Un savoir faire, ça se "juge" objectivement, selon ses propres critères certes, mais ça se "juge" quand même.
Ahah mais toutes mes félicitations tu viens de nous inventer le concept de "l'objectivité subjective", fallait y penser et monsieur Zech l'a fait
![]()
Et puis bon même si on parvenait à qualifier "objectivement" une chanson de Diam's de "merdique" cela RESTE ET RESTERA DE LA MUSIQUE que vous le vouliez ou non ! Il est consternant que quelquechose d'aussi évident puisse faire débat dans un salon de philosophie. Diam's fait de la musique point barre, vous vous engagez dans un combat joué d'avance aussi grotesque que de revendiquer à corps perdu que non ce qu'il y a dans l'océan ce n'est pas de l'eau mais bel et bien de la moutarde de Dijon ...
La musique par définition est un art, et un art, ca demande, de la maitrise de la technique un savoir faire.
Et bien c'est ce qui se passe avec Diam's lorsqu'elle travaille sur ses chansons. Ne vas surtout pas croire qu'elles sortent spontanéement comme les pets de ta nièce sur lesquels elle n'a aucun contrôle (ou si peu)...
Pour le corps... Ca reste à mon sens une question de proportion. Tout peut être bon, tout peut être mauvais (pour le corps) ; tout est question de dosage.
"Ce pseudo nihilisme du mauvais goût me répugne.
La musique par définition est un art, et un art, ca demande, de la maitrise de la technique un savoir faire.
Un savoir faire, ça se "juge" objectivement, selon ses propres critères certes, mais ça se "juge" quand même."
Ces critères sont subjectifs, le jugement est donc subjectif, c'est cartésien, c'est diablement logique, il n'y a même pas lieu d'en discuter, c'est juste évident.
Diam's fait donc une musique qui ne correspond pas aux critères qui te sont propres et qui définissent ce que tu juges être de la bonne musique. Après que tu juges que les critères de ceux qui écoutent Diam's sont méprisable car simplistes et dénués de subtilité c'est autre chose...
[Réctification qui n'a pas de rapport avec le sujet mais tout de même.]
Le jugement, chez Descartes, est avant tout subjéctif, mais il est vrai ou faux. Le jugement en lui-même est subjectif, comme n'importe quel état de la pensée chez Descartes, mais il a une réalité objective plus ou moins grande.
Je vois (empiriquement) que si j'ajoute deux pommes à mon panier de pommes qui en contient déjà deux, il y a à l'intérieur quatre pommes. Je juge donc que 2+2=4 avec ce que j'appelle généralement "pomme". L'analyse (ici mathématique) par la raison de ce jugement objective mon jugement.
2 pommes + 2 pommes = 4 pommes
Mon jugement est objectivement vrai.
On peut donner un exemple plus simple. Une pomme est définie par des caractéristiques précises et subjectives donc arbitraires. Néanmoins, elles sont conventionnelles. En Français si tu affirmes en montrant une "chaise" que tu juges que c'est une "pomme", on va te dire "ton jugement est faux". En effet, dans ce système linguistique (le Français), le mot "pomme" n'est pas associé aux caractéristiques du mot "chaise". Objectivement, ton jugement est donc faux (dans le système : Français).
Dès lors si la musique est définie par des caractéristiques précises (c'est normalement le cas de tout mot), on peut juger objectivement (d'un jugement vrai ou faux, cartésien donc comme tu le disais) de ce qui est ou non musique. Affirmer que ce qui ne répond pas à ces critères est "de la musique" n'est rien d'autre qu'un abus de langage (ce qui n'empêche pas d'aimer et d'écouter).
Tout cela n'est que convention, certes, mais sans cela on ne se comprendrait pas par écrit. Donc voilà, une composition de Bach c'est de la musique, une pêche c'est un fruit. ![]()
Au contraire coco, une définition peut être complètement imprécise.
Jugeons en avec la définition du mot musique suivante : "Combinaison harmonieuse ou expressive de sons."
Qu'appelle-t-on harmonieuse, qu'appelle-t-on expressive ?
Ces deux termes sont fondamentalement imprécis, mais la définition reste néanmoins correcte.
Avec cette définition, quelqu'un ne trouvant aucune harmonie ou expressivité dans une musique la jugerais non musicale alors qu'un autre individu ressentant l'un ou l'autre la jugerais musicale.
Une définition n'est entièrement précise que lorsqu'elle traite de termes abstraits.
Prenons par exemple un bébé, peut-on définir clairement le moment où il devient enfant, adolescent ou adulte ?
Les mots enfant, adolescent et adulte ne sont-ils pourtant pas définis ?
Je tiens néanmoins à préciser que c'est cette même imprécision qui permet de rendre utile le langage courant, en effet l'imprécision laissée sur le mot pomme permet d'englober tous les différents types de pommes, le mot chaise permet de regrouper tous les différents types de chaises, etc.
Ben si, tous les mots sont précis. Ce n'est pas parcequ'on peut regrouper deux types de pommes sous le mot "pomme" que ce n'est pas précis. Si le critère "expressif" est ambigü, ça ne l'empêche pas d'être précis.
Si le nombre des signifié est ample dans un mot (le signifiant), ça ne l'empêche pas d'être précis (ce qui ne répond pas à un des critères est totalement impropre au mot).
Le "langage courant" est imprécis parcequ'on n'y fait pas attention (pas à chaque mot, formule, silence...) ; on peut très bien parler être très précis dans un dialogue. On peut aussi tenir un langage ambigü et précis.
Ce n'est que le manque de rigueur qui donne l'impression d'un flou du langage courant.
En fait, c'est même plutôt le langage très pointu qui est très souvent "imprécis".
Exemple
-Trois personnes à table ; des aliments dont un panier de fruits avec une pomme et trois bananes. Une des personnes dit : "Julien, donne-moi la pomme du panier de fruit qui est à ta droite."
Le langage est très clair, les chance qu'il y ait mal compréhension sont très minces.
-A côté de ça, le "Je" du cogito cartésien est très imprécis. Une phrase comme "Par cause de soi, j'entends tout ce dont l'essence enveloppe l'existence" (première définition de l'Ethique) est très "floue" ; qu'est-ce que cette substance ? Existe-t-il seulement des substances ?
Ou le très étonnant "l'existence précède l'essence" de Sartre. Cette phrase est en fait un vrai méli-mélo qui une fois décortiquée, à mon humble avis, ne ressemble plus à grand chose de cohérent (enfin disont qu'une fois vraiment comprise, cette phrase semble très relativisable et tout à fait "humaine").
Les trois personnes, s'agit-il de trois hommes, deux hommes une femme, trois femme dont une serait surnommée Julien. Les pommes sont de quel type ? Et à part la corbeille de fruit qu'y a-t-il comme aliments ?
Alors on peut voir un festin organisé entre trois généraux, une grande table avec des rôtis, des pintades, etc. et une corbeille de fruit, les trois hommes festoient pour fêter la victoire de leur armée et à un moment l'un demande la pomme de la corbeille de fruit.
On peut voir aussi une famille pauvre, un père, la mère et le petit Julien devant leur table entre de finir de manger leur maigre souper. C'est l'anniversaire de la mère c'est pour cela qu'ils ont acheté une corbeille de fruit. A ce moment le père demande à son fils d'une voix autoritaire une pomme.
Et énormément d'autres situations possibles.
Les mots ne sont pas clairs, ils expriment des idées plus ou moins floues. Et c'est en jouant sur ce flou qu'on peut associer une même description à deux situations différentes.
Et les situations étant différentes il y a une mauvaise compréhension qui s'installe entre le locuteur qui avait sa vision de la chose et le destinataire qui en avait une autre.
Tu fais du flou par ce que tu disais clair il y a un instant.
Tu pars dans une abstraction tandis que moi je parle d'une situation concrète.
J'affirme : il y a plus de chances que quelqu'un comprenne quand je lui dit "passe-moi la pomme rouge devant toi" que quand quelqu'un dit "l'âme est une substance non-corporelle et non-vide". Le premier cas est concret, la phrase fonctionne à merveille dans une situation donnée et miracle elle est construite et dite dans ce contexte ; on a bien une phrase très clair faisant appel aux sens, au temps, au lieu (donc pas du tout une abstraction. L'autre phrase est une abstraction problématique mettant en jeu une oppostion entre la physique épicurienne et la métaphysique cartesienne ; on a beau avoir une abstraction et des mots qui se veulent définis, la phrase est en fait complétement imprécise (on ne saurait même la dire vraie ou fausse, la question étant toujours et depuis longtemps en débat).
Un simple "Passe !" est souvent bien plus précis (car contextuel) qu'un unique mot (abstrait) comme "âme".
Et pour ma première phrase, tu n'as pas compris. Ce n'est pas ma description que j'affirmais précise, mais la phrase impérative "donne-moi la pomme à ta droite".
"Les mots ne sont pas clairs, ils expriment des idées plus ou moins floues"
Ce ne sont pas les mots qui créent le flou ici mais le manque de mots.
reprenons l'exemple utilisé quelques messages plus haut :
"-Trois personnes à table ; des aliments dont un panier de fruits avec une pomme et trois bananes. Une des personnes dit : "Julien, donne-moi la pomme du panier de fruit qui est à ta droite." "
En effet le langage est très clair, aliment, panier, fruits, ces mots possèdent une signification bien défini.
Panier par exemple est un mot qui est défini par un certain nombre d'attribut, une fonction, une forme générique, un certain panel de matériaux. Mais ce n'est pas parce que la couleur du panier, sa forme précise, les éventuels motifs qui pourraient y figurer , ne sont pas précisés que le mot "panier" est flou, il est précis bien que les objets qui peuvent s'y référer soient multiples. La définition de cet objet implique un certain nombre d'attribut généraux, mais des objets possédant un tronc commun dans leur définition, même si ils ont des caractéristiques supplémentaire à la définition première, sont apparentés à cet objet.
Mais vous comprenez rien... oo"
La phrase que je dis claire est : "passe moi la pomme qui est à ta droite". AUCUNE AUTRE ! Les autres c'est juste le contexte, pour dire qu'il n'y a qu'une pomme à la vue de l'interlocuteur. C'est tout ! On en a rien à faire du panier, je parle pas de lui.
Et non, ce sont les mots et pas le manque de mots qui sont imprécis.
Le mot "âme" est imprécis, même seul. On donne une définition, mais mis en contexte il change de sens, perd son sens "classique" qui ne veut pas dire grand chose.
Woh... Vous êtes pas vifs. oo'
(J'ai envie de relancer le sujet),alors, Un monde sans musique?
un monde sans musique,
c'est un monde sans sons,
c'est un monde sans air (car le son est une vibration de l'air)
la lune, par exemple, est un monde sans sons et sans musique.
Mais un monde avec des *humains*, ET sans sons, est impossible, puisqu'on a besoin d'air pour respirer.
Pour un monde avec des humains (donc avec des sons), eh bien, à partir du moment où il y a des sons, il y a possibilité de faire de la musique, et les humains l'inventent rapidement(ou même les animaux si on considère que le chant des oiseaux est une forme de musique même si c'est juste un moyen pour eux de communiquer).
Voilà, c'est un début de réponse. ![]()
L'absence de son n'implique pas l'absence d'air.
Les sourds vivent bien dans un monde composé d'air mais dénué de son et de musique.
Attention à ne pas vouloir en faire trop.
"L'absence de son n'implique pas l'absence d'air."
Oui, mais dans mon raisonnement, je part du principe que s'il y a de l'air, sur une planète par exemple, il y aura forcément des sons ... à moins qu'il n'y ai pas le moindre mouvement qui entraine une vibration de l'air ...
"Les sourds vivent bien dans un monde composé d'air mais dénué de son et de musique."
En effet, mais les sons et la musique sont bien réels, c'est juste qu'ils ne peuvent pas les entendre. C'est par contre un bon exemple si on prend "le monde des sourds" comme un monde à part, sans sons. Cela dit je définissait "monde" par planète, et je ne l'avais pas compris dans un sens plus figuré. ![]()
Imaginons que le monde ne soit composé QUE de sourds, le monde serait bel et bien dénué de musique de façon absolue et de son de façon subjective. Le premier parce que la musique n'est qu'une composition harmonieuse ou expressive de sons, donc n'existant que si l'on a conscience des sons
L'absence de son quant à elle peut donc être provoquée par une absence de moyen de réception de ces sons. L'absence n'est pas absolue mais subjective à ces êtres incapables de percevoir ces sons, le comportement physique observable scientifiquement dans l'absolu ne disant rien de sa portée artistique et donc de l'existence de la musique.
Tout à fait, c'est d'ailleurs, en réel, la même chose avec les rayons X ou les ondes radio. Nous ne les voyons pas et pourant, dans l'absolu elles existent, mais nos sens peuvent pas les percevoir.
Nous aurions peut-être inventé un art nouveau si nous pouvions les percevoir avec nos sens ?
Pas vraiment, ces deux ondes rejoignent d'autres types d'ondes déjà connu, les rayons X étant liés aux ondes visuelles donc aux arts de l'imagerie, et les ondes radio aux ondes sonores donc à la musique. ^^
Un exemple adéquat serait de parler d'un art magnétique, électrique voire nucléaire.
C'était mon chipotage scientifique de la soirée... jusqu'au prochain. ![]()