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Liste des sujets

sommes nous que des cerveaux sur pattes?

Kanbei70
Kanbei70
Niveau 10
10 avril 2008 à 12:53:17

Le bonheur n'est pas partagé au sens où on l'entend, il ne faut pas imaginer une tarte que l'on couperait en morceaux :noel:
Cette notion de partage est accoutumée au vulgaire, en vérité il ne s'agit pas de partage mais plus de duplication (dans l'idée de deux sujets en présence).

Sanksion
Sanksion
Niveau 8
10 avril 2008 à 13:02:41

bien sur, j´entends "shared" par un meme bonheur dont plusieurs personnes jouissent ensemble.

En fait, il veut dire que le malheur, c´est la solitude.

Kanbei70
Kanbei70
Niveau 10
10 avril 2008 à 13:08:58

Pourquoi conçois-tu le malheur comme la solitude, ou plutôt : la solitude comme un malheur ?

Sanksion
Sanksion
Niveau 8
10 avril 2008 à 13:36:29

je pense que tout le monde, a part les ermites, le considere.

Et la solitude, pendant un certain laps de temps, c´est vraiment chiant. Imagines toi tout seul sur terre... la nature serait la pour le plaisir des yeux mais la solitude, íl n´y a pas d´affection. L´affection, je crois, est une constituante du bonheur.

nico_co_8
nico_co_8
Niveau 7
10 avril 2008 à 14:06:27

ca me parait evident ...
on dit que dieu se trouve aussi dans la relation

Sofea
Sofea
Niveau 68
10 avril 2008 à 19:03:18

nico_co, je tolère le point de vue de l'autre, le démonter avec des arguments est une preuve de grand respect.

sanksion, justement renseigne-toi sur les conditions de l'expérience, car bon l'effet tunnel est connu (même si je ne crois pas qu'il soit compris), le mouvement ondulatoire de la matière a été observé (là aussi je ne crois pas qu'il soit compris) mais en aucun cas la matière est devenu une onde. Elle peut prendre le comportement d'une onde certes (comme tu peux prendre le comportement d'un chien).

Sinon non ton crayon n'a aucune chance de traverser le plancher. Les forces de répulsions et d'attraction entre atomes et molécules sont telles que pour qu'une telle chance existe il faudrait déjà que tous les atomes de ton crayon soient désolidarisés, ce qui n'est même pas le cas quand tu réduis ton crayon en poussière.

Aussi que tu ne considères jamais le sens commun ou non importe peu, nous sommes dans une société possédant des règles permettant de se comprendre, comme le fait d'utiliser le sens commun des mots en absence d'autre définition. Si tu ne te plies pas à ces règles ne t'étonne pas qu'on te dise que tu as complètement tort.
De plus tu ne réponds pas à la question, si le bonheur n'est pas la plénitude, qu'est-ce ?
Car c'est bien beau de dire que tu ne considères pas ce sens, mais si tu ne donnes aucune ébauche du sens que tu utilises le mot bonheur n'a strictement aucun sens, et pourrait être remplacé par diplodocus ou steak haché sans aucune difficulté ni contre sens.
Si la définition était purement subjective alors tu ne devrais même pas utiliser ce mot ni ceux qui en découlent car conscient qu'ils n'engendreraient que quiproquo.

La définition du bonheur est subjective, mais elle a des constantes, et tu en est conscient, or la définition de la notion de bonheur serait justement la définition de ces constantes.

La solitude est le plus beau des refuges, et le pire des poisons. Ce n'est aucunement un malheur. Et l'affection ne nécessite pas forcément autrui, on peut s'attacher à des idées, à des habitudes, à des paysages, etc. Sans oublier que la haine est une forme très courante d'affection totalement antagonique au bonheur.

Sanksion
Sanksion
Niveau 8
11 avril 2008 à 06:59:14

si quelqu´un atteint le bonheur devant un diplodocus... ma foi pourquoi pas ? ^^

Je trouve - peut etre a tort - que tu deplaces le probleme. Le bonheur n´est pas défini selon toi que par la plénitude. Donc qu´est- ce que la plénitude ?
Comme un Buddha ? tu n´a aucun probleme dans la vie ?
Mais les problemes font parfois parti du bonheur, car il faut les défier, les relever, ou les ignorer.

Dieu est une definition on ne peut plus subjective, pourtant il est utilisé.

Un mec tres intelligent, plusieurs meme, ont vécu seul heureux pendant des annes reclu de la société et dans la nature, et beaucoup d´entre eux (car j´adore ce genre d´histoire) ont écrit avavnt de mourir que le bonheur ne pouvait etre solitaire.
Je crois qu´il s´agit d´une constante dont tu parles.
Mais bien sur, etre seul une paire de mois ne peut pas faire de mal, sauf pour quelqu´un de trop social. Ou un sociopathe vivra tres heureux tout seul.

D´ailleurs, pourrais-je en déduire que, n´ayant aucune constante commune universellement des caracteres de l´homme, il en est de meme pour son bonheur. Car le bonheur, dépends de la perception (et la je rejoins les utilisateurs de LSD qui te diront que toute perception est vraie, meme deux antagoniques) et du caractere. Et qu´est ce qui analyse les perceptions ? Le mental, et/ou le caractere. Donc subjectif.

Apres, pourrais-je faire l´analogie entre le bonheur et la nation de liberté propre à bakounine ? La bonheur individuel est une goutte dans l´océan du bonheur collectif. (j´ai remplacé le mot liberté par bonheur).

enfin, il est vrai que je parlais d´affection au sens positif du terme, et que j´avais ignorer que la haine est une affection - que je haie d´ailleurs. Mais cela ne serait pas ma conclusion temporaire mais plutot le deuxieme paragraphe au dessus sur la subjectivité du bonheur.

Musculus
Musculus
Niveau 10
11 avril 2008 à 13:33:07

si la solitude peut être un malheur, c'est parce que l'homme s'est habitué a vivre en société. il a compris, il y a très longtemps, que si il vivait en groupe, il se ferait moins casser la gueule par les autres animaux et il aurait des services a portée de main.

Sofea
Sofea
Niveau 68
11 avril 2008 à 18:55:09

Non le bonheur n'est pas selon moi défini par la plénitude, mais ma définition n'est pas le problème, c'est la TIENNE qui fait défaut.
Dieu est une notion abstraite pourtant utilisée, tu marques un très bon point, si ce n'est que cette notion, et ça tu ne pourras pas le nier sans user de mauvaise foi, est utilisée justement à tort et à travers. Rien que les exemples type des débats populaire sur la question de Dieu devraient suffire à t'en convaincre.

Sinon toi-même a dit que le bonheur était subjectif, pourquoi, parce que des individus ont dit que leur vision du bonheur ne pouvait être solitaire, le bonheur ne pourrait être dans l'absolu solitaire ?
Sinon je ne parlais pas d'être seul une paire de mois, je parlais d'être moralement seul durant plusieurs années de suite.

Donc si tu veux pouvoir user de ce mot sans te recevoir l'horrible définition du sens commun comme vecteur d'interprétation de tes propos tu as intérêt à réfléchir sur la question.

Allez exemple de mon interprétation pour que tu comprennes le genre de réflexion que tu as à faire.
Le sens commun parle de plénitude, ce qui est absurde puisqu'on rencontre forcément des petits soucis, et que l'expérience montre que ces petits soucis n'entachent pas forcément le bonheur.
On en arrive donc à une conclusion, qu'est-ce qui entache le bonheur : réponse simple la souffrance engendrée par la frustration de certains désirs.
On peut alors dire que le bonheur serait l'absence de frustration des désirs (première troncature de la définition du sens commun) mais on se retrouve face à un paradoxe, la joie ne se ressent qu'en négatif d'une frustration (exemple : quelqu'un vivant depuis sa naissance dans le luxe ne ressentira pas la joie d'y vivre, tandis que quelqu'un ayant vécu dans la pauvreté si, jusqu'à ce qu'il s'y habitue bien sur) donc l'absence de frustration entraînerait l'absence de joie, donc l'absence de bonheur.
On peut alors se dire que le bonheur serait une vie parsemée de quelques petites frustrations de désirs pimentant l'existence.
(et on peut continuer comme ça en déclinant les différents cas possibles).

Je n'ai nulle part nié la subjectivité de la chose, mais au moins je n'ai pas dit aux autres débrouillez vous pour me comprendre, je n'utilise pas la définition du sens commun mais je ne pourrais vous dire la mienne.

Musculus
Musculus
Niveau 10
11 avril 2008 à 18:58:56

vous vous exprimez toujours par paragraphes de trente lignes ?

Sofea
Sofea
Niveau 68
11 avril 2008 à 19:17:15

Souvent, ça permet de faire passer plus d'idées et donc par extension d'être plus pertinent que dans un message mono-ligne. :-)))

C'est ça aussi la beauté de la philosophie, le foisonnement des idées. :-)

Kanbei70
Kanbei70
Niveau 10
11 avril 2008 à 20:38:18

Les Cyniques rejetaient les longs discours. Cependant je dois admettre que Diogène, lorsqu'il urinait et se masturbait sur la voie publique, exagèrait un peu :noel: Soit dit au passage je ne sais pas non plus comment il faisait pour bander...surtout si c'était un vieillard :noel:

Sofea
Sofea
Niveau 68
11 avril 2008 à 20:43:34

Un cynique ne faisait pas de long discours avec des mots, il le faisait avec des actes, ce qui revient au même. ^^
De toute façon j'ai dit souvent, pas tout le temps étant donné que je suis bien consciente qu'un court sarcasme bien placé peut démonter sans peine un long discours.

Kanbei70
Kanbei70
Niveau 10
11 avril 2008 à 21:07:53

"il le faisait avec des actes, ce qui revient au même"

:d) Outre les exhibitions dans Athènes ils faisaient quoi ? :noel:

Sofea
Sofea
Niveau 68
11 avril 2008 à 21:28:27

Bonne question, mais pour que les cyniques aient été reconnus comme courant philosophique, il faut bien qu'ils aient fait quelque chose. :sarcastic:

Kanbei70
Kanbei70
Niveau 10
12 avril 2008 à 12:37:28

Hmm j'ai lu deux petits contes (vrais ou faux, je n'en sais rien) sur Diogène, et il faisait preuve d'une certaine sagesse, mais quand je vois qu'il confond nature et vie sexuelle débrydée...

Comme Diderot dans Jacques le fataliste quoi :(

Comment peut-on, comme Diogène, conçevoir l'adultère comme une chose "normale" ou "qui n'a rien de laid" ?

Qui accorderait son amour à une catin ?
Qui accorderait son amour à un chien ?

D'ailleurs même pour soi-même c'est irrespectueux, je suis persuadé que l'on a pas besoin de tromper son ami(e) quand on est satisfait de soi physiquement, moralement, et intellectuelement.

Les inconstants n'assument pas leur médiocrité.

Musculus
Musculus
Niveau 10
12 avril 2008 à 12:47:19

mais c'est pas vrai, quand je parle ça fait un débat ! :-)

Sofea
Sofea
Niveau 68
12 avril 2008 à 14:12:55

Dans une société où faire l'amour n'est qu'un acte social et qu'il n'y a pas de partenaire attitré, l'adultère n'aurait rien de laid.
Dans le monde animal le fait de ne se lier qu'à un seul partenaire pour toute sa vie est d'ailleurs quelque chose d'extrêmement rare.
Le fait de ne devoir pratiquer l'acte sexuel qu'à des personnes précises (son partenaire du moment) n'est qu'une pratique culturelle.
A partir de là l'adultère n'aurait rien de laid car n'aurait aucun sens.

Ceci dit dans nos sociétés, l'adultère est quelque chose de laid car il s'agit bien souvent de trahir la confiance de notre partenaire.

Kanbei70
Kanbei70
Niveau 10
12 avril 2008 à 17:20:20

"Dans une société où faire l'amour n'est qu'un acte social et qu'il n'y a pas de partenaire attitré, l'adultère n'aurait rien de laid"

:d) J'admets.

"Le fait de ne devoir pratiquer l'acte sexuel qu'à des personnes précises (son partenaire du moment) n'est qu'une pratique culturelle"

:d) Cette conclusion ne se tire pas de ta première proposition ^^

Sofea
Sofea
Niveau 68
12 avril 2008 à 17:23:18

Oui je me répète et alors ? :nah:

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