"Je ne parlais pas d'une attitude positiviste, consistant à ériger la science en système de pensée, mais d'accepter -d'élire- une proposition x comme vraie ou fausse.
Et cette élection ne diffère en rien de l'attitude que l'on a par rapport à la croyance, que l'on soit abusé ou non psychologiquement."
On pourrait, c'est vrai, ériger nous même notre morale. Après tout, les notions de bien et de mal sont tout à fait subjectives, tout comme la vérité. Mais vois tu une seule personne se marginaliser volontairement, se rejetter de la "morale collective". Non, nous préférons suivre simplement le cours de la loi et des règles communes. On s'escuse en disant que le contraire amènerait des dérives, ce qui n'est pas faux (ce pourquoi l'anarchisme n'est pas possible).
"Parler d'angoisse, ou de peur, ne change rien à la chose que j'ai relevée, qui est celui de la préexistence, de l'objectivité d'un réel. Par contre, ça ouvre de nouveaux problèmes, parce que personellement, je connais plusieurs sens au mot angoisse. Et dans le cadre où l'on réfléchit, l'angoisse est justement la manifestation de la liberté."
L'angoisse est le sentiment qu'on éprouve face à un monceau de liberté, on se retrouve face à un choix, un dilemme. Le choix réel serait de choisir en toute conscience, mais qui a la prétention de dire qu'il fait ses choix en toute conscience?