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RP: Bloody Tragic Times

mouleofdarkness
mouleofdarkness
Niveau 7
28 septembre 2008 à 11:39:50

Shanghaï, 19 Aout.
Une heure et demie avant que Dox n'arrive.

http://www.deezer.com/track/182095 ( valable pour les deux passages )

Le bordel arrive. Et le garde le sait, engoncé dans un gilet pare-balles presque trop grand pour lui. Ils sont une petite dizaine de gardes à l'étage, le dernier étage avant le bureau de la patronne. Le bordel arrive, les regards tendus de ses collègues et les mains crispées sur les flingues en témoignent. Cet étage est complètement vide, à l'inverse de ceux du dessous, emplis de bureaux ; il a été conçu en vérité uniquement afin de parfaire la surveillance du bureau du N°12, dont le seul accès passe par ici. Personne ne peut passer sans se faire repérer, sauf peut-être par les toits ... à l'unique condition de ne pas se faire détecter par tous les snipers postés sur les toits environnants . Le garde se retourne. Envie de pisser. Personne dans la grande salle. C'est toujours à ce moment que le bordel fait une arrivée fracassante.

Et ça loupe pas.

Un collègue tombe lourdement, dans un râle d'agonie. Le garde pointe son arme. De la peur, mélée d'adrénaline, commence à pulser dans les veines. Aucun bruit. Tous les autres sont morts.
Comme qui dirait que quelque chose ne va pas.

Une sihouette paraît. Un mètre soixante environ, très fin, asiatique, des lunettes de soleil. Il semble isolé, déconnecté du massacre. Les gardes au sol semble ne pas avoir perdu une goutte de sang. Le garde pointe son arme vers l'asiatique.

" Putain, t'es qui toi ?!!
- ...
- Tu bouges pas, et tu laches ton flingue, ordure ! "

Il n'avait pas de flingue. Il regarda le garde au travers de ses lunettes de soleil, et commenca à se diriger lentement vers lui. Le garde éprouva un début de panique, et ressentit des crispations à la gachette.

" Bouges pas connard ! "

Il s'arrêta, et leva lentement les mains. Il laissa le garde l'approcher, avant de prendre la parole :

" Désolé pour ce qui va arriver. "

Le garde n'eut pas le temps de comprendre ce qui lui arrivait. L'homme se contenta de poser l'index et le majeur de sa main droite sur son front. Le garde ne ressentit qu'une légère piqûre, avant de tomber raide mort à ses pieds. Un téléphone portable sonna dans la poche de l'asiatique.

" Bunker à l'appareil.
- L'étage est nettoyé, tout est prêt pour l'assaut.
- ... Comment te sens-tu ?
- J'ai du mal à m'adapter, le dernier a eu le temps de me voir avant de mourir.
- Tu te roderas, Leenk ... Je suis content de te retrouver.
- Pas moi, pensais en finir avec ces conneries.
- On avait besoin de toi.
- C'est pas un coup de cette folle d'Icarus ?
- Non. Mais elle est impliquée. C'est à cause d'elle qu'on t'a fait revenir. Il faut que je contacte Liz- il faut que je contacte Laguz pour ... la prévenir.
- Tu es encore attaché à elle ?
- ... Je dois raccrocher. Amuse-toi bien "

Tonalité.

" Il faut que je dorme, mon corps se fatigue très rapidement, il n'a pas été assez entraîné ".

Le sommeil ... il en avait tellement manqué ... mais ce n'est ni l'endroit, ni le moment.

    • **************************************

Monrovia.
16 Août.

L'explosion a détourné l'attention de mon adversaire. Je lève mon pistolet, prêt à lui exploser la cervelle. Bois d'Henguin m'envoie au sol à la vitesse de l'éclair, sans me laisser le temps de réagir. Tous les bruits d'affrontements se sont tus. Il règne un silence de mort. Il me regarde, un fin ruisseau de sang coule de ses yeux. Il me saisit à bras le corps. Tout le monde semble s'être évaporé. Il serre sa main autour de mon cou, prêt à me broyer les vertèbres.

Vibration. Impact.

Je "sens" qu'il s'est pris une balle de sniper dans l'omoplate. Et pourtant, il se tient encore debout, comme si rien ne s'était passé. Il m'envoie contre un mur pas encore foutu en l'air par les tirs, dont les briques se fissurent à l'impact.

Crissements de pneus. Il n'y a plus rien, comme si le rideau s'était baissé sur la scène. Je suis au sol. Je reprends mes esprits, dix minutes plus tard.

"Monrovia. Monrovia ! "

Cette voix ...

"Lève toi, bouge ton gros cul de là, la cavalerie débarque ! " .

On me saisit par les épaules. Je suis porté, dans un véhicule, qui démarre en trombe. Je rouvre les yeux. Je suis allongé sur la banquette arrière de cette bagnole qui roule à toute berzingue dans les rues de Shanghaï. Bunker est assis à la place du copilote, semblant impassible, le fait qu'il se ronge les ongles de la main droite traduisant une forme d'anxiété. Mauroix pilote la bagnole.

"Oh le belge ...
- Hmm ?
- T'es pas sensé avoir été transformé en rouleau de printemps, avec l'immeuble qui a ... ?
- Hmm. Disons juste que ce n'était pas moi. "

Je suis trop dans le gaz pour soutenir la conversation. Disons juste que ce n'était pas lui.

Avant de tomber dans les vapes, je vois Bunker qui se baisse. Des impacts de balle sur le pare-brise, sur les vitres. La cavalerie. Je ferme lentement les yeux. Le sommeil ... pour un court instant, je trouverai le sommeil . Le bruit, les balles. Les impacts. Les douilles, qui ricochent, qui volent. Les étincelles, les flammes. Le son. Le monde est inondé de son.

mouleofdarkness
mouleofdarkness
Niveau 7
28 septembre 2008 à 11:49:47

Ombre.
Tour du N°12, Shanghaï.

http://fr.youtube.com/watch?v=jVLA2-o6VOM ( on inclut le passage d'Hélios )

Elle s'est effondrée au sol. Surprise. Mon bras me fait mal. La lame s'est fichée dans l'os. Des vagues de douleur se répandent dans mon bras, font vibrer mon épaule. Elle s'est effondrée, comme un pantin. Ses cheveux argentés. Un soleil sur le sol. Du sang suinte au coin de ses lèvres. Elle ressemble à ma soeur. Elle lui ressemble trop. Je ramasse son katar, je la regarde.

Elle n'est pas encore morte. Ses yeux me percent comme si je n'étais que du verre. Même aux portes de la mort, elle analyse, cherche les points faibles, comme une machine.

Je pars sans un mot. Je ne l'achève pas. Elle mourra, de toute manière. Un message s'ancre dans mon esprit ; j'ai assassiné ma soeur.

    • **

Hélios.

Il part, sans un mot. Il ne m'achève pas. Cela me fait sourire. Il a accompli son devoir. Prêt à se laisser transpercer le bras pour vaincre, peu de combattants recourraient à cette option. Le goût du sang dans ma bouche, âcre. Je me tourne péniblement sur le côté, et le laisse couler de ma bouche, ruisseller au sol, former une petite flaque. Le flou. Je ferme les yeux. Je tombe dans l'inconscience. Ou dans la mort. Allez savoir.

Je rouvre les yeux. J'ai toujours mal. Tant que j'ai mal, je suis en vie. Une grande silhouette sombre me prend dans ses bras, me berce doucement. Duval ... tout va bien, maintenant . Tout va bien.

"Ooh, vous êtes mignons ....."

"Black Mamba" relève la tête, me dépose délicatement sur le sol. Il sort lentement sa lame.

" Comme tu vois, on est tous venu pour toi, Mephisto", disent douze voix dans une synchronisation quasi-parfaite. Je ferme les yeux. Je lutte, dans l'inconscience. Je lutte pour arracher à la mort ces quelques minutes de vie supplémentaires.

***

Je suis dans les bras d'un homme. J'ouvre les yeux, ce n'est pas Duval.

    • ***********************

Mc Cane.
Même endroit, quelques minutes plus tard.

http://www.deezer.com/track/60276

J'ai laissé Black Mamba derrière moi. Cette histoire me dépasse, et de très loin. Je porte cette nana blanche comme un cul dans les bras. Je monte, étage après étage, et j'arrive bientôt au toit. "Blanche-Fesse" s'anime dans mes bras. Je la pose au sol. Le vent souffle fortement. Je me retourne, avise la porte par laquelle je suis arrivé sur le toit. Personne. Elle me regarde. Elle s'accroche à la vie. Je ne dis rien. Elle ressemble à Ashley.

Ashley ...

Qui étais-tu, finalement ?

Je me rappelle de son corps, de son visage, de son odeur. Ashley. Je me lève. Son parfum, ses lèvres, sa peau. Je vois un type sur la bordure du toit. Un sniper. Il se retourne, me voit. Je lève lentement mon D.Eagle. Il pointe le canon de son flingue sur ma poitrine. Je n'ai pas besoin de voir la douille à ses pieds pour comprendre. Je devrais être fou de rage. L'étriper avec mes ongles. Lui crever les yeux avec le canon de son propre flingue, puis transformer son crâne en marmelade. Mais non. Une seule idée. Une seule question. Pourquoi. Je méritais de crever cent fois plus qu'elle. Je baisse lentement le canon de mon arme. Lève la main gauche, en signe d'apaisement. Je sens de la surprise dans son regard.

Surprise qui l'empêche de réagir correctement.

La balle de mon D.Eagle lui explose le genou. Il tombe au sol, privé d'équilibre. Deuxième et troisième balle dans le bras. Il lache son flingue. Je m'approche de lui en courant, donne un coup de pied qui envoie le fusil - Dragunov - à plusieurs mètres. Deuxième coup de pied dans la face, qui lui brise l'arcade sourcillière. Je reste calme, froid, méthodique. Triste. Pourquoi est-ce que je ne suis pas fou ? Pourquoi est-ce que je ne piétine pas sa cage thoracique, jusqu'à ce que ses entrailles lui remontent dans la bouche ?
Non.

Je ne suis pas là. Mon corps agit, lui fait mal, mais je ne suis pas là.

Ashley ... Finalement, tu m'as bien berné. Mais je t'aime. Tu n'as pas eu le temps de perdre ta valeur. Tu es mon ange, mon ange aux ailes brisées. Les larmes viennent. Je parle au type prostré à mes pieds. Je m'aperçois qu'il a reçu pendant que je lui fracassais la gueule, perdu dans mes pensées funèbres. J'ai presque un besoin d'abandon, besoin qu'on se doit de canaliser et d'effacer dans la profession.

" C'est quoi ton nom ?
- Vas-te faire foutre. "

Je lui tire deux balles dans les couilles. Il se tord au sol comme un vermisseau, gueule comme une truie que l'on égorge.

" Allez, sois sociable, tu souffriras moins. Tu me dis ton nom, tu me dis pourquoi t'as buté Ashley, tu me dis qui t'en as donné l'ordre, et peut-être que je te tirerai directement une balle dans la tête au lieu de te balancer du haut de l'immeuble, et crois moi, t'auras tout le temps de t'imaginer ce que ça fait de s'exploser contre le bitume tout en bas et de répandre tes tripes et ta merde dix mètres à la ronde. Alors, tu choisis quoi ?
- ...
- Plus vite, connard, lui dis-je en empoignant son corps meutri de toutes parts, et en le suspendant à moitié au-dessus du vide. Putain, c'est qu'il pisse -littéralement- le sang, le salaud...
- ... Mauroix.
- Bien ... , dis-je en desserrant peu à peu les doigts.
- Celle qui m'a donné l'ordre de vous tuer et de tuer votre compagne est une vieille femme qui se fait appeller " Numéro 12 " .
- "Numéro 12", hein ? Une vieille, cheveux longs et grisonnants ?
- Oui .
- D'accord. "

Il ne m'est plus utile, désormais. Je le balance du haut du toit. Il va s'écraser, plusieurs dizaines de mètres plus bas, sur le sol de Shanghaï. Je ne lui avais donné aucune parole.

Je me retourne. Je vois cette nana que m'a filé Black Mamba, à la peau blanche comme de la porcelaine, qui me fait face. Son parfum ... Curieux, le même que celui d'Ashley

Le parfum des ang-....
Piqûre.

Une seringue dépasse de mon bras, et, au bout de la seringue, la fille.

" Je m'appelle Hélios. On se reverra. ", me dit-elle avant que je ne ferme les yeux, et que je ne sois plus jamais moi-même.

mouleofdarkness
mouleofdarkness
Niveau 7
28 septembre 2008 à 11:54:48

Leenk.
Une demi-heure avant que Dox n'arrive.
Bureau du n°12.

http://fr.youtube.com/watch?v=m9eE3Fe5wXE

La pièce était formidablement dépouillée, seul le bureau trônait au centre de la pièce. Comparé à son quartier général de New York qu'il avait "visité" quelques temps plus tôt, cela faisait ... vide. Il se dirigea vers le bureau central. Deux tiroirs de chaque côté. Il devait faire très vite, ils allaient arriver d'une minute à l'autre, et là, ce serait un sacré bordel. Il avait déjà " nettoyé " un étage, d'ici quelques instants, l'alerte serait sûrement donnée. Il devait absolument récupérer ces informations. Il force successivement les serrures des tiroirs. Au quatrième tiroir, il trouve une envelloppe en papier kraft, scéllée. Il la prend lorsque soudain, la porte s'ouvre. Deux gardes armés. En un éclair, ceux-ci font feu. Des balles réduisent le bureau en miette, éclatent des pans entiers de murs, la poussière des débris , la sciure et les gravats envahissent progressivement le sol. Au bout d'une trentaine de secondes, le silence se fait.

" J'crois qu'on l'a eu, Joe.
- J'crois qu't'as raison, Bob. "

Joe a juste le temps de terminer sa phrase. Deux aiguilles se fichent dans sa gorge et dans celle de son comparse. Ils s'effondrent dans un gargouillis atroce, éclaboussant le sol de marbre de leur sang. Une silhouette, derrière. Une vieille femme, dans un manteau de cuir noir.

" Leenk ...
- Laguz, dit ce dernier, figé. Il sait qu'elle peut le supprimer en un instant. Même lui ne verrait rien venir.
- Tu utilises encore mon ancien nom, dit-elle dans un sourire amer.
- Laguz, il est encore temps pour toi, tu le sais ...
- Non. Pour moi, c'est fini. Je vais enfin pouvoir me libérer de ce cauchemar. Il va arriver, dans une demi-heure, peut-être moins. Pour me tuer, ironique, non ? Quelque part, je crois qu'il me rend un fier service. Tu viens prendre le dossier ?
- Ouais ... Quelle connerie sans nom, tout ça ...
- Ouvre-le. "

L'injonction surprend l'asiatique. Ouvrir ce dossier, ce serait un véritable suicide, les informations contenues dans cette enveloppe étaient susceptibles de changer le visage du monde. Les ouvrir ici équivaudrait à signer son arrêt de mort.

" Plus tard ", dit-il en levant les yeux de l'enveloppe en kraft.

"Laguz", le N°12, avait disparu. La porte était fermée, et verrouillée. Pas de poignée, ni même de serrure. Il était enfermé.

    • *********

N°12.
Au même moment.

A l'entrée de la porte de la salle où elle venait d'enfermer Leenk l'attendait Ombre, le jeune borgne qui lui servait de garde du corps d'excellence.

" C'est fait, madame. Elle est hors d'état de nuire. "

Ombre parlait d'Hélios, contre qui il s'était battu une demi-heure auparavant. Le N°12 réfléchit quelques instants, puis sourit.

" Va-t'en ", lui dit-elle. Il resta interdit. Elle lui dit qu'il serait payé pour ses services, mais qu'il devrait partir vite. Quelque chose allait arriver ici, quelque chose qu'il ne devait pas voir, dans l'intérêt de sa propre vie.

Cinq minutes plus tard, Ombre s'éclipsait du bâtiment.

    • ********************************

Mc Cane.

http://www.deezer.com/track/4855 ( on a pas l'impression qu'y'a des 'tits lapins partout avec cette chanson ? :rire2: )
...
.........

Boooooooooooh.

Je bouge ça bouge pas je pense rose ça rose tout rose sauf les portes blanches un peu bleues, les portes bougent quand je bouge en fait les portes c'est mes yeux sur les murs et sur les gens ça donne envie de vomir je sors le vomi par les têtes des gens, appuies sur bouton magique et paf, la cervelle à la gerbe éclate comme un ballon de baudruche, oui monsieur.

La porte c'est pas mes yeux, la porte c'est ma mon yeux. La porte m'appelle. Je suis en hautje saute en baaaaas, bouh je suis un fantôme pan t'es mort et t'en fous partout, je suis la grande faucheuse californienne, je traverse le sol les gens les murs le sol, magie, y'a de la magie dans Mc Cane, hahaha PAN PRENDS CA DANS TA GUEULE LE MEC EN GRIS LA LE GARDE OU QUOI JE TE TORDS LE COU COMME UN PUTAIN DE POULET, HAAAAAAA TU CREVES COMME UNE MERDE QUE j'écrase sur un trottoir.... oh c'est sale, il en met partout. Tu pourrais être propre dans la mort, putain il repeint tout l'étage, sang pour sang pression , foooouuuuuuu, sa va dans les yeux des gens ça inonde toute CETTE PUTAIN DE TOUR, HAAFUEJIBHGTSJCVHKJLGFDSGvk,jvgcé-_èç-(t _è""ufppéà²àdfhjlaoshbck^$$l,fp, coibaolksn, tout le monde se noie dans le ssaaaaaaaang, gnihaiahhaahinfeeeeeeeee , ça remplit les étages, les yeux, les portes, mes yeux. Mes nieux. Mes zieux. MOFG>Z4HRI PUTAIN CASSE TOI LE MEC EN GRIS JE T'AI BUTE Y'A ....

Y'a trente secondes, y'a deux minutes ?

NON T'ES MORT T'ES MORT JE TE PLANTE LA GUEULE TU cries pas pareil, pas pareil , ouh pas pareil j'ai mal à la pas pareil, j'ai mal à la têêêêêêêêêêêêêêêêêêêête , ça siffle ça braie des gens tombent bouh comme des petites feuilles, comme des tites feuilles. Youp que je vole dans les gens et pis plein de gens qui tirent qui passent au travers les balles ploup dans le bras mais pas mal au bras j'avance ting vous êtes au sous-sol ting les portes yeux clignent s'ouvrent devant moi sous-sol ... Plein de gens OooOOh une arme qui flotte devant moi zoooup la force est avec moi je tends la main et la main se love dans ma main, comme un tit'oiseau, pioupioupiou . Ah m'a chié sur la main. Ouh t'es un zouli couteau toi hein, ouiouioui joli couteau ... Vais t'appeller Ashley, comme Ashley. Oui, joooli couteau .... Tu tranchees les gens en spaghettis, zlat poum par terre DANS TA GUEUUUULE ,haha fioQZW 2GREHFoiekjx. Tout plein de gens partout, qui tirent.

Cassez-vous les gens, je suis flou, et les gens deviennent flous. Je vois plus que Black Mamba qui se bat contre des types, à l'arme blanche, zou il a un flingue bambambambam, il explose du crâne et du boyau. Je vois Un type en tenue camouflage, qui vise posément pendant que Mamba se bat contre les gens. Y'a des frelons qui sortent, et qui passent partout dans le Mamba. Il chancelle, s'effondre, mais les gens autour tombent par terre aussi, zijdzjfaboum par terre.

Ooh, Blanche-Fesse, par terre. T'as l'air fatiguée, ma pomme.

.... OOOOOOOH, toi la pétasse. La vieille. C'est toi, toi jtai retenu depuis toutotuouttout en haut là-haut. C'est toi qu'à tué mon Ashley, c'est toi qu'à dmmdemandé au méchoui en bas.

Bon. On va faire dans le propre.

T'es debout, au milieu de tous les gens. Ils sont beaucoup, mine de rien, ils tirent deux trois sur moi mais m'en fous. Bang bang, par terre les deux trois. La vieille, la vilaine, elle s'est pas retournée. Bouh la méchante. Maintenant que je suis juste derrière la vieille ( M'aPPElle me verrons plus, my name is me vewon plou ), je me dis que je vais être civilisé. Un truc du genre :

" C'est pas que je ne t'aime pas, mais faut bien pour la suite du film . "

Et la c'est le couteau qui parle ah c'est un teigneux le couteau.

" Avec les salutations d'Ashley Rims, vieille connasse ! "

...

Bah dis-donc ...

Dox me regarde. Il a un air paumé, et franchement il me fout les jetons. Il a l'air assommé.

Et c'est à ce moment-là que l'effet de la seringue commence à diminuer, à prendre fin.

Dox ...

Oh bordel, ils sont nombreux, autour. Qu'est-ce que c'est que cette merde ?

Attends ... Black Mamba, t'es à terre, pourquoi , qu'est-ce que ... non, je me rappelle, tout à l'heure, tes treize jumeaux autour de toi ... Me sens mal , je suis complètement dépassé.

Ils sont partout, ils sont partout ... Bordel, dans quel merdier tu nous as fout...

Impact.

Durant mon petit vol plané faisant suite à la décharge de fusil à double canon scié administrée par le vieux Dox, je me dis que j'avais une forte envie de goulasch.

Chute. Mon crâne claque contre le sol, répand une onde de douleur, mon ventre brûle. Le silence règne, un silence de mort.

mouleofdarkness
mouleofdarkness
Niveau 7
28 septembre 2008 à 11:59:29

Black Mamba.

http://www.deezer.com/track/34295 ( cette musique vaut pour l'ensemble du texte )

Les tirs avaient cessé. Il régnait un silence funèbre. Duval était anéanti lorsqu'il avait vu Dox tirer à bout portant sur Mc Cane. Une décharge de chevrotine, à cette distance, ne laissait aucun espoir de survie. Pourquoi avait-il fait ça ?

Une réaction totalement illogique, presque obscène dans un moment comme celui-ci, sans aucune explication. Trahison ? Un autre contrat ?

Décharge, rafale. Dox s'effondre à terre. Silence. Les silhouettes imprécises des mercenaires s'avancent, encerclant le vieil homme, Black Mamba, et l'infortuné Mc Cane. Deux sont décagoulés ; il s'agit de Mc Kinson et de Lemieux.

Merde, le Californien avait raison, finalement ...

"Pourquoi, putain, pourquoi t´as fait ça ?, dit Mamba.
-Je t´expliquerai plus tard, Mamba. Pleure pas, ma poupoule...", lui répondit le vieil homme avec son sourire en coin , comme s'il préparait un dernier tour, un dernier trucage, genre le lapin qui va sortir du chapeau haut-de-forme et émerveiller les gamins qui se tiennent tout autour. Sauf que là, les gamins étaient surarmés et gagnaient par échec et mat.

"C´est bon, ils sont bientôt HS !"

Mc Kinson et Lemieux. Ils ne les achèvent pas tout de suite. A vrai dire, que peuvent-ils faire à présent, sinon attendre la mort, sans jamais pouvoir comprendre ce qui leur arrivait ? Hélios lui avait dévoilé une partie seulement de l'histoire, mais cela n'avait fait que le plonger davantage dans la confusion.

Dox brandit un détonateur. Le voici, son lapin.

Aaaah, merde.

[ Ce fut la quatorzième mort de Mephisto ]

    • *********************************

Ombre

Dix minutes après l'explosion.

Il était une fois des personnes, des gens qui se tuaient entre eux. Histoire simple, mais efficace. Il y en a qui vivent, d'autres qui meurent, parfois par cargaisons entières. Et moi, je ne suis rien. Ni mort, ni vivant, rien. Le fait est que j'aurais du mourir a plusieurs reprises, et que jusqu'ici, je suis toujours là. J'ai eu le temps de sortir de l'immeuble avant l'explosion, le visage couvert de sang, et de poussière. Dans cette histoire, j'ai été à la fois acteur et témoin impuissant. En l'espace de quelques jours, j'ai vu assez d'atrocités pour remplir toute une vie. Depuis, mon esprit ne cesse de répéter, inlassablement, les mêmes choses. J'ai vu mourir, je suis mort, j'ai vu mourir, je suis mort. J'ai tué. J'ai tué. J'ai vu mourir, je suis mort, et j'ai tué. J'ai tué la personne qui était ma soeur, l'un de mes seuls liens avec cette histoire de fous.
Lorsque je suis sorti de ce qui avait été l'immeuble, j'avais vu un corps, étendu face contre terre. J'avais cru la reconnaître. Mais elle était morte, ce n'était pas possible.
Je l'avais tuée de mes propres mains.

Et dix minutes après l'explosion, je suis revenu, pour observer, tiraillé par le doute et le remords.

Les sirènes de police retentissent. Des cris de panique, peut-être.

Je retourne le corps. Je ne tressaillis pas quand je me rends compte qu'il s'agit de ma soeur.

Etait-ce le soleil levant, ou le crepuscule, mais la rue brillait d'une splendide lumière orangée qui contrastait avec la poussière qui obscurcissait déjà une partie du ciel.

Les sirènes s'approchent, je pars. Je détale, dans cette neige faite de poussière et de cendres. Je ne tuerai plus jamais.

    • *************************************

....

Je ne suis pas mort. Je ne suis pas mort. Nous avons couru entre les corps , les débris, les cendres. Nous avons été soufflés en arrière, envoyés au sol par la vigueur de l'explosion. Nous avons très vite compris, et nous avons couru.

Et pourtant, je suis seul.

Nous étions presque à la sortie de l'immeuble. Tout allait s'effondrer sur nous. Soudain, je sens que l'on me pousse, au dehors de cet enfer. Je cours, plus vite, encore plus vite.

Et tout s'effondre pour de bon.

Lemieux m'avait sauvé, mais était resté dans l'immeuble.

" Monsieur Mc Kinson ... "

Bunker, en complet noir, qui contraste avec ma combinaison grise recouverte de sang et de poussière. Je crois que j'ai aussi été brûlé sur une partie du visage, mais pas grâvement.

Cinq minutes plus tard, nous sommes dans une limousine noire qui nous emmène loin de cet enfer. Bunker me dit que nous ne serons pas ennuyés avec les forces de police, elles se chargeront de faire le nettoyage pour nous.

" Vôtre paiement , Mc Kinson " .

Il me donne une simple clé USB. Avant que je ne puisse répliquer ( d'ailleurs, je n'en ai plus la force ) , il me dit :

" Vous nous intéressiez déjà à l'époque, monsieur Mc Kinson. Nous vous surveillions à distance, et nous avions aussi placé des micros et caméras un peu partout dans vôtre domicile."

Je comprends tout de suite.

" Je vous offre tous nos documents audio et video sur cet évènement tragique qui s'est passé il y a trois ans ".

mouleofdarkness
mouleofdarkness
Niveau 7
28 septembre 2008 à 12:03:45

http://fr.youtube.com/watch?v=nBPK_oXeJgA

Deux ans plus tard.

Le fugu, dit poisson-lune de la famille des tetraodontidés . Ce poisson contient de la
tétrodotoxine, une toxine constitué de cyanure de potassium ayant pour effet de paralyser le système nerveux : La mort est provoqué par asphyxie.
Le poison doit être extraite par un cuisinier expérimenté pour être comestible.
Ce met est très apprécié pour son arôme très caractéristique. Il est servi habituellement sur une geisha allongé sur le dos , immobile en guise de table.

Ce restaurant très chic ne faillissait pas à la tradition.

Leenth se tenait assis en position du lotus, regardant le chef cuisinier découper la chair crue du poisson à même la peau de la jeune femme, sans doute à peine agée d'une vingtaine d'années. Ses six gardes du corps s'étaient placés à des points stratégiques du restaurant, prêts à contrer la moindre tentative d'assaut.

Lorsqu'un jeune homme efflanqué, les cheveux bruns décoiffés, entra dans le restaurant, Leenth leva la main gauche pour intimer à ses hommes de ne pas tirer. Le nouveau venu s'assit en face de l'asiatique, en position du lotus.
Leenth avait cessé de regarder le travail du chef cuisinier.

" Daedalus ...
- C'est le moment, Leenth. Tout le monde nous attend. Beaucoup de personnes doivent être sur nos traces maintenant.
- Je vois. Quand partons-nous ?
- Tout de suite , dit le jeune homme à la coiffure chaotique, qui jurait avec le sérieux et l'élégance de ce restaurant.
- Très bien. Tu t'occupes de ceux qui gardent l'entrée, je me charge de mes gars. Cinq secondes. "

La cervelle du chef-cuisinier se répandit sur le corps de la geisha, qui tenta de s'enfuir en courant avant d'être fauchée par une rafale de Daedalus. Les gardes du corps de Leenth n'eurent pas le temps de réagir, un seul eut le temps de sortir son arme avant que son bientôt ex-patron ne lui transperce la jugulaire. Il s'effondra comme une poupée de chiffon, allant rejoindre les corps des autres clients.

Pas un seul survivant.

Avant de partir, il prit garde à ne pas oublier son petit attaché-case en cuir noir, avant qu'il ne prenne le sang.

Vingt minutes plus tard, ils se trouvaient dans un petit appartement de la banlieue de San Francisco. Ils étaient presque tous là, ils devaient se serrer dans la petite pièce qui n'avait pour meuble qu'une simple table en bois et une lampe.

" Personne n'est au courant ?
- Non , c'est bon. "

Ils le regardaient tous, à l'affut du moindre de ses mouvements. La confiance régnait. Bunker se tenait en face de lui, un des plus vieux de cette assemblée. Un autre se tenait dans l'ombre, fumant un cigare qui parfumait la pièce d'une senteur boisée. Il ne pouvait voir son visage, simplement la cendre s'illuminer au bout du cigare, et son impressionant chapeau haut-de-forme.

" Vas-y, Leenth. "

Il posa son attaché-case sur la table en bois. Il en sortit un document dans une enveloppe en kraft, cette enveloppe qu'il avait récupérée dans l'immeuble du n°12.

Sur la couverture, il n'y avait qu'une simple inscription rouge sang, qui évoquait tellement de choses à tous ceux qui se trouvaient dans la pièce.

" Samsara "

mouleofdarkness
mouleofdarkness
Niveau 7
28 septembre 2008 à 12:20:17

Bloody Tragic Times - Acte I

http://www.deezer.com/track/546485

Avec :

Mouleofdarkness ( JDox + persos " inutilisés " )

Avec aussi ( comment vous voulez qu'on traduise " co-starring " ? ):

Squalllion ( Black Mamba )
_tornado_ ( Mc Cane )
2pac_shakur_7 ( Steve "The Soulijah " Mc Kinson, Joe " Badaboum Joe " Lemieux )
-dashtikazar- ( Bois d'Henguin, pas le courage de taper l'intégralité de son nom )

( sans compter tous les personnages secondaires que vous aurez utilisés de temps à autre )

Remerciements :

Aux quatre pignoufs cités plus haut, cela n'aurait rien été sans eux. Je remercie également ze-ronin, -givemeakiss-, CaSh et Dewey-95, qui nous proposèrent des chouettes personnages mais qui hélas ( pour leurs personnages, avec tout ce qu'ils se sont pris dans la gueule ) ne les utilisèrent pas. Merci également à ma connexion internet, qui me lâcha aux meilleurs moments, et à mes doigts, sans qui je n'aurais jamais pu taper toutes ces conneries.

Euuh, voilà, je crois que c'est tout , enfin, merci à tous les gens qui ont composé les musiques qui auront été utilisées dans ce rp, et à tous ces films, jeux vidéo, et oeuvres littéraires ( et leurs concepteurs ) qui n'ont cessé de m'inspirer au cours de ce texte.

Bah voilà, c'est la fin de l'Acte Un, avec un méchant suspense à la fin, sinon c'est pas drôle. Mais tout n'est pas perdu, y'a un Acte Deux qui tardera pas à pointer le bout de son nez. J'espère en tout cas que vous aurez apprécié la lecture de ces pages de texte, et que vous aimerez la suite. Mais soyez patients, comme d'hab' ... ;)

___tornado___
___tornado___
Niveau 10
28 septembre 2008 à 12:27:33

Râââ depuis le temps qu'on l'attendait !
Je m'en vais de suite lire ces pavés ! :bave:

___tornado___
___tornado___
Niveau 10
28 septembre 2008 à 14:50:31

C'était génial ! :content:
J'ai adoré me replonger dans les derniers instants de ce premier acte Bloody Tragic Times. En plus, les musiques collaient parfaitement ! :ok:

Est-on en droit d'avoir des informations sur le deuxième acte ? :-d

mouleofdarkness
mouleofdarkness
Niveau 7
28 septembre 2008 à 15:50:25

Aaaye, je viens de voir que j'avais oublié de citer quelqu'un dans mes remerciements, mea culpa ...

Je remercie donc en plus en plus masterweu, qui nous proposa le personnage d'Ombre, sans jamais l'utiliser. Je lui fais un bisou sur les pieds pour me faire pardonner.

_tornado_, je suis ravi que tu aies aimé. Quant aux infos sur le deuxième acte, bah ... Ce sera la suite du premier acte ...

( et même quand je dis un truc aussi con c'est pas totalement vrai ... )

___tornado___
___tornado___
Niveau 10
28 septembre 2008 à 16:09:11

Hmmmmm, j'ai bien des spéculations par rapport à ce fameux deuxième acte...

Au fait, j'ai oublié de te dire que j'ai adoré le:
"- J'crois qu'on l'a eu, Joe.
- J'crois qu't'as raison, Bob."

:rire: :rire: :rire:

SquallLion
SquallLion
Niveau 10
28 septembre 2008 à 20:10:01

je copie collie, je met en forme (le texte pas mon corps), j'imprime (rapé pour les zic mais je me retraperai dans une nouvelles lectures) puis je postes , mes gens

SquallLion
SquallLion
Niveau 10
28 septembre 2008 à 23:06:32

j'ai commencé par mon imprimé mais j'ai préféré continuer direct ici (avec les zic en background) vue que le 3eme épîsode de CSi était une rediffusion
c'est excellent bien que j'ai été perdu dans quelques details comme le fait que Mephisto rende l'âme pour la 14eme fois (je savais pas qu'il étaut deja mort 13 fois..)

outre la maladresse du début(répétition de 'bordel arrive'),c'est du tou bon'
j'ai relevé une faute ici (le délire du lapin :p)
'
CETTE PUTAIN DE TOUR, HAAFUEJIBHGTSJCVHKJLGFDSGvk,jvgcé-_èç-(t _è""ufppéà²àdfhjlaoshbck^$$l,fp, coibaolksn, tout le monde se noie dans le ssaaaaaaaang, gnihaiahhaahinfeeeeeeeee , ça remplit les étages, les yeux, les portes, mes yeux. Mes nieux. Mes zieux. MOFG>Z4HRI PUTAIN CASSE TOI LE MEC EN GRIS JE T'AI BUTE Y'A .... '
vous l'avez tous vu: il y a un point de suspension à la fin en trop

bref, treve de plaisanterie, mon nom a moi est aussi personne : je dégaine plus vite que vous.
Ce dernier chapitre clos avec l'apparition d'un nouveau perso (Leench) et l'info du vrai nom de 12
mais pourquoi donc, on tue les proches de Leench au resto ?
ca j'ai pas pigé

mouleofdarkness
mouleofdarkness
Niveau 7
29 septembre 2008 à 11:05:31

Leench, Leenk, Leenth ... on se perd dans ces orthographes, mais c'est le même perso.

" mais pourquoi donc, on tue les proches de Leench au resto ?
ca j'ai pas pigé "

=> Histoire que personne ne puisse savoir l'énooooorme bordel qui se prépare et qui n'aura lieu que dans la seconde partie après la pub ... dans un mois, donc. Donc, je ne dirai rien, même sous la torture.

SquallLion
SquallLion
Niveau 10
29 septembre 2008 à 11:59:47

même sous la torture? c'est à avoir..
je prépare le chalumeau et les pinces :p)

La vidéo du moment