Actualité
Un million de PES 2
Konami Europe vient d´annoncer que quarante jours après la sortie de son titre Pro Evolution Soccer 2 sur le vieux continent, le jeu s´est vendu 1 million d´exemplaires sur PS2. Un succès qui reflète celui de son prédécesseur Winning Eleven 6 qui avait atteint également le million d´unités vendues en huit semaines. Depuis le lancement du premier titre de la série sur PSX, ce sont pas moins de 10 millions d´exemplaires qui se sont vendus dans le monde.
TOCA bientôt sur Xbox
Codemasters confirme le développement d´une version Xbox de son titre TOCA Race Driver. Prévu pour une sortie en mars 2003, le jeu devrait bénéficier d´améliorations et de quelques nouveautés par rapport à la version PS2 sortie en août dernier. On retrouvera davantage de voitures, les tours de qualification en mode carrière, alors que le moteur de jeu devrait quant à lui être également amélioré. Bref, on attend de voir le résultat de ce titre Xbox issu d´une série vendue à plus de 5 millions d´exemplaires dans le monde.
Edition du Jeudi 05 Décembre 2002
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Le 200ème Journaux!
Les titres du Jeudi 05 Décembre 2002
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Au Sommaire:
TOP 5
Test
Actualité
TOP 5
1. Forum Grand Theft Auto : Vice City 27.286 msg/sem
2. Forum Forum Dragon Ball Z Budokai 17.946 msg/sem
3. Forum Final Fantasy 10 10.493 msg/sem
4. Forum Harry Potter : La Chambre Des Secrets 4.893 msg/sem
5. Forum Final Fantasy 7 4.592 msg/sem
Test : Ski Park Manager 2003 PC
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L´affaire Ski Park Manager débute en mars 2002 avec la sortie d´un titre qui passa relativement inaperçu des amateurs de jeux vidéo, hormis de quelques fans de gestion qui avaient pu être séduits par l´approche intéressante de ce titre développé par une équipe française. Autant dire que nous n´attendions pas de sitôt le retour de Ski Park Manager sur PC, même s´il est clair que le soft avait largement de quoi être amélioré et enrichi pour s´approcher de quelque chose qui ressemble un peu plus à un produit fini. Hélas en moins d´un an, les responsables de ce nouveau volet n´ont pas cherché à faire évoluer le titre d´un point de vue technique, et ce n´est ni plus ni moins qu´une simple réédition de Ski Park Manager que l´on nous propose avec cette version 2003.
Quitte à nous ressortir le même jeu, le minimum aurait été d´essayer de le peaufiner suffisamment pour le rendre un peu plus attrayant à regarder ou en tout cas lui donner l´allure d´un jeu réellement fini. Et pourtant il faudra presque examiner le soft à la loupe pour mettre la main sur les quelques petites nouveautés qui le différencient de son prédécesseur. En fait, il s´agit bel et bien du même jeu, mais pourvu des deux patches sortis à ce jour, avec quelques modes de jeux supplémentaires. On se retrouve en tout cas avec un titre toujours aussi buggé, rongé de lacunes au niveau de l´IA, et propice aux plantages intempestifs et autres retours sous Windows. Quant à la réalisation, n´en parlons pas. Si l´on avait fermé les yeux sur les graphismes il y a quelques mois en regard de l´originalité du produit, on ne peut décemment plus tolérer une telle médiocrité visuelle à l´heure actuelle.
Alors bien sûr, ce ne sont pas les graphismes qui font la qualité d´un jeu, me direz-vous, mais le résultat est tout de même scandaleux en comparaison des autres softs de gestion sur PC, et c´est une honte de constater le peu d´améliorations apportées d´un point de vue ludique. Cette réédition 2003 ne se justifie donc même pas par son contenu, puisqu´on retrouve la même interface préhistorique très peu ergonomique, qui ne propose même pas de touche de raccourci pour quitter le jeu, et qui réussit le tour de force de noyer le joueur sous une pléthore de statistiques, de graphiques et d´icônes qui ne sont jamais assez explicites en ce qui concerne les réels problèmes qui nuisent à votre stratégie. Comment admettre que le jeu ne propose même pas de menu d´options où l´on puisse paramétrer la résolution de l´affichage, les contrôles de jeu et l´environnement sonore ? Le résultat est une infâme bouillie de pixels du niveau d´une console 8 bits, avec une ébauche d´animations basiques, le tout surmonté de couleurs uniformes.
Quelques heures suffisent d´ailleurs à faire le tour des possibilités de jeu, puisque l´on retrouve les mêmes possibilités que dans le précédent volet, avec toutefois quelques modes de jeu inédits mais pas franchement motivants, comme le mode Carrière, Construction Libre et le Tutorial qui brille par son extrême lourdeur. Bien sûr, le multijoueurs se fait une fois de plus remarquer par son absence, et ce ne sont pas les différents scénarios proposés qui viennent relancer le jeu sur la durée. Le pire est de constater que le soft est vendu au prix prohibitif de 50 Euros, soit le même tarif que pour un titre comme Warcraft 3, UT 2003 ou American Conquest. Le bilan est donc sans appel pour Ski Park Manager 2003, puisque malgré l´absence d´autres titres de gestion dédiés aux sports d´hiver sur PC, le soft de Microïds aura clairement du mal à trouver son public. Les amateurs du genre n´auront aucun mal à trouver des softs autrement plus prestigieux, et les adeptes du premier opus n´y verront là qu´une copie vaguement évoluée de Ski Park Manager.
Graphismes 6/20
Jouabilité 8/20
Durée de vie 8/20
Bande son 6/20
Note générale 7/20
Test : Tiger Woods PGA Tour 2003 GC
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Non c´est vrai quoi, il est bien ce jeu mais vous savez à l´usage c´est très fatiguant d´écrire des articles pour dire « c´est comme l´année dernière mais avec un truc en plus et ça reste le top du genre ». Nous, on appelle ça le syndrome Tony Hawk, un gameplay rodé autour duquel on apporte quelques changements de forme pour stimuler un peu plus les joueurs. Mais dans le fond, ça reste la même chose, une simulation teintée d´arcade qui sait plaire aux pros comme aux néophytes, et avec du golf, faut le faire. Voyons tout ça de plus près.
Côté menu, on garde les mêmes et on recommence, on retrouve donc les modes tournoi, scénario (une partie sous des conditions délicates), le Challenge Tiger qui vous propose d´accéder au parcours idéal de Tiger Woods en débloquant chaque trou par vos victoires, quant au Stroke Play c´est une partie de golf classique où le vainqueur est celui qui reste sous le par. On retrouve aussi le speed golf qui a quelque peu changé dans la forme. Rappelons qu´il s´agit d´un mode arcade dans lequel on court comme un dératé après la balle une fois celle-ci lancée, le but étant d´arriver au trou en premier, très fun, très défoulant. Tout nouveau est en revanche le mode Skill Zone qui vous propose plusieurs challenges à la Virtua Tennis du genre toucher une cible un certain nombre de fois. Toutes ces petites choses vous permettant de gagner un peu d´argent histoire d´améliorer le joueur que vous vous serez créé. Car dans cet opus 2003, il est désormais possible d´éditer son propre golfeur, des cheveux aux pompes en passant par l´équipement complet. De même, l´argent vous permettra-t-il d´améliorer vos aptitudes de golfeur. Un éditeur de parcours est aussi présent, mais il s´agit en vérité de créer une compilation de trous.
Question gameplay, aucun changement. C´est toujours aussi intuitif. Ainsi, le swing s´effectue avec le pouce, sur le stick gauche et la force du coup dépendra de l´amplitude et du timing de votre mouvement. Une méthode qui demande un rien d´habitude (d´autant plus qu´il n´y a plus de jauge de force) mais qui se révèle très immersive. Une fois cette base acquise, le reste vient tout seul, et tout est là, les différents clubs que l´on apprend à utiliser progressivement (avec un tutorial toujours aussi énervant avec ces Tiger Woods par-ci, Tiger Woods par-là). Si vous débutez, vous apprendrez, si vous êtes expert alors lancez-vous dans l´action. C´est ce qui est formidable avec TWPGAT, c´est que tous les niveaux peuvent trouver leur compte. Le débutant parvient à jouer modestement tout en apprenant alors que le joueur confirmé pourra réaliser quelques prouesses et choisir subtilement son club.
Parlons réalisation, c´est assez propre. En fait, ce sont surtout les golfeurs qui ont la classe, bien modélisés avec des attitudes variées et des textures fines, on regrette seulement un aliasing assez prononcé. Côté environnement, c´est joli mais pas extraordinairement beau non plus et on retrouve encore l´aliasing. Ceux qui ont connu la version PS2 se souviennent sans doute du coup du stress sur les frappes importantes, les battements de coeur dans le pad. Il est toujours là lui aussi mais s´accompagne de nouveaux effets visuels qui se déclenchent sur les meilleurs coups. Très joli, très fun, mais peut-être un peu trop pour les puristes. De même que les petites flammes lorsque l´on frappe très fort la balle. Seul le public aurait mieux fait de rester chez lui. En fait de personnages en 3D, il s´agit de 4 polygones colorés à forme vaguement humanoïde, sur GameCube, c´est craignos.
Pour conclure, je vous signale la présence d´un pseudo mode online. La gestion de votre carrière virtuelle vous donne la possibilité de participer à des événements online, il s´agira en fait simplement de comparer vos scores sur certains parcours. C´est sympa mais ça ne vaut pas une partie réseau. En définitive, Tiger Woods PGA Tour 2003 est bien ce à quoi l´on s´attendait, un excellent jeu de golf qui visuellement tire de plus en plus vers l´arcade tout en sachant conserver un gameplay ouvert à tous. Toujours une référence du golf sur console.
Graphismes 16/20
Jouabilité 16/20
Durée de vie 15/20
Bande son 14/20
Note générale 16/20
Test : Tony Hawk´s Pro Skater 4 PSX
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Quatre épisodes. Déjà quatre épisodes que Tony et sa bande squattent la Playstation. Déjà passée sur consoles nouvelle génération, la série reste pourtant fidèle à la 32 bits de Sony. A-t-elle encore quelque chose à prouver sur cette machine ? Pas vraiment, non. La console est vieillissante, et si la série s´épanouit plutôt bien sur les autres machines elle stagne malheureusement sur ce support. De toutes les nouveautés instaurées par ce nouveau volet sur les autres machines, la version PSX ne retient que l´abolition du chrono. C´est bien peu. Plus de chrono signifie que vous serez libre d´évoluer à votre rythme sur les différents skateparks en prenant le temps d´explorer chaque recoin pour découvrir les rampes et autres modules cachés.
L´absence de chrono devrait résonner à vos oreilles comme davantage de temps pour accomplir les objectifs. Ce n´est pas forcément vrai. Dans Tony Hawk 4, les objectifs ne vous sont plus donnés au début de chaque zone, mais à l´intérieur même des niveaux. Il vous faudra découvrir les icônes d´objectifs pour savoir ce que l´on attend de vous. Dès lors que vous acceptez une « mission » un chrono se déclenche et hop, vous vous retrouvez plus ou moins dans la même configuration que les précédents volets. En cas d´échec ou de dépassement du temps imparti, vous ne serez pas expulsé du niveau, mais pourrez recommencer tranquillement votre tâche ou bien passer à une autre. Les objectifs sont plus nombreux qu´auparavant. On en dénombre une bonne vingtaine pour chaque zone, sans compter les six ou sept objectifs pro qui ne sont accessibles qu´une fois rempli tous les autres. En contrepartie de cette abondance de défis, le jeu ne propose que 6 skateparks de base (un septième est caché), soit deux de moins qu´avant. Dans l´absolu, ce quatrième épisode propose plus de choses à faire, mais la variété des défis n´étant pas au rendez-vous on s´y ennuie un peu plus vite.
Contrairement à la version PS2 par exemple, l´édition PSX gomme tous les défis amusants et décalés (partie de tennis, de base-ball, courses...) pour ne garder que les traditionnelles collectes d´items, high scores à réaliser ou tricks à effectuer. C´est assez lassant et pas vraiment difficile, surtout pour les habitués de la série qui retrouveront leurs marques dès le premier tour de roues. Les connaisseurs remarqueront aussi l´absence des tricks de flat (figures réalisées à même le sol). Bref, on a vraiment l´impression de se trouver devant une sorte d´add-on du volet précédent. De nouveaux niveaux, quelques tricks supplémentaires (spine transferts) et basta.
L´équipe des skaters n´a elle non plus pas beaucoup évoluée. Signalons tout de même le retour de Bob Burnquist aux côtés de Caballero, Margera, Koston et tous les autres. Ils sont 14 à évoluer sur leurs planches à roulettes ce qui nous donne autant de modes carrière à terminer. Perso, je n´ai encore jamais croisé quelqu´un d´assez marteau pour tous les faire. Enfin, si jamais l´envie vous en prend, vous saurez qu´ils sont là. Question durée de vie, le titre n´est pas à plaindre car en plus du mode carrière, on retrouve le désormais classique éditeur de parks, le mode free ride, les sessions simples (runs de deux minutes) ainsi que les mini-jeux à deux. Graffiti, tricks attack, chat ou pendu, rien de nouveau là non plus. Seule la possibilité d´évoluer à deux sur le même skatepark est apparue, mais elle reste assez anecdotique.
Le jeu n´a pas tellement bougé au niveau de sa réalisation. On reste dans un domaine tout à fait acceptable compte tenu de la machine. Les skateparks sont assez grands, malheureusement vides de tous passants, mais plutôt bien agencés pour accueillir tous vos exploits de skater virtuose. L´animation peine un peu, elle reste assez lente, mais le clipping sait se faire discret. Vous ne verrez jamais un mur apparaître devant vous au dernier moment. Les personnages sont assez bien modélisés. On parvient sans trop de mal à les reconnaître. Pour la bande son, Activision nous a toujours habitué à faire appel à plusieurs groupes célèbres qui savent mettre le feu. Tony Hawk 4 ne faillit pas à la tradition et nous balance pêle mêle du Offspring, du Public Enemy et même du AC/DC !
Pas aussi convaincante que les versions 128 bits, l´édition PsOne de Tony Hawk 4 reste tout de même un bon jeu de skate qu´encore une fois nous ne pourrons conseiller qu´aux nouveaux venus, vu que les habitués de la série ne trouveront pas de quoi relancer leur intérêt. Les nouveautés se comptant sur les doigts d´une main mutilée, l´investissement n´en vaut pas vraiment la peine s´ils possèdent déjà une version antérieure. Cet adage était déjà vrai l´année dernière pour Tony 3, il l´est davantage cette année avec un Tony 4 avare d´innovations.
Graphismes 17/20
Jouabilité 16/20
Durée de vie 16/20
Bande son 17/20
Note générale 15/20
Test : Micromachines PS2
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Si le titre a jadis fait la joie des amateurs de multijoueur sur console, on ne peut pas dire que la flamme ait vaillamment résisté au souffle des années. Peut-être faudrait signaler aux développeurs de Micro Machines, que le temps des machines 8 ou 16 bits est révolu, alors soit, on ne demande pas forcément un gameplay super complexe pour ce titre qui a toujours misé sur la simplicité, mais tout de même.
Pour les incultes qui ne connaîtraient pas Micro Machines et en ressentiraient une honte profonde, indélébile et compréhensible, je me permets de rappeler le concept. Attention c´est très rapide. Vous prenez des petites voitures qui portent un nom de danseuses en jupes courtes qui font tourner des bâtons (activité ô combien épanouissante), des circuits plutôt fantaisistes tels qu´une cuisine, une plage ou n´importe quoi, des pilotes tendance Les Fous du Volant, 4 joueurs, des armes et vous lancez tout ça dans une course vue de haut. Voilà, autour de cette base on crée deux ou trois variantes et c´est dans la poche. Mais il faut bien avouer que le concept a vieilli, et ce n´est pas le malheureux et unique nouveau mode de jeu qui va suffire à justifier l´arrivée de ce titre sur les machines nouvelles générations, comme on dit quand on est à la mode.
En effet, on ne peut pas dire que Micro Machines brille par la diversité de ses modes de jeux. On commence avec le mode Micro Machines où le vainqueur est le premier arrivé, pour enchaîner avec le tournoi à deux joueurs. Une variante vous permettra de remporter la victoire aux points, si un concurrent est à la ramasse, il sort de l´écran celui qui reste seul, marque un point. Viennent ensuite les classiques contre-la-montre et course simple. Question fun dans tous ces modes, il faut reconnaître qu´on fait vite le tour et que les courses aux points sont parfois un peu longuettes. Ce qui pourrait s´avérer le plus marrant finit par lasser et surtout, c´est du déjà vu. Penchons-nous alors sur le nouveau mode, le Bomb Tag (habilement traduit en français en Chat Bombe). Ici, en écran splitté, une bombe est refilée à un joueur, le truc est simple, plus on conserve la bombe, plus on marque de points. Vos adversaires n´ont donc de cesse de vouloir la prendre. Mais lorsque l´explosion approche, les choses s´inversent et il faut impérativement s´en débarrasser en la refilant à un autre. Ca a l´air très fun sur le papier, mais en pratique, c´est pas si génial que ça. L´action est confuse, on n´a pas de radar, même un tout petit, on ne sait donc pas très bien où l´on va dans l´arène et finalement on joue un peu au pif. Bon c´est rigolo mais ça fait un peu juste. Autre problème qui concerne les courses normales, la nécéssité de connaître les circuits par coeur pour arriver à faire quelque chose. En clair, on perd en spontaneïté de l´action et avec elle, une partie du fun.
Question maniabilité, on retrouve un peu la même chose que dans tous les volets précédents, c´est clairement un coup à prendre et il arrive qu´on soit pas très sûr des réactions des petits bolides. Ce qui éclatera certains risque fort d´exaspérer les autres. Question de goûts.
Au niveau de la réalisation, c´est joli, sans plus. Les décors sont toujours délirants, sur la plage on se sert d´une tongue comme tremplin, parfois on devra slalomer entre les cafards, enfin c´est l´esprit Micro Machines en bref. Idem pour les pilotes et leurs bolides qui sont au nombre de huit, du flic à la mamie en passant par le super héros. Bon ce n´est pas techniquement tuant mais ça reste très fin et fluide. Et si on aime le côté cartoon coloré à outrance, on est servi. La bande-son est en revanche plus inégale. Les musiques, sont il faut le signaler, assez gonflantes alors que les bruitages sont plutôt marrants.
Bon alors, en résumé, que vaut ce Micro Machines sur PS2 ? Ben, pas grand chose. Pas de nouveautés vraiment sidérantes et un jeu qui n´a pas évolué d´un poil en dehors de son aspect graphique. Et c´est pourtant bien ce qu´on aurait pu attendre de lui. De plus, on ne peut guère dire que les courses soient spécialement nerveuses, elles sont même parfois carrément ennuyeuses et longues quand il s´agit de gagner aux points. Autant dire qu´à force, le fun commence à diminuer, même à 4 joueurs. Même si c´est là ce qui doit faire son charme, le côté désuet du titre cède la place à un côté obsolète pour un titre qui aurait au moins dû s´enrichir un peu.
Graphismes 14/20
Jouabilité 12/20
Durée de vie 12/20
Bande son 14/20
Note générale 12/20
Test : Star Wars : The New Droid Army GBA
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Tout comme l´écureuil qui amasse des noisettes en prévision de l´hiver, George Lucas et sa firme, Lucas Arts, ont pour eux de stocker un bon nombre de petits billets verts pour subvenir à leurs nombreux besoins (se payer une nouvelle décapotable, agrandir le Skywalker ranch, voire même réaliser des films). Dans cette optique, il va de soit qu´il faut bien un moyen de gagner de l´argent et c´est ainsi que très régulièrement des adaptations vidéoludiques de Star Wars voient le jour. Cette fois-ci c´est la GBA qui accueille le petit dernier intitulé Star Wars : The New Droid Army. Généralement la franchise Star Wars donne lieu à des titres médiocres, indignes représentants d´une si grande saga cinématographique (à l´exception de quelques chefs d´oeuvre comme Star Wars Rogue Leader : Rogue Squadron 2, sur Gamecube pour ne citer que lui) et il convient par là-même dès qu´un nouveau produit sort. Et bien même si je partais avec des à priori, force est de constater que ce nouvel épisode a pour lui de nombreux points positifs.
Vous prenez donc le contrôle d´Anakin Skywalker, qui chargé d´une mission par le conseil des Jedi, va devoir se rendre sur Tatooine pour enquêter sur une nouvelle race de droïdes. C´est donc devant un jeu d´action, teinté d´aventure que nous nous retrouvons. Vous aurez à mener plusieurs missions qui vous seront délivrées soit par vos maîtres Jedi soit par des personnes que vous rencontrerez au fil de votre aventure. Ainsi, vous allez parcourir plusieurs planètes issues tout droit des films, et mener à bien plusieurs objectifs.
De Tatooine, à Coruscant vous allez voir beaucoup de pays et de nombreux ennemis également. Pour venir à bout de ces derniers, vous ne pourrez compter que sur votre sabre laser et votre maîtrise de la Force. Concernant cette dernière, vous obtiendrez en remplissant certains objectifs, de nouveaux pouvoirs que vous pourrez déclencher si votre jauge de Force est suffisamment remplie. Repousser des ennemis grâce à vos pouvoirs mentaux deviendra dès lors un jeu d´enfant pour vous.
Le temps passe très vite avec ce jeu. En effet, vous n´avez guère le temps de vous ennuyer puisque régulièrement on vous assignera diverses missions qui se passeront dans des environnements différents et très agréables à l´oeil. Même si sur Tatooine, les premiers décors sont un peu vides (vous me direz on se trouve tout de même sur une planète désertique), on retrouve avec bonheur les endroits qui nous ont enchantés dans les films. De plus la variété d´ennemis est assez importante et ce dès le tout début du jeu. Vous affronterez dès le départ des rats géants, des droïdes, des mercenaires et autres créatures en tout genre. Cette diversité est vraiment appréciable et le design étant tout ce qu´il y a de plus fidèle au film, l´immersion se veut complète. Cette immersion se veut d´ailleurs encore plus présente grâce à l´excellente bande-son qui reprend les thèmes du grand John Williams. De plus, comme vous vous en doutez sûrement, les bruitages eux aussi sont directement repris des longs-métrages et c´est un régal pour l´oreille d´entendre le crépitement de votre sabre laser ou bien encore les petits bilibilip de R2-D2. Sur ce point THQ a réalisé un sans faute.
Mais tout ceci ne serait rien sans un bon gameplay. Et bien là encore c´est du tout bon. Le maniement d´Anakin ne pose pas de problèmes majeurs et votre personnage évoluera facilement dans les divers environnements du jeu. Les combats sont assez basiques puisque vous ne pourrez qu´attaquer avec votre sabre ou utiliser vos pouvoirs de jedi mais ceci suffit amplement. Et puis pour une fois qu´on ne nous oblige pas à tirer dans tous les sens on ne va pas se plaindre. De plus la possibilité de réaliser des cabrioles dignes d´un jedi ou de renvoyer les rayons lasers de vos adversaires grâce à votre précieux sabre est vraiment jouissif et il vous arrivera même à certains moments d´effectuer certaines prises uniquement pour avoir le plaisir de les revoir. Une carte vous permet de vous situer dans les niveaux et à aucun moment vous ne perdrez de vue vos objectifs puisqu´ils sont généralement présentés sur ladite carte. Enfin un petit ordinateur vous renseignera toujours sur vos prochains objectifs, vous ne perdrez donc jamais de temps à vous demander quoi faire ou qui aller voir et le plaisir de jeu n´en sera que plus grand.
C´est donc après un épisode GBA très décevant que Star Wars revient d´une bien belle façon sur le devant de la scène. Ce nouvel opus se veut jouable, agréable à l´oeil et propose une difficulté très bien dosée. Le plus important avec Star Wars : The New Droid Army est bien le fait que l´aventure se déroule sans temps mort. Vous ne serez que rarement bloqué et c´est avec un plaisir indéniable que vous vous immergerez dans l´univers de Star Wars pour contrer les méfaits du comte Dooku.
Graphismes 14/20
Jouabilité 14/20
Durée de vie 15/20
Bande son 14/20
Scénario 14/20
Note générale 15/20
Test : Medal Of Honor : En Premiere ligne XBOX
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Sans surprise pour ceux qui se seront intéressés de près ou de loin à la version PS2, c´est un Medal Of Honor : En Première Ligne quasiment inchangé qui nous revient sur Xbox. On retrouve le lieutenant Patterson qui débutera ses aventures sur les plages normandes en juin 44 et tentera de gagner la campagne française sans se faire tailler un short. Bref, on commence par essuyer des tirs de toutes parts pour rapidement passer à d´autres types de missions, qui iront de l´infiltration chez l´ennemi au sabotage de sous-marin pour empêcher au final les nazis de mettre au point leur super arme de la mort qui tue. Dans ce contexte, signalons en premier lieu que le jeu d´Electronic Arts se veut particulièrement crédible et assez respectueux des faits historiques survenus durant la Seconde Guerre Mondiale. Que ce soit au niveau de l´armement ou encore de la chronologie et de l´enchaînement logique des missions ça tient la route. Certains pourront donc trouver une double utilité à ce soft en s´instruisant un brin tout en s´amusant.
Côté gameplay, disons le tout net, MOH : En Première Ligne fixe les choses d´entrée. Ca commence par le débarquement du 6 juin 44 avec un niveau d´une intensité rare dans un jeu vidéo. Effets dans tous les sens, explosions, balles qui sifflent de partout, des mecs qui braillent... On en prend plein la vue. Peut-être même un peu trop pour un commencement parce qu´ensuite l´action retombe très nettement avec des missions à l´intérêt et à l´intensité un peu inégales. Pour le reste signalons une gamme d´armes assez variées et surtout assez nombreuses. On dispose également de la possibilité de se servir d´armes fixes dans les environnements de jeu, il sera donc permis de s´installer dans un nid de mitrailleuses pour faire le ménage ou même bien plus jouissif, de tirer sur de pauvres troufions à grands coups de canon de sous-marin. Défoulant et à l´action rythmée, MOH reste toutefois assez soft pour ce qui est de la violence. Pas de sang, et si les dégâts sont localisés il ne faudra pas espérer démantibuler ses ennemis comme dans d´autres jeux. Qu´on se rassure, le tout reste particulièrement efficace et nuit en rien à l´immersion dans ce titre qui risque littéralement de vous happer.
Point particulièrement important, la maniabilité. Pour un shooter sur console MOH s´en sort bien même si nous avons trouvé le jeu légèrement plus maniable avec le Controler S Xbox. Le pad Gamecube semble légèrement moins précis et incisif, rien de gênant toutefois et le jeu se laissera apprécier tout de même. Quelque soit la version on reprochera en revanche une certaine lenteur dans les mouvements mais plus ennuyeux, une précision dans les tirs qui laisse parfois à désirer. On s´étonne en effet de devoir parfois tirer plusieurs salves alors que le réticule de visée est bien aligné sur un ennemi. De même on critiquera certains points d´impacts pas toujours très cohérents. Si le headshot ou le tir dans l´aine sont tout ce qu´il y a de plus radical, on regrettera en revanche que les nazis aient des genoux ou des estomacs aussi solides. Pour ce qui est de l´I.A là encore celle-ci est en dents de scie. On rencontrera donc des soldats n´hésitant pas à faire le tour d´un baraquement pour vous débusquer alors que d´autres resteront tranquillement à leur place en vous tournant le dos pendant que leurs copains sont en train de vider leur chargeur sur vous. Quelques petits défauts qui ne suffisent toutefois pas pour gâcher le plaisir de jeu intense que procure le titre. Ajoutons d´ailleurs que l´on a droit cette fois-ci à un mode multijoueur certes limité en termes de types de parties mais qui prolongera parfaitement le plaisir, même s´il s´avère moins immersif que la campagne solo.
Au niveau des graphismes on affiche une certaine déception. Non que le titre ne soit pas déjà une réussite à ce niveau mais principalement parce que l´on attendait un peu plus d´améliorations. Il n´en demeure pas moins que les décors sont assez soignés même si l´on y relève de l´aliasing sur Xbox. Les environnements sont particulièrement réalistes, tout comme les animations des personnages que l´on verra s´activer dans tous les sens ou sautiller de douleur. Côté effets, on est servi et c´est dès la première mission que l´on s´en rend compte avec un débarquement tout à fait réussi à ce niveau là. A tout ceci s´ajoutent des bruitages remarquables qu´il s´agisse des armes ou encore des voix et de tous les autres sons d´ambiance. MOH pousse le détail assez loin et l´on ne regrettera finalement que des musiques parfois un peu répétitives.
En somme si ce Medal Of Honor n´est pas exempt de défauts au niveau de son gameplay, il constituera quoi qu´il en soit une valeur sûre en matière de FPS sur Xbox. Immersif, rythmé et cohérent, ce titre scotchera les joueurs devant leur écran tout au long de la campagne solo et trouvera un peu de renouveau grâce aux parties multijoueur
Graphismes 17/20
Jouabilité 16/20
Durée de vie 16/20
Bande son 17/20
Scénario 15/20
Note générale 17/20
Test : Medal Of Honor : En Premiere Ligne NGC
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Sans surprise pour ceux qui se seront intéressés de près ou de loin à la version PS2, c´est un Medal Of Honor : En Première Ligne quasiment inchangé qui nous revient sur Xbox. On retrouve le lieutenant Patterson qui débutera ses aventures sur les plages normandes en juin 44 et tentera de gagner la campagne française sans se faire tailler un short. Bref, on commence par essuyer des tirs de toutes parts pour rapidement passer à d´autres types de missions, qui iront de l´infiltration chez l´ennemi au sabotage de sous-marin pour empêcher au final les nazis de mettre au point leur super arme de la mort qui tue. Dans ce contexte, signalons en premier lieu que le jeu d´Electronic Arts se veut particulièrement crédible et assez respectueux des faits historiques survenus durant la Seconde Guerre Mondiale. Que ce soit au niveau de l´armement ou encore de la chronologie et de l´enchaînement logique des missions ça tient la route. Certains pourront donc trouver une double utilité à ce soft en s´instruisant un brin tout en s´amusant.
Côté gameplay, disons le tout net, MOH : En Première Ligne fixe les choses d´entrée. Ca commence par le débarquement du 6 juin 44 avec un niveau d´une intensité rare dans un jeu vidéo. Effets dans tous les sens, explosions, balles qui sifflent de partout, des mecs qui braillent... On en prend plein la vue. Peut-être même un peu trop pour un commencement parce qu´ensuite l´action retombe très nettement avec des missions à l´intérêt et à l´intensité un peu inégales. Pour le reste signalons une gamme d´armes assez variées et surtout assez nombreuses. On dispose également de la possibilité de se servir d´armes fixes dans les environnements de jeu, il sera donc permis de s´installer dans un nid de mitrailleuses pour faire le ménage ou même bien plus jouissif, de tirer sur de pauvres troufions à grands coups de canon de sous-marin. Défoulant et à l´action rythmée, MOH reste toutefois assez soft pour ce qui est de la violence. Pas de sang, et si les dégâts sont localisés il ne faudra pas espérer démantibuler ses ennemis comme dans d´autres jeux. Qu´on se rassure, le tout reste particulièrement efficace et nuit en rien à l´immersion dans ce titre qui risque littéralement de vous happer.
Point particulièrement important, la maniabilité. Pour un shooter sur console MOH s´en sort bien même si nous avons trouvé le jeu légèrement plus maniable avec le Controler S Xbox. Le pad Gamecube semble légèrement moins précis et incisif, rien de gênant toutefois et le jeu se laissera apprécier tout de même. Quelque soit la version on reprochera en revanche une certaine lenteur dans les mouvements mais plus ennuyeux, une précision dans les tirs qui laisse parfois à désirer. On s´étonne en effet de devoir parfois tirer plusieurs salves alors que le réticule de visée est bien aligné sur un ennemi. De même on critiquera certains points d´impacts pas toujours très cohérents. Si le headshot ou le tir dans l´aine sont tout ce qu´il y a de plus radical, on regrettera en revanche que les nazis aient des genoux ou des estomacs aussi solides. Pour ce qui est de l´I.A là encore celle-ci est en dents de scie. On rencontrera donc des soldats n´hésitant pas à faire le tour d´un baraquement pour vous débusquer alors que d´autres resteront tranquillement à leur place en vous tournant le dos pendant que leurs copains sont en train de vider leur chargeur sur vous. Quelques petits défauts qui ne suffisent toutefois pas pour gâcher le plaisir de jeu intense que procure le titre. Ajoutons d´ailleurs que l´on a droit cette fois-ci à un mode multijoueur certes limité en termes de types de parties mais qui prolongera parfaitement le plaisir, même s´il s´avère moins immersif que la campagne solo.
Au niveau des graphismes on affiche une certaine déception. Non que le titre ne soit pas déjà une réussite à ce niveau mais principalement parce que l´on attendait un peu plus d´améliorations. Il n´en demeure pas moins que les décors sont assez soignés même si l´on y relève de l´aliasing sur Xbox. Les environnements sont particulièrement réalistes, tout comme les animations des personnages que l´on verra s´activer dans tous les sens ou sautiller de douleur. Côté effets, on est servi et c´est dès la première mission que l´on s´en rend compte avec un débarquement tout à fait réussi à ce niveau là. A tout ceci s´ajoutent des bruitages remarquables qu´il s´agisse des armes ou encore des voix et de tous les autres sons d´ambiance. MOH pousse le détail assez loin et l´on ne regrettera finalement que des musiques parfois un peu répétitives.
En somme si ce Medal Of Honor n´est pas exempt de défauts au niveau de son gameplay, il constituera quoi qu´il en soit une valeur sûre en matière de FPS sur Gamecube. Immersif, rythmé et cohérent, ce titre scotchera les joueurs devant leur écran tout au long de la campagne solo et trouvera un peu de renouveau grâce aux parties multijoueur.
Graphismes 17/20
Jouabilité 16/20
Durée de vie 16/20
Bande son 17/20
Scénario 15/20
Note générale 17/20
Actualité
La Gamecube en Corée
Nintendo semble bien décidé à suivre la voie de ses concurrents puisque sa console nouvelle génération devrait être commercialisée dès la semaine prochaine en Corée du Sud. Le géant japonais compte bien prendre également sa part du gâteau sur ce territoire et devrait d´ailleurs y mener une campagne marketing solide mais surtout un positionnement de prix agressif puisqu´il devrait d´entrée proposer dès la sortie un bundle comprenant manette, carte mémoire et les aventures du plombier moustachu pour l´équivalent de 250 dollars. Les pré-commandes ont déjà débuté mais Nintendo ne s´est pas exprimé semble-t-il sur ses projections de ventes en Corée du Sud.
Les bonus Zelda aux U.S ?
Si l´on en croit nos confrères de la presse U.S il semblerait bien que les joueurs nord-américains aient droit eux aussi à leur Uru-Zelda en pré-commandant les dernières aventures de Link sur Gamecube. Le jeu devrait en effet sortir là-bas le 24 mars 2003 mais Nintendo n´a toutefois pas confirmé la présence de ce bonus à la pré-commande. L´information provient en effet des revendeurs américains. Il faudra donc attendre la confirmation officielle de tout ceci, en tous les cas on croise les doigts, d´autant qu´une sortie en Europe d´Uru Zelda avait été évoquée il y a quelques jours.
Edition du Vendredi 06 Décembre 2002
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Le 201ème Journaux!
Les titres du Vendredi 06 Décembre 2002
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Au Sommaire:
TOP 5
Test
Actualité
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1. Forum Grand Theft Auto : Vice City 27.722 msg/sem
2. Forum Forum Dragon Ball Z Budokai 19.252 msg/sem
3. Forum Final Fantasy 10 10.530 msg/sem
4. Forum Harry Potter : La Chambre Des Secrets 5.376 msg/sem
5. Forum Super Smash Bros Melee 4.764 msg/sem
Test : BMX XXX PS2
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Au départ destiné à devenir le troisième épisode de la série Dave Mirra, BMX XXX s´est peu à peu détaché de son but premier pour inclure un contenu plus adulte, plus mature et donc réservé à un public averti. Et les développeurs n´y sont pas allés de main morte en allant même jusqu´à inclure plusieurs séances de strip tease pour récompenser les joueurs et les encourager à progresser. Alors de prime abord, on pourrait croire qu´Acclaim a choisi de faire comme TF1 et ne proposer que « du bretzel, du bretzel, du bretzel » pour vendre mais ce serait un peu vite juger BMX XXX, car sous ses apparences salaces, se trouve un titre qui tient finalement la route. Sans être un jeu fabuleux, il affiche un contenu sympathique même si le fond manque encore une fois d´originalité, l´ombre de Tony Hawk n´étant jamais loin.
La recette est classique. Des riders lancés dans une multitude de niveaux ayant pour seul but de réaliser une tripotée de défis afin de débloquer de nouvelles aires de jeu. XXX oblige, les objectifs ne sont plus seulement du genre « ramasser les icônes » ou « obtiens 100 000 points en un run » (même si ces derniers sont aussi présents) mais incluent des tâches plus matures. L´un des premiers jobs que vous aurez à faire sera de ramener des prostituées (ou plutôt des prostiputes comme on les appelle dans le jeu) à leur mac. Plus loin, il faudra trouver assez d´argent pour payer l´entrée de la boîte de strip. Les objectifs ne sont pourtant pas tous d´inspiration bretzel, certains sont en effet d´ordre plus pipi caca, comme lorsqu´il faudra conduire des ouvriers constipés aux chiottes, ou empêcher les chiens de dégueulasser le parc. Pas toujours d´un très bon goût, on est souvent surpris de voir jusqu´où les développeurs sont allés pour se démarquer des autres titres du genre. Comme je le disais plus haut, le titre propose plusieurs petits films présentant de jolies demoiselles pour le moins dénudées et toujours prêtes à s´effeuiller davantage. Ces vidéos ne sont pas gratuites et avant de voir Cali, Dawn et leurs copines exhiber leurs bretzels, il faudra prouver que vous êtes capable de faire du vélo sans petites roulettes.
Malgré tous les efforts d´Acclaim, on ne peut toutefois s´empêcher de noter les similitudes qui résident encore une fois avec les productions d´Activision (initiateur du genre). Comme par hasard, BMX XXX reprend l´idée des compétitions instaurée par Tony Hawk 3. Tous les trois niveaux, on se retrouve confronté à un concours se déroulant sur deux manches où il faut se démener à grands coups de tricks et des grinds pour impressionner un jury encore plus sévère que celui de Popstars.
Comme Aggressive Inline, la précédente production du studio, BMX XXX ne s´embarrasse pas d´un chrono pour limiter la durée des runs. Mais contrairement au jeu de roller, vous n´êtes plus obligé d´enchaîner les tricks pour rester dans le niveau. Désormais, vous êtes garant d´une jauge d´énergie qui décroît à chaque gamelle. Une fois vide, vous êtes éjecté du niveau et les objectifs en cours devront être repris depuis le début. Une idée toute bête qu´on s´étonne de ne pas avoir rencontrée plus tôt. Le système est donc excellent, plus vous vous améliorez, plus longtemps vous pourrez rester dans le niveau. Cela dit, la courbe de progression n´est pas très importante. La gravité lunaire propre aux jeux d´Acclaim aidant, on parvient à réaliser de bien jolis tricks sans trop se fatiguer. La jouabilité reste cela dit mal dosée. Les vélos sont loin d´être maniables comme ils le devraient. Les changements de directions sont lourds à effectuer, il arrive souvent que l´on se retrouve à rouler à l´envers et il n´est pas évident de se remettre droit en un coup de guidon. Très rageant surtout lorsqu´on est pressé.
Techniquement, le jeu ressemble aussi grandement à Aggressive Inline. Graphiquement, c´est donc plutôt pas mal avec des niveaux variés et d´une taille respectable. Les animations ne manquent pas de fluidité mais on regrette les collisions qui donnent souvent dans le n´importe quoi. Les persos semblent faits de caoutchouc et rebondissent un peu partout. A noter aussi quelques bugs lors de tricks au coping. Les vélos traversent les textures et se bloquent parfois. Dommage. Pour la bande son, la tracklist est satisfaisante mais pas très longue. On finit toujours par retomber sur les mêmes morceaux qui comprennent entre autre du Motley Crue, du Green Day, du De La Soul ou encore un peu d´Audiovent.
Finalement, il n´y a bien que la jouabilité trop approximative qui handicape ce titre. On peste trop souvent contre son cycliste qui semble n´en faire qu´à sa tête dans bien des situations. Par ailleurs, je pense qu´il est sage de rappeler que le bretzel à un prix, celui de la maturité. Les vidéos étant vraiment chaudes, le langage toujours très cru (en anglais, heureusement) et les sujets abordés clairement adultes, le titre ne conviendra absolument pas aux enfants. Nous ne savons pas si le jeu, une fois packagé, comportera une indication d´âge minimum. Au cas où, nous préférons prendre les devants et déconseiller ce titre aux moins de 16 ans. Les parents qui nous lisent seront prévenus.
Graphismes 14/20
Jouabilité 13/20
Durée de vie 15/20
Bande son 16/20
Note générale 14/20
Test : Pink Panther : Pinkadelic Pursuit PC
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Qui ne se souvient pas avec nostalgie de la Panthère Rose, ce dessin animé désopilant et rythmé par un thème musical devenu culte ? Ce que vous ignorez peut-être, c´est que l´origine de cet irrésistible personnage remonte aux années 60, à l´époque où la pimpante panthère n´avait été créée que pour agrémenter le générique d´un film où il était question d´un diamant volé qui portait le nom de Panthère Rose. C´est par la suite que, grâce à l´enthousiasme du public pour ce personnage atypique, la Panthère Rose devint l´héroïne (le héros ? ) d´une série de dessins animés reprenant la thématique du film. En résulta une cascade de fou-rires dûs aux incroyables courses poursuites entre le fringant animal et l´inspecteur Clouseau qui ravirent toute une génération de spectateurs. C´est justement cette atmosphère loufoque que les développeurs d´Etranges Libellules ont essayé de retranscrire dans le jeu, et force est de constater qu´ils y sont parvenus de bien belle manière.
Le point de départ du jeu était donc de restituer à la fois l´humour, le rythme et le style visuel du dessin animé dans un jeu axé sur la plate-forme et la réflexion. Un concept qui donne une touche très particulière au soft, si bien que l´on se retrouve face un titre au gameplay très particuler. Le jeu fait intervenir une petite dizaine de niveaux construits de façon assez labyrinthique, au sein desquels la panthère rose doit évoluer discrètement pour dérober des objets gardés par leurs propriétaires, afin de les déposer à un autre point du niveau. S´ensuit une course folle entre le voleur et son poursuivant, qui oblige le joueur à tirer partie de l´agencement du décor pour trouver une cachette qui permettra à la panthère rose de se camoufler pour tromper son agresseur. On imagine facilement les gags et les situations cocasses que ce type de challenge peut entraîner, d´autant que les animations des personnages restituent parfaitement les attitudes des protagonistes du DA.
C´est pour cette raison que les graphistes ont choisi de donner au soft un aspect visuel assez particulier pour rester dans l´esprit de la série, même si le résultat fait un peu pauvre pour un titre PC. Autant dire que les différences ne sont pas flagrantes entre l´opus PC et son homologue PSX, la 3D se contentant d´afficher des textures de couleurs uniformes sur des parcours scriptés et donc avec un cheminement linéaire et prédéfini. Un choix qui aurait pu rendre la progression trop simpliste si les niveaux n´avaient pas été conçus de façon aussi diabolique. On regrette tout de même que le jeu tende parfois un peu trop du côté de la plate-forme, puisque le camouflage dans le décor n´est pas obligatoire de façon systématique pour leurrer ses ennemis ; on peut en effet s´en débarrasser à l´aide d´une attaque spéciale du personnage principal ou bien courir comme un damné vers la sortie.
Reste qu´il faudra tout de même prendre le temps de planifier ses déplacements pour mener à bien les délits imposés en début de niveau, le tout étant résumé au moyen de schémas qui ne sont pas sans évoquer les stratagèmes alambiqués d´Une Faim de Loup, mais en beaucoup plus simple. Le soft est en effet clairement destiné aux plus jeunes, de part son accessibilité et son extrême facilité, ce qui n´arrange rien en ce qui concerne la durée de vie du titre. Le jeu affiche néanmoins une certaine variété de gameplay puisqu´il propose également quelques affrontements contre des boss ainsi que des espèces de parcours d´obstacles en scrolling continu. Pour ces derniers, les développeurs se sont directement inspirés des séquences en chariot de Donkey Kong Country, c´est pourquoi on retrouve exactement le même type de gameplay axé sur les réflexes. Le tout reste bien évidemment très fun et surtout très rapide, mais bien sûr un peu trop facile. Même s´il n´offre pas une expérience de jeu révolutionnaire, La Panthère Rose devrait en tout cas faire le bonheur des parents qui cherchent un titre suffisamment accessible pour le découvrir avec leurs enfants, et en profiter pour retrouver l´atmosphère délirante des épisodes de la Panthère Rose.
Graphismes 10/20
Jouabilité 14/20
Durée de vie 10/20
Bande son 11/20
Scénario 12/20
Note générale 12/20
Test : Serious Sam XBOX
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Disons-le tout net, les amateurs de FPS réalistes et crédibles risquent de faire la grimace. Serious Sam est un jeu qui, contrairement à son titre, ne se prend absolument pas au sérieux. Dès les premières secondes, on voit avec qui on a affaire, un personnage délirant, des monstres débiles qui vous arrivent dessus par centaines, et des armes démentes pour les décalquer, c´est ça Serious Sam. Alors compte tenu de la profondeur du scénario, il conviendra de faire un bref rappel pour ceux qui ne connaîtraient pas le jeu sur PC. Les humains ont découvert des traces d´une très ancienne civilisation, très avancée dans sa technologie sur terre. Cette découverte leur permet de partir explorer les confins de l´univers. Plus tard, en 2104, les hommes sont attaqués par des créatures monstrueuses provenant d´une autre dimension. Face aux nuées d´envahisseurs, l´humanité ne peut lutter en dépit de sa bravoure. La solution consistera donc à envoyer Sam dans le passé au moyen d´un ancien artefact pour changer le présent. Là je vois que vous êtes calmés face à un tel génie. C´est vrai que ça laisse sans voix...
Au détour du test de Serious Sam sur PC, on peut lire : «L´aspect réflexion est par contre réduit à son stade embryonnaire». Chère Romendil je m´insurge ! En dehors de son scénario qui pourrait avoir été co-écrit par Spielberg et Mel Brooks, Serious Sam titille le neurone. Si ! Et oui, faut réfléchir un peu pour comprendre que c´est pas utile de gaspiller une roquette pour tuer un kamikaze sans tête qui court dans votre direction, en hurlant avec des bombes dans les mains quand, une balle de pistolet suffit. Il faut réfléchir aussi pour comprendre que si on straffe tout en tournant sur soi équipé d´une mitrailleuse, on peut flinguer des monstres qui arrivent de partout. Et surtout, il faut vachement réfléchir pour trouver des objets qui sont clairement mis en évidence sur un piédestal dans les niveaux, ou au pire signalés par une flèche jaune. Ceux qui m´auront suivi auront donc compris que sous son apparence barbare, Serious Sam dissimule un jeu pour intellectuels. C´est comme pour les monstres, faut apprendre à les reconnaître, les bipèdes rouges sont plus puissants que les bleus, pareil pour les mecs sans tête, y en a des verts des bleus et puis des rouges... C´est donc ça qui fait en partie le charme de Serious Sam. Il s´agit d´un jeu hautement subtil et on le comprendra d´autant mieux avec l´architecture des niveaux. Ce sont généralement des grands couloirs et canyons où l´on voit à perte de vue ou des immenses cours de palais égyptiens par exemple. Le principe c´est que le héros s´avance dans une immensité vide et qu´une fois au milieu des centaines de monstres lui déboulent dessus.
Pour faire face à de telles déferlantes de monstres, c´est donc à un armement impressionnant qu´aura recours notre héros, ce qui constitue une autre richesse du gameplay. On commence avec des petits flingues, puis c´est au tour du fusil à pompe, du fusil de chasse, du lance-roquettes, de la bombe fatale, du minigun, du lance-grenades ou encore de la tronçonneuse... de faire leur apparition. Bref, un armement conséquent et qui ne nécessitera pas forcément un usage parcimonieux, si ce n´est lorsque l´on est à cours de roquettes et qu´on sent que des bisons mutants ne vont pas tarder à débarquer avec leur bruit caractéristique. Evoquons au passage la maniabilité pour reconnaître que celle-ci est tout à fait honnête pour un shooter sur console, même si l´on perd un peu de la rapidité de mouvement que permettaient les versions PC. On met en effet plus de temps à se retourner par exemple, et on notera que le changement des armes n´est pas toujours évident en pleine action. Ce qui aura pour effet de parfois faire perdre de précieuses roquettes pour des misérables petites créatures de rien du tout. Pour ce qui est des bonus à ramasser, ils sont dans la même veine que le reste du titre, c´est d´ailleurs amusant de constater que c´est quant on vient juste de ramasser un bonus d´armure, tout seul perdu au milieu de nulle part, que des centaines de monstres débarquent d´une seul coup.
Au niveau des graphismes, ce Serious Sam sur Xbox est tout à fait correct, on n´est évidemment pas en présence d´un Halo, mais il faut reconnaître que le titre est assez réussi en dehors de quelques petits défauts d´affichage. C´est coloré et assez fun dans le design des créatures rencontrées, on regrettera en revanche des niveaux qui manquent un peu de variété. Le tout se déroule avec beaucoup de fluidité en dépit de la débauche quasi permanente d´effets, et les nombreuses animations compte tenu de déferlantes de monstres. Au niveau sonore, même chose, les musiques sont un peu répétitives, mais les effets sont franchement délirants tout comme les réflexions débiles de Sam qui dispose d´ailleurs de la voix du doubleur français de Bruce Willis.
En somme, Serious Sam n´est sans doute pas le shooter incontournable sur Xbox, puisqu´on lui préférera d´autres titres plus profonds, mais il reste un jeu fun et plaisant à jouer. Son action s´avère assez répétitive, mais les joueurs en mal de jeux délirants devraient apprécier, pour peu qu´ils ne saturent pas avec une telle boucherie en continu.
Graphismes 16/20
Jouabilité 16/20
Durée de vie 16/20
Bande son 15/20
Scénario 14/20
Note générale 16/20
Test : Mechwarrior 4 : Mercenaries PC
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Mechwarrior, pour les fan de mecha, est véritablement synonyme de qualité et de fun. Complet et jouable, la série n´a jamais déçu ses fidèles et ce n´est pas avec Mercenaries que cela devrait se produire. Allons de ce pas voir ce qui attend le joueur. Tout d´abord, sachez que le nouvel axe du titre est l´argent. On laisse tomber l´héroïsme et toutes ses vieilleries. Ici, sur fond de troubles interplanétaires, vous et votre compagnie réserverez vos talents aux plus offrants. L´argent est en effet omniprésent dans le jeu et l´aspect gestion prend donc une sacrée envergure au point de devenir une composante incontournable du gameplay. Voyons cela plus en détails avant de nous pencher sur tout autre chose.
Après avoir choisi votre « sponsor », votre équipe (qui n´influe guère sur le gameplay d´ailleurs), un équipement de base vous sera fourni. Vous aurez alors accès à un certain nombre de missions, en quantité réduite mais en des lieux très éloignés. Une carte du système solaire vous présente différentes planètes, sur chacune, 2 ou 3 contrats à remplir pour une somme plus ou moins importante. Mais attention, rien n´est gratuit en ce bas monde. Ainsi un voyage d´une planète à une autre vous coûtera une certaine somme d´argent. Il conviendra donc de bien apprécier le rapport coût/bénéfice et surtout risque (êtes-vous correctement équipé ou devez-vous acheter un meilleur matériel avant de passer à l´action ? ) avant de se lancer, et mieux vaudra parfois se contenter de missions moins périlleuses. Chaque mission remplie vous permettra d´empocher quelques crédits, qu´il conviendra de dépenser habilement en réparation, achat d´item ou de mech voire de personnel. L´argent est précieux, alors ne le gaspillez pas.
C´est là la principale nouveauté mais elle n´est pas négligeable car elle apporte une certaine finesse au gameplay et renforce assez bien l´immersion. Mais bien sûr, ce n´est pas la seule nouveauté. Ainsi, ce sont 40 nouvelles missions qui vous attendent. Sachez d´ailleurs à propos de ces dernières que lorsque vous vous rendez sur une planète, rien ne vous oblige à remplir chacun des contrats à la suite, libre à vous de repartir ailleurs pour éviter la lassitude des environnements (ville/ville/ville, forêt/forêt/forêt etc.). Bon, il faut tout de même reconnaître que vos objectifs se ressemblent beaucoup et qu´on peut les classer en 3 types distincts qui sont l´assaut, la protection et l´escorte. La diversité c´est évidemment dans le nombre de pièces disponibles, qui viendront faire varier le gameplay, qu´on la cherchera. Mais cela, on le trouvait déjà dans la version originale du soft. En dehors de ça, vous aurez à disposition 8 nouveaux pilotes inédits que vous pourrez mettre aux commandes de vos machines.
Côté réalisation, ben le moteur commence à vieillir et même avec tous les réglages à fond, on n´est pas subjugué. Mais attention, ça ne veut pas dire que ce ne soit pas beau hein ! Les environnements sont plutôt variés selon les planètes, l´animation est fluide (mais une configuration relativement solide est recommandée). Les explosions sont assez classes. Pour ce qui est des menus, l´interface n´est pas toujours très pratique mais rien de bien catastrophique. La bande-son est fidèle à ce que l´on a pu entendre précédemment avec des musiques qui tendent sur le métal un peu gras en début de mission, histoire de nous rappeler la matière dont nous sommes enrobés, sans doute.
Au final, Mechwarrior 4 : Mercenaries tire drôlement bien son épingle du jeu. 40 nouvelles cartes, ce n´est pas négligeable. Mais ce que l´on retiendra, c´est aussi, voire surtout la prise de poids du côté gestion avec l´argent qui devient votre principal motivation. Argent pour s´équiper, argent pour se déplacer et argent pour être récompensé. La présence de ce fameux rapport coût/bénéfice (potentiel) vous forcera à cogiter avant de vous engager. Intéressant.
Graphismes 15/20
Jouabilité 16/20
Durée de vie 14/20
Bande son 16/20
Scénario 14/20
Note générale 16/20
Test : Titeuf : Ze Gagmachine GBA
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Titeuf est un peu le cousin éloigné de Denis la Malice. Tant au niveau de l´âge que du comportement, notre petit ange renvoie à ce fameux personnage. Avec sa petite mèche blonde, faisant office de coiffure, et son regard expressif au possible derrière lequel se préparent une foule de bêtises, Titeuf a su s´attirer les faveurs de milliers de lecteurs et est ainsi devenu une série dont chaque tome est attendu avec impatience par une ribambelle de fans. Cette notoriété, aidant, le garnement envahit aujourd´hui nos chères consoles, et pour cette fin d´année, choisit la petite portable de Nintendo pour perpétrer tous ses méfaits. Comme je le mentionnais plus haut, le principe du jeu est pour le moins assez étrange. Vous contrôlez donc le héros de Zep, qui pour passer au niveau suivant, doit piéger certaines personnes (gardien de square, maîtresse d´école, etc) à l´aide d´objets ramassés dans le stage. Ainsi vous pouvez combiner divers éléments comme un sandwich et un pétard, ou bien encore une crotte de chien et un livre pour que le piège soit des plus réussis. Il conviendra de ne pas se faire repérer par les divers personnages auxquels vous avez tendu une embuscade, car dans ce cas de figure, vous n´aurez plus qu´à prendre vos jambes à votre cou et fuir jusqu´à ce que votre victime décide d´abandonner la poursuite. Le tout se jouant dans des niveaux clos (jardin public, salle de classe...), il sera de bon ton d´appréhender les réactions des personnes piégées en se rendant à l´opposé de l´endroit où se trouve la victime, pour éviter de se faire attraper bêtement. Les différents défis vous demandent toujours de réaliser des scores de plus en plus importants et donc des bêtises de plus en plus énormes. Plus c´est débile, plus cela rapporte. Vos objectifs varieront au fur et à mesure de votre progression. Vous devrez le plus souvent mettre des objets sur la route d´autres personnages pour les faire glisser, ou bien encore ramasser un nombre précis de fleurs, ou faire courir sur une distance le gardien du square, et ce sans vous faire attraper.Tout cela n´est certes pas du plus bon goût. Mais bon, le tout est bien dans l´esprit de la BD.
Les possibilités offertes par le titre sont assez réduites. Vous pouvez combiner certains objets en passant dans un menu. Un petite aparté, pour mentionner le mode « Crash test », accessible dès le début du jeu, dans lequel vous aurez en votre possession tous les objets présents dans le jeu. Il sera intéressant de voir quelles combinaisons sont possibles et surtout rapportent le plus de points. Pour revenir au gameplay, votre personnage est capable de déposer des éléments récupérés dans le décor, de marcher à tâtons pour mieux surprendre les victimes ou encore de piquer un sprint quand les individu piégés vous poursuivent. Après, le jeu se voulant simple, vous n´avez pas besoin d´autre chose pour passer les différents défis.
Le design renvoie bien sûr à la BD et tant les décors que les personnages, sont parfaitement fidèles à l´oeuvre de Zep. Même si l´aspect graphique est assez pauvre, en comparaison de ce qu´on trouve sur GBA (loin de moi l´idée de critiquer la BD), la diversité des décors est agréable. Les personnages possèdent des mimiques assez drôles et leurs mouvements sont bien décomposés. Les musiques sont le reflet de l´oeuvre dont elles s´inspirent, à savoir entraînantes et un brin poussives.
Ce nouvel opus de Titeuf innove donc par rapport au précédent titre sorti sur Gameboy Color. L´intention est louable mais il est dommage de constater que le concept du jeu soit tout de même, très, trop basique. En parallèle de ceci, il faut bien voir que ce jeu est destiné avant tout aux enfants fans de la BD et dans cette optique, la simplicité du soft qui se présentait comme un défaut, pourra se transformer en avantage. Tout dépend de quel bord on se place.
Graphismes 14/20
Jouabilité 14/20
Durée de vie 13/20
Bande son 11/20
Note générale 12/20
Actualité
Jet Set Radio sur GBA
Sega et THQ viennent en effet de signer un accord en vue de proposer une version GBA de Jet Set Radio. Le titre pourrait sortir au printemps prochain et devrait s´intituler Jet Grind Radio. Le jeu devrait être une adaptation de l´original sur Dreamcast et devrait en reprendre les principaux ingrédients. Si l´on ne sait pas encore exactement à quoi ressemblera le jeu, il semblerait que THQ souhaite faire un jeu en vraie 3D, on attend en tous les cas avec impatience de découvrir cette version portable de Jet Set Radio.
Sega revient en Europe
Il semblerait en effet que Sega soit décidé à reprendre ses opérations en Europe. La compagnie devrait débuter des ventes directes et commencer ses campagnes marketing pour ses jeux dans le courant de l´année 2003. Une décision qui pourrait réduire certains coups de fonctionnement en s´occupant de manière de interne des jeux, on rappellera au passage que Sony et Infogrames se chargeaient jusqu´ici de distribuer les jeux Sega. Les plannings Infogrames mentionnent toutefois encore beaucoup de titres Sega pour le début 2003.
Edition du Lundi 09 Décembre 2002
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Le 202ème Journaux!
Les titres du Lundi 09 Décembre 2002
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1. Forum Grand Theft Auto : Vice City 25.120 msg/sem
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Test : Sherlock Holmes : Le Mystere de la Momie GBA
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Avant de se plonger dans le jeu, il est nécessaire de savoir que l´énigme qui est présentée est totalement inédite, elle ne reprend pas l´une des nombreuses enquêtes du détective. Loin d´être un détail, cette mise en garde permet de mieux appréhender le titre, on n´est pas du Conan Doyle, mieux vaut en être conscient. Alerté par sa presque cousine (?), Sherlock se rend dans un vieux manoir pour élucider les circonstances étranges qui ont accompagné la mort du Lord Montcalfe, le père de la jeune femme. Il y serait question d´une ancienne malédiction qui se serait abattue sur le malheureux suite à la profanation d´une tombe en Egypte. Montcalfe étant un passionné de pharaons et de tout ce qui touche à l´Egypte ancienne, son manoir est un véritable musée recelant plusieurs objets rares qui n´ont pas manqué d´attirer la jalousie de tout son entourage. Holmes devra faire la lumière sur cette affaire en parcourant et fouillant la trentaine de pièces de la demeure.
Ce qui frappe en premier lieu, c´est l´absence remarquée de Watson dans l´aventure. Si ce dernier fait une courte apparition à la toute fin du jeu, on est bel et bien seul à enquêter. Un Sherlock Holmes sans son Watson, c´est assez étrange, n´est-il pas ? A tel point qu´on se dit à plusieurs reprises que Frogwares aurait très bien pu faire l´économie de la licence du héros pour introduire un inspecteur de sa création, le résultat aurait été identique et n´aurait pas nuit au déroulement de l´aventure. En fait, le titre aurait peut-être même été bien meilleur. Débarrassé de toutes les contraintes liées à la licence, le joueur aurait abordé son enquête d´un oeil neuf en étant sûrement plus indulgent quant aux énigmes et à leur résolution pour le moins étrange.
Disons qu´on est loin de la logique implacable du sieur Holmes. Lui qui d´ordinaire lance un triomphal « Elémentaire » après chaque énigme, se voit ici confronté à des mécanismes qui n´ont de logique que celles des développeurs. On n´entre certes pas dans la loufoquerie des jeux Lucas, mais on peine souvent à trouver une réponse rationnelle à ses interrogations. Il manque souvent des indices et on s´étonne de voir Sherlock tout comprendre alors que nous n´avons justement rien compris. Le scénario est à ce sujet piètrement conduit. Plus proche d´une succession de casse-têtes que d´une véritable enquête policière, on peine à entrer dans l´histoire et à s´y investir à fond. Pire, plusieurs passages s´éloignent carrément de l´univers du héros pour se rapprocher à ce que l´on pourrait comparer à du Scoubidou avec une momie qui se balade dans les couloirs et qui tente d´effrayer Sherlock. Pour un peu, on s´attendrait presque à ce qu´à la fin, le détective retire le masque de cette momie pour dévoiler la véritable identité du coupable (« Et non, car c´était Watson le coupable ! »). Non, vraiment, on est loin de l´univers créé par Conan Doyle.
Les casse-têtes sont nombreux et il faut bien reconnaître que si certains d´entre eux sont plutôt bien trouvés, la plupart ne demandent au joueur qu´un sens de l´observation particulièrement développé afin de repérer les objets à récupérer dans chaque salle. Bien des fois, on se retrouve en effet bloqué uniquement parce qu´on n´aura pas ramassé le petit objet large de trois pixels négligemment posé sur la moquette. La bonne vieille technique de balayage de l´écran avec la souris trouve alors ici tout son sens. Il arrive aussi plusieurs fois dans l´aventure que Sherlock meurt brutalement parce qu´il n´aura pas effectué la bonne action. Les sauvegardes régulières sont donc vivement conseillées. Attention tout de même, car si on a le malheur de sauvegarder là où il ne faut pas, on peut aussi très bien se retrouver bloqué pour l´éternité avec l´obligation de tout recommencer depuis le début. Mieux vaut donc utiliser plusieurs fichiers de sauvegarde pour ne pas repartir de trop loin en cas d´échec. C´était le conseil du jour.
Pas la peine d´être un expert du jeu pour trouver les graphismes de Sherlock Holmes complètement dépassés. Si le moteur permet une vision à 360° de chaque pièce, il n´offre qu´une piètre qualité graphique. Les décors sont brouillons et pixélisent à chaque mouvement de caméra. Je ne vous parle même pas des personnages. Dans le genre carré, on n´avait pas fait mieux depuis les Playmobil. Tout simplement horrible ! En plus, ils sont mal animés avec des attitudes peu naturelles et exagérées. Concernant, la bande son, c´est un peu mieux, mais il ne faut pas s´attendre à des merveilles. La voix de Sherlock colle assez mal au personnage. Son timbre sonne trop jeune pour le personnage, enfin cela n´engage que moi (comme tout le reste d´ailleurs). Les musiques qui accompagnent la visite du manoir ne marqueront pas l´oreille du joueur, loin de là. Bref, si le jeu fait la part belle à l´Egypte ancienne, il semble aussi doté d´une réalisation datant de cette même époque.
Le bilan est donc plutôt négatif pour ce titre. Si quelques énigmes parviennent à se détacher du lot et à offrir de réels challenges prise de têtes, le reste est d´un ennui total avec même plusieurs énigmes basées sur le jeu de taquin (bonjour l´inspiration). L´ambiance propre à Sherlock Holmes est mal rendue et au lieu de s´appuyer sur une licence trop lourde à porter, Frogwares aurait mieux fait de créer son propre détective, le titre aurait à coup sûr gagné en crédibilité. En somme, Le Mystère de la Momie est une licence mal exploitée. Les précédentes incursions de Sherlock Holmes sur PC étaient bien plus convaincantes...
Graphismes 7/20
Jouabilité 12/20
Durée de vie 11/20
Bande son 12/20
Scénario 11/20
Note générale 9/20
Test : Street Fighter Alpha 3 GBA
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Mine de rien, les brainstormings de Capcom doivent être quelque chose. « Bon les gars, l´ordre du jour de la réunion d´aujourd´hui, le nouveau titre du prochain Street Fighter, des idées ? », « Heu dites boss, si on inventait une autre série ? », « T´es viré ! , d´autres suggestions ? », « Et si on utilisait l´alphabet grec chef ? », « Ok coco, ça me paraît bien, on va partir là-dessus ! »...et c´est ainsi que par un beau matin, naquit la série des Street Fighter Alpha.
Tout ceci pour dire que la célèbre série de jeux de baston perdure et sous couvert de titre à rallonge, propose à quelque chose près les mêmes personnages et les mêmes décors que l´avant dernière mouture. Ainsi nous retrouvons pas moins de 31 personnages immédiatement accessibles (+ 6 cachés), dont les emblématiques Ryu, Ken, Vega ou Dhalsim ou encore des visages un peu plus frais comme Rolento, Juni ou Karin. De quoi satisfaire tout le monde, sachant que la quasi-totalité des personnages possède son propre style de combat. Les modes de jeux sont au nombre de six. Le « single mode » (10 combats d´affilée de part le monde, en somme le mode tournoi), le « versus mode » (qui permet d´affronter un ami grâce à un câble link, la présence d´une seconde cartouche n´étant pas requise) et le « training mode »,où vous pourrez vous entraîner à sortir les multiples enchaînements de chaque personnage. Ceux-ci sont jouables dans un premier temps et 3 modes cachés, dont le « survival mode » par exemple, sont à débloquer. Avant d´aller plus loin, je précise qu´il est dommage de constater l´absence d´une liste récapitulant les différentes prises des personnages. Le titre se voulant très technique, ceci n´aurait pas été un luxe. Les options, elles, sont très complètes. Vous pourrez à votre guise paramétrer le nombre de rounds, le temps de ces derniers, la rapidité de jeu, etc. Il va de soit qu´il vous sera également possible de configurer les boutons de la GBA pour un plus grand confort d´utilisation.Comme je le disais plus haut, la série des Street Fighter est on ne peut plus technique et cet opus ne faillit pas à cette règle immuable.Maîtrisez la panoplie de coups d´un personnage vous demandera du temps, mais une fois que vous aurez en main votre guerrier, le plaisir de jeu en sera décuplé.
Cet épisode se destine avant tout aux pros du genre. Il est en effet très rare de batte un adversaire en appuyant frénétiquement sur n´importe quelle touche. Si vous désirez sortir les coups les plus impressionnants ou de dantesques combos il faudra vous entraîner durement. Avant chaque affrontement vous pourrez choisir entre trois styles de combat, le X-ISM, le A-ISM et le V-ISM. Ceci influera justement sur le nombre de super-combos réalisables, sur les parades, ou encore la jauge Alpha vous renseignant sur votre état de puissance. Cet opus GBA a heureusement pour lui, d´avoir une excellente jouabilité et pour peu que vous sachiez comment sortir tel ou tel enchaînement, vous n´aurez que peu de soucis à ce niveau. Jouez avec les meilleurs personnages se mérite, mais une fois l´apprentissage terminé, c´est un régal de sortir des combos ahurissants et de terrasser son adversaire grâce à eux. Mais ceci ne serait rien sans une vitesse de jeu irréprochable. Et bien là encore, la rapidité de l´animation est exemplaire et les combats sont au final très techniques, violents et nerveux, un sans-faute.
Vous combattrez de part le monde et la diversité des environnements est un plus appréciable. Cependant le « très bon » côtoie le « moyen » voire le « très moyen ». Certains lieux sont forts jolis, avec quelques petites animations en arrière-plan pour égayer le tout et en comparaison quelques arènes semblent désespérément vides. Dans l´ensemble le titre jouit d´une bonne qualité graphique et de multiples personnages font preuve d´un charisme à toute épreuve. Les animations des combattants sont bonnes et la fluidité des affrontements n´a d´égale que la férocité qui se dégage des joutes.
Street Fighter Alpha 3 se veut donc une excellente adaptation GBA. Si Capcom, n´innove guère dans le fond comme dans la forme, il est tout de même à mettre à leur crédit un jeu, certes technique et complexe, mais d´une maniabilité sans faille qui saura combler tous les adeptes de cette saga désormais mythique.
Graphismes 14/20
Jouabilité 17/20
Durée de vie 15/20
Bande son 13/20
Note générale 16/20
Test : Dynasty Warriors 3 XBOX
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On retrouve donc les contes des Trois Royaumes sur Xbox, avec un Liu Bei confronté une fois encore à son éternel rival Cao Cao. Le tout se déroule donc dans la Chine médiévale avec de nombreux généraux qu´il faudra conduire à la victoire contre les armées du tyran. Une dizaine de personnages sont disponibles dès le départ, ce qui permettra de disposer de différentes attaques et d´armes variées en fonction du héros sélectionné. Pour le reste, le principe est simple, foncer dans le tas, déchaîner ses combos et botter l´arrière-train de centaines d´ennemis. Votre personnage dispose de gardes du corps qui tenteront tant bien que mal de le suivre et vous évoluerez de manière assez linéaire au fil des niveaux en accompagnant vos troupes ainsi que celles des généraux alliés.
L´atmosphère de ce Dynasty Warriors 3 est donc radicalement orientée arcade. Musiques qui pètent, effets visuels dans tous les sens et surtout un gameplay pas prise de chou pour deux ronds. On avance, on cogne et on multiplie les attaques sur des ennemis qui arrivent par vagues entières, et on recommence. La teneur du scénario passe donc en arrière-plan pour laisser la place à du bourrinage en règle. Attaques puissantes, attaques rapides, coups spéciaux lorsque la jauge le permet, visée en vue subjective pour l´arc, esquives, voilà pour l´essentiel des possibilités offertes aux différents personnages. Il sera également permis de grimper sur des chevaux pour se déplacer plus vite et foncer encore mieux dans le tas. Au fil des niveaux on récoltera toutes sortes de bonus qui permettront de modifier temporairement les stats de votre personnage ou encore de remplir d´un seul coup la jauge permettant d´effectuer des coups sur-puissants. Au fil des missions, on acquiert également de nouvelles armes qui permettront de gagner en efficacité contre des ennemis qui deviendront toujours plus nombreux mais également plus résistants. Plusieurs modes de jeu nous sont proposés ici avec le Musou qui s´apparente au mode story, le challenge, le mode libre ou encore le Vs qui permet de s´affronter à deux joueurs avec écran splitté.
Au chapitre de la maniabilité pas de souci avec cette version Xbox, il faut dire que compte tenu des possibilités assez basiques, le pad n´est pas franchement torturé par ce Dynasty Warriors 3. La prise en main est immédiate et seul le niveau de difficulté assez important en mode normal pourra en gêner quelques-uns. Le gameplay demeure cependant un chouilla répétitif et si le fait de changer de personnage apporte un peu de variété le titre s´avère tout de même assez lassant à la longue et c´est finalement peut être vers le mode coopératif à deux joueurs que l´on se tournera pour trouver un peu de fraicheur.
Côté technique, la réalisation de ce titre s´avère assez correcte sans être toutefois extraordinaire. Là encore on est assez proche de la version PS2, champ de vision limité, vue particulièrement agaçante et pour laquelle on ne comprend toujours pas pourquoi la possibilité de la changer au moyen du stick droit n´a pas été implémentée. C´est à grands coups de gâchette qu´il faudra la recentrer, un défaut assez agaçant et qui obligera souvent le joueur à combattre en aveugle. L´aliasing demeure assez présent et on notera même quelques jolis effets de clipping sur les décors. Pour le reste, les animations sont assez réussies et le tout conserve une bonne fluidité en dépit du grand nombre de personnages affichés. Côté sonore les effets sont sympathiques mais sobres et cultivent pleinement l´ambiance arcade déjà véhiculée par les musiques.
En somme, Dynasty Warriors 3 est un jeu qui n´évolue que très peu dans cette version Xbox. Pas d´améliorations énormes par rapport au jeu PS2 et surtout un gameplay assez répétitif à la longue. Un bon défouloir toutefois pour les amateurs du genre mais qui risque de lasser un peu trop rapidement les joueurs en raison de son aspect très linéaire.
Graphismes 13/20
Jouabilité 15/20
Durée de vie 15/20
Bande son 14/20
Note générale 14/20
Test : James Bond 007 : Nightfire PC
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Un James Bond, deux James Bond, 3 James Bond... pff, bon c´était chouette au début mais là va peut-être falloir envisager de se renouveler un peu 007. Sur console, la série parvient à se démarquer avec ces gadgets et ces phases de conduites. Pourtant, à force de nous resservir toujours la même recette, la saga commence à s´essouffler et Nightfire n´a pas su convaincre sur les machines de salon. Qu´en sera-t-il sur PC ? Surtout que dans la catégorie agent secret avec gadgets, un certain NOLF 2 est déjà passé par là.
Pour cette nouvelle aventure, EA s´est fendu d´un scénario inédit, mais attention, inédit n´est pas toujours synonyme d´original, mais bon, pour une première escapade sur PC, on lui pardonne. On retrouvera donc une histoire de satellite et de machin GPS pour guider des trucs. Enfin, un prétexte pour aller voir les filles courts vêtues qui peuplent le jeu. Alors première désagréable surprise, l´un des attraits du titre a disparu en arrivant sur la machine à FPS. A plus phases de conduites, pfiut, envolées. Pourquoi ? Ah ben j´en sais rien moi, demandez ça à EA. En lieu et place on trouvera de nouveaux objectifs qui viendront remplir les trous. Ca commence mal.
Pour le reste, imaginez un No One Lives Forever en sérieux, ôtez-lui aussi les bases de jeux de rôle et l´aspect furtivité et voilà, vous avez un Nightfire. Bien sûr, on respecte l´esprit du film et vos missions sont toujours mises en scène avec un certain brio. On commence donc pépère avec une tentative d´infiltration qui part en vrille pour donner lieu à quelques gunfights. On enchaînera avec la prise d´assaut d´un aérodrome tout en douceur avec évitement de caméra pour finir encore une fois avec un gunfight. On citera aussi des scènes particulières qui viennent pimenter l´action comme la couverture au snipe de votre équipière. Vous le voyez vos missions sont plutôt variées et l´action est entretenue, mais dans le fond, c´est toujours un peu pareil, de la « furtivité », du sauvetage d´otages, de la récupération de matériel et à la fin, des coups de feu. Ben c´est quand même un FPS à la base.
Mais bien sûr, l´un des charmes du travail d´un agent secret, c´est d´avoir plein de bidules utiles. Que ce soit la montre laser pour faire fondre des cadenas, le téléphone grappin, le stylo lance fléchettes ou d´autres, Mister Bond dispose d´une belle panoplie d´ustensiles. On regrettera seulement que leur usage soit si scripté. Autre petit plus, les James Bond Moves. Il vous sera possible (lorsqu´on vous le dira) de réaliser des mouvements spéciaux comme vous plaquer contre un mur ou vous laisser glisser sur une corde. Mais encore une fois, ce sont des événements scriptés en diable et finalement bien peu stimulants.
Il n´en reste pas moins que 007 Nightfire n´est pas le pire FPS de l´année... à condition d´être un fan de l´agent 007. C´est surtout par sa mise en scène qu´il brille parce que pour le reste, c´est vu et revu. En effet si vous êtes fans de monsieur Bond, 007 Nightfire devrait vous combler, mais si vous cherchez un FPS un peu original, passez votre chemin car ici vous ne trouverez qu´un gameplay bien pauvre. L´action est nerveuse et tout et tout mais diantre, sur PC, le jeu d´EA entre en concurrence avec No One Lives Forever 2 et là, question gameplay, Nightfire ne fait pas le poids et se révèle n´être qu´une pâle imitation du soft de Monolith, du coup, on est blazés et Nightfire laisse de marbre.
Parlons un peu réalisation. Pas de quoi s´extasier devant Nightfire sans que l´on puisse dire non plus qu´il soit laid. Certains décors sont même assez beaux. Mais il faudra booster les configurations pour profiter pleinement des charmes de la bête, même s´il tourne facilement en 1024 sur un simple PIII 600, ce sera au sacrifice des détails et au prix de quelques saccades. Pour ce qui est des modèles, les visages sont assez convaincants mais on est encore loin du choc NOLF 2 et du naturel des animations des ennemis (qui sont assez crétins ici, d´ailleurs). En tout cas, le design plaira aux fans tant il colle aux films. La bande son me pose quelques problèmes. Les musiques sont très bien, rien à redire, les voix sont aussi plutôt bien interprétées (en VO, je ne puis me prononcer sur la VF) mais c´est la balance qui est gênante, on comprend très mal ce qui se dit et c´est très perturbant. Les effets sonores sont tout à fait satisfaisants.
Au final, ce 007 Nightfire a bien du mal à convaincre sur PC. Il faut dire que la concurrence est rude et si le titre ravira sans doute les fans de James Bond, de gadgets et de décolletés, les amateurs de FPS resteront sur leur fin avec ce titre d´espion qui est loin de soutenir la comparaison avec son principal concurrent.
Graphismes 15/20
Jouabilité 12/20
Durée de vie 12/20
Bande son 14/20
Scénario 10/20
Note générale 11/20
Test : Mechassault XBox
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et totalement compatible avec le Xbox Live ce qui nous fait une belle jambe à nous, pauvres européens à la traîne. Enfin, c´est bientôt le mois de mars. En attendant, MechAssault devrait combler les amateurs de shoot. En revanche, les pros du jeu de mech risquent de ressortir un brin frustrés. En effet, si on a l´habitude de titres mettant en scène des BattleMechs customisés à l´extrême, dans lesquels chaque pièce peut être modifiée, polie et repeinte voire chromée à la brosse à dents, ici, c´est tout le contraire. Les 18 Mechas de base vous sont fournis clés en main et ne peuvent être retouchés (sous peine de voir sauter la garantie). La première raison qui vient à l´esprit est que Microsoft souhaite séduire le grand public et promouvoir plus massivement le online qu´il ne le ferait en refilant un titre à une minorité de joueurs amateurs de customisations parfois complexes, voire prise de tête.
En réalité, MechAssault est donc plus un shooter à la troisième personne, mais un shooter diablement efficace. Causons donc gameplay car je vous vois frétiller d´impatience à l´idée de piloter ces robots lourdeaux à la démarche de gallinacé. Première chose, la prise en main, qui, si elle pose quelques soucis de prime abord, s´avère au final plutôt satisfaisante. Faites avancer le robot avec le stick gauche pendant que vous orientez son torse au stick droit. Les gâchettes servent à changer d´armes et à tirer. Les boutons peuvent être mappés afin de choisir rapidement un type d´armes. Des armes, vous ne pourrez en posséder que 3 à la fois, une arme balistique, un type de missile et un type d´arme énergétique. Oui, c´est peu à côté d´un Mechwarriors sur PC mais bon. Encore un petit truc, les touches des sticks sont également utilisées, soit pour voler un bref instant soit pour activer une fonction défensive (brouilleur radar et autres similaires). Voilà, je pense qu´on a fait le tour d´une maniabilité qui demandera un petit coup à prendre mais qui se montre appropriée.
Dans la pratique, vos 20 missions n´auront rien d´exceptionnellement original. Membre des Dragons de Wolf, vous devrez attaquer la planète où se cache une secte de fanatiques (Wolrd Of Blake) eux même armés de BattleMechs. Vos objectifs ? Détruire, attaquer, défendre, détruire, attaquer, défendre... Oui bon, en gros, tout ce qui bouge est potentiellement déjà mort (sauf si une grosse croix bleue vous signale le contraire). On commencera assez tranquilou en faisant face à des crétins à pieds, avant de passer aux armures légères puis aux affrontements contre nos égaux hostiles. De l´action, beaucoup d´action et plutôt nerveuse d´ailleurs, ça pétarade dans tous les sens et on s´ennuie assez peu. Pourtant, il faut bien admettre qu´en dehors de tirer sur tout ce qui bouge, on ne fait pas grand-chose. Mais on peut toutefois reconnaître une certaine finesse (un bien grand mot) dans le choix des armes à employer contre les différents types d´ennemis. Et affronter les Mechs d´en face ne se fera que si on sait se montrer rapide et mobile pour ne pas s´en prendre plein la tronche, ce qui, avec une armure de 100 tonnes, n´est pas toujours évident. Autre point auquel il faudra prêter attention, si les gros robots sont puissants et bien blindés, ils sont lents. Inversement, les plus petits peuvent jouer de leur vitesse et de leur capacité à se dissimuler.
Autre aspect important du titre, le multijoueur, aussi bien en ligne qu´en Lan ou sur écran splitté. Tout est prévu pour vous divertir entre amis. Dommage que les 5 modes de jeu soient si peu différents puisque l´on aura le choix entre des deathmatchs solo ou en équipes et les deux mêmes variantes pour un mode survival. Reste un mode « Pas ça ! », ou vous êtes seul contre tous. Si vous tuez l´un de vos poursuivants, il prend votre place. C´est clairement là que le jeu peut prendre un petit aspect tactique, en fonction du mech que l´on a choisi. Signalons aussi que lorsque le Xbox Live sera dispo dans nos contrées, il sera possible de downloader de nouvelles cartes et de nouveaux Mechs. Bon, tant que c´est pas des patches.
Allez, on continue au rang des regrets. La disparition de la customisation a certes l´avantage d´élargir le public, mais elle a l´inconvénient de rendre le titre un peu répétitif à la longue, vu que l´action n´est super variée. Sans oublier que le nombre d´armes n´est pas forcément démentiel.
Et sinon, c´est joli ? Ben ma foi, oui plutôt. Surtout les explosions qui ont vraiment de l´allure. D´autant plus qu´on peut à peu près tout faire péter. Tirez au missile dans un bâtiment et vous y ferez un joli trou, jusqu´à ce qu´il s´effondre. Même les arbres prennent feu. Les modèles sont fins, les décors bien rendus et on à même droit à des effets météo plutôt sympathiques. Seule ombre au tableau, un flou dont on comprend mal la présence et des environnements un peu vides. Côté bande-son, pas de quoi se plaindre non plus. Les musiques restent fidèles à ce qu´on voit dans les autres productions du genre signées Microsoft, du métal hargneux. Les communications radios sont relativement bien jouées, mais le ton énerve un peu je dois avouer.
Au final, si les habitués de BattleMech risquent de se sentir un peu frustrés devant ce titre qui ne leur permet plus aucun bricolage, ceux qui recherchent un shoot musclé devraient être assez satisfait. Maintenant attention, contrôler un mecha, c´est pas jouer à un FPS, on va quand même beaucoup moins vite, mais on fait plus de dégâts : )
graphismes 17/20
Jouabilité 16/20
Durée de vie 15/20
Bande son 16/20
Note générale 17/20
Actualité
Deux Resident Evil de plus au Japon
Capcom devrait en effet proposer simultanément Resident Evil 2 et 3 sur Gamecube très prochainement au Japon. C´est dès le 23 janvier 2003 que les japonais devraient pouvoir découvrir ces deux remakes, la sortie sur le marché nord américain est prévue pour le premier trimestre 2003, on ne dispose toutefois d´aucune information concernant la sortie européenne, on patientera donc avec Resident Evil 0 annoncé chez nous pour le 7 mars.
Gunfighter 2
Ubi Soft annonce la sortie de Gunfighter 2 pour le printemps 2003 sur PS2. Le jeu développé par Rebellion se présente comme un shoot´em up arcade en vue à la première personne dans un univers western peuplé de fines et redoutables gâchettes mais également d´un Jesse James particulièrement remonté après que son partenaire l´ait doublé. Le type de gameplay sera du «Duck and Emerge» et le jeu devrait être compatible avec les Lightguns standards pour PS2. Deux modes de jeux seront proposés ainsi que des mini-jeux voici un premier aperçu avec les toutes premières images de Gunfighter 2.
Nouvelle extension pour HM& 4
3DO devrait en effet proposer une nouvelle extension destinée à son jeu de stratégie au tour par tour, Heroes Of Might And Magic 4. Programmé pour une sortie U.S au printemps prochain, de add-on intitulé Winds Of War, proposera 6 nouvelles campagnes et une quarantaine de maps alors que trois nouvelles créatures feront également leur apparition tout comme de nouveaux objets. L´éditeur sera également remis au goût du jour avec notamment un utilitaire permettant de colorer les objets.
Edition du Mardi 10 Décembre 2002
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Le 203ème Journaux!
Les titres du Mardi 10 Décembre 2002
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Au Sommaire:
TOP 5
Test
Actualité
TOP 5
1. Forum Grand Theft Auto : Vice City 24.627 msg/sem
2. Forum Forum Dragon Ball Z Budokai 17.664 msg/sem
3. Forum Final Fantasy 10 11.596 msg/sem
4. Forum Harry Potter Et La Chambre Des Secrets 6.279 msg/sem
5. Forum Super Smash Bros Melee 5.706 msg/sem
Test : Virtua Cop : Elite Edition PS2
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Pire que cela, on peut dire que ce titre n´est même pas un remake des différents jeux sortis à ce jour en arcade, puisqu´il se contente de réunir en un seul jeu les deux premiers volets de la série, sans rien toucher au contenu. Inutile dans ces conditions de chercher de quelconques améliorations ou de passer la galette du jeu au microscope à la recherche d´éventuels bonus et modes secrets. Hormis une galerie d´une quarantaine d´artworks à débloquer en cours de jeu, et la présence d´un mode Entraînement, le soft ne propose rien de réellement inattendu.
Pourtant, il est évident que les nostalgiques des versions arcade résisteront difficilement à l´appel de ce titre qui leur propose ni plus ni moins que de re-découvrir l´un des jeux de tir les plus réputés en arcade sur leur console de salon. Autant dire que seuls les vrais puristes sauront faire abstraction du peu d´attrait qu´affiche cette version PS2, car il faut bien reconnaître que la réalisation ainsi que le système de jeu ont pris un sérieux coup de vieux depuis la sortie des deux titres en arcade. Virtua Cop : Elite Edition correspond en effet à la version Rebirth sortie au Japon, et hormis les six niveaux de jeu présents dans Virtua Cop 1 et 2, on ne trouvera pas grand-chose à se mettre sous la dent.
Voilà un contenu on ne peut plus maigre pour un jeu qui, déjà à la base, fait partie d´une catégorie rarement applaudie pour sa durée de vie. J´ai du mal à croire que les deux versions originales de Virtua Cop 1 et 2 réunies ne comportent que six niveaux de jeu, et pourtant si l´on excepte les quelques embranchements proposés en cours de missions dans le second jeu, ce n´est qu´une petite heure qu´il faudra mettre à contribution pour boucler l´ensemble du soft. Ce ne sera en tout cas pas le mode Entraînement qui motivera le joueur à perfectionner sa précision pendant des heures, tant les challenges proposés manquent d´originalité. Du tir sur cible seul ou face à un autre tireur d´élite, voilà qui ne devrait pas passionner les amateurs du genre outre mesure.
Un manque flagrant d´originalité et de diversité qui se retrouve hélas également dans le mode Missions qui consistera simplement à aligner une série d´adversaires sur des niveaux qui n´ont vraiment rien de particulièrement fun. Des adversaires probablement clonés puisqu´ils ont tous un air de famille et comme point commun une IA sous développée. Les voir arriver la plupart du temps les uns à la suite des autres ne devrait pas poser plus de problèmes que ça aux pros du Gun PS2, et ce même dans le mode de difficulté le plus élevé. Evidemment, les petits malins qui s´y risqueront au pad auront la mauvaise surprise de constater à quel point le soft s´avère injouable à la manette, d´où la nécessité absolue de posséder l´accessoire approprié pour profiter du jeu.
Et encore, c´est beaucoup dire pour un titre qui n´est pas grand-chose de plus que l´ancêtre du jeu de tir arcade. Résultat, on n´y trouvera aucune finesse digne d´un Time Crisis avec la possibilité de se planquer pour recharger, aucune mise en scène déroutante comme dans Ninja Assault, et des boss encore moins impressionnants que dans Vampire Night. Les interactions avec le décor se limitent à leur plus simple expression, et le déroulement des missions est d´une banalité honteuse. Les seules subtilités sont la possibilité de changer d´arme momentanément ou de découvrir divers bonus dans le décor, sans oublier les traditionnels civils à protéger. Les inconditionnels du genre n´auront donc guère plus qu´une petite heure de jeu à consacrer à ce titre, et encore uniquement en location. Les autres pourront passer leur chemin sans regret.
Graphismes 8/20
Jouabilité 10/20
Durée de vie 6/20
Bande son 10/20
Note générale 9/20
Test : La Planete Au Tresor GBA
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Le moins que l´on puisse dire, c´est que la souris aux grandes oreilles ne chôme pas. Après des adaptations sur PSOne, PS2 et PC, voici que nous arrive dans un laps de temps très réduit une adaptation GBA de « La Planète au Trésor », adaptation du roman de Robert Louis Stevenson à la sauce Disney. Je ne reviendrai pas sur le long-métrage, qui à mon avis lorgne fortement du côté de la japanimation et du jeu vidéo, notamment Final Fantasy IX, pour en venir directement au soft. Dans le fond, cette mouture Gameboy Advance se rapproche de la version PS2 puisque c´est un jeu de plates-formes qui arrive sur la petite portable de Nintendo. Vous jouez le rôle de Jim Hawkins, qui accompagné de son ami Morphe (le caméo type à la Disney), un parent éloigné du Blob, va partir à l´aventure pour tenter de découvrir un fabuleux trésor. L´aventure s´étale ainsi sur plusieurs niveaux, constitués pour la plupart de phases de plates-formes et de courses de surf futuriste.
Autant le dire tout de suite, si le jeu de Bizarre Creations respecte le background du film éponyme, on se lasse très rapidement de ce titre. Non pas qu´il soit mal réalisé, non, mais les phases de plates-formes constituant le noyau dur du jeu sont d´une lassitude à toute épreuve. Vous parcourez divers lieux en vue isométrique, en ramassant des objets ou en appuyant sur des interrupteurs qui ouvriront des portes ou déclencheront des plates-formes situées non loin de là. Votre ami Morph, possédant des capacités spéciales, vous permettra de franchir des lieux inaccessibles. Hormis ceci, rien de neuf à l´horizon. On passe son temps à sauter, à échapper à des robots véritablement énervants, et à ramasser des pièces et des coeurs qui augmentent votre capital santé. Certains passages sont à ce titre particulièrement lourds comme, par exemple, celui où vous devez pousser plusieurs objets pour pouvoir ensuite monter dessus et ainsi atteindre un endroit en hauteur. La difficulté vient du fait qu´il faut constamment éviter ces /.§ù$^ de robots qui n´arrêtent pas de vous tourner autour. Au bout d´un moment cela devient lassant voire pénible ! Les niveaux où vous devez diriger un surf ne sont pas vraiment plus palpitants tant en terme de gameplay que de sensations.
La jouabilité est ma foi, fort bonne. Les commandes répondent bien et les sauts se veulent plutôt précis. Vous aurez à votre actif plusieurs mouvements comme le saut, donc, et la possibilité d´utiliser vos poings pour détruire le plus souvent des mécanismes. En plus des mouvements de Jim, viennent s´ajouter ceux de Morph. Grâce à votre petit compagnon, il vous sera donné de voir sur une plus grande distance pour appréhender les divers pièges qui se présentent à vous, ou par exemple de pousser des objets volumineux ou de sauter plus haut. Les divers boutons de la GBA sont utilisés à bon escient et tout au long du jeu vous aurez des informations sur les possibilités qui vous sont offertes. Ainsi, petit à petit, vous manipulerez Jim avec de plus en plus d´aisance.
Comme à chaque adaptation Disney, il est nous est donné de voir quelques cinématiques issues du film d´animation. Celles-ci sont de bonne qualité et parsèment le titre de bout en bout. Pour ce qui est du jeu à proprement parler, c´est assez quelconque. On a une impression désagréable de déjà vu et le mixte entre technologie futuriste et univers de pirates ne plaira pas à tout le monde. Autant cet univers chamarré seyait à merveille à Final Fantasy IX, autant je n´adhère pas vraiment au design du titre de Disney. Peut-être est-ce le fait que j´avais une vision précise du roman de Stevenson, quoiqu´il en soit, c´est une affaire de goût et vous pourrez juger par vous-mêmes en jetant un oeil aux screenshots qui ornent cette page. En faisant abstraction de ceci, je tiens tout de même à signaler que les décors sont assez nombreux. Les animations de Jim sont très moyennes et sa démarche est un peu trop mécanique à mon goût.
Au final on se retrouve devant un jeu de plates-formes qui ne sort pas véritablement de la masse. Les différentes scènes sont d´une lassitude à toute épreuve, et on en fait très vite le tour. Cependant, les fans de Disney y trouveront peut-être leur compte et encore, si ce sont les cinématiques qui ponctuent les fins de niveaux qui vous incitent à acquérir ce titre, mieux vaut se replonger dans l´animé. A essayer avant d´acheter.
Graphismes 12/20
Jouabilité 13/20
Durée de vie 12/20
Bande son 11/20
Scénario 12/20
Note générale 11/20
Test : Asheron´s Call 2 PC
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Dereth, un monde dévasté par la guerre de dévastation. A l´issue de la bataille des Rois règne le chaos le plus total, du chaos naquirent des créatures monstrueuses poussant les populations à se réfugier dans les Refuges, des abris magiques construits par Asheron. Après la guerre, les trois races envoyèrent des éclaireurs à chaque nouvelle génération, dans l´espoir de quitter les refuges et retrouver Dereth, durant des siècles, l´interrogation concernant l´extérieur ne trouva de réponse : aucun éclaireur ne revint jamais. Mais un nouveau se lève en même temps qu´une nouvelle ère, le monde est de nouveau habitable. Il est temps de le reconstruire et de le reconquérir en le protégeant des légions infernales menaçant quiconque a quitté les Refuge, l´aventure commence...
Passé cette petite mise en bouche c´est immédiatement que l´on peut se lancer dans Asheron´s Call 2, une inscription vite fait, bien fait, sans oublier son emprunte de carte bancaire en dépit du mois d´essai et hop, on est déjà en train de créé son personnage. A ce stade, on disposera d´un choix de trois races. On décide également du sexe de cet avatar, de son aspect et on aura la possibilité d´incarner un Lugien, de nature robuste et au grand sens de l´honneur, un humain, polyvalent et rusé, un Tumérok féroce au combat et en phase avec la nature. A la différence de certains autres MMORPG, pas de répartition de points de compétences, c´est d´entrée que l´on est catapulté dans un tutorial qui permettra de faire ses premiers pas dans cet univers de jeu. Des pierres de sagesses vous renseigneront les contrôles de bases, le fonctionnement dans ses grandes lignes et zou téléportation vers Dereth. C´est là que vous débuterez vos premières quêtes en plus de celle imposée par le tutorial. Des quêtes qui vous rétribueront en expérience ou en objets, l´interface leur dédie d´ailleurs carrément un menu qui permettra d´obtenir de nombreuses informations sur ce que vous avez à faire ou encore qui vous précisera à quel stade vous en être dans votre mission. Certaines de ces quêtes vous conduiront dans des donjons appelés Caveaux qui permettront de progresser dans le scénario et de gagner de l´expérience.
D´une manière générale on dira qu´Asheron´s Call se veut assez accessible. Les débutant ne devrait pas trop galérer et les briscards des MMO trouveront ça enfantin au début. Pas de choix de classe au départ, c´est en franchissant des niveaux que l´on gagnera de précieux points d´expérience qu´il faudra alors répartir en fonction des compétences que l´on souhaite acquérir. On collectera rapidement quelques premiers objets en s´acharnant sur le vermine histoire de passer un ou deux niveaux et surtout pour commencer à se stuffer et avoir un look décent.
L´interface met également à l´aise le joueur puisque l´on dispose d´une carte de Dereth pour se repérer, mettant même en surbrillance les nombreux points de téléportation et autre pierres de vies devant lesquelles réapparaître en cas de mauvaises rencontres. A cette occasion précisons que le fait de mourir vous pénalisera au niveau des indicateurs vitaux avec la possibilité de récupérer toutes vos statistiques en regagnant de l´expérience. Qui dit mort dit également combat et de le système de combat dans ce titre s´avère assez particulier. On cogne comme d´habitude mais on déclenchera également des effets particulier lorsque les monstres se mettront à clignoter. Un bon timing sera alors nécessaire pour ne pas manquer son coup. Une fois la créature au sol on aura la possibilité de récupérer ce qu´elle trimbalait sur elle et même de le transformer directement en or depuis l´inventaire. Autre particularité dans Asheron´s Call 2, le système social. Il sera par exemple permis de préter allégeance à un autre joueur, s´en suivra un système de rétribution et d´échange d´expérience. Il sera également possible de choisir son royaume ou même de rester neutre, les choisiront de s´orienter vers l´ordre, le chaos ou encore et le bien ce qui permettra ensuite de contrôler un territoire mais également de gagner des compétences spéciales propre au royaume. Signalons enfin pour conclure sur le gameplay la dimension PvP d´Asheron´s Call 2. Lié à l´appartenance au royaumes, cette possibilité d´affronter des joueurs est limitée par les zones. Neutre, personne ne se tarte, Contrôlée, on se fritte entre royaumes opposés, Zone de Faction, les joueurs neutres peuvent combattre ceux d´un royaume, Mêlée générale... sans commentaire.
On terminera par la réalisation de ce titre qui s´avère tout simplement superbe graphiquement. Tellement joli d´ailleurs que ça rame avec une GeForce Ti 4200 128 Mo, 512 Mo de Ram, et un Athlon XP 1800 +, tout ça sans jouer avec les détails à fond et en résolution maxi. Gloups, grosse, voire énorme configuration fortmement recommander même si évidemment on dispose de plein de réglages possibles pour adapter le tout aux performances de la machine. Idéal pour tester votre accélération matériel, Asheron´s Call 2 propose des effets assez sympathiques mais surtout des animations de personnages réussies et de superbes environnements de jeu. Au niveau sonore également c´est assez soigné avec de jolies musiques et pas mal d´effets.
Au final, AC 2 se veut un jeu très accesssible pour un MMORPG. Certains jugeront qu´il l´est d´ailleurs trop mais le fait de joueur à ce type de jeu sans trop se prendre le chou a aussi son charme. On notera la réalisation somptueuse, l´interface claire et assez bien pensée alors que le système de combats risque quant à lui de choquer les puristes. En somme voici un titre assez sympathique bien que peut-être plus limité qu´un DAOC avec son univers qui semble parfois très joli mais un peu vide. Sachez enfin qu´au delà du premier mois gratuit, l´abonnement à AC 2 vous coûtera un peu plus de 12 euros.
Graphismes 17/20
Jouabilité 16/20
Durée de vie 18/20
Bande son 15/20
Scénario 15/20
Note générale 16/20
Test : Pro Evolution Soccer 2 PSX
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Je ne crois pas avoir déjà vu ça. Mais quand Sony va-t-il arrêter le support de la Playstation première du nom ? Jamais on n´aura vu une console être supportée aussi longtemps par un contructeur après la sortie de sa descendante. Mais point n´est question de Sony aujourd´hui, non c´est KCET qui nous intéresse avec son carton interplanétaire, LA référence ultime en matière de simulation de foot, j´ai nommé PES.
Bon, dans le fond, on se retrouve grossièrement face à ce qui tourne actuellement sur PS2, au niveau des possibilités de jeu en tout cas. Ainsi on retrouvera les mêmes modes avec le Master Ligue qui permet toujours d´affronter un certain nombre d´équipes tout en planifiant soi-même le calendrier des rencontres, mais aussi le simple match amical, les différentes Coupes. Nouveauté pour le novice qui craint de se prendre une raclée par l´amateur confirmé, un mode d´entraînement qui permettra de se familiariser avec le gameplay décidément complexe du titre. On trouvera avec plaisir un éditeur de personnages, bien pratique pour combler les quelques lacunes qui demeurent parfois au niveau des noms de certains joueurs (le monde de la licence est impitoyable). La partie gestion se voit elle aussi renforcée.
Mais ce qui prime dans PES 2, c´est son gameplay. Les habitués de l´arcade risquent fort d´être rapidement dégoutés, de même que les novices en matière de football. Dans le soft de KCET, le ballon ne colle pas au pied et emporter la victoire ne se fait qu´à l´issue d´un combat sans relâche pour la maîtrise du ballon. Et rien n´est fait pour vous faciliter la tâche, je l´ai dit, le ballon est facile à perdre, et les passes elles aussi sont exigeantes, pas question de tirer au pif, il faut envoyer le ballon vers un équipier alors il faudra bien surveiller le radar. Idem pour les tirs. Pour faire face à ce gameplay intransigeant qui ne donnera pas des scores de baby-foot, Konami a su mettre au point un système de jeu toujours aussi efficace. Les actions sont relativement variées et, une fois la bête prise en main, on s´en sort suffisament bien pour commencer à construire son jeu et à mettre en place nos premières tactiques. Mais là, encore, la finesse est de rigueur, de la mise en jeu au but. Un but qu´il faudra marquer en jugeant bien de la distance qui sépare le joueur des cages afin d´adapter la force du tir au poil près. De même, pensez à apprendre à connaître vos joueurs dont les statistiques influeront réellement le jeu. Enfin, pour les mordus de stratégie, il est possible à tout moment de modifier la formation de l´équipe, aussi bien en attaque qu´en défense.
Pourtant, il y a un couac majeur dans cette symphonie ludique. Un défaut qui pourrait à lui seul ruiner le titre s´il n´avait pas à côté toutes les qualités qu´on lui connaît. La maniabilité se montre parfois très approximative au niveau de la course. Changer de trajectoire brusquement est particulièrement délicat et les touches malencontreuses sont légions, de même que les pertes de balles parce qu´on n´a pas réussi à dribbler correctement. Une contrainte qui nous mènera vers un jeu en passes un peu forcé. Ce qui m´amène à un autre problème, l´IA de vos partenaires qui sont très forts pour attendre le ballon mais beaucoup moins pour aller le chercher avec leurs petites jambes musclées. Résultat, une tendance naturelle à rester plantés comme des grosses carrottes au milieu d´un immense jardin.
Du point de vue de la réalisation on peut s´estimer relativement satisfait. Graphiquement, les choses n´ont pas franchement évoluées depuis le dernier volet sur PSX. En cours de jeu c´est tout bon, en dehors, par contre, c´est pas toujours la joie avec des zooms bourrés de pixels. On garde une mention « bien » pour les textures au sol qui sont irréprochables pour la machine, ainsi que les animations assez détaillées. La bande-son est elle aussi en dent de scie. Côté ambiance, c´est parfait, on ne change rien, le public est nickel et on peut l´entendre supporter telle ou telle équipe. En revanche, les commentaires sont toujours d´aussi piètre qualité, peu convaincus et par là-même convaincants, tombants souvent un peu à côté de la plaque (faut arrêter de croire que le moindre but est « une action extraordinaire ») et répétitifs à souhait. Je me permets aussi un reproche à l´égard de la version française des menus où l´on se régalera de quelques traductions littérales approximatives genre Mode Modifier. Enfin, bon c´est pas grave.
Graphismes 15/20
Jouabilité 16/20
Durée de vie 16/20
Bande son 16/20
Note générale 16/20
Test : The Getaway PS2
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The Getaway, c´est d´abord un chiffre impressionnant : plus de 80 millions de francs d´investissement. C´est dire si Sony mise gros sur ce jeu et si l´éditeur y croit dur comme fer. Pour être honnête, le peu que nous en avions vu nous-mêmes au détour d´un salon nous semblait aussi très alléchant. Pensez donc, un titre qui rivaliserait directement GTA 3 en proposant un contenu tout aussi mature, et qui se voudrait d´influence cinématographique, il y avait de quoi attirer toute notre attention. Et puis voilà, le jeu est maintenant terminé, il est sur le point d´être commercialisé et nous avons pu enfin s´y essayer à tête reposée pour mieux juger de tout son potentiel. Ce qu´on retiendra de lui n´est autre qu´une belle déception.
Belle est le mot juste car si l´intérêt est malheureusement très en deçà de ce à quoi l´on s´attendait, on ne peut retirer à The Getaway sa formidable réalisation, tant graphique que sonore. A l´instar de GTA 3, le titre se déroule en milieu urbain. Mais plutôt que de créer une ville fictive, Sony a choisi de placer son intrigue en plein coeur de Londres. Pour ce faire, les équipes de développement ont planché d´arrache pied et sont parvenues à recréer une city londonienne criante de vérité. La réplique est parfaite avec les rues et les quartiers exactement là où ils doivent se trouver et un souci du détail impeccable qui fait que l´on reconnaît chaque carrefour et chaque avenue grâce à toutes les textures photoréalistes appliquées sur les façades. Sur ce point-là, The Getaway réalise un sans faute. C´est vraiment très très joli. De plus, on ne note pas de chargements intempestifs à chaque coin de rue. Le niveau se charge en une fois et libre à nous d´aller un peu où on veut (enfin presque, j´y reviendrai). La ville affiche un trafic plus ou moins dense suivant les quartiers avec plusieurs modèles de voitures différents qu´il sera de bon ton de piquer pour se sortir de situations périlleuses. On peut même se mettre au volant des célèbres bus à deux étages ce qui nous rend pratiquement invulnérable pour défoncer les nombreux barrages de police qui ne manquent pas de fleurir un peu partout. Les piétons sont aussi là pour envahir les trottoirs mais on note qu´ils sont quand même bien moins nombreux que dans la réalité. Ce qui n´est finalement pas un mal. Le Londres virtuel de Getaway est donc une totale réussite qui demandera un certain temps pour être explorer de fond en comble.
La bande-son est également d´une qualité irréprochable. Les musiques, tout d´abord, apportent une excellente ambiance qui sert véritablement le scénario en lui donnant une couleur très « film de gangsters ». Les dialogues ne font pas dans la dentelle et adoptent un langage cru et sans demi mesure qui justifie en partie l´interdiction au moins de 18 ans dont le jeu fait l´objet. On ne compte pas les agressions verbales que les personnages se font entre eux. Le doublage est plus que soigné, on sent les acteurs bien dans leur rôle, là non plus, il n´y a rien à redire. Pour les bruitages, même chose, c´est parfait.
Dans Getaway, on tient alternativement deux rôles bien distincts : l´ex-taulard Mark Hammond et le flic Carter. Chacun aura son petit lot de 12 missions. Le début nous fait suivre les pas de Hammond. Cela fait maintenant cinq ans que Mark est sorti du trou. Alors qu´il pense avoir laissé derrière lui toutes ses erreurs du passé préférant aujourd´hui vivre tranquillement aux côtés des siens, des bandits surgissent de nulle part et s´en prennent à sa famille. Sa femme est tuée dans la rue et son fils Alex enlevé. Hammond se voit ainsi forcé à bosser pour le compte de ses agresseurs s´il souhaite un jour revoir son enfant. Ainsi commencent les 12 travaux de Hammond qui le reconduiront sur les chemins sinueux de l´illégalité. Assassinats, courses poursuites, ou gun fights, rien ne lui est épargné. Au fil des niveaux, on sombre avec lui dans cet univers de violence à grand renforts de cinématiques parfaitement mises en scène.
Mais voilà, derrière tous ses habits de lumière, The Getaway cache un titre bien morne. Car si comme cela, le titre paraît aussi alléchant qu´un film de Tarantino par exemple, on est bien vite obligé de se rendre à l´évidence : The Getaway manque sa cible. La liberté d´action est quasi-inexistante et on se contente de suivre le scénario hyper scripté qui nous conduit de mission en mission à travers tout Londres. Dans son approche, on pourrait d´ailleurs le comparer à Mafia sorti il y a quelques mois sur PC. En effet, les similitudes entre les deux titres sont nombreuses. La plupart des missions sont introduites par de longues phases de conduite, puis s´en suit un peu de shoot avant de rentrer au bercail toujours en voiture. Le scénario est en effet bien linéaire et n´autorise pas vraiment d´écart. S´il est bien possible de se balader un peu partout dans la ville, l´absence de carte à l´écran ne rend pas les choses faciles. On préfère dès lors suivre le tracé établi par le jeu en se fiant aux clignotants qui nous indiquent en gros la direction à prendre. Ce système est on ne peut plus approximatif et trouve rapidement ses limites lorsque l´on se retrouve en tête de cortège, une dizaine de flics à nos trousses. En plus, pour un jeu qui se veut réaliste, le coup d´un truand qui met ses clignos avant de tourner casse un peu l´ambiance.
Du réalisme, le titre tente justement d´en mettre un peu partout. Ainsi, le joueur n´aura absolument aucune indication à l´écran quant son état de santé. De la même façon, il ne saura jamais le nombre de balles qu´il lui reste dans son chargeur. Il faut donc constamment surveiller son personnage et sa façon de se déplacer qui va de la marche normale à la patte qui traîne en passant par plusieurs étapes de boitillements aussi ridicules que forcés. Les animations sont très inégales et oscillent constamment entre le vraiment super et le franchement navrant. En effet, si certaines sont vraiment géniales (lorsque le personnage se penche en courant pour ramasser une arme, lorsqu´il prend quelqu´un en otage ou lorsqu´il tire à l´aveugle au détour d´un mur), d´autres sont désastreuses et donnent une image bien pathétique de son héros. Il faut le voir monter ou descendre un escalier, un grand moment, je vous jure ! C´est à mourir de rire, ce qui n´est à l´évidence pas l´effet souhaité. L´esprit réaliste à tout prix n´est cependant pas intact de bout en bout. Grâce à The Getaway, on découvre ainsi que le fait de s´appuyer 30 secondes contre un mur permet de se refaire une santé. On apprend aussi que les flics anglais affectionnent particulièrement les autos tamponneuses allant jusqu´à provoquer des embouteillages monstres pour tenter de vous arrêter.
L´intelligence artificielle des ennemis est très perfectible. Par exemple, ce n´est qu´à partir du septième niveau que ces derniers commenceront à se cacher derrière le décor pour se protéger ! Et encore, tous ne le feront pas. La plupart se contentent de faire la grue devant vous, parfois même sans tirer. Comment alors se prendre réellement au jeu si le moindre ennemi se transforme en cible de tir trop évidente ? Si les policiers foncent sur vous en cas d´accrochages alors qu´ils ne disent rien s´ils vous voient débouler à toute berzingue dans une rue à contre sens ? Difficile donc de fermer les yeux sur ces nombreux défauts et même si après tout, The Getaway n´est pas le premier titre du genre à bafouer les règles de l´IA, on ne peut que trouver ça inacceptable pour un jeu au budget si élevé.
Surtout que rien n´est fait du côté de la jouabilité pour nous faire oublier tout ça. Et on touche là au défaut majeur de ce titre. Si les phases en voitures ne souffrent d´aucun souci et proposent même des modèles physiques plus qu´acceptables, c´est un toute autre histoire dès lors que vous vous retrouvez à pied. La maniabilité devient alors désastreuse avec une caméra automatique impossible à replacer qui accuse toujours un temps de latence à chaque changement de direction. Pendant ce délai, on ne voit ni où on va ni s´il y a des ennemis devant nous. De quoi se prendre quelques balles dans le bide avant de pouvoir réagir. L´assistance à la visée permet tout juste de riposter mais là encore on ne sait pas sur quoi on tire. Inutile donc de préciser que les grosses phases de shoot se transforment rapidement en n´importe quoi avec toujours en filigrane un énorme facteur chance, déterminant quant à la réussite ou non de la mission. Les séquences d´infiltration, car il y en a aussi, sont aussi très peu jouables à raison de cette maudite caméra qui ne montre jamais les bons angles.
Comme je le disais plus haut, The Getaway est donc une belle déception. Sous sa réalisation absolument splendide, le titre de Sony cache bien défauts, à commencer par sa jouabilité pitoyable et sa linéarité à toute épreuve. Certains trouveront peut-être la note finale un peu sévère et j´avoue avoir moi même longtemps hésité entre 11 et 12, mais après toute cette attente, le résultat ne peut que décevoir. Rockstar peut donc dormir sur ses deux oreilles, sa série GTA a encore de beaux jours devant elle.
Graphismes 17/20
Jouabilité 9/20
Durée de vie 14/20
Bande son 16/20
Scénario 14/20
Note générale 11/20
Actualité
Les jeux violents bannis au Honduras ?
Il semblerait en effet que le Congrès de l´Honduras ait décidé de bannir les jeux vidéo violents et les armes sous formes de jouets. La décision finale n´a pas encore été prise semble-t-il et le texte est en attente de ratification. Parmi certains titres incriminés et jugés trop violents on retrouverait notamment Mortal Kombat, Street Fighter, Doom, Resident Evil, Legacy of Kain, Perfect Dark, Shadowman, Quake et Killer Instrinct.
Impossible Creatures en démo
Microsoft vient de mettre en ligne la démo de son jeu de stratégie d´un genre assez particulier, Impossibile Creatures. Un titre en gestation depuis maintenant un bon moment chez Relic Entertainment et qui se dévoile désormais sous la forme d´une version de démonstration proposant trois missions solo, un tutorial et deux maps en Player Vs CPU. Le tout pèse quelques 278 Mo et est accessible en suivant le lien qui figure juste après.
Test : Zoo Tycoon : Marine Mania PC
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Vous êtes lassés de faire dévorer votre public par les T-Rex et autres Raptors, lassés de courir après les lions échappés de leur enclos, rassurez-vous, vous allez pouvoir changer un peu d´occupation avec Marine Mania. Comme le titre le suggère, on retrouve donc toute une flopée d´animaux marins qui viendront désormais s´ajouter à ceux déjà présents dans votre parc zoologique. Bien évidemment, le principe reste identique à celui du jeu original et proposera d´adopter dauphins ou requins tigres et de les rendre heureux, tout en satisfaisant votre public. Comme précédemment, vous construirez vos enclos, qui en l´occurrence seront ici des bassins, vous affectez un soigneur, et vous customisez le tout en fonction des besoins respectifs de chaque bestiole.
Avec l´arrivée des raies manta, des lamantins ou encore des orques et autres phoques, c´est tout un réseau d´installations, abris, types de sols et végétations qui font leur apparition. On aura le choix entre des bassins en dur ou vitrés, d´autres spécialement dédiés aux spectacles que vous organiserez... Bref, en plus d´une vingtaine d´animaux, on dispose d´un contenu assez riche et intéressant dans cette nouvelle extension. Il sera permis de définir le type de numéro à effectuer par certains de vos pensionnaires comme les dauphins. Mais il sera également possible de se casser la tête pour mélanger des éléments de constructions et mettre par exemple un bassin marin au coeur d´un enclos. On retrouvera évidemment toutes sortes de bâtiments et boutiques, reprenant la thématique de cette nouvelle extension, des soigneurs spécialisés dans les animaux marins ainsi que toutes sortes de recherches et d´améliorations.
A ceci s´ajouteront une dizaine de scénarios à la difficulté progressive, qui permettront de se familiariser avec les nouvelles fonctionnalités apportées par ce add-on. Vous devrez bien entendu prouver que vous savez vous occuper de vos animaux mais aussi que vous êtes un bon gestionnaire. Au niveau des menus, seront intégrés toutes les possibilités de Zoo Tycoon et celles de Dinosaur Digs. Un système d´onglet permet même de passer d´un série d´options à l´autre pour les trois softs pour un maximum de clarté. Les joueurs ne seront pas dépaysés avec une interface qui évolue peu, et qui permettra de s´y retrouver dès les premières minutes afin de se focaliser rapidement sur les premières constructions et sur l´adoption de vos pensionnaires.
Voici une extension qui semble donc innover davantage que la précédente même si son concept était également assez attractif. Le plaisir de jeu offert par Zoo Tycoon est toujours bien présent et une fois encore, il devrait séduire un vaste public avec ce add-on qui semble plus indispensable que Dinosaur Digs. Au niveau des graphismes, pas de changement notable si ce n´est l´apparition de quelques animations assez sympathiques liées notamment aux spectacles possibles avec certains animaux. On reprochera en revanche un manque de visibilité au niveau des bassins lorsqu´ils sont profonds, ce qui oblige à multiplier les rotations pour mettre un peu de mousse ou de sable au fond. Le moteur commence également à être un peu poussif et le tout commence à avoir un aspect un peu vieillot, avec l´arrivée de jeux de gestion et de stratégie de nouvelle génération.
En bref, voici une extension plutôt sympathique, qui sans être incontournable est toutefois probablement plus riche en nouveautés que la précédente. Les fans de Zoo Tycoon, les passionnés de la mer et Georges Pernoud devraient apprécier ce titre orienté grand public.
Graphismes 13/20
Jouabilité 15/20
Durée de vie 14/20
Bande son 12/20
Note générale 14/20
Test : Gundam Battle Assault : Fe... PS2
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La preview ne nous avait guère convaincu du potentiel du titre, il faut malheureusement reconnaître qu´à l´heure du test, ce n´est toujours pas la joie, même si on s´y attendait un peu. Le gameplay n´a pas bougé et côté réalisation, c´est toujours aussi cheap. Comme vous devez vous en douter à la lecture du titre, le jeu vous propose de vous lancer dans la guerre que se livrent la Fédération et Zéon. Choisissez votre camp et c´est parti.
En résumé, Gundam Fédération Vs Zeon est un jeu d´action, un shooter à la troisième personne qui ne saurait trouver grâce qu´aux yeux des fans les plus cléments. Vos premières missions ne vous laisseront pas un grand choix d´armures même si par la suite un nombre assez conséquent d´appareils sera disponible du robot type jusqu´au tank ou l´engin amphibie. Mais que l´on n´aille pas s´imaginer que les choix aient un quelconque aspect stratégique. En dépit des différences qu´il existe entre les armures, le gameplay ne change pas. Une arme principale, une secondaire et hop, emballez. En cours de jeu on remplit les objectifs fixés (comme toujours, attaque ou défense et au final, détruire tout ce qui est de l´autre camp) en tirant sur des cibles plus ou moins éloignées en courant vers elles, et une fois qu´elles sont bien amochées, un coup d´épée ou d´épaule pour finir le travail. Arrive ensuite un second type de missions qui se dérouleront dans l´espace. Et c´est vraiment là que l´on se rend compte de la maniabilité assez limite du jeu. Si on finit par prendre le coup, ce n´est qu´à force de gros plantages et de bourdes diverses. Reste un problème de caméra fort handicapant puisqu´on ne peut pas les orienter comme on le souhaite.
En solo, on réalise vite que le gameplay est tout même vachement limité, malgré la diversité des tenues de combat, et aussi vachement bourrin. Ce à quoi s´ajoute les problèmes de maniabilité. Reste le multijoueur si vous parvenez à réunir 3 autres fans, vous pourrez alors vous livrer à des affrontements en écran splitté. Et c´est seulement là qu´on arrivera à trouver une certaine finesse dans le choix des robots en fonction du terrain de jeux. Oui enfin, en gros cela consiste à éviter de choisir un gundam amphibie pour jouer dans le désert quoi.
Mais si au moins une réalisation digne de ce nom venait soutenir un peu cette sauce qui monte mal. Mais non, on devra se contenter d´un travail assez pauvre. Les environnements, d´abord, sont particulièrement pauvres et vides. Les textures sont tristes et l´aliasing est parfois suffisant pour vous éjecter les yeux des orbites. Côté effets pas de quoi être subjugué et si le DA d´origine à un aspect très épique, cette adaptation est un peu molle. Et je terminerai cette séquence avec la bande-son dont l´appréciation sera laissée à chacun. Vous voyez le genre de bande-son qu´on y trouve dans les vieux manga de notre enfance ? Ben c´est pareil. Mais ce sont surtout les bruitages qui bénéficient de cette nostalgie. Tioum, titioum, exactement comme dans le temps. Alors oui, c´est très dépassé, mais dan la mesure ou on s´adresse aux fans, on ne vas pas reprocher au jeu de coller à l´esprit.
Vous l´aurez sans doute compris étant donné que je l´ai quand même souvent répété, Gundam Federation Vs Zeon s´adresse aux fans ultimes de la série, ceux qui sauront trouver du plaisir dans le simple fait de prendre les commandes d´une armure mobile, même si c´est pour servir un gameplay d´une richesse plus que discutable. Les autres joueurs ne trouveront pas vraiment d´intérêt dans ce titre à la réalisation kitsch et au gameplay limité.
Graphismes 11/20
Jouabilité 12/20
Durée de vie 13/20
Bande son 11/20
Note générale 12/20
Test : Gungrave PS2
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Alors que la neige s´étale doucement sur les immeubles d´une cité endormie, une petite fille marche péniblement vers son destin, traînant derrière elle un mystérieux cercueil. La volubilité de ce prologue et la beauté macabre qui s´en dégage, se transformeront par la suite en un véritable carnage. Les flocons se changeront en douilles fumantes et la torpeur de la nuit cédera sa place à la violence d´une véritable vendetta. Un suaire va s´abattre dès lors sur les membres de la mafia qui dirige, d´une main de fer, la ville toute entière. Gungrave, rien que le nom est porteur de mort. Il s´agit en fait du nom du personnage central, qui se nomme très exactement Death : Beyond the grave, rebaptisé Grave (ouf on y arrive ! ) qui, réveillé par la petite fille mentionnée plus avant, va se lancer dans une véritable guerre contre les pontes de la Mafia. Ancien exécuteur de ce sombre organisme, aujourd´hui repenti, Grave n´aura de cesse de faire pleuvoir les balles, qu´au moment où il se retrouvera en face de Harry, grand chef du cartel mafieux. Pourquoi tant de hargne et de détermination de la part de notre héros ? Cela mes amis, vous le découvrirez bien assez tôt.
Si cette ébauche de scénario vous a donné envie d´en savoir plus, sachez qu´il va falloir jouer de la sulfateuse pour passer les niveaux et ainsi découvrir la vérité sur Grave. « Explose tout...mais avec style ». Le leitmotiv du soft est on ne peut plus vrai. Au travers de vastes stages, vous allez pouvoir tout détruire ou presque. A l´aide de vos deux pistolets, joliment appelés les Cerberos, et de votre cercueil qui fait office de lance-missiles, vous allez partir en croisade contre le crime qui ronge votre cité, en tirant sur les hommes de mains qui se jetteront devant vous. Les voitures, le vitrines de magasins, les panneaux, tout y passera et c´est dans un déluge de flammes que vous allez pouvoir tout réduire en poussière. La destruction de tout ce qui vous entoure remplira une jauge, qui une fois pleine, rajoutera un Tir Demolition à votre compteur. Vous pouvez accumuler jusqu´à 9 de ces tirs et les utiliser à tout moment. Ce tir, qui fait office de technique spéciale (le jeu en comporte 4 types + une cinquième option qui remontera l´indicateur de vie), est en fait une arme que Grave cache dans son cercueil. Et croyez-moi, une fois sortie, ces techniques s´avèrent particulièrement destructrices.
La jouabilité est toute dévouée au plaisir de jeu. Grave peut tirer tout en sautant devant lui, en arrière ou sur les côtés. Dès lors on assiste à de véritables ballets mortels, qui renvoient dans la forme aux gunfights homériques des plus grands John Woo comme « A toute épreuve » ou « Le syndicat du crime ». Lors des passages plus difficiles, notre héros pourra se servir du cercueil qu´il porte en bandoulière et qui cache en son sein une énorme puissance de feu, libérable sous la forme de roquettes ou de tirs de mitraillettes. Il s´agit en fait du fameux Tir Demolition, dont je parlais plus avant. Pour en revenir à la maniabilité, on notera tout de même quelques problèmes de caméra qui tardent à se remettre en place après les sauts du personnage. Enfin la relative lenteur du héros est pénible à certains moments, surtout contre les boss.
L´aspect graphique dénote d´une profonde dichotomie. En effet, d´un côté, on s´émerveille devant la beauté des cinématiques, toutes plus belles les unes que les autres, et de l´autre, on ne peut s´empêcher d´être déçu en parcourant les environnements du jeu. La diversité des décors est bien là puisque, entre des empoignades dans les égouts, une usine désaffectée, un métro ou dans un dojo situé sur le toit d´un immeuble, vous allez être servis. Malheureusement le tout est peu original et désespérément vide. Le design de Grave est l´oeuvre de Yasuhiro Nightow, le papa de « Trigun » et pour peu que vous aimiez cette série, vous retrouverez le style débonnaire si caractéristique du héros de cet animé. Le Mecha-Design, lui, est assuré par Kosuke « Oh my Goddess » Fujshima , excusez du peu. Du très beau monde, et il est d´autant plus dommage que les décors ne suivent pas vraiment.
La bande-son possède le même problème que les graphismes. Les bruitages sont quelconques mais le tout est supporté par de superbes musiques tantôt mystérieuses, tantôt mystiques, tantôt jazzy. Les thèmes sont bien dans la veine des compositions de Yoko Kanno pour « Cowboy Bebop ». Ceci est particulièrement flagrant dans une scène du jeu, où Grave affronte un de ses anciens amis dans une église. Il est clair que ladite scène est directement inspirée du magnifique affrontement opposant Spike et Vicious dans le dernier épisode de la série.
Au final Gungrave est donc assez décevant. Le jeu se pare d´un design somptueux, d´une bande-son magnifique (cela dénote, je l´avoue, d´une profonde subjectivité de ma part) et d´un gameplay privilégiant la simplicité, pour faire en sorte que le joueur puisse jouir en toute impunité du soft. Quid de cette déception, me demanderez-vous dès lors ? C´est simple. Le jeu est décevant d´un point de vue graphique (tout admirable qu´est le design, je le précise une fois de plus), et le titre se boucle très rapidement (comptez moins de 2 heures pour finir le soft en mode Pro), dommage, véritablement dommage.
Graphismes 13/20
Jouabilité 13/20
Durée de vie 8/20
Bande son 14/20
Scénario 11/20
Note générale 12/20
Actualité
IGI 2 se protège
Codemasters vient d´annoncer que son titre IGI 2 : Covert Strike sera protégé par son fameux système FADE. Une protection qui permet de détecter les versions copiées pour en faire disparaître certains éléments de contenu ou encore affecter de manière irréversible le gameplay. L´éditeur compte bien sur un effet dissuasif avec cette annonce, précisant que du coup une copie d´IGI 2 ne disposera jamais de la qualité d´un original. Le lancement du jeu est prévu pour le 14 février prochain, son prix devrait être d´environ de 53 euros.
Une suite à Pikmin ?
Il semblerait en effet que Shigeru Miyamoto ait révélé qu´il travaillait actuellement sur deux nouveaux projets, dont une suite du très original Pikmin et un tout nouveau titre dans la série des Super Mario... Le reste de l´interview était consacrée principalement au prochain Zelda sur Gamecube, mais Miyamoto aurait également laissé entendre que Mario Sunshine n´avait peut être pas été aussi original qu´il l´aurait souhaité. En tous les cas ils semblerait que l´on retrouvera bientôt Pikmin 2 et Mario 128 sur Gamecube, il faut dire que c´est deux titre avaient déjà fait l´objet de quelques rumeurs.
Vice City toujours en tête
Décidément en voici un qui tient la dragée haute à tout le monde en Grande-Bretagne puisque GTA Vice City est en effet une fois encore en tête des ventes. Comme d´habitude le reste des premières places est détenu par Electronic Arts avec son dernier Harry Potter, FIFA Football 2003 et James Bond 007 : Nightfire et enfin Les Deux Tours. Voici en tous les cas un aperçu du top 5 ChartTrack pour les jeux consoles, signalons que GTA n´est disponible que sur une seule machines alors que les autres jeux sont multi-supports.
Edition du Jeudi 12 Décembre 2002
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Le 205ème Journaux!
Les titres du Jeudi 12 Décembre 2002
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Au Sommaire:
TOP 5
Test
Actualité
TOP 5
1. Forum Grand Theft Auto : Vice City 23.544 msg/sem
2. Forum Forum Dragon Ball Z Budokai 14.748 msg/sem
3. Forum Final Fantasy 10 11.449 msg/sem
4. Forum Harry Potter Et La Chambre Des Secrets 6.871 msg/sem
5. Forum L´entraineur Saison 2001/2002 6.637 msg/sem
Test : Justice League GBA
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Créée dans les années 60, la Justice League se présente en fait comme un cross-over entre plusieurs séries de DC Comics. Ainsi, nous retrouvons des héros très connus du grand public comme Flash, Superman, ou Wonder Woman et d´autres à la notoriété moindre comme Green Lantern, ou Martian Manhunter. Les histoires de cette league se passent, aussi bien dans le fief de Superman, Metropolis, ou celui de Batman, Gotham City, et les bad-guys associés comme Lex Luthor ou le Joker, répondaient également présents à l´appel. Je suppose que la qualité des excellentes séries animées comme Superman, Batman ou Batman Beyond ne s´étant guère démentie au fil des années, la Warner décida de produire une nouvelle série, à savoir la Justice League pour surfer sur le succès des shows précédemment cités. Et il faut croire que cela fonctionne, puisque la joyeuse équipe de gais lurons arrive dans un jeu de plates-formes qui prend comme point de départ la sauvegarde de la Terre.
Si le postulat de départ n´est guère original, ce jeu de plates-formes GBA a pour lui de proposer quelques innovations assez intéressantes. Ainsi à chaque niveau vous ne contrôlerez pas un mais deux personnages dont les pouvoirs sont complémentaires. Par exemple, dans le second stage, on enverra Batman et Flash dans les rues de Gotham City contrer les sombres projets du Joker. La très bonne idée, est qu´il faut à certains moments intervertir les personnages pour pouvoir passer certains endroits. Ainsi, Flash pouvant se déplacer très rapidement, il conviendra de l´utiliser pour courir sur un mur et ainsi atteindre un point inaccessible par Batman. Et le jeu est truffé de ce genre de petits passages qui apportent une touche d´originalité à l´ensemble. Suivant les stages, les couples de héros seront différents et sachant que 7 personnages sont jouables, les possibilités seront nombreuses. Les stages sont plus ou moins vastes selon les missions. Par contre le principe est toujours le même : Trouver 2 ou 3 pass et détruire une machine qui vous ouvrira la voie vers le boss final. Au cours de votre aventure, vous trouverez des pièces et divers items qui augmenteront votre nombre de vies. Je vous conseille à ce titre, de bien fouiller chaque recoin pour être sûr de ne rien manquer, car la difficulté se voulant croissante, les vies se feront précieuses.
La réalisation est assez moyenne dans son ensemble. La bande-son agace au bout d´un moment. Aucune voix digit n´est à signaler, même pas le moindre petit rire démoniaque du Joker, et les bruitages sont d´une banalité confondante. Les graphismes suivent le même chemin puisque, même si le nombre de niveaux est conséquent, l´absence de détails se fait vite ressentir. Néanmoins, le soft nous convie à nous balader dans les villes de Gotham, de Metropolis, dans des cités antiques ou encore dans un volcan. Cette diversité est vraiment la bienvenue et cela tempère un peu l´aspect négatif qui pourrait ressortir de la neutralité des couleurs choisies pour l´ensemble des écrans. Les personnages possèdent tous des animations différentes, en rapport à leurs pouvoirs, et cela apporte également un plus indéniable.
Vous pourrez voler, suivant les persos, sauter, donner un coup de poing, ou encore emmagasiner de l´énergie pour sortir une attaque spéciale. En plus de cette attaque qui est propre à chaque personnage, tous les héros possèdent un mouvement particulier. Batman peut jeter son batrang, Superman peut utiliser sa vision chaude, Wonder Woman manie son célèbre lasso, etc. A tout moment, vous aurez le choix de changer de héros et dans tous les cas, si un personnage venait à mourir en cours en partie, son compagnon prendrait la relève. Le tout se manie facilement et l´on ne déplore pas vraiment de gêne en ce qui concerne le gameplay.
La GBA est déjà bien fournie en jeux de plates-formes. Justice League a cependant plusieurs atouts pour sortir du lot, et ainsi vous faire passer un bon moment. Le fait d´incarner 7 héros différents est original, les multiples environnements présents sont un plus, et l´aventure a pour elle d´avoir une bonne durée de vie.
Graphismes 12/20
Jouabilité 13/20
Durée de vie 13/20
Bande son 9/20
Scénario 10/20
Note générale 13/20
Test : Star Wars : The Clone Wars GC
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Vaguement inspiré de la saga de Georges Lucas d´un point de vue scénaristique, Star Wars : The Clone Wars débute là où se termine l´Episode II, et vous propose de prendre part aux grandes batailles de la guerre des clones. Le soft se présente comme un jeu d´action alternant attaques au sol et dog-fights aériens, dans des environnements bien évidemment inspirés de l´univers de La Guerre Des Etoiles. Voilà qui ne manquera pas de faire saliver les fans de la saga, d´autant plus que le soft nous offre le privilège d´incarner pas moins de trois personnages prestigieux : Anakin Skywalker, Obi-Wan Kenobi et Mace Windu. Bien évidemment, lesdits persos ne seront que rarement jouables directement, puisque ce sont surtout les différents engins officiels de la série que l´on pourra contrôler.
Voilà en tout cas le point fort de ce titre qui ne se contente pas d´intégrer uniquement des vaisseaux du type de ceux présents dans Rogue Leader, mais qui fait intervenir également des véhicules beaucoup plus particuliers, pour un total de huit engins variés entièrement pilotables. C´est incontestablement la première fois dans un jeu Star Wars que l´on peut piloter aussi bien un tank de combat (l´apogée de la lenteur), qu´un AT-XT Walker (les fameux robots qui se déplacent en crabe), ou même chevaucher un Maru (une créature domestiquée par les Wookies). Les gun-fights laisseront même régulièrement la place à des séquences de courses en Speeder Bike, pour des slaloms à grande vitesse sur des parcours jonchés d´obstacles, et qui ne manqueront pas de rappeler des scènes clés de la première trilogie.
Plus étonnant, le jeu fait intervenir des niveaux où l´on contrôle directement Anakin Skywalker armé de la Force et de son sabre laser. Des phases de jeu plutôt moyennes d´un point de vue du gameplay, et surtout particulièrement courtes et limitées. Le plus gênant est que cette médiocre optimisation du gameplay se retrouve également au niveau des autres missions, dans la mesure où aucun des différents engins proposés ne s´avère réellement agréable à contrôler. Les possibilités se limitent à strafer autour d´une cible et à switcher entre ses différents tirs pour terrasser tout ce qui bouge alentour. On s´efforcera pourtant de passer par le menu pour consulter ses différents objectifs principaux et secondaires, et tâcher de donner un sens aux multiples carnages qui submergent l´écran sous une débauche d´explosions et d´effets spéciaux. Le résultat est certes du plus bel effet, mais cela ne suffit pas à rattraper la médiocrité du système de jeu.
Non seulement les missions ne brillent pas par leur originalité, mais on pouvait au moins s´attendre à un effort minimum au niveau de la mise en scène qui n´a franchement rien de spectaculaire. Il suffit de se rappeler les moments de stress vécus sur Rogue Leader pour réaliser à quel point les missions de The Clone Wars sont ennuyeuses. Comme si ça ne suffisait pas, le comportement des différents engins manque cruellement d´ergonomie, les uns sont trop lents, les autres stafent n´importe comment, la plupart donnerait presque l´impression d´évoluer dans un quake-like, mais tous ont pour point commun de ne pas braquer de façon suffisamment fluide et rapide pour que l´on prenne plaisir à évoluer entre les vagues ennemies. Les subtilités se réduisent à différentes aptitudes spéciales propres à chaque engin, et à la présence de trois types de vues différentes. Mais si l´on peut zoomer pour ajuster plus facilement sa cible, il est purement impossible de diriger son viseur comme on le désire, et c´est finalement la perspective à la troisième personne qui se révèle la moins suicidaire. Dans le même ordre d´idées, la possibilité de donner des ordres aux ailiers comme dans Rogue Leader est ici complètement anecdotique, étant donné que le déroulement des missions nécessite uniquement d´aligner ses cibles sur le viseur sans avoir besoin de réfléchir. Quelle déception !
On enchaîne donc les 16 missions de la campagne solo sans jamais que le soft ne parvienne à nous surprendre d´une manière ou d´une autre, et ce ne sont pas les trois niveaux de difficulté disponibles qui donnent envie de recommencer le jeu. Reste alors la possibilité de se lancer dans des parties en multijoueur jusqu´à 4 pour cette version GameCube, en deathmatch ou en coopération. Malheureusement, vu qu´il n´est pas possible d´intégrer des bots gérés par la console en multijoueur, un joueur seul ne pourra même pas tirer partie de ce dernier mode de jeu pour rallonger la durée de vie du soft. Finalement, on boucle ce titre en n´ayant qu´une seule envie : retourner planer comme un fou sur Rogue Leader, et re-découvrir grâce à ce titre une ambiance beaucoup plus héroïque et fidèle à l´épopée Star Wars.
Graphismes 16/20
Jouabilité 12/20
Durée de vie 13/20
Bande son 16/20
Scénario 12/20
Note générale 13/20
Test : Star Wars : Bounty Hunter PS2
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Jango, le chasseur de barres chocolatées aromatisées coco, nous fait donc l´honneur de se poser avec son jetpack sur PS2, pour un jeu d´action à la troisième personne, rythmé par la traque de toutes sortes de criminels mais également par la progression dans une quête principale qui le conduira à pister un culte étrange pour le compte de Dark Tyranus (Comte Dooku) et en amont de l´infâme Dark Sidious. On en apprendra d´ailleurs de belles sur notre guerrier Mandalorien, sa rencontre avec Zam Wesell, la chasseuse de l´Episode II, mais surtout, comment Dooku a su trouver le sujet idéal pour son armée de clones. Alors ce qui frappe bien évidemment au premier abord avec ce Star Wars : Bounty Hunter c´est son aspect très scénarisé et bien entendu l´intrication cohérente de sa trame avec celle des différents épisodes de la célèbre saga de Lucas. On signalera d´ailleurs que la progression dans le fil de cette histoire se fait souvent à grands coups de cinématiques particulièrement soignées et qu´on jurerait sorties d´un nouvel épisode de la série. Cependant cette incursion dans les bas-fonds de l´univers Star Wars tranche un peu avec l´ambiance chevaleresque et épique des films, en ayant même réussi à choquer notre ami Dinowan (s´en remettra-t-il ? ) lorsqu´une certaine Komari Vosa se frotte de manière assez suggestive sur notre héros...
Mais passons sur les considérations métaphysiques de la génèse de Boba Fett ou encore de celles des ancêtres des Stormtroopers et attachons-nous à savoir ce que nous propose concrètement Bounty Hunter. Au programme, quelques 6 chapitres pour un total de 18 missions à la difficulté progressive. Dans la pratique on nous demande donc de mener l´enquête pour remonter la piste du Bando Gora mais de continuer tout de même notre job de chasseur de primes en arrêtant quelques-unes des pires vermines que compte l´univers. Pour parvenir à accomplir tout ça, on disposera donc de la foule de gadgets mis en évidence de l´Episode 2 (entre autres) comme le jetpack, le scanner d´identification pour repérer les criminels recherchés, le filin pour les capturer, mais aussi le fusil de sniper, les missiles à fragmentation et autres grenades thermiques. Côté mouvements, Jango pourra naturellement sauter, se suspendre et effectuer quelques roulades et sauts périlleux.
Seulement voilà au vu de toutes ces possibilités on se dit «miam, miam» pour déchanter aussi sec. La maniabilité est malheureusement assez calamiteuse et si le fait de cibler ses ennemis ne pose pas véritablement de problème, l´utilisation du jetpack est souvent assez pénible tout comme celle du scanner. Et oui, on a du mal à comprendre que Jango se retrouve sans arme dès qu´il l´utilise, il est sur son casque pourtant. De plus si l´on peut admettre cette curiosité il est en revanche inadmissible d´avoir à switcher entre trois armes avant de reprendre les blasters pour aligner les bandits qui vous alignaient pendant que vous scanniez gentiment les gens. On en prend d´ailleurs plein la poire vu qu´en plus d´être totalement désarmé, on est également immobile. Alors scannner les ennemis c´est bien gentil mais quand on en a cinq ou six qui débarquent d´un coup on a tendance à tirer dans le tas faisant passer au second plan la dimension chasseur de primes. Autre souci, l´architecture des niveaux. On perd du temps à savoir où l´on doit aller, on a du mal à voir par quelle issue franchir certains points bloquants, bref, c´est pas toujours génial d´autant qu´il faut multiplier les acrobaties pour s´en sortir.
Au niveau des graphismes, s´il n´est pas utile de revenir sur les cinématiques superbes, signalons que le reste est plutôt de bon niveau. Les animations sont très réussies, la modélisation des personnages fine et fidèle aux originaux. On relève toutefois quelques défauts également avec des bugs de collision et certains soucis d´affichage ou encore une caméra qui semble parfois devenir folle. On relève également quelques ralentissements, mais bon rien de dramatique et surtout rien qui ne fasse perdre à ce jeu son charme visuel. Au niveau sonore on dira que c´est du Star Wars tout craché pour ce qui est des musiques et de l´ambiance, petit point sympathique, ce Bounty Hunter reprend les voix françaises de l´Episode II.
En clair, si l´on salivait à l´idée de découvrir ces aventures de Jango Fett sur PS2, on affiche au final une certaine déception face à un jeu qui part d´un excellent principe mais qui ne parvient pas à le retranscrire au niveau du gameplay.
Graphismes 15/20
Jouabilité 12/20
Durée de vie 15/20
Bande son 16/20
Scénario 15/20
Note générale 13/20
Test : Ghost Recon XBOX
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Et oui, après le lamentable La Somme de Toutes les Peurs, Ubi Soft et surtout Red Storm retrouvent leur sérieux avec l´adaptation de Ghost Recon, un jeu d´un genre assez nouveau pour les habitués du pad. Il n´y a que peu de représentants de l´action-tactique (à ne pas confondre avec l´infiltration d´un Splinter Cell) sur consoles, et ils ne sont pas très brillants. Conflict Desert Storm, le dernier en date faisait figure d´initiation au genre mais prend aujourd´hui une grosse claque. Quant au portage de Rainbow Six, on sait combien le soft avait perdu de plumes au passage. Venez découvrir ce que veut vraiment dire One Shoot = One Kill et incarner les Ghosts.
Le gameplay de GR se base sur le contrôle de deux équipes de 3 hommes. Avant chaque mission, un briefing détaillé vous donnera l´ensemble des informations essentielles à votre tache. En gros votre but (détruire, secourir, défendre etc.) et un certain nombre de choses à savoir (présence supposée de tanks..). Arrive ensuite la composition de vos teams Alpha et Bravo (seulement deux équipes sur console, adieu Charlie). Ici, de deux choses l´une, soit vous laissez l´ordinateur s´en charger pour le mieux (au risque de voir des hommes blessés ne pas être remplacés) soit vous le faites à la main. Point important, vos hommes gagnent de l´expérience et leur endurance, leur leadership, leur précision augmentent, pensez donc à changer de soldat pour ne pas vous retrouver avec des gros nases au milieu du jeu. Ce qui pourrait très bien arriver, car ici, pas de respawn, pas de médikit et si un homme meurt sur le terrain, c´est pour de bon. Et il suffit d´une balle bien ajustée pour laisser sa peau dans les bois. Un mauvais coup, car cela équivaut à perdre un spécialiste et son expérience (sniper, démolisseur ou autre). Quand je dis que le jeu ne pardonne pas...
Vous voilà donc sur le terrain. Première chose à savoir, dans Ghost Recon, on ne fonce pas comme un dingue pour dézinguer les types d´en face. Autant vous dire qu´ils ont du répondant, on n´est pas dans un FPS ici, même si la maniabilité s´en approche. D´abord, on examine la carte et on voit où on va. En tant que leader, il vous revient de définir les waypoints de vos hommes. On ouvre donc le menu des ordres. Pour chaque team, vous définissez des destinations, pas trop éloignées pour éviter de les envoyer au milieu d´un camp ennemi. Notons d´ailleurs que l´interface d´ordres à été remaniée pour cette version Xbox, mais elle demeure efficace malgré un aspect un peu plsu confus. Deux types d´ordres peuvent être donnés. Vos hommes peuvent avancer et stopper en restant discrets lorsqu´ils voient un ennemi, le tuer s´ils sont repérés ou le neutraliser à vue et surtout vous couvrir. Libre à vous de les laisser en défense sur un point stratégique. Via ce menu, comme en plein jeu vous pouvez aussi switcher d´un soldat à un autre et pourrez donc incarner le sniper pour nettoyer tranquillement et froidement un camp ennemi dans la nuit noire avant de revenir au fusillier. Un seul regret, il n´est plus possible sur console de poster un homme seul en un point précis, les teams ne se séparent pas et c´est bien dommage (placer un sniper peut être très pratique).
Jouer à Ghost Recon c´est s´armer de patience et de calme, pas question d´aborder l´objectif comme un sauvage, on doit savoir où l´on va, y aller prudemment, ne pas hésiter à ramper pour être une cible difficile, bref, on flippe. Du point de vue du gameplay, ce portage est une réussite, Ghost Recon n´a pratiquement rien perdu, l´interface reste parfaite et la maniabilité est exemplaire, même la visée très (très) légèrement assistée est parfaite. Voilà un point assez impressionnant quand on voit certains FPS « basiques » se revéler confus. La prudence est donc de rigueur, d´autant plus que l´IA est redoutable. D´un côté comme de l´autre d´ailleurs, il arrive fréquemment que vos équipiers vous sauvent la mise, quand c´est « humainement » possible disons, (malgré quelques problèmes de pathfinding). Et les adversaires que vous affronterez ne sont pas du genre à vous regarder bêtement quand vous venez de descendre leur pote. Ils se planquent, vous prennent à revers, rampent, cours, fuient enfin toute la panoplie.
Mais, il faut bien avouer que Ghost Recon souffre des défauts de ses qualités. Premier point, sa difficulté et son côté progression au pas à pas le réserve à un public d´amateur du genre. Beaucoup abandonneront le jeu, dégouttés par son côté prise de tête. Autre problème, parfois, on trouve le temps un peu long quand on avance accroupi et qu´on ne croise finalement personne.
La réalisation graphique est, il faut le reconnaître, un peu faiblarde. Un peu juste pour la console, car si les maps sont de taille, les modélisations sont un peu limitées et les textures ne sont pas fabuleuses. En revanche, l´ambiance sonore est plus que convaincante. Les musiques dramatiques ponctuent l´action de temps à autre (mais on peut aisément s´en passer) mais ce sont surtout les éléments d´ambiance qui nous font flipper, pépiements d´oiseaux et échanges de paroles avant le déchaînement des armes. D´autant plus que l´on évite les traductions pitoyables du genre « unité dorée, en avancement » remarquée dans une certaine Somme de Toutes les Peurs.
Au final, Red Storm réussit là une conversion remarquable d´un titre dont le gameplay aurait pu tant souffrir du passage sur console. Il n´en reste pas moins que Ghost Recon ne plaira pas à tout le monde et qu´il faut le réserver à un public bien particulier de joueur acharnés et près à se prendre la tête. Amateurs de tactique, Ghost Recon est pour vous.
Graphismes 13/20
Jouabilité 16/20
Durée de vie 16/20
Bande son 15/20
Scénario 15/20
Note générale 16/20
Test : Alpine Racer 3 PS2
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Dans la lignée des grosses machines d´arcade proposant d´imposants accessoires capables d´offrir des sensations toujours plus fortes à ses joueurs, Alpine Racer a connu un bon petit succès grâce justement à la paire de skis solidement fixés à la borne et qui permettait de se prendre réellement au jeu. Pour son adaptation PS2, fini les accessoires, retour à un style de jeu plus traditionnel et c´est uniquement pad en main que l´on se voit dévaler les pistes. Autant dire que le fun n´est plus vraiment là et qu´on se retrouve en réalité confronté à un banal jeu de course, plat et sans grand intérêt.
Sept personnages sont sur les starting blocks. Chacun de nationalité différents et privilégiant une technique de glisse à une autre. Skiboard, skis, ski alpin ou freestyle, chacun affiche ses qualités et ses défauts dans l´une de ces quatre disciplines. Même si des caractéristiques de vitesse, virages et puissances séparent les concurrents, une fois sur la piste, on ne sent pas vraiment de différence. Il suffit de foncer, d´éviter les obstacles, de faire quelques prises de carre et puis c´est à peu près tout. Parfois, il y a des tremplins ce qui permet de faire de jolis sauts et d´enchaîner quelques figures, peu impressionnantes, il faut le dire. Au passage, vous noterez que les figures se déclenchent toutes seules et ne servent donc à rien au niveau du gameplay.
Les modes de jeu se partagent entre un genre de championnat avec achat de matos et tout et tout, très sobrement intitulé coupe de l´extrême, une course contre plusieurs concurrents (ou pluridisciplinaire dans le jeu), un mode slalom, un mode duel (2 joueurs) et un contre la montre. La variété n´est cependant pas de mise car on reste toujours sur les mêmes pistes à dévaler les pentes comme des tarés pour arriver dans les temps. Quel que soit le mode, le principe reste irrémédiablement le même : foncer, toujours foncer.
L´intérêt est donc plus que limité et se voit desservi par une réalisation indigne de la console. Graphiquement, on ne peut passer outre l´aliasing qui rappellerait presque les premières heures de la PS2, et notamment Ridge Racer 5, c´est dire ! Les pistes sont horribles et n´affichent que de pauvres textures en guise de neige. La poudreuse est bien carrée tout comme les sapins qui au passage ne vous gêneront pas plus que ça puisque que vous pouvez pratiquement passer au travers. Question son, c´est tout aussi pitoyable. Comme souvent dans les jeux d´arcade, les musiques font dans la variété niaise et dans l´easy listening à deux sous. Les voix françaises ont un arrière-goût de doublage complètement raté (genre Feux de l´Amour). Bref, il n´y a rien dans la réalisation qui parvienne à tirer le jeu du triste sort auquel il est voué.
Les pistes ont beau comporter quelques embranchements, Alpine Racer 3 est à mille lieux de rivaliser avec les possibilités offertes par la série SSX. Les courses sont ici d´un ennui mortel dont seul l´arrêt de la console peut nous tirer. Franchement, si vous aimez la glisse, inutile de s´intéresser à Alpine Racer 3, il n´y a absolument rien à en tirer.
Graphismes 7/20
Jouabilité 8/20
Durée de vie 5/20
Bande son 5/20
Note générale 6/20
Test : Taz Wanted PC
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Moi qui suis un fan absolu de Taz, personnage auquel je me suis toujours facilement identifié, allant jusqu´à passer des casting pour doubler ses dialogues en français (ouha neuna, buda founia, pfffrr bbllllfffrrr ! !) ou à postuler en tant que doublure pour les cascades dans ses films, je vis de sombres heures en constatant qu´il me faut aujourd´hui anéantir cette aventure de l´une de mes idôles. Oui, c´est vrai, j´en rajoute.
Pour vous situer un peu les choses, sachez que Sam le Pirate, équivalent toonesque de mon autre idôle, Dark Vador, a subitement décidé de créer un gigantesque parc d´attraction composé d´animaux divers, dont Taz. A lui de s´échapper et de remettre les choses en ordre. Pour ce faire, il vous faudra arpenter une dizaine de niveaux tout ce qu´il y a de plus classique, une plage, un pays enneigé, etc. Dans chaque level, vous aurez un certain nombre d´objectifs. D´abord, collecter des câsse-croutes, parce qu´un diable de Tasmanie, ça mange beaucoup. On passe ensuite à la destruction d´objets du décor, et surtout à l´arrachage des avis de recherche placardés par Sam. Le tout avec un panel de mouvements que l´amateur de Taz saura apprécier. On peut bien evidemment faire la fameuse tornade dévastatrice de Taz mais aussi se dégotter un déguisement qui lui permettra d´obtenir une nouvelle arme. Surfer ou skater, Taz pourra dès lors utiliser sa planche pour assommer les gardiens du zoo. Gardiens qui vous pourchassent et vous renverront en cage s´ils vous attrappent. On ajoute quelques items du genre potions d´invisibilité ou dynamite et voilà.
En tant qu´adaptation de cartoon, le jeu se veut assez décalé avec un certain nombre d´animations gags qui parsèment le jeu. Ce style cartoon on le retrouvera d´ailleurs dans un design cel shading malheureusement de piètre qualité. L´avez-vous remarqué, le cel shading (bien que je n´ai rien contre) est vraiment devenu la meilleure excuse possible pour pondre un jeu graphiquement moyen et grossier. Les couleurs flashent et les décors sont très primaires, enfin c´est pas super joli en dépit d´animations sympathiques. Mais le pire reste la bande-son carrément médiocre. D´abord, le mixage est pitoyable et on entend quasiment rien de ce qui se dit. Comme ci cela ne suffisait pas, quand on entend, c´est pour se rendre compte à quel point la qualité audio est lamentable avec des sons qui grésillent et saturent. En bref, côté réalisation, c´est bien moyen, voire mauvais.
Mais tous ces petits inconvénients, le fan peut les surmonter. Ce qui n´est pas le cas de l´exécrable et minable maniabilité. Je crois que c´est encore pire que dans la version GameCube. C´est simple, on ne peut rien faire. Taz est un animal bien agité, ça, les développeurs ont su le retranscrire. Seulement voilà, il y a deux points à signaler, contradictoires en apparence. Le premier, c´est qu´en dépit de la nervosité de l´animal, la maniabilité est poussive essentiellement parce que les commandes répondent mal. Ensuite, on aura rarement vu maniabilité aussi imprécise. L´exemple qui tue étant celui des sauts qui doivent être effectués au milimètre près le tout étant de savoir quel milimètre. En effet, il se trouve que les bonds de Taz ne permettent pas de franchir la plupart des précipices, pour y parvenir, il faut en fait marcher dans le vide ! Un peu mais pas trop, sinon, on tombe. Génial ! Et il n´y pas que ça car d´une manière générale, se déplacer est horripilant. Evidemment, tant qu´à faire des trucs foireux, autant ne pas oublier la caméra qui s´affole toute seule et se bloque par moment. Et même lorsqu´elle marche normalement, ses mouvements très vifs s´avèrent extrêmement désagréables pour les yeux. Pour être tout à fait clair, la maniabilité est si clamiteuse qu´on en arrive à une injouabilité quasi totale. Réussir une action est si pénible que l´on finira vite par tout lâcher. Et on continue avec une autre raison qui nous poussera à laisser tomber le jeu, la pseudo difficulté de celui-ci. Qu´on se comprenne, réaliser les objectifs est partciulièrement gonflant en raison de l´architecture des niveaux, on a du mal à se répérer car tout se ressemble et il faut emprunter des passages assez tordus pourqu´on se sache plus du tout où l´on est. En bref, Taz Wanted, c´est nul.
Graphismes 11/20
Jouabilité 6/20
Durée de vie 10/20
Bande son 11/20
Note générale 8/20
Actualité
Nouveau MMO chez Wanadoo
Nous avions déjà parlé de Ryzom, titre développé par les studios Nevrax et l´on apprend maintenant que Wanadoo se chargera d´éditer et d´exploiter ce jeu en ligne dès la fin de l´année 2003. Wanadoo souhaite en effet renforcer sa position sur le secteur des jeux massivement multijoueur suite au succès de Dark Age Of Camelot. On apprend par ailleurs qu´une phase de test ouverte au public débutera dans le courant du second trimestre 2003. Le site officiel est déjà en ligne, n´hésitez pas à aller y faire un tour.
Edition du Vendredi 13 Décembre 2002
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Le 206ème Journaux!
Les titres du Vendredi 13 Décembre 2002
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Au Sommaire:
TOP 5
Test
Actualité
TOP 5
1. Forum Grand Theft Auto : Vice City 23.866 msg/sem
2. Forum Forum Dragon Ball Z Budokai 13.316 msg/sem
3. Forum Final Fantasy 10 11.895 msg/sem
4. Forum L´entraineur Saison 2001/2002 7.332 msg/sem
5. Forum Harry Potter Et La Chambre Des Secrets 6.864 msg/sem
Test : Transworld Snowboarding XBOX
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Transworld Snowboarding nous invite donc à enfiler les moufles et à aller tâter de la poudreuse sur quelques 17 spots, aux côtés d´une dizaine de snowboarders, parmi lesquels on retrouve Andrew Crawford, Tina Basich, Kevin Jones ou encore Daniel Franck, avec chacun leurs propres tricks. Au programme, un mode Transworld Tour qui proposera de débloquer pistes et équipements, mais aussi des sessions simples qui permettront de retrouver un certain nombre d´épreuves comme le half-pipe par exemple. Signalons également un mode multijoueur jusqu´à quatre en écran splitté, ou encore le freeride qui permettra de se détendre sur les différentes pistes débloquées. Dans la pratique, le mode principal fait office de Tony Hawk-like ou encore propose des objectifs à la Dark Summit mais avec une bonne dose de fun et d´originalité en moins.
L´originalité, c´est en effet ce qui fait défaut dans ce Transworld Snowboarding. Réussir un back flip, cumuler 10 000 points, poser un grind sur une table qui n´a rien à faire là a priori, casser des vitres et panneaux... Tout ceci respire le déjà-vu. Mais pire encore, on retrouvera même les photographes sur la piste qui prendront quelques clichés pour faire la couverture des magazines ! En clair, ce titre Infogrames semble piquer des ingrédients qui ont fait leurs preuves à droite et à gauche pour passer le tout au shaker et nous servir un jeu de snowboard finalement pas original pour deux ronds. Par ailleurs, si au premier abord on se croit face à une simulation, on se rend rapidement compte que le gameplay de Transworld Snowboarding est clairement orienté arcade. Le titre fait dans le très grand public et s´avère moins radical qu´un Amped par exemple, même si la maniabilité n´est pas toujours évidente pour autant.
Transworld fait appel à des combinaisons stick droit et gachettes pour déclencher les tricks, et force est de constater qu´il faut un bon temps d´adaptation avant de maîtriser les commandes. Le personnage réagit d´ailleurs parfois avec une lenteur agaçante qui n´arrangera en rien les choses. Dans le même temps, le titre ne sanctionne pas trop de débutant. S´il est possible en effet de se vautrer et de voir à l´occasion de jolies traces de sang sur la neige immaculée, la physique permet des réceptions désaxées ou d´autres atterrissages plus qu´improbables dans la réalité ou même dans d´autres titres du genre. On dispose toutefois d´une belle collection de tricks à réaliser, avec en plus quelques variantes en fonction du snowboarder sélectionné. Mais si ces figures procurent de bonnes sensation, la vitesse sur la piste n´est en revanche pas toujours au rendez-vous. Un jauge de boost permet d´ailleurs comme par enchantement de faire accélérer la cadence mais tout ceci ne change pas radicalement la donne, si ce n´est au moment de se relancer dans le half-pipe par exemple.
Au niveau réalisation, Transworld ne s´en tire pas trop mal, si l´on excepte quelques petits bugs d´affichage ou certaines zones de collisions incohérentes. On peut observer des décors assez soignés et souvent riches en détails. La modélisation des personnages, bien que perfectible, reste honnête et les animations lors des tricks sont globalement réussies. Côté sonore ça va également, les musiques sont assez variées et plutôt pêchues alors que les effets de leur côté s´avèrent très corrects avec des variations réussies sur les différents types de neige.
En somme, si l´on passe sur le manque d´originalité total de Transworld Surf, on regrettera toutefois ses trop nombreuses approximations et sa physique parfois déroutante en matière de réceptions. Voici donc un jeu qui ne semble malheureusement pas s´imposer comme étant incontournable pour votre ludothèque et qui ne devrait pas faire trembler la concurrence.
Graphismes 14/20
Jouabilité 11/20
Durée de vie 14/20
Bande son 15/20
Note générale 12/20
Test : Chessmaster 9000 PC
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Dans la famille, certes réduite, des jeux d´Echecs grand public sur PC Chessmaster fait figure de vétéran. Après plus de 10 années d´évolution depuis le remarqué CM2000, la série des Chessmaster s´enrichit aujourd´hui d´une version 9K fidèle au positionnement particulier d´Ubi Soft dans la sphère des simulateurs de jeu d´Echecs. Très orienté "jeunes-joueurs-occasionnels" Chessmaster 9000 offre toutefois des niveaux de jeu adaptés à tous, du néophyte au joueur de club confirmé, classé à plus de 2200 Elo. Passé ce niveau, le joueur chevronné aura vite tendance à s´ennuyer face au Mentor de Chessmaster. La comparaison avec des Fritz 8 (2700 Elo) et autres Junior (2600) ou même Virtua Chess (2500) est insoutenable en matière de profondeur de jeu et d´analyse positionnelle.
Heureusement pour Ubi Soft, on retiendra l´intérêt indéniable de Chessmaster9000 pour enseigner les échecs, du débutant au joueur de club. CM9000 offre sept sections principales au joueur : une salle de classe où sont distillées des dizaines d´heures de leçons, du déplacement des pièces aux combinaisons de mat les plus pointues. Ces classes de travaux dirigés et ces exercices visent avant tout le novice et des joueurs intermédiaires, tout cela préparé par le maître Bruce Pandolfini. Les principes de base sont parfaitement présentés et illustrés de parties célèbres : stratégie, tactique, jeu positionnel, combinaisons (fourchette, attaque à la découverte, prise en passant, sous-promotion). Une bibliothèque de plus de 800 parties célèbres (avec annotations) illustre les leçons. Les finales théoriques sont également très bien inculquées, cette fois par le vénérable MI Larry Evans, réputé dans le milieu échiquéen pour son sens didactique dans les fins de parties. On notera dans cette version 9000 un cours dédié à la psychologie au jeu d´Echecs, narré de manière passionnante par le MI Josh Waitskin.
La salle de tournoi vous propose d´affronter un des 150 adversaires simulés par Chessmaster, adaptés à tous les niveaux de jeu (agressifs, défensifs, tactiques, stratégiques, suicidaires, voire benet), à la cadence de temps de votre choix, du blitz (5 minutes) aux parties longues (40 coups/2 heures), en passant par le fameux système Fisher (temps compensé). Dans la salle de tournoi vos performances et résultats seront automatiquement calculés et sauvegardés. Au fil des parties vous aurez tout loisir de voir votre classement monter... ou baisser. A noter que les classements sont calculés suivant la méthode USCF, donc surévalués d´environ 150 points par rapport au classement Elo FIDE reconnu de tous.
La salle Bibliothèque contient 3 bases de données de parties. La première contient 800 parties d´anthologie, toutes commentées. Une base de référence propose un condensé de 500.000 parties remarquables, issues de l´histoire échiquéenne récentes et très utiles pour l´apprentissage des ouvertures. Enfin, la dernière base offre l´intégralité des finales théoriques avec moins de 5 pièces, ce qui devrait ravir les experts. Un point intéressant : CM9000 est compatible (import/export) PGN, format standard open source des bases de données échiquéennes. On pourra donc à volonté télécharger sur le net de nouvelles parties et bases de données, les importer dans CM9000 pour les rejouer, les analyser... La salle Enfants révèle une atmosphère ludique et propice à l´apprentissage des plus jeunes, avec des cours adaptés.
Septième section, la tant attendue salle de jeu en ligne : CMLive. Cruelle déception lors de ce test. Arrivé sur ubi.com, la salle Chessmaster Live affichait royalement... 3 connectés ! Par acquis de conscience, je reviens le lendemain ; cette fois nous étions 5 : o) De quoi se sentir quelque peu à l´étroit. Là encore, la comparaison avec Fritz (plus de 500 joueurs en permanence) ne tient pas. Si encore CM9000 était compatible FICS, on pourrait aisément se rabattre sur l´un de ces nombreux serveurs accessibles gratuitement et richement fréquentés. Mais non, Chessmaster Live n´est jouable que sur ubi.com... Dommage, la communauté des joueurs en ligne est inaccessible ! CM9000 arrive peut être un peu trop tard. Le "marché" du jeu d´Echecs en ligne est occupé depuis déjà longtemps par les ténors du genre : ChessBase (avec Fritz), Europe-Echecs (magazine francophone très prisé des amateurs), où, à toutes heures du jour comme de la nuit l´on rencontre des centaines voire des milliers de joueurs désireux d´en découdre. La mission s´annonce quasi-impossible pour ubi.com.
Un point qui ravira les amateurs de jeu PC contre PC, Chessmaster 9000 est totalement compatible avec le Winboard Protocol, qui est un langage de communication qui permet aux simulateurs d´échecs de dialoguer avec des interfaces telles que celle de Chessmaster 9000. Cela permet aux utilisateurs d´importer dans Chessmaster 9000 n´importe quel simulateur d´échecs compatible et de jouer contre lui (ou de l´opposer à n´importe quel autre simulateur, dont The King, Crafty...).
Comme d´habitude dans la série CM, l´interface reste le point faible. Tout dans le jeu a un éclat trop vidéo-ludique. La disposition des fenêtres est toujours assez aléatoire, avec de nouvelles fenêtres surgissantes de nulle part, venant alourdir un peu plus l´interface. Le graphisme est en réalité moins que palpitant. Les nouvelles pièces et échiquiers 3D texturés (plus de 60, avec rotation et zoom dedans ! ) sont sympathiques, mais n´apportent rien et relèvent plus du gadget gentillet. Snobisme oblige, je reste fidèle à la vue en 2D noir et blanc type diagramme ; avant tout, on est là pour jouer aux Echecs ! Et Chessmaster 9000 à son meilleur niveau reste un redoutable adversaire capable d´anéantir les espérances de gain de 99% des pousseurs de bois.
Graphismes 13/20
Jouabilité 17/20
Durée de vie 18/20
Bande son 15/20
Note générale 16/20
Test : Rocky GBA
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Si au niveau du 7ème art, on peut légitimement dire que la série des Rocky a perdu en noblesse ce qu´elle a gagné en combats spectaculaires au fil des épisodes, on était en droit de se demander ce qu´allaient donner les adaptations vidéoludiques de cette grande saga. Nous avions été rassuré cette année par une très bonne adaptation X Box qui proposait, sous couvert d´une très bonne réalisation, un soft soigné et jouable. Ainsi, Ubi Soft, à son tour, retrousse ses manches et nous initie au noble art via cette adaptation Gameboy Advance.
Au menu plusieurs modes de jeu relativement classiques sont accessibles. L´Exhibition, où vous pourrez combattre un adversaire, que vous aurez au préalable choisi, le Contre qui vous permet de jouer avec un ami en reliant deux GBA grâce au câble Link (l´usage d´une seconde cartouche étant requise), et le mode Vidéo qui suivra la trame des cinq films. Vous affronterez ainsi tous les adversaires issus des longs-métrages pour tenter de devenir le champion du monde. Un mode « KO » se débloquera une fois que vous aurez fini le mode Vidéo. Concernant ce dernier mode, il vous sera permis de vous entraîner pour améliorer les caractéristiques de votre boxeur avant chaque match. Suivant le type de boxeur que vous désirez, vous pourrez faire en sorte que votre personnage évolue plus rapidement dans tel ou tel domaine. Sachant que vous pouvez améliorer vos performances dans deux domaines uniquement (sur trois sélectionnables) avant chaque rencontre, il faudra choisir judicieusement et essayer d´obtenir un boxeur aux capacités équilibrées. Rocky pourra donc améliorer sa rapidité, sa force, et son endurance lors de petites épreuves. Ces dernières peuvent être passées de façon automatique, le résultat étant généré aléatoirement dans ce cas de figure, ou de façon manuelle. Cette dernière méthode a l´avantage de vous permettre d´obtenir des bonus de points en fonction de votre réussite et ainsi d´avoir de meilleurs résultats. Les différentes séances se présentent sous la forme de petits jeux. On vous demandera d´enchaîner dans deux d´entres elles, des combinaisons de coups pour améliorer vos protections, ou votre force et dans la petite dernière, vous vous retrouverez devant un punching ball qu´iil faudra frapper selon un rythme bien précis. Chaque peine méritant son salaire, ces séances ne sont pas évidentes à maîtriser mais elles en valent vraiment la peine.
Une fois ces séances d´entraînement accomplies, il ne vous reste plus qu´à monter sur le ring et à envoyer au tapis tous les boxeurs se présentant devant vous, et ce ne sera pas une mince affaire. Première constatation qui surprend en commençant un match, la vue horizontale. Ce parti-pris est assez étrange et n´est pas vraiment le plus approprié à ce type de jeu. Le problème de cette vue est qu´on distingue mal les différents coups qu´on porte à son adversaire. Quelque part cela n´est pas vraiment préjudiciable pour remporter un match, mais il est tout de même dommage de ne pas profiter pleinement des enchaînements de coups réussis. Passé ce premier constat visuel, ce qui se fait sentir par la suite, est la difficulté du jeu. Il est clair que si votre boxeur n´a pas des statistiques dignes de ce nom, vous allez souffrir pour remporter un match. Inutile de se la jouer barbare en assenant une multitude de coups à votre adversaire, car cela aura la fâcheuse conséquence de fatiguer votre personnage et, arrivé à un certain niveau, il ne sera plus en mesure de porter le moindre coup pendant un certain temps. Non, le soft se veut beaucoup plus technique et il faudra constamment jongler entre la garde, l´uppercut ou le crochet pour arracher le moindre round. Bon, on ne va pas se plaindre de ce côté simulation, mais encore une fois la grande difficulté du soft vous obligera à être constamment sur le qui-vive pour poursuivre votre route dans le mode scénario.
L´aspect graphique du soft ne représente pas une véritable prouesse. Néanmoins on reconnaît bien les visages de Sylvester Stallone ou de Carl Weathers et les mouvements des boxeurs sont assez bien réalisés. Plusieurs rings sont présents et quelques petits écrans fixes apparaissent entre chaque match pour faire avancer l´histoire. Je trouve un peu dommage, malgré tout, que les couleurs utilisées soient si austères. Du côté de la bande-son, on retrouve avec plaisir le thème musical de Rocky. Niveau bruitages autant les digits de la foule en délire, scandant votre nom, sont agréables, autant on a l´impression d´entendre votre boxeur frapper un mur lorqu´il porte ses coups. Le résultat est donc mitigé.
Question jouabilité, le tout est assez technique. Non pas au niveau de la configuration des touches (vous disposez d´un bouton pour vous mettre en garde et de deux pour frapper du gauche ou du droit, avec certaines combinaisons de touches pour placer un crochet ou un uppercut), mais plutôt en ce qui concerne les enchaînements de coups. En effet lors d´une phase d´entraînement, vous découvrirez qu´il est possible de placer des combos assez impressionnants et il faudra ne pas négliger ceci, surtout dans les matchs vous opposant à des adversaires de renom comme Mister T ou Yvan Drago.
Cet opus GBA de Rocky joue la carte de la simulation. Inutile de penser gagner un combat en fonçant dans le tas. Il sera bon, au contraire, de prendre son temps durant les phases d´entraînement et de bien préparer ses matchs. Il faudra de plus savamment doser vos efforts sur le ring pour pouvoir affronter ne serait-ce qu´Apollo et être ainsi proclamé champion du monde des poids lourds.
Graphismes 13/20
Jouabilité 14/20
Durée de vie 15/20
Bande son 13/20
Note générale 13/20
Preview : Splinter Cell PC
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Voilà, vous pouvez arrêter de nous envoyer des mails par tonnes (et quand on connaît le poids d´un caractère électronique, il en faut pour arriver à une tonne), voilà enfin la preview de Splinter Cell PC. Alors avant que vous le demandiez, la sortie, tant qu´on ne nous dit pas le contraire, ce sera le 30 janvier. Est-il nécessaire de présenter Splinter Cell ? Quelqu´un dans l´assistance ne connaît-il pas Sam Fisher, l´agent top secret de la NSA équipé de ses gadgets d´enfer et capable des plus grandes acrobaties ? Non E.T, tu sais bien que tu n´es pas concerné par la question, baisse le doigt.
Allez, pour la forme, je vous fais un petit topo sur le gameplay, au cas ou vous n´auriez pas lu le test Xbox, pour les autres sautez deux paragraphes, on se retrouve en bas. Souvenez-vous que Sam est capable de toutes sortes de prouesses quand il s´agit de s´infiltrer. Grimper sur une gouttière, faire le grand écart entre deux murs, descendre en rappel et une quantité impressionnante d´autres mouvements que vous avez sûrement déjà vus sur les innombrables screenshots distillés ces derniers mois, notamment la possibilité de prendre un homme en otage et de s´en servir comme bouclier humain. Mais la grande force de Sam Fisher, l´axe véritable du gameplay de Splinter Cell, c´est l´obscurité. Ici pas question d´aller descendre tout le monde (même si rien ne vous en empêche), non, le moindre coin sombre, la plus petite parcelle de terrain que la lumière néglige de mettre en évidence sera pour vous, plus qu´une cachette, une arme. Un poste de guet d´où vous pourrez repérer les allers et venues pour mieux tuer ou neutraliser un garde en silence, ou lui passer sous le nez.
Pour vous aider, vous disposez d´une foultitude de gadgets tous plus fous les uns que les autres, de la caméra en fibre optique que l´on glisse sous une porte au sticker qui attirera l´attention des gardes avant de leur péter au nez, Sam est un James bond puissance 1000. Sans oublier les différents modes de vision, nocturne ou thermique. Mais ça aussi, vous devez commencer à le savoir depuis le temps qu´on vous le serine. Alors que voulez savoir exactement à propos de cette version preview ?
Moi je pencherai pour la jouabilité. Il est vrai que lorsque l´on connaît la complexité et le grand nombre de mouvements réalisables, on peut se demander comment s´en sortir avec un clavier. Merveilleusement bien, voilà comment. Peut-être même mieux que sur le pad Xbox. L´interface rappelle celle d´un shooter habituel et comme on s´en doutait, la visée à la souris est bien plus aisée. On accède rapidement à l´inventaire avec une touche, c´est rapide et efficace. Un truc que j´ai personnellement beaucoup apprécié, le contrôle de la vitesse de marche. Si la version Xbox proposait un réglage analogique en fonction de la pression sur le stick, ici ce sera la molette de la souris qui permettra de passer d´un pas lent à une course plus vive. On évite donc les aléas d´un stick trop enfoncé et des bruits de pas indésirables. Tout le reste est parfait... sauf peut-être les sauts un peu imprécis et pas toujours évidents à gérer avec efficacité.
Mais Splinter Cell ce n´est pas seulement le jeu au gameplay le plus démentiel de cette année, il est aussi l´une des grosses tueries visuelles. Pour ce qu´on a pu en voir, cette version PC ne va pas décevoir. Le plus époustoufflant, ce sont indéniablement les effets de lumière dynamique. Les jeux d´ombres et de lumières sont sublimes et parfaitement maîtrisés, chaque ombre est à sa place et suit un mouvement criant de vérité et de finesse. Mais ce n´est pas tout. L´animation est aussi d´une classe folle, Sam bouge avec grâce, le moindre mouvement est parfait, et on sent le souci du détail. Et d´un point de vue technique, tout cela semble bien parti car la version fournie s´est montrée tout à fait stable et tournait sans aucun souci.
En gros, Splinter Cell PC sera certainement la grosse, très grosse claque attendue avec son gameplay de tueur, ça va faire mal en janvier. Bon maintenant, il nous reste à résoudre le mystère Splinter Cell GameCube : )
Test : Ace Golf GC
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Annoncé comme une simulation de golf décalée axée sur la convivialité et l´humour, Ace Golf tente une approche originale de cette discipline sportive, représentée pour l´instant uniquement par l´incontournable Tiger Woods sur GameCube. Si l´idée est intéressante, elle est en tout cas loin d´être inédite sur les autres plates-formes de jeux où l´on se souviendra de plusieurs titres mémorables comme Mario Golf, Eveybody´s Golf ou plus récemment Disney Golf. Ace Golf s´aventure donc dans un catégorie qui fonctionne plutôt bien auprès du grand public, et choisit une approche moins austère qu´à l´accoutumée pour séduire les non initiés.
Un gameplay accessible, intuitif et clairement axé arcade, une réalisation au style assez cartoon avec des personnages complètement loufoques et une ambiance sonore sympathique sont autant de facteurs clés qui caractérisent ce titre. Et pourtant, il faudra le mériter pour avoir le droit d´accéder aux cimes de la loufoquerie, car les premières parties affichent un certain classicisme presque décevant. Les deux golfeurs disponibles dès le départ n´ont franchement rien de réellement atypique, et le jeu se déroule à première vue sans aucune anicroche à l´esprit traditionnel de la discipline. Ce n´est qu´en progressant petit à petit dans le jeu que l´on débloque de nouveaux personnages qui apportent un réel regain d´intérêt au déroulement des parties.
Il fallait oser, tout de même, intégrer 14 golfeurs aussi improbables qu´un aristocrate british des années 50, un motard rebelle, une française au look de pin-up, un vieillard souffrant de rhumatismes, un ancien sumo japonais, et même un alien ! Tous ont évidemment un style bien à eux, et des répliques acerbes qui feront la joie des adeptes du multijoueur. Le soft offre en effet la possibilité de jouer jusqu´à 4 sur le parcours de son choix, ce qui est tout de même la moindre des choses sur une console qui comporte 4 ports manettes. Outre un mode Entraînement on ne peut plus classique, on découvre également quelques mini games qui se contentent de proposer une succession de challenges de plus en plus difficiles sans vraiment chercher à placer le joueur dans des situations délirantes. Dommage.
Evidemment, le mode Tournoi reste le véritable centre nerveux de ce titre qui comporte tout de même 6 parcours jouables sur différentes saisons. Les conditions météo et la force du vent influent comme toujours sur l´efficacité de vos coups, rendant d´autant plus difficile le contournement des branches d´arbres, des étangs et des sols sableux. Là encore, on reste tout de même un peu déçus de voir que les parcours demeurent tout de même franchement classiques alors que l´on s´attendait à évoluer sur des terrains piégés et irréalistes. Les difficultés relatives à chaque parcours restent en effet beaucoup plus terre à terre.
On accroche malgré tout très rapidement au système de jeu très accessible du soft et réellement prenant, aussi bien pour les joueurs confirmés que pour les novices. Le gameplay s´avère ainsi parfaitement ergonomique et tout à fait intuitif car clairement axé arcade. Les gestes s´effectuent presque uniquement à l´aide du stick droit qui permet de doser la puissance et la précision. L´idée est très judicieuse puisqu´on voit exactement les écarts de mouvements que l´on fait pour chaque coup, ce qui permet de savoir comment s´améliorer tout en faisant preuve d´une concentration extrême pour imprimer au stick un mouvement parfait. L´interface affiche tout ce qu´il est utile de connaître, et notamment un indicateur qui facilite grandement l´évaluation de la distance par rapport au trou. Les puristes seront surpris de voir à quel point la physique de la balle est correctement gérée, et l´on regrettera seulement le manque de précision au niveau de la grille de dénivellement du terrain sur le green.
Si l´on récapitule, un système de jeu exemplaire et une ambiance visuelle et sonore originale sont très certainement les atouts majeurs de Ace Golf. Le jeu possède en plus une durée de vie conséquente qui pousse le joueur à persévérer pour découvrir sans cesse de nouveaux personnages et des accessoires inédits qui permettront de booster les performances de ses clubs et d´acquérir des items plus ou moins utiles, parfois juste pour le fun. Le soft dégage une atmosphère franchement conviviale que l´on aura plaisir à savourer à 4 joueurs, de préférence. Ace Golf constitue donc une très bonne surprise qu´il serait dommage de bouder, d´autant qu´il s´agit d´une exclusivité GameCube.
Graphismes 15/20
Jouabilité 15/20
Durée de vie 16/20
Bande son 14/20
Note générale 15/20
Preview : Enclave PC
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Que de bruit fût fait autour d´Enclave. Le titre devait être l´une des grosses bombes de la Xbox et avait su se faire attendre sur la machine. Pourtant, au final, force fût de reconnaître que le titre tenait plus de la démonstration technique (impressionnante) des capacités de la console que du hit au gameplay transcendant.
Pour ceux qui ne le sauraient pas, Enclave est un bon beat´em all tendance hack´n slash des familles. Vous voilà projeté dans un monde coupé en deux par une faille bien mystérieuse. Deux mondes s´opposent, Celenheim, aussi connu sous le nom de l´Enclave et le monde des Dreg´Atar, respectivement les gentils et les méchants. Un contexte très manichéen mais que l´on sait nous conter avec éloquence et qui séduira probablement les joueurs. En tout cas, l´avantage c´est que cela permet d´offir une campagne double puisque si dans un premier temps il faudra mener la campagne de la Lumière, le joueur pourra ensuite prendre en main le sort des Dreg´Atar dans la campagne des Ténèbres.
Double campagne, donc deux fois plus de personnages, car dans chaque camp vous trouverez 6 classes de personnages tout ce qu´il y a de plus classique dans le genre. Guerier, chasseuse, mage, goblin, troll etc. des êtres qu´il faudra équiper en armes et armures. Pour ce faire, il ne faudra donc pas omettre de ramasser consciencieusement les trésors disséminés dans les niveaux. Pas de grande subtilité dans tout ça mais un petit plus qui apporte un brin de variété, justement ce qui manque au jeu. Il n´y a, à la vue de cette version preview, aucune différence notable au niveau du gameplay vis à vis du titre original sur Xbox. Si rien ne change, le jeu pourrait connaître la même déconvenue en se révèlant très bourin et répétitif à souhait. Les cinq missions présentées ici, malgré des objectifs divers, nous ramenaient toujours aux mêmes actions : avancer, tuer, avancer, tuer, prendre la clé, faire demi-tour, avancer, tuer, avancer, tuer... Ce qui finit par être un rien lassant à la longue.
La grande force du jeu sur Xbox, c´était clairement sa beauté visuelle à tous points de vue. Des textures bump mappées aux modélisations super fines, rien à redire. Ici, on se contentera de constater que le résultat devrait être assez similaire mais avec la possibilité de jouer en 1024 par 768 pixels sur un bel écran 19 pouces. La version fournie fourmillait de bugs, certaines lumières n´étaient pas encore implémentées et de nombreux éléments du décors avait tendance à disparaître, sans omettre les drôles de tâches fluo qui venaient se coller sur les textures. Disons que ce qui reste visible à l´écran semble assez (voire très) prometteur pour la suite. Mais je ne m´avancerai pas plus et je vous signale au passage que les screenshots « in game » proviennent tous de l´éditeur. Quant à la date de sortie, on n´en a aucune idée mais au vu du boulot qui reste, c´est pas demain la veille.
Pour conclure et en gardant le traditionnel conditionnel des previews, Enclave sur PC est bien parti pour suivre la voie de son cousin Xbox, beau mais ni très profond ni très varié dans son gameplay et probablement destiné aux amoureux de la baston virile.
Test : Reign Of Fire PS2
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Sorti cet été sur les toiles de nos cinémas, Reign Of Fire peut se vanter de proposer l´un scénarios les plus nazes qu´on ait jamais vu. En gros, des dragons font surface en l´an 2008 et commencent à prendre les humains pour de vulgaires cure-dents. Une résistance s´organise autour de ces gros lézards volants mais seul un militaire américain parvient à les détruire. Whaaaaaaaahhh.... excusez-moi, je baille. Pour le jeu, c´est à peu près la même chose. A l´originalité près que si on commence en combattant aux côtés des humains, on change de camp vers le huitième niveau pour rejoindre les forces à écailles. Quel programme mes amis !
Avec les humains, on se retrouve à conduire une sorte de 4x4 tout en occupant le poste de mitrailleur. Et oui, on s´occupe à la fois de la direction et du tir. Assez déconcertant au début, on prend tout de même facilement ses marques grâce à une bonne répartition des actions sur les touches du pad. Tout ce qui est en rapport avec les armes se fait avec les gâchettes alors que la vitesse est gérée avec les touches traditionnelles. Pour ce qui est de la direction, il existe deux modes. En facile, vous dirigez le canon de la mitrailleuse, le 4x4 s´occupera alors de suivre tout seul la direction pointée. En difficile, la maniement du véhicule sera assigné au stick gauche tandis que le droit permettra de diriger le viseur. Avec cette configuration, le jeu devient immédiatement plus délicat, les cafouillages étant fréquents.
Dans le camp humain, on se voit assigné plusieurs missions qui vont du sauvetage, à l´escorte de convois en passant par l´élimination pure et dure des bestioles à grandes dents. Pour les dragons, les niveaux seront avant tout basés sur la destruction avec pour seules armes les flammes que vous pouvez cracher à tout moment. L´armement côté humain, comprend un mini gun, des missiles et des tirs réagissant à la chaleur.
Tout ça est extrêmement répétitif car peu varié à la fois dans le déroulement des missions et dans les décors apocalyptiques qu´on traverse. Tout est sombre, peu accueillant (normal) et vraiment vilain. Les textures sont moches et semblent baver de tout côté. Malgré une animation plutôt satisfaisante, les dragons sont modélisés à l´arrache. Ils ont un look un peu bizarre, on ne sait jamais très bien si on est dans Reign Of Fire ou dans Jurassic Park. Pour être tout à fait honnête, ces gros lézards m´ont donné l´impression de jouer sur PSOne. De la belle PSOne, certes, mais de la PSOne quand même, genre les dragons de Vagrant Story pour ceux qui connaissent. Les humains s´en sortent un peu mieux. Leurs véhicules projettent quelques effets de lumière et leurs armes laissent de jolies traînées derrière elles. Rien de transcendental non plus, mais tout de même, il fallait que ce soit signalé.
Le gameplay n´est pas très évolué, on passe donc son temps à shooter sur ses adversaires dans un désordre le plus total ne sachant à la fin plus distinguer les gentils des méchants. Le petit radar en haut de l´écran n´est pas d´une grande utilité une fois plongé dans le feu de l´action. On s´embrouille, on tire un peu au hasard et finalement on attend que ça se passe. C´est ce qui rend le jeu si lassant. C´est toujours la même chose, et à aucun moment l´intérêt ne décolle vraiment. Bref, on s´ennuie beaucoup, presque autant que durant la projection du film.
Graphismes 11/20
Jouabilité 13/20
Durée de vie 13/20
Bande son 11/20
Scénario 7/20
Note générale 10/20
Actualité
1 million de GBA en France
Nos amis de Nintendo France viennent d´annoncer que la Gameboy Advance venait de franchir le seuil du million d´exemplaires vendus. Si la Gameboy était déjà la console la plus vendue avec un parc mondial de plus de 120 millions de machines, la GBA connaît une progression encore plus rapide selon Nintendo avec plus de 24 millions d´unités vendues dans le monde depuis son lancement.
Sim City 4 bientôt
C´est en effet le 16 janvier prochain si tout va bien, qu´il sera possible de retrouver Sim City 4 dans les bacs. Rappelons que le titre proposera de découvrir un nouveau moteur graphique et un nouveau moteur de simulation mais qu´il sera également possible de suivre la vie de différents Sims dans leur quotidien au coeur des villes créées par le joueur. Des villes qui d´ailleurs ne seront plus isolées du reste du monde puisqu´elles feront désormais partie d´une région où elles seront connectées entre elles
46 secondes de Lionheart
46 secondes c´est en effet la durée du trailer fraîchement mis en ligne de Lionheart, prochain jeu Black Isle Studios et Reflexive. On y découvre un petit aperçu de ce que donnera le gameplay de ce jeu de rôle qui s´annonce dans la lignée de Baldur´s Gate, le titre est annoncé pour le second trimestre 2003 sur le marché nord-américain et la vidéo est disponible à l´adresse qui suit.
Edition du Lundi 16 Décembre 2002
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Le 207ème Journaux!
Les titres du Lundi 16 Décembre 2002
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Au Sommaire:
TOP 5
Test
Actualité
TOP 5
1. Forum Grand Theft Auto : Vice City 25.628 msg/sem
2. Forum Final Fantasy 10 11.135 msg/sem
3. Forum Forum Dragon Ball Z Budokai 9.744 msg/sem
4. Forum L´entraineur Saison 2001/2002 9.163 msg/sem
5. Forum Harry Potter Et La Chambre Des Secrets 7.722 msg/sem
Test : Spyro : Enter The Dragonfly GC
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La série Spyro est maintenant une affaire qui roule. Portée par une réalisation sans faille sur Playstation, elle a mené son bonhomme de chemin à travers trois épisodes forts réussis auxquels on pourrait toutefois reprocher un certain manque d´originalité. En effet, la mécanique restait à peu de choses près toujours la même : collecter des joyaux, sauver des dragons et naviguer dans des mondes colorés à forte tendance plate-formique. Bon, pour ce quatrième volet ( je ne compte pas les deux épisodes GBA), on ne savait pas trop à quoi s´attendre. Y´aurait-il un quelconque bouleversement dans la série ou Universal reprendrait-il tel quel les ficelles déjà usées du gameplay ? C´est à regret que je vous annonce qu´on opte ici pour la deuxième solution. Spyro 4 n´est qu´un concentré de tout ce qu´on a déjà vu dans les précédents épisodes avec simplement un petit lifting graphique, histoire de ( mal) justifier le support.
Spyro premier du nom vous faisait libérer des dragons, le second vous lançait à la recherche de talismans et le suivant vous demandait de libérer les bébés dragons. Cette fois, il s´agit de s´occuper des libellules enlevées par l´ignoble Rypto. Grandes protectrices des dragons depuis toujours, les insectes volants ont été éparpillés dans tout le royaume et il revient à Spyro de toutes les retrouver avant de botter l´arrière train de Rypto une bonne fois pour toutes.
On ne s´éloigne donc pas du principe de la série et c´est dans la routine la plus familière qu´on se lance dans l´aventure. Quand je vous disais que cet épisode n´était qu´un concentré des trois précédents, je n´étais vraiment pas loin de la vérité. Comme une sorte de best-of, on y retrouve tous les personnages déjà croisés auparavant. Chasseur, Bianca, Gros-Sous, Zoé la fée, ainsi que tous les autochtones des nombreux niveaux à traverser, tous sont réunis et témoignent d´un réel manque d´originalité au fil des épisodes. Même Rypto, le grand vilain de l´histoire, est un recyclage du second volet de la série. Spyro 4 est également l´occasion de retrouver la plupart des engins déjà pilotés tels que le char, l´avion, l´ovni ou la raie manta. Ces véhicules donnent lieu à de courts niveaux dans lesquels il s´agit généralement de récupérer un max de joyaux tout en blastant les ennemis.
Les joyaux sont toujours aussi nombreux ( il y en a 7000 dans tout le jeu). Tous les débusquer demande une exploration approfondie de chaque zone. Et vous auriez tort de vous priver de cette chasse aux rubis car elle représente à mon sens le plus grand intérêt d´un jeu tel que Spyro. Ce ne sont pas les quelques défis à relever ( courses, niveaux de vol...) qui donnent du fil à retordre au joueur mais bel et bien la recherche de toutes les pierres précieuses parfois très bien cachées.
Dire que Spyro : Enter The Dragonfly n´innove en rien serait quand même mentir. Aussi minime soit elle, il y a bien une nouveauté. En plus de ses flammes, Spyro est désormais capable de cracher des bulles, de l´électricité et de la glace. Pour cela, il lui faudra dénicher des gemmes spéciales qu´il devra rapporter à la statue de dragon du niveau central. Voilà, c´est vraiment la seule et unique nouveauté du jeu. Mis à part cela, Spyro est toujours capable de sauter, de grimper aux échelles, de charger ses ennemis cornes en avant, de planer et de papillonner pour rejoindre les plates-formes trop éloignées. Les amateurs de la série ne seront donc nullement dépaysés et retrouveront intact leur petit dragon violet.
Enfin, quand je dis intact, je me place volontairement d´un point de vue intrinsèque ( oulah Jihem, pas de mot compliqué, vite trouve une autre formule...), disons donc d´un point de vue intérieur. Le fond n´a pas changé, alors que la forme a quant à elle subi quelques modifications. Je ne parlerais pas d´améliorations car honnêtement, mise à part un lissage des textures, on ne note pas de différences majeures avec les versions PSX. Ah, si les flammes sont plus jolies... Malheureusement, en plus de ne pas profiter réellement du support sur lequel tourne le jeu, le titre se permet d´honteuses baisses de régime au niveau du frame rate. De nombreux ralentissements parsèment la progression. On les note généralement dès que le dragon change de direction, c´est à dire toutes les cinq secondes ! Ce manque de fluidité devient à la longue très fatiguant pour les yeux et n´encourage pas vraiment à suivre Spyro dans ses péripéties qui ont de toute façon un énorme goût de déjà vu. Ce Spyro nouveau porte le sceau de la déception. Autant dire que s´il ne se rattrape pas lors d´un hypothétique prochain épisode, il faudra se faire à l´idée que Spyro a mal vieilli, qu´il est devenu un jeu de plate-forme tout à fait banal.
Graphismes 13/20
Jouabilité 14/20
Durée de vie 13/20
Bande son 13/20
Scénario 8/20
Note générale 13/20
Test : Empereur : L´Empire Du Milieu PC
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A mi-chemin entre le jeu de gestion et de stratégie, Impressions Games a su créer un genre à part entière : le développement de cités. Si vous faites partie de ces joueurs passionnés qui ont sacrifié une bonne partie de leur vie sociale à jouer sur l´un des titres cités plus haut, alors soyez prévenus : Empereur : l´Empire du Milieu ne pourra que vous faire replonger dans le tourbillon de l´Histoire et du jeu. Saurez-vous assumer la lourde tâche d´un empereur et faire de la Chine une nation jalousée de tous sur plus de 3000 ans d´Histoire ?
Car ce ne sont pas moins de sept campagnes solo que vous pourrez mener à bien dans ce titre, chacune étant dédiée à une dynastie particulière de la Chine, de la dynastie Xia pré-impériale jusqu´à l´invasion de l´Empire du Milieu par les Mongols de Gengis Khan. Outre ceci, le menu permet d´accéder à des parties en jeu libre, idéales pour voir jusqu´où on peut aller sans objectif précis, mais il permet aussi de s´aventurer dans l´éditeur de campagnes afin de personnaliser ses parties, ou encore de se lancer dans des missions en multijoueur. Il faut effectivement noter que Empereur : l´Empire du Milieu est tout de même le premier soft de construction de cités à supporter le jeu en ligne, et même si le système de jeu n´a pas subi autant d´améliorations qu´on aurait pu l´espérer, la possibilité de jouer à plusieurs en Lan ou sur Internet ajoute un plus indéniable au potentiel du jeu.
Le gameplay en lui même ne surprendra pas les inconditionnels de la série des jeux Impressions Games, puisque le système de jeu a été presque entièrement conservé, jusqu´à la présentation de l´interface et du système d´icônes. Pourtant, le changement radical d´ambiance suffit à donner l´impression de re-découvrir les mécanismes très prenants du jeu de construction de cités. On nous inculque progressivement les bases du développement d´une civilisation, on apprend à disposer judicieusement ses bâtiments, à implanter correctement ses exploitations agricoles, à assurer la sécurité et le maintien de l´hygiène pour éviter les incendies ou les contagions. On acquiert peu à peu de nouvelles structures, de nouvelles possibilités de divertissement ou d´embellissement, le traitement des ressources, l´importance des échanges et des relations commerciales, et l´efficacité de l´armée.
Les particularités en terme de gameplay se situent surtout à deux niveaux. La notion de feng shui se retrouve dans l´importance du placement des bâtiments par rapport à la configuration du terrain, et la notion de culte des ancêtres se traduit par l´intervention d´un héros qui aura des influences plus ou moins bénéfiques sur votre cité. Tout cela se combine avec l´aspect visuel du jeu pour créer un véritable microcosme fidèle à la culture chinoise de l´époque. L´immersion est immédiate et le résultat à l´écran, mais aussi en terme de plaisir de jeu, se révèle fabuleusement attrayant. Alors, bien sûr, on pourra peut-être regretter le fait que ce titre ne parvienne pas réellement à renouveler le concept de la série, mais le résultat est déjà tellement prenant que l´on ne peut décemment pas cracher sur un titre qui fascinera aussi bien les passionnés d´Histoire que les inconditionnels de la culture asiatique. La seule question qui demeure à l´issue de ce test est donc de savoir quelle sera la prochaine civilisation qui aura l´insigne honneur de susciter l´intérêt des développeurs d´Impressions Games après la Chine ? Nul doute qu´une série transposée avec autant de passion et de sérieux ne s´arrêtera pas en si bon chemin.
Graphismes 15/20
Jouabilité 16/20
Durée de vie 16/20
Bande son 15/20
Note générale 15/20
Test : WRC Arcade PSX
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En nommant son titre WRC Arcade, Sony annonce la couleur d´entrée. Le jeu fait dans le très grand public, tellement grand public même qu´il ferait presque regretter un V-Rally 2 sur le même support. Au programme, sept voitures officielles issues de chez Citroën, Ford, Peugeot ou encore Subaru, mais aussi 14 spéciales WRC dans des pays variés. Côté modes de jeu, on disposera du Super Special avec ses trois niveaux de difficulté, d´un mode défi proposant de remporter des médailles sur tous les tracés ou encore un mode contre la montre ainsi que des parties en duel à 2 joueurs. Bien évidemment on est donc très loin de ce que propose un WRC 2 Extreme sur PS2 avec une durée de vie qui du coup devrait pas mal s´en ressentir. Reste cependant de nombreux éléments à débloquer comme des tracés et autres petites surprises qui devraient pousser les joueurs à se frotter à tous les niveaux de difficulté du mode Super Special.
Premier constat avec ce titre, les graphismes. Bon alors évidemment quand on a joué à Colin McRae 3 ou WRC 2 sur PS2, on se rend compte de ce que signifie le terme «Console nouvelle génération» et du coup on comprend aussi ce que signife «Console ancienne génération». Seulement comparons ce qui est comparable et re-situons les choses dans leur contexte pour admettre les efforts consentis dans ce titre au niveau visuel. Bon évidemment à première vue ça fait un peu soupe de pixels, mais bon force est de constater que le résultat reste honorable compte tenu du support. Les voitures bénéficient d´une modélisation correcte, les tracés sont crédibles et les effets assez nombreux avec quelques traces de gomme sur le bitume ou encore de nombreuses éclaboussures et autres poussières sur les pistes. De même les sensations de vitesse sont assez bonnes et l´on disposera de trois types de vue pour les apprécier. Au niveau sonore, WRC Arcade porte assez bien son nom au niveau des musiques qui accompagnent chaque course alors que la voix du co-pilote en anglais est correcte et les effets comme les bruits moteurs satisfaisants.
Alors si l´on voit que la réalisation du titre tient à peu près la route c´est en revanche au chapitre du gameplay que l´on rencontre quelques soucis. Déjà, pas de réglages des voitures, le titre s´en vante d´ailleurs en justifiant cette absence par un souci d´accessibilité. Mais surtout une conduite on ne peut plus bourrine ce qui est franchement un comble pour un jeu de rallye même orienté arcade. L´intérêt dans le pilotage est quasi inexistant avec des voitures dont la direction semble souvent avoir du mal à revenir, des décors qui semblent les attirer littéralement sur les bords ou encore la bonne vieille technique des murs invisibles qui empêchera de se planter réellement ou d´aller jardiner. La technique de glisse est de même totalement inintéressante avec des voitures qui semblent rivées dans des ornières ce qui rendra assez pénible les mises en appel. Côté I.A même chose avec des adversaires au comportement parfois stupide et qui ne feront pas le moindre effort afin d´adapter leur trajectoire à votre présence sur la piste. Pour ce qui est des tracés, si l´on note pas mal de variations dans l´adhérence des différents revêtements, l´usage des freins est souvent optionnel, ce qui une fois encore surprend un peu pour un jeu de rallye. Ajoutons enfin l´absence de gestion des dégâts qui permettra de foncer comme un malade sans s´inquiéter de quoi que ce soit, avec l´assurance d´arriver quoi qu´il arrive.
En somme, c´est donc principalement au niveau de son gameplay que ce WRC Arcade déçoit. Alors oui, il porte bien son nom, mais sans doute un peu trop car si sa réalisation est plus qu´honnête pour un jeu PSX, sa jouabilité n´a franchement pas grand chose d´intéressant et fera pâle figure face à un antique mais jouissif V-Rally 2 par exemple et pour ne citer que lui.
Graphismes 15/20
Jouabilité 11/20
Durée de vie 13/20
Bande son 14/20
Note générale 12/20
Test : Pink Panther : Pinkadelic Pursuit GBA
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La Panthère Rose mène vraiment une vie difficile. Alors qu´elle s´adonnait aux plaisirs de la pêche en haute mer, pour se remettre de ses précédentes aventures, voilà qu´un sous-marin approche et lui lance une torpille qui, a défaut de couler sa frêle embarcation, l´envoie sur la Lune, avec comme passager clandestin, ce cher inspecteur Clouseau, toujours aussi suspicieux et délicieusement maladroit. Voici le point de départ de ce jeu de plates-formes absolument délirant, tant dans ses choix artistiques que dans son gameplay. Le titre de Wanadoo nous propose de parcourir 3 univers différents pour un total de treize niveaux. L´ambiance complètement hallucinée du soft, pourra en surprendre plus d´un, mais le tout se veut extrêmement original ( avec des petits clins d´oeil très sympathiques à l´humour décalé des Monty Python par exemple) et très rafraîchissante. Ainsi vous vous baladerez sur la Lune, au moyen-âge ou dans un univers sous-marin truffé d´ennemis et de gags en tout genre. En fait, le pari de l´équipe de développement était de restituer l´atmosphère abracabrantesque du dessin-animé dans un jeu de plates-formes, et le moins que l´on puisse dire, c´est que de ce côté là c´est une totale réussite.
Le titre hérite en effet d´un design somptueux. Chaque écran étant composé d´une multitude de couleurs et de petites animations vraiment bienvenues. Les décors sont très originaux et on a véritablement l´impression que le graphisme a bénéficié d´un soin tout particulier pour respecter à la lettre le dessin animé. Il est très amusant, également, de constater les différentes animations de votre personnage ou de vos ennemis. Attendez quelques instants, sans rien faire, et la Panthère rose se mettra à jongler ou à faire du vélo. Atomisez vos ennemis et ceux-ci deviendront cendres, dans un style purement cartoonesque. Il faut voir également les chevaliers de pacotille ou les hommes préhistoriques tous plus ridicules les uns que les autres. Ceci est à prendre, bien sûr, dans le bon sens du terme. De ce point de vue là, le jeu réalise un sans-faute. Pour peu qu´on ne soit pas réfractaire à cette série, on est véritablement happé par le style graphique dès les premières minutes de jeu. On passera vite fait sur la bande-son, celle-ci ne distillant que quelques bruitages sans intérêt. Le célèbre thème musical de la Panthère rose brille par son absence ( problèmes de droits et gros sous je suppose) et à la place de ce dernier, nous n´avons droit qu´à quelques musiques qui deviennent vite envahissantes.
Niveau jouabilité, vous risquez d´être un peu décontenancé en commençant le titre. En effet, si nous sommes bien devant un vrai jeu de plates-formes, le gameplay est tout de même plus évolué qu´à l´accoutumée. Ainsi, le premier niveau, dans l´espace, se veut assez original puisque vous aurez à utiliser la force de gravité pour vous déplacer de planète en planète. Ceci est vraiment destabilisant au départ et il est vraiment rageant de louper un saut et de retomber au tout début du niveau. Ceci étant, une fois habitué, vous parviendrez sans trop de mal à atteindre votre navette et ainsi à passer au niveau suivant. Par la suite, les stages se voudront tout de même un peu plus conventionnels avec leur lot de plates-formes en tout genre. Enfin, on vous demandera de participer à des mini-jeux, comme par exemple une bataille de peinture contre des extra-terrestres ou encore un tournoi de chevalerie pour passer aux stages suivants. Le gameplay diffère légèrement en fonction des niveaux, mais dans tous les cas, le jeu vous aidera en vous donnant des petits conseils. En parcourant les stages vous trouverez une multitude d´objets destinés à augmenter votre barre d´énergie ou, plus important, à repousser vos ennemis. D´un fusil laser, à une boule de bowling en passant par un cadenas, les possibilités pour vous débarrasser de vos ennemis, seront nombreuses et toujours très drôles. On constate malgré tout une certaine lenteur du personnage dans les sauts, ce qui est assez pénalisant à certains moments. De plus il est vraiment, mais alors vraiment rageant, de devoir recommencer le niveau dans son entier à chaque vie perdue. Certains stages se voulant très longs, vous aurez tôt fait de grimper aux rideaux. Heureusement qu´un système de mot de passe vous permet de reprendre votre partie au dernier level fini.
Le Titre de Wanadoo est au final très rafraîchissant et peut se targuer de ne pas copier les jeux de plates-formes présents sur la portable de Nintendo. L´humour omniprésent, les mini-jeux et le design du titre sont vraiment agréables et apportent un certain renouveau au genre. Cependant il est à noter que Pink Panther : Pinkadelic Pursuit ne possède pas une longue durée de vie et a tout de même pour lui d´avoir des endroits assez agaçants, qui vous obligeront de reprendre plusieurs fois le même niveau.
Graphismes 15/20
Jouabilité 11/20
Durée de vie 12/20
Bande son 10/20
Note générale 14/20
Test : Le Seigneur Des Anneaux : La communité des anneaux PS2
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Vous le savez déjà si vous avez pris la peine de vous intéresser au test de la version PC sortie il y a quelques mois, La Communauté de l´Anneau se décline en plusieurs versions : une qui est propre à la version Xbox, et une autre sortie d´abord sur PC mais qui n´était en fait qu´une portage de la version PS2. Le soft dans cette version Playstation 2 se présente donc comme un jeu d´aventure/action qui, s´il se perd au début en une série de petites quêtes annexes de peu d´intérêt, tourne vite à l´exploration avec de nombreuses séquences de combat en temps réel. Le fait est que le gameplay se prête davantage au maniement de type console, la bonne nouvelle étant que le Quick Save ( sauvegarde permise à tout moment) est bien présent dans cette version PS2. Un détail qui ne tient pas du luxe tant certains moments du jeu sont exaspérants, je pense notamment à l´esquive des cavaliers noirs au début du jeu. On ne se privera donc pas d´en abuser dès que les choses tournent mal, ce qui s´avère finalement assez indispensable pour prétendre terminer le jeu, même si le rythme des parties en prend un sacré coup.
Fort de bénéficier de la licence officielle de l´oeuvre littéraire, Vivendi s´est attaché à rendre son titre aussi fidèle que possible à l´esprit du roman. C´était la moindre des choses compte tenu du monument que représente l´oeuvre, mais on appréciera de constater qu´à peu de choses près, le soft respecte la trame du récit sans le dénaturer. Les inconditionnels n´auront que rarement l´occasion de froncer les sourcils, soit devant le caractère futile d´une quête qui se résume à une collecte d´items sans réel lien avec la narration, soit devant le manque de charisme des différents personnages. Difficile de ne pas se détourner d´un Tom Bombadil qui chante presque faux, ou de ne pas se sentir frustrer par la laideur assez inacceptable des égéries que sont censées être Baie d´Or, Arwen Undomiel ou Galadriel. La progression pourra ainsi décevoir les plus exigeants qui attendaient impatiemment tel ou tel passage du livre, et d´une façon générale la plupart des scènes du jeu ne reflètent pas complètement ce qui se dégage des lignes du roman. Le jeu survole les grandes lignes du récit et trompe l´attente du fan qui se verra par exemple jeté comme un malpropre par Tom Bombadil et Baie d´Or sans avoir l´opportunité de pénétrer dans leur demeure pour un instant de répit au coin du feu.
Dans le même ordre d´idées, les affrontements n´ont pas ce caractère épique qu´on pouvait trouver dans le livre, et trahissent là encore quelques petites incohérences. Second personnage jouable après Frodon, Aragorn se retrouvera subitement en train de lutter contre des bandits à Bree, guère décidés à lui laisser mettre la main sur les objets nécessaires à la constitution des faux hobbits pour tromper les Nazgûls. Des trolls impressionnants pullulent au-delà du Mont Venteux, et Gimli est le seul à soutenir Gandalf dans les mines de la Moria. Quant au mage, il est loin d´être aussi imposant que dans le roman avec ses sorts faiblards. On ne peut s´empêcher d´être déçu à ce niveau-là, même si le fait de changer régulièrement de héros suffit à renouveler quelque peu une progression qui serait sinon bien monotone. Le système de combat demeure d´ailleurs un peu confus et ne reflète pas vraiment la dimension épique qu´on aurait souhaité voir dans ce jeu. Mais les possibilités de parade, de combo et d´armes secondaires sont intéressantes. Enfin, l´anneau ne revêt qu´une importance mineure puisque son utilisation est à proscrire tout au long du jeu.
Mais ce qui trouble le plus c´est cette impression désagréable de se trouver en face d´un jeu grand public où rien ne semble avoir été approfondi. Certes, on retrouve tous les lieux qui composent le périple de Frodon dans la Communauté de l´Anneau : la Comté, la Vieille Forêt, les Hauts des Galgals, l´auberge du Poney Fringant, le Mont Venteux, le Conseil d´Elrond à Fondcombe, la Moria et la Lothlorien. Mais on ne fait que survoler les événements sans avoir l´opportunité d´en profiter. L´aspect aventure se résume à quelques quêtes peu passionnantes, et les rencontres sont aussi éphémères que si les personnages du jeu avaient un train à prendre. Résultat, on avance très vite dans l´aventure malgré quelques passages difficiles, et on se retrouve à la fin du jeu en quelques petites heures seulement. C´est quand même un peu regrettable pour un titre de cette envergure. On en viendrait presque à regretter l´antique version SNES de The Lord of the Rings, avec ses mélodies envoûtantes et sa dimension role play. Avis aux nostalgiques. La Communauté de l´Anneau n´en reste pas moins un titre agréable à parcourir, une expérience de jeu dont les inconditionnels du livre auraient tord de se priver, mais à laquelle il manque l´ambition d´égaler le chef-d´oeuvre que constitue l´ouvrage de Tolkien.
Graphismes 14/20
Jouabilité 13/20
Durée de vie 11/20
Bande son 13/20
Scénario 15/20
Note générale 13/20
Test : Dynasty Tactics PS2
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Encore un titre qui ne va pas plaire à tout le monde. En effet, qu´il s´agisse de son background ou de son gameplay, Dynasty Tactics n´est vraiment pas ce qu´on peut appeler un titre tout public. Pour la petite histoire, Koei remet le couvert avec la très en vogue Légende des Trois Royaumes. Nous retrouverons donc les inénarrables Liu Bei et Cao Cao, toujours près à se mettre une volée. Votre but dans le jeu sera de créer votre dynastie en vous emparant du contrôle de toutes les contrées du royaume. Par la guerre et par les alliances, le seigneur que vous aurez choisi d´incarner devra écraser les autres.
Comme son nom l´indique, Dynasty Tactics n´est rien de moins qu´un jeu de plates-formes. Non je voulais juste savoir si vous suiviez. Le gameplay se divise en deux étapes. Après un tutorial assez pratique, reconnaissons-le, vous voilà parti en campagne. Votre but est, je vous l´ai dit, de conquérir le monde. On commencera donc par une carte du royaume sur laquelle figurent l´ensemble des villes et capitales. D´ici, vous pourrez suivre et contrôler l´évolution de vos rapports avec les autres villes appartenant à divers seigneurs, soit neutres soit sous l´égide d´un ennemi ou d´un allié. A vous alors d´espionner, de déplacer vos troupes, de nouer des alliances ou de déclarer la guerre. Cette partie comme la suite, se déroule au tour par tour. Ce sera le moment de créer les conditions de batailles. Des batailles qui interviendront lorsque deux armées en mouvement se croiseront. On passera alors au second temps du jeu.
C´est là bien sûr que le gameplay prend toute son ampleur. Imaginez une sorte de partie d´échecs en un peu plus simple. Vos unités ( 8 maximum) et celles de l´ennemi sont situées sur un terrain quadrillé. Jusque-là, on reste dans quelque chose d´assez classique avec des mouvements limités et un jeu au tour par tour dans lequel on se déplacera ou lancera ses attaques. Mais ce qui fait la différence, c´est la possibilité d´assigner diverses tactiques aux forces en présence lorsque l´on attaque. Les troupes peuvent au choix encercler, percer la meute ennemie, charger ou donner un coup de boost à une autre unité. Vous pouvez attribuer une tactique de deux manières. Soit au moment de l´attaque, soit d´une manière plus attentiste en paramétrant une tactique « en veille » que l´unité utilisera lorsque l´ennemi sera face à lui. Voilà comment on peut réaliser des combos. Demandez à une unité d´être prête à lancer une attaque X lorsque l´occasion se présentera, au tour suivant, avec une autre troupe, attaquez une unité de manière à ce qu´elle soit rabattue vers votre piège. C´est très perfide et surtout, ça peut aller loin si on se débrouille bien.
Autre possibilité du gameplay, le « link ». Une unité pourra par exemple donner un coup de boost ( en gros, une bonne grosse motivation dans l´arrière-train) à une autre qui part à l´assaut. Les possibilités sont vastes, très vastes, mais aussi très complexes et on sera parfois frustrés, pour rester poli, de voir tous ses plans tomber à l´eau pour un mouvement imprévu de l´adversaire. Mais c´est aussi ça la tactique. D´autant plus que bien sûr, les paramètres géographiques viendront perturber votre travail de stratège. Une tâche que tout le monde n´appréciera pas d´ailleurs. Si vous êtes allergiques aux longues réflexions, aux attaques super planifiées au cours desquelles on doit faire gaffe à toutes les possibilités, tant de son côté que chez l´adversaire ( un peu comme aux échecs encore une fois), alors fuyez, car vous ne pourrez que trouver le titre de Koei super soporifique. Par contre, si vous êtes un amateur de la torture des méninges et de la quadruple flexion des neurones alors là, vous serez comblés.
Du point de vue de la réalisation, c´est propre mais pas transcendant. Histoire d´animer un peu le jeu, chaque attaque est ponctuée de scènes en 3D nous montrant les affrontements. Pour le reste on conserve une esthétique et une technique très simples, mais largement suffisantes pour le genre. La bande-son se réduit à sa plus simple expression avec des musiques quasiment absentes et des commentaires audio qui risquent de lasser le non sinophile.
Au final, Dynasty Tactics est clairement un jeu qui s´adresse à un public bien ciblé de joueurs adeptes de la stratégie bien retorse, pleine de calculs complexes et d´anticipations à se faire exploser les méninges. Être un fan de l´univers des Trois Royaumes sera aussi un plus non négligeable pour apprécier le titre. Dans le cas contraire, force est de reconnaître que le soft de Koei vous ennuiera profondément.
Graphismes 14/20
Jouabilité 16/20
Durée de vie 15/20
Bande son 13/20
Scénario 14/20
Note générale 16/20