Voici un texte tiré du bouquin d'echkart tolle sur lequel je rebute et je ne suis pas d'accord , en gros ca parle du temps et du moment présent je laisse un lien ici car c'est assez long , moi je trouve qu'il ya de quoi debattre et surtout que c'est assez dangereux ...:
http://www.cmaq.net/fr/node.php?id=22983
Je n'ai lu que la première moitié mais je comprend et acquiesce totalement la globalité, ça me parait être un texte très clair et intelligent, en fait j'expliquais la même chose à quelqu'un y a 20min. xD
ah ben faudra m'expliquer parce que moi j'ai un trop compris mais ca m'a foutu les boules ..
Bah c'est expliqué d'une façon assez sectaire il faut avouer. ![]()
C'est vrai qu'il y'aurait peut être moyen de l'expliquer sans ces histoires de corps de souffrance qui sont assez... conceptuelles je dirais. x]
Mais bon c'est vrai que dans le fond l'idée est pas mal, mais bon si on fait vraiment abstraction de la notion de temps, est ce qu'on ne se rapproche pas trop de l'animal, comme le montre cet extrait?
"Imaginez la Terre dépourvue de toute vie humaine et n'abritant que plantes et animaux. Y aurait-il encore un passé et un futur? Parler du temps aurait-il encore un sens? La question "Quelle heure est-il?" ou "Quelle date sommes-nous?" - s'il y avait quelqu'un pour la poser - serait vraiment insignifiante. Le chêne ou l'aigle resteraient perplexes devant une telle question. "
Quelle heure?" demanderaient-ils. "Euh, bien entendu, il est...maintenant. Nous sommes maintenant. Existe-t-il autre chose?". "
Après reflexion, et relecture se passage, je me dis que j'ai tort, donc que je dois avoir mal compris. ![]()
Mais bon, je laisse quand même cette idée histoire qu'on me contredise et que je comprenne mieux. ^^
j'adore la fin
"Voilà mes amis(es) comment on peut vivre avec un minimum de peurs, sans emploi, sans statut social, sans conjointe, sans horaire, sans bruits, sans dépendances, sans attentes, sans systèmes de croyance, sans identification collective, sans désir de fuir, etc. Vivre avec tout ses « sans » permet à le vie de remplir l’Espace enfin disponible."
Je sais pas si ca a été rajouté pour faire de l'humour, mais si c'est vrai autant se tuer quoi ![]()
euh non, faut pas se tuer.
Sinon, en fait, ce site propose le meilleur moyen d'etre heureux et libre. Ne se souciez que du présent, que des diz prochaines secondes grand max.
Il ne faut jamais etre sur la defensive, et encore moins sur l'offensive.
Bref, faites l'amour pas la guerre.
Si tu as des questions plus précises sur le texte, je veux bien essayer de t'aider à capter.
ben vivre sans emploi , sans statut social, sans conjoint, il a voulu dire quoi par la?!!! moi j'ai pas envie de vivre sans et d'ailleurs on ne peut pas , j'ai envie d'avoir une femme des enfants et un métier moi , nan mais c'est quoi ce délire?!!!
Bah justement, c'est juste qu'il faut pas se fixer la dessus, sinon on avance plus. Faut vivre la vie comme elle vient. C'est sur que l'idée est dure à accepter, mais bon... C'est peut être le seul moyen d'être "heureux", faire abstraction de ses désirs, vivre le moment présent, sans les oublier non plus. Facile à dire, pas facile à faire.^^
Ptdr ah oui la fin est assez extrême. :p
Le mec propose de carrément sacrifier tout ce qui est "superflux" selon sa croyance, donc c'est vivre une vie d'ascète.
Perso je serais plutôt du style à dire que, par exemple pour le fait d'"avoir" une femme, il ne faut pas se pourrir le présent en se rappelant sans cesse ce désir, mais profiter de ce qui est à notre portée actuellement puis accomplir cette envie quand l'occasion se présente.
On dit souvent "tu devrais être content, il y a plus malheureux que toi", cela montre notre nature qui est de toujours désirer plus que ce qu'on a. Même si tu avais la femme de tes rêves tu te plaindrais d'avoir un boulot de merde, et quand t'aurais un super boulot tu te plaindrais que tu t'ennuies ect... Donc la clef du bonheur selon bouddha et compagnie ("Bouddha énonce [...] la soif et le désir sont à l’origine de la douleur") c'est de se sortir du cycle du désir, de savoir être heureux avec le peu qu'on a. Il faut être très fort spirituellement pour pouvoir appliquer ça à 100%.
C'est discutable.
Personnellement je trouve ce que dis ce texte assez vrai. Il reprend le carpe diem en le mixant avec la liberté intérieure stoïcienne. En fait il faut profiter de l'instant présent, sans regret. C'est surtout valable dans nos sociétés chronométrées, où on doit profiter de la moindre seconde (bon la j'extrapole, des glandeurs il n'y en a toujours^^). Il faut se laisser aller, car rien n'est important à part notre etre : quand on se dit que rien n'est important, quand on accepte le présent, on est libres. Evidemment si on va jusqu'au bout de cette pensée, la vie sociale est impossible. Mais c'est néanmoins un bon moyen de recentrer ses priorités ![]()
ben moi qui suit en depression et ai des crises d'angoisse depuis de nombreuses années ce bouquin m'angoisse plus qu'autre chose et comme je fais toujours dans les extremes je me suis replié sur moi-meme , je suis toujours sans emploi ,chez mes parents et c'est le genre de texte qui ne m'incite pas a vivre et m'oblige a refouler et a ne rien ressentir , alors je sais que chacun le voit comme il le veut mais moi je trouve que ca peut etre dangeureux pour certain comme moi , voir meme mener au suicide...
lol si tu sens mal, arretes l´ordi deja.
arretes la télé aussi si ce n´est deja fait.
Cela te rendra plus vivant.
Le truc en fait, c´est de te considérer comme un personnage de jeux de role. Il peut souffrir, il peut discuter, il peut se faire plaisir, il fait tout ce que tu lui dictes de faire. Là est la solution simple adaptée aux geeks je crois.
La différence entre la vie d´un personnage de jeux vidéo et la tienne ?
Aucune.
Il faut que tu vives hors de toi meme, c´est ça etre en observateur.
Imagines toi que tu es dans hitman par exemple, tu es juste derriere le type, tu le commandes. Ce type, c´est toi. Avec un code barre (enfin, pas encore). Bah tu n´en a rien a fouttre de te prendre une balle dans le jeu. Bah dans la vie, il faut faire pareil.
Tu es un personnage de jeux video, tu diriges. Et qu´est-ce que tu as envie de faire ?
Flatter ton égo comme rambo et tirer sur tout ce qui bouge ?
Non, c´est un mauvais jeu.
Il faut que tu sortes, tu parles aux gens, t´en a rien a fouttre. Tu es dans un jeu vidéo et lorsqu´un PJN t´envoie chier, tu te sens pas mal pour autant. Bah dans la vie c´est pareil. Puis un jour, demain, ce soir, tu tomberas sur un PJN sympa, avec un joli corps de soubrette, et tu la petes. Comme dans Fallout.
Bref, considere que tu vis dans une prison. Cette prison, c´est toi meme. Alors tu t´evades, donc tu n´as plus aucune consideration pour la mort. Elle n´existe pas, elle ne sert a rien. Tu n´as plus aucune consideration pour la colere, le cote obscure de la force, car vu que tu n´es pas ton perso, tu t´en fout qu´il souffre. Qu´il le fasse si ça l´amuse mais toi, tu es au dessus.
Une fois que tu auras intégrer que tu n´es rien, et en meme temps immortel. Que la souffrance, elle se dépasse. Alors tu vivras heureux.
Et tu ressentiras que le positif, tu t´eclateras de temps en temps a retourner dans ton corps lorsque quelque chose est agreable.
Bref, personnellement j´y songe depuis une paire d´annes, j´attends d´avoirr mon diplome pour le faire, mais j´ai les pieds qui me demangent. Je pense que le bonheur se trouve dans la nature. La bas, tu vis que le present. Tu t´éclates. Plus de quetes à la con genre, abrutis toi devant un ordi 7h par jour et je te donne 2000po. Dans la nature, tu croises que des gens sympas, des hippies, des chéchés, des routiers. Et au hasard de ton aventure, tu rencontreras des gens biens, des endroits magnifiques. Et tu te diras : la machine m´emmerde, je la quitte. Je suis un putain de perso dans un jeux video, j´ai envi de changer le cours de la trame. Tu n´as rien a perdre mec, au referentiel de l´univers : l´infini, tu es DEJA mort.
Et est ce qu´un mort a peur de la mort ?
est ce qu´un mort a peur de la souffrance ?
Non, tu vis chaque moment comme si demain, t´étais mort. Dans l´optique du jour ou tu le seras plus qu´aujourd´hui - d´etre mort -, il faut que tu te dises : je n´ai aucun regret, aucune larme, j´ai essayé le monde qui me plaisait de jouer dedans.
Tu captes a peu pres ce que je veux dire ?
Apres pour toi, moi, c´est dur a faire. On a monté des resistances naturelles. Car ta souffrance, c´est ton égo. Et il ne va pas se laisser detruire a un simple pixel dans un jeux video. Et donc, la seule maniere de l´avoir, l´ego, c´est de le depasser. Par la position d´observateur. De celui qui clique a qui tu parles, qui choisis ces dialogues.
Personnellement, je me marre bien. Je me dis ça (le delire sur les jeux video) depuis une paire d´annes deja. Bah au bahu, il y a eu un memorial d´un mec qui s´est fait tué en boite. Bah j´ai decide que mon perso allait se marrer en chantant "C´est mon dernier bal, ma derniere virée, demain dans le journal, yora mon portrait" (Renaud). Pareil pour le WTC, quand quelqu´un en parle, je dis "Allelujia, it was raining men !!".
Meprise la mort, et tu n´auras plus besoin de ton ego de souffrance. Tu n´auras pas besoin de dieu, ni de diable.
Tu es un perso dans un putain de jeux vidéo.
Fais en ce que tu veux.
merci d'avoir pris le temps de m'avoir repondu , serieux la j'en ai la larme a l'oeil
de rien :D
ça fera 5€ la psychanalise ^^
un petit pack de binouze ^^
lool
nico_co_8
c'est le genre de texte qui ne m'incite pas a vivre et m'oblige a refouler et a ne rien ressentir==> en fait ce texte suit une logique particulière (stoïcienne). Meme par préjugé je pense que tu as déjà du entendre parler du stoïcisme. En fait il ne s'agit pas exclusivement d'un idéal de rigueur morale. Tu n'es pas sensé refouler quoi que ce soit, mais bien plutot l'accepter. Ici, il s'agit donc de ne pas te focaliser sur ta peur du futur par exemple, et de vivre le moment présent. J'ai conscience que tu peux trouver ça dur, surtout que c'est un exercice encore plus difficile dans ta condition, mais je trouve que ça rend la vie plus agréable après. Je n'arrive pas bien à l'expliquer, mais c'est comme si rien n'avait d'importance, à part vivre.
prohibitedbeing
Bref, personnellement j´y songe depuis une paire d´annes, j´attends d´avoirr mon diplome pour le faire, mais j´ai les pieds qui me demangent. Je pense que le bonheur se trouve dans la nature. La bas, tu vis que le present. Dans la nature, tu croises que des gens sympas, des hippies, des chéchés, des routiers. Et au hasard de ton aventure, tu rencontreras des gens biens, des endroits magnifiques. Et tu te diras : la machine m´emmerde, je la quitte. ==> lol un peu pareil, meme si là ça fait trop "into the wild"^^
Mouais moi ce texte m'a fait plus penser à Schopenhauer dans la conclusion qu'au stoïciens.
D'ailleurs le texte est à l'image de Schopenhauer : le début est bien et la fin pourrie.
Le bonheur ne peut pas se trouver dans cet idéal ascétique, ce renoncement à nos désirs. Relisez Nieztsche, ne vous enfermez pas dans cette fin du "vouloir-vivre" qui n'est pas la source de votre souffrance, la souffrance vient de la morale, de la morale de faible de notre société dont il faut mettre à bas les valeurs.
En renonçant aux valeurs de la société vous restez chameau, chargé de préceptes moraux ineptes. Dévorez-les, devenez lion. Puis devenez enfant, créez vous votre morale, alors votre souffrance disparaitra.
Ba en fait j'ai plutot survolé le milieu et la fin, qui sont assez inintéressants, c'est pour ça que je n'en parle pas^^
Il ne s'agit pas de renoncer à nos désirs, mais plutot à notre frustration lorsqu'ils ne se réalisent pas, et à nos peurs.
Par rapport à Nietzsche, je pense au contraire que la société est indispensable. Déjà parce qu'on ne peut pas vivre sans, ce qui serait pourtant pas mal :/ , mais aussi parce que notre éducation vient d'elle. C'est pourquoi je n'aime pas les théories qui la rejettent en bloc (en plus Nietzsche je ne le trouve pas très intéressant comme philosophe). Pour moi la souffrance vient plus du fait qu'on est dépendants de la société pour vivre que de la nature de la société (meme si elle est évidemment à revoir).
Nietzsche ne critique pas la société en tant que telle mais plutôt ses dérives : l'instauration d'un e morale pour simplifier. Critiquer l'existence d'une société est absurde. C'est l'Etat, "le plus froid de tous les monstres froids" qui doit être combattu, mais sa chute marquera l'avènement du surhumain et donc d'une nouvelle société.
Pour moi Nieztsche est passionnant à étudier car il a "échoué". En voulant détruire le système il en a recréé un le moins systémique qui soit (la seule règle est qu'il n'y a pas d'autres règles que celle-ci). Il critique l'Etat mais pour la Culture doit nous aidez ; mais la culture vient de l'Etat, ou de façon générale d'une autorité. Or Nieztsche rejette toute autorité.
C'est là où Nieztsche est passionant car déroutant c'est que son œuvre n'est pas unitaire, il invite à la construction au lieu de proposer des réponses prémachés. Bien sur il accomplis une part du travail : il est devenu lion. Mais il n'est pas devenu enfant, c'est à chacun de devenir enfant. L'achèvement de la pensée grecque par le renversement de ses valeurs.