est ici que la science est bien basée sur notre monde et qu'elle l'explique bien.
Je conteste le principe de cette présupposition."
Raté, elle explique de façon parfaite l'approximation faite du monde.
Et la validité de l'approximation est justifiée par des mesures absolues. ^^
"Ce ne sont pas les exemples qui manquent à ce sujet: l'atome pour ne prendre que lui, ne fait pas partie du monde tel que je le vis, il ne fait pas partie des phénomènes qui se présentent à moi.
Alors que dit-on exactement quand on affirme son existence ?"
il fait partie des phénomènes qui se présentent à toi, supposons que tu as une montre à aiguilles, tant que tu ne l'ouvres pas tu ne pourras voir les mécanismes, là c'est pareil, tant que tu ne pourras faire les expériences tu ne pourras "voir" les atomes. Il n'empêche que la façon d'ouvrir la montre ou de "voir" les atomes est connue et que n'importe qui avec le bon matériel peut la réaliser et voir les conclusions édictées par les scientifiques. ^^
"De quel monde parle-t-on ?"
de celui dans lequel tu vis. ^^
"Qu'entend on d'ailleurs par le terme de monde ?" simple l'univers matériel et immatériel généré au moment du big bang, et blablabla...
"Si par monde on entend ce qui se présente à l'homme, ce dont l'homme peut faire l'expérience alors l'atome n'en fait pas partie. "
La science explique le mécanisme du monde, de la même façon qu'un horloger peut t'expliquer comment fonctionnent les rouages d'une montre pour que tu n'aies pas besoin de l'ouvrir toi même.
C'est l'avantage des sciences : leur caractère (quasi)absolu et vérifiable à n'importe quel moment en n'importe quelles conditions (du moment qu'elles n'influencent pas le problème bien entendu).
"J'ai, à ce propos, un ami qui est complètement anti-atomiste, qui refuse de penser une unité indivisible de la matière (ce que du reste l'atome n'est pas, mais on pourrait descendre à une plus petite échelle).
Son argument étant qu'en pensant une matière divisible à l'infini, et bien on est alors obligé de penser les êtres, les corps, dans leur ensemble, dans ce qui fait leur unité (en sorte qu'il s'agit plus ici d'un esprit de synthèse que d'analyse).
Je trouve l'argumentation recevable. "
Il a aussi tout fait le droit de penser que le ciel est violet à pois verts et à rayures rouges parce que ça fait joli, ce n'est pas pour autant qu'il aura raison, qui plus est quand il y a des preuves formelles du contraire. ![]()
Nous ne sommes pas dans un monde théorique, notre univers est en grande partie mesurable avec les instruments adéquats. Cracher sur ses instruments et les résultats qu'ils offrent c'est faire exactement la même chose que se crever les yeux (ou d'éteindre toute forme de source de lumière) avant de regarder une peinture pour la première fois et prétendre ensuite pouvoir la décrire dans ses moindres détails (visuellement bien entendu).
"Il n'y a peut-être donc pas que la philosophie qui est menacée par le danger de divaguer et de parler de ce qui n'existe pas mais peut-être aussi la science ou la méthode scientifique. "
Les sciences ne divaguent pas car elles doivent être prouvées selon des méthodes strictes et absolues. Les théories scientifiques par contre le peuvent, mais uniquement tant qu'elles ne sont pas validées par la communauté scientifique.
Par contre on peut remarquer que l'explication d'un phénomène peut être erronée (mais les résultats valides par le biais du hasard) et que les résultats peuvent être précisés. Donc si la justification des théories scientifiques reconnues peut être remise en cause, la théorie en elle-même ne le peut-pas, sauf par une théorie la précisant (et qui correspondrait à une modélisation plus fine du réel).
le temps est une invention humaine, il n'y a a proprement parler pas de temps, juste des objet qui agissent et on décide de se référer à ces choses, ainsi on compte en jour mais on pourrait dire qu'un jour est un tour de la terre sur elle même, une secone est 1/xxxx tour de la terre sur elle même, on a décider de lui donner une mesure. Et étant donné que beaucoup de chose avait une duré d'agissement limité, comme l'homme peut "agir de vivre" durant 80 ans par exemple et que l'agissement se faisait dans un seul sens les voyages dans le temps et autre fantasme n'existeront jamais
"le temps est une invention humaine, il n'y a a proprement parler pas de temps"
Tu viens de faire rigoler toute la communauté scientifique. Bravo. ^^
Le reste du message étant du même acabit (allant de la confusion entre temps est unité de mesure temporelle aux évidences du voyage temporel, ...) je ne commenterais même pas.
Désolé mais je ne vois pas pourquoi...
Enfin j'ai fais rire la communauté scientifique (qui ne vient très certainement pas ici) j'aurais fais quelque chose de bien ![]()
Sur le forum paranormal le plus connu, qui compte des scientifiques de profession, des historiens et autre, j'ai croisé bien plus de borgnes et d'aveugles qu'ici, et je n'ai pas eu trop à attendre pour me faire bannir ; car leur ignorance était-elle que mes mots ne demandaient qu'à exploser partout pour dénoncer leurs stéréotypes.
bikenaab
C'était assez clair, pourtant : le temps existe indépendamment de nous.
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bikenaab le temps a été reconnu comme une dimension de notre univers physique. ![]()
pour ceux qui affirment qu'on ne vit qu'au présent, le présent est un instant où tout est figé
mais on vit en fonction du passé plus ou moins très récent, par exemple quand quelqu'un voit un objet qui se situe à 1 mètres, les rayons lumineux réfléchis par l'objet ont mis plusieurs millionièmes de secondes à parvenir à l'oeil puis un certain temps pour "arriver au cerveau", de fait que tout ce qu'on voit est passé, cela est vrai pour les autre sens comme l'audition ou le toucher ect...
donc on vit toujours par rapport au passé mais pas au présent qu'on ne peut jamais atteindre et qui n'est qu'une vue d'esprit
Le temps est une dimension factice créé pas l’Homme pour mesurer l’état d’avancement d’une ou plusieurs réactions.
Moi je te dis que le lien de causalité sur lequel on raisonne fout tout ça en l'air.
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Ahhh, débattre sur le temps, j'en aurai passé des nuits de méditation.
Méditer sur Le temps, c'est méditer sur l'existence elle même.
Passé-présent-avenir : voila de quoi le temps est fait, et seulement l'un de ces trois moment m'est réellement donné, le présent.
ce qu'il y a de réel dans le passé, c'est qu'il fut, ce qu'il y a de réel dans l'avenir c'est qu'il sera.
Seul le présent est subit. Seul le présent existe donc.
Et pourtant, d'où le paradoxe : il n'y a que le présent qui n'existe pas.
Apres réflexion, on se rend compte que le présent est composé de deux moment qui sont justement eux la particularité de ne pas être présent.
L'un est le moment qui vient tout juste de s'écouler et l'autre est le moment qui va tout de suite arriver.
Ou se trouve donc alors le présent entre l'immédiatement passé et l'immédiatement futur?
Certain philosophe on essayer de s'expliquer le temps, comme Descartes avec sa théorie de la Création continuée ou même Aristote.
La question reste sans réponse. ![]()
Le présent est inclus dans le futur. Dans les deux cas, c'est une planification à partir de données acquises dans le passé.
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J'adore la phrase dite comme une évidence.
En un mot : décevant ![]()
Si l'on considère que tout se qui se passe dans l'univers est une réaction logique et donc prévisible entrainée par plus ou moins de facteurs, est-ce que ça ne voudrait pas dire que l'on pourrait calculer le futur à condition de connaître tous les facteurs très précisément ?
Et donc est-ce que ça signifie que tout est déjà prévu ou que tout est prévisible ?
C'est peut être la question , non ?
La chose qui nous fait penser à un présent c'est qu'on a l'impression de ne pas connaitre le futur mais peut être vit-on tous les moments en même temps d'un côté puisque qu'au final si on s'arrête à un moment M de notre existence rien ne nous permet de dire si l'on a vraiment vécu le passé et si le futur existe, à part notre mémoire qui n'est pas forcémment véritable... donc un moment M peut très bien exister séparément de tout autre moment sans que l'on ne s'en rende compte, d'un simple point de vue personnel dans notre perception personnel des choses 'est possible, même si c'est à peu près du même ressort que toutes ces théories plus ou moins conspirationniste...
Curdt
Je laisse le vulgaire faire le même cheminement de pensées que moi.
Derhek
Le déterminisme s'arrête à l'aléatoire pur du quantique ; mais on sort de la logique, à ce moment (à moins d'en utiliser une englobante, ce qui sort de la philo quand même).
Aussi, la mémoire est jamais corrompue, en philo.
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On en sait trop peu (y'en aura toujours pour dire le contraire) sur la mécanique quantique pour pouvoir affirmer qu'il s'agit de hasard. On a souvent attribué au hasard les sujets trop peu connus.
Il s'agit à mon sens d'une hypothèse, d'une thèse, rien d'autre.